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sces sur un écusson membraneux.
Les Serpules se distinguent des Hermelles , des Térébelles et des Amphictènes par des caractères assez tranchés, et qu’on trouve exposés à l’article Ampiiitrites ; elles ressemblent d avantage aux Sabelles, dont elles diffèrent cependant par un moins grand nombre de pieds et par l'espèce d’écusson auquel ils adhèrent.
Suivant Savigny, les Serpules ont le corps allongé, réticci d'avant en arrière , formé de segmens nombreux , moins distincts en dessus qu’en dessous, et serrés de plus en plus jusqu’à l’anus qui est petit et peu saillant. Le premier segment est tronqué obliquement pour l’insertion des branchies, mince et dilaté à son bord antérieur; il compose avec les sept anneaux suivans une sorte de thorax revêtu en dessous d’un écusson dont les bords ondulés se replient librement vers le dos , et dont la face présente les sept premières paires de pieds qui ont aussi leurs soies subulées, repliées vers le dos; les pieds de la première paire sont plus écartés.
Le premier segment porte les branchies ; les pieds ou appendices de ce segment sont nuis , ceux du second et de tous les suivans ambulatoires de trois sortes. Toutes les espèces de ce genre habitent des tubes calcaires construits par elles et ouverts à un seul bout. Savigny partage ce genre en trois tribus.
f Branchies flabelliformes : leurs deux divisions imberbes inégales ; l’une courte et filiforme , l’autre terminée en entonnoir ou en massue operculaire ( Serpulæ simplices ).
La Serpula coulortuplicata , L. , Cuv. , Lamk. , ou le Ver à coquille tubuleuse, d’Ellis (Corallin., p. 117, pl. 38, lig- 2). — La Serpula penni- « cularis , L., Cuv., Miill. ( Zool . Dan., part. 5 , p. 9, tab. 86, fig. 7 et 8). Des mers d'Europe. — La Serpula porrecta d’Othon Fabricius (Faun.
tGroënl., n. 373). Petite espèce des mers de Norvège. — La Serpula granulata, Oth. Fabr. Des mers de Wor-
vège. — La Serpula spirorbis, Miill.
De l’Océan.
ff Branchies pectiniformes spirales : leuis deux divisions imberbes inégales; l’une très -courte, l’autre très-grosse , en cône inverse et oper- L culaire ( Serpulæ cy mospirœ).
La Serpula gigantea , Pallas , Cuv., ou le Penicillu/n marinum de Séba.
Des Antilles. — La Serpula bicornis de Gmelin. Des mers d’Amérique. — La Serpula s/ella/a de Gmelin. Des mers d’Amérique.
ftf Branchies pectiniformes spi— I raies : les deux divisions imberbes Ij également courtes et poiutues ( Ser - I pulæ spiramellœ).
La Serpula bispiralis ou YUrtica jt marina singularis de Séba.
Savigny range à côté des Serpules H les genres Galéoîaire et Vermilie V dont on n’a connu que les tubes cal— î caires. (aud.)
SLRPULÉES. Serpulæ. antïel.
Grande division de la classe des- Annelides que Lamarck considère* comme une famille , et dont Savigny (Syst. des Annel., p. 5, in-fol.) faid son troisième ordre en lui assignant pour caractères distinctifs : des piedâ pourvus de soies rétractiles suhuléeaj et de soies rétractiles à crochets.
Point de tète munie d’yeux et d’antennes. Point de trompe protraclild armée de mâchoires. Si on compare ces caractères avec ceux des deux autres ordres de la classe des Annelides , on remarquera que les Serpulées se rapprochent des NéréidéeS par la présence des pieds pourvus!
de soies rétractiles subulées; maisjl qu’elles en diffèrent par la présence!
îles soies rétractiles à crochets et. paijk l’absence d’une tète et d’une trompe.!
Elles avoisinent davantage l’ordre dcl!
Lombricines ; mais il est aisé de les eu distinguer par la présence d« pieds saillans pourvus de soies rétractiles à crochets. Les Serpuléei , habitent le littoral des mers ; elle!
sont en foncées dans le sableet sont lo-