IV. ce mot. (g
SES B AN. bot. phan. Ce nom, ■donné par d’anciens 2 durs à une ' Plante que Linné ava:t placée dans le ygenre Æschinomène , a été employé I par Poiret dans l’Encyclopédie , pour désigner le genre Scsbania de Persoou , constitué sur celle Plante. P .
'Sesbanie. (g..n.)
SESBANIE. Sesbania. bot. phan.
F Genre de la famille des Légumineu-
SES 5r>i
tes et de la Diadelphic Décandrie, L. , établi par Persoon , adopté par Desvaux et De Candolle , avec les caractères suivans : calice quinquéfide ou à cinq dents presque 'égales ; corolle dont l’étendard est arrondi légèrement, échancré , plissé, plus grand que la carène ; celle-ci est obtuse , bicipitée à la base; dix étamines diadelphes, la gaîne pourvue d’une petite oreillette à la base ; gousse allongée, grêle, comprimée ou légèrement cylindrique , étranglée par des isthmes placés entre les graines ; mais non véritablement articulée à raison de l’épaississement des sutures. Ce genre a été placé par De Caudolle ( Prodr. Syst. Veget. T. 11 , pag. 264) dans la tribu des Lotées , section des Galégées ; mais cet auteur observe qu’il devrait peut-être prendre place parmi les Hédysarées. Quelques-unes des espèces principales ont été décrites par Linné sous le nom générique d’ Æschinomene , et par Willdenow sous celui de Coronilla.
De Candolle (Mém. sur les Légum., pag. 95, pl. 10, f. 38, 4i ) a observé la germination de cinq espèces , laquelle, à cette époque, présentait des caractères très-prononcés. La tige qui porte les cotylédons est assez longue ; les cotylédons sont plans , droits , obtus , munis d’un court pétiole ; les premières feuilles sont séparées des feuilles séminales par un intervalle assez grand ; elles sont alternes ou opposées. Lorsqu’elles sont alternas , la première est simple , pétiolée, oblongue; la seconde ailée avec deux paires de folioles et une terminale ; les suivantes avec un plus grand nombre de paires de folioles. Des deux feuilles primordiales opposées, l ’une est simple et entière, tandis que l’autre est ailée, à deux ou trois paires de. folioles avec une impaire. Les espèces de Sesbanies sont aujourd’hui en nombre assez considérable. De Candolle en décrit dix-sept qui croissent dans les diverses contrées du globe, particulièrement en Egypte, dans l’Inde orientale , au Sénégal et sur les côtes occidentales d’Afrique, dans
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Amérique méridionale et aux Antilles. Ce sont des Arbrisseaux ou des Herbes à feuilles pinndes sans impaire , le pétiole finissant en une peite soie; à stipules lancéolées, ad-
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roi de
nées à la lige. Les Heurs , ordinaire-
composée d’un grand, nombre doinbcllules ramassées, un peu globuleuses ; calice à peine visible ; corolle régulière, à cinq pétales cordiformes et égaux ; cinq élainines à filets subulés, terminés par des anthères
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ment de couleur jaunâtre , sont dis- simples ; ovaire surmonté de deux posées eu grappes sur des pédoncules styles divergeas et terminés par des axillaires. Parmi les espèces les plus stigmates obtus; fi '
remarquables , nous ferons une mention particulière du Sesbania cegyptiaca, Pers. ; Æschinomene Sesban , L.; Coronilla Sesban , Willd.; Sesban Prosp. Alp. , Ægypt., t. S 2 . C’est un Arbrisseau généralement cultivé en Egypte où il est employé à former des haies. Son aspect est agréable, et il croît si promptement qu’en moins de trois ans , il atteint sa plus grande hauteur. Ses tiges, dont la grosseur
ruits petits , ovoï-
esl au moins de celle du bras , sont
d’une grande ressource dans un pays où le bois de chauffage est très-rare.
Cette Plante croît non-seulement en Egypte , mais encore au Sénégal et dans l’Inde orientale. Le Sesbania aculeala , Pers., qui est I ’Æsc/iinomene Sesban de Jacquin (Collect. 2,
des , marqués de cinq côtes et d’autant de vallécules.
Le genre Seseli est , parmi les Ombellifères, un de ceux qui se reconnaissent le plus facilement au port de ses nombreuses espèces. Aussi les auteurs n’onl-ils pas fait autant de fausses transpositions que pour les autres genres d’Ombellifères. Cependant on trouve plusieurs espèces rapportées par Mcench , Sprengel et Poiret , aux genres Selinum , Bubon , yl thamanta , Sium, Meurn , etc. Le
Carum Carvi , Plante commune en
p. 283) , et non celui de Linné , se
distingue de la-précédente espèce par ses tiges herbacées , annuelles , et surtout par ses pétioles épineux. Il croît à Ceylan et au Malabar, et il
certaines contrées d’Europe où l’on fait usage de ses fruits aromatiques , a été placé par Lamarck parmi les Sésélis. On y a encore réuni le genre Hippomaratlirum des anciens , lequel a été reconstitué par quelques auteurs modernes. Les Sésélis sont des Plantes herbacées , un peu dures et presque ligneuses à la base de la tige qui est ordinairement glauque.
a été figuré par Rhcede, Hortus ma- Les feuilles sont décomposées en la-
labaricus , 9 , tab. 27 , et par Bur-
meres étroites , presque filiformes ; les fleurs sont blanches , quelquefois un peu rougeâtres , avant le développement de l’ombelle. On compte au moins trente espèces bien connues de Sésélis elles croissent pour la plupart dans l’Europe méridionale et dans la Barbarie, principalement sur les collines crétacées ou sablonncula plus grande ressem- ses, et dépourvues d’ombrages. Parmi (g. .N.) celles que l’on trouve assez fréquemment en France , nous citerons les Seseli elatum , glaucum , montanum et anni/um. Le nom spécifique donné à cette dernière est faux , puisqu’elle est bisannuelle. Le Seseli gorluosum, qui croît dans toute la région méditerranéenne , est une espèce fort remarquable par ses tigès presque ligneuses , striées , rameuses ,.tortueu-
marin, T/ies. Zeylan, tab. 4i. Le Ses bania occir/enta/is , Pers. ; Coronilla occidentalis, Willd. , Plum , éd. Burmann , tab. 125 , f. 1 , qui croît aux Antilles ainsi que dans l’Amérique méridionale , tient le milieu entre la Sesbanie d’Egypte et la Sesbanie épineuse. D’ailleurs ces Plantes offrent entre elles blance.
SÉSÉLI. Seseli. bot. phan. Genre de la famille des Ombellifères et de la Penlandrie Digynie , L. , offrant les caractères suivans : involucre ou collerette universelle ordinairement nulle ; involucelles ou collerettes partielles formées d’une ou d’un petit nombre de folioles linéaires ; ombelle
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ses , noueuses , garnies de feuilles courtes et rigides. On lui donne le nom de Séséli de Marseille , parce qu’il est abondant près de cette ville, et qu’on l’expédiait dans le nord de l’Europe , au temps oit ses fruits i avaient quelque réputation médicale, i comme carminalifs , diurétiques et i, emménagogues. Le Seseli Hippomarathrum , vulgairement nommé Fenouil des Chevaux , se distingue non- I seulement de tous les Sésélis, mais encore de presque toutes les Ombellitères , parce que les folioles de ses collerettes partielles , au lieu d’être dis— i linctes, sont soudées en une seule enveloppe orbiculaire. (g. .N.)
SESERINUS. pois. V. Sthomatée.
SESIA.bot. crypt. {Champ.) Adan- ' jon a établi sous ce nom un genre pari iculier pour un Champignon que \ Vaillant a décrit et figuré sous le nom d 'égarions ( Botan . paris., pl. j , i '. 1-2.) Cette Plante a été réunie au i;^enre Dœdalea par Fries sous le nom le Dœdalea Sepiana, Syst. myc., i ,
. ). 555. Persoon , VVulfen et la plupart des autres iny cographes en font me espèce du genre Jgaricus. (a. n.)
* SÉ SI AI RE S. Sesiariœ. ins.
1 Tribu de l’ordre des Lépidoptères , hamille des Crépusculaires. En ren- ; ant compte à l’Académie royale des * ciences de la Monographie des Zyi iénides de Boisduval , nous avions a lit observer que les Sésies et quel- ■ ; ues autres geni es analogues doivent, raison de la manière de vivre de ces r isectes , considérés sous la forme de Chenilles, former une tribu particu- | i" ère. Dans la rédaction que nous t vons faite peu de temps après la K pelure de ce rapport, deda partie t itomologique de la nouv a édition bu Règne Animal de Cuvier , nous • 'ons conséquemment établi cette h ibu sous la dénomination de Sé- ■ (ides. Parmi les Crépusculaires, ce nt les seuls dont les chenilles , à ’ nstar de celles des Hepiales et des i issus, vivent cachés dans Pin té— Bur des tiges ou des racines de dits Végétaux , qui leur servent de
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nourriture. Elles sont toujours rases ou presque glabres et sans éminence postérieure, en forme de corne. Les débris des matières alimentaires, liés avec des fils de soie, composent la coque qui les renferme en état de chrysalide. L’Insecte parfait nous offre des antennes en fuseau , le plus souvent simples , et terminés , ainsi que celles des Sphinx , par un petit faisceau soyeux. Les palpes inférieurs sont grêles , étroits , de trois articles distincts et dont le dernier allant en pointe ou conique. Les jambes postérieures ont à leur extrémité des ergots très-forts. Dans la plupart , les ailes sont plus ou moins vitrées, et l’abdomen est terminé par une brosse.
Celte tribu comprend les genres Sésie et Thvride. Nous y rapporterons aussi, mais avec doute, celui d’Ægocère , formé d’espèces exotiques , dont les métamorphoses nous sont inconnues. (lat.)
SÉSIE. Sesia. ins. Genre de l’ordre des Lépidoptères , famille des Crépusculaires. En les séparant des Sphynx , avec lesquels ils avaient été confondus jusqu’alors , Fabricius leur associa d’abord les Macroglosses de Scopoii, qui, par les caractères essentiels et les métamorphoses , s’éloignent très-peu du genre précédent.
Ayant depuis ( Syst. Glossal.) adopté cette dernière coupe , il a cru devoir lui réserver la dénomination de Sesia et en créer une nouvelle , celle à.' Æg&fia", pour le genre auquel on avait généralement appliqué la précédente et qui avait été si bien circonscrit dans l'excellente monographiede Laspeyres. Aussi a-t-on senti les inconvéniens qui pouvaient résulter d’un tel renversement de noms, et les entomologistes onl-ils continué de donner celui deNesmaux Lépidoptères, appelés ainsi par ce savant et que l’on peut signaler de la manière suivante : antennes et fuseau simples, du moins dans les femelles et souvent dans les deux sexes, terminés par une petite houppe d’écailles ; palpes inférieurs grêles, de trois articles
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très-distincts dont le dernier conique ; anus garni d’une brosse; ailes, ou du moins les inférieures, vitrées.
Chenilles vivant à la manière de celles de la même tribu ou des Sésiaires ( • ce mot). Plusieurs de ces Insec-
tes , dont le vol est vif, de même que celui des Sphynx , mais qui se reposent souvent sur les feuilles et sur les fleurs, ressemblent à divers Hyménoptères et Diptères , et de-là l’origine des dénominations suivantes , ap if or mis , sphecifurmis , chrysidiformis , ichneumoniformis , tipuliformis, etc., qu’on a données aux espèces de ce genre. La première ou la
S. APiromvrE ( S. ( tpiformis ), God.
(Hist. liât, des Lépid. de France,
T. in, pag. 78, pl. 21, fîg. 1, fem. ), est la plus grande des indigènes; elle est noire, avec la tête et quatre taches jaunes sur le thorax. Les ailes sont transparentes , avec les bords et les nervures noirs ; l’abdomen est jaune, avec le premier et le quatrième anneaux noirs , garnis d'un duvet brun ; et le cinquième et les deux derniers brunâtres en dessus. Le côté interne des antennes du mâle est dentelé en scie. On trouve cette espèce sur le tronc des Saules et des Peu-
Îiliers , depuis la fin de mai jusqu’à a fin de juillet. Sa chenille vit solitairement dans la tige ou les racines de ces Arbres ; elle est légèrement
fmbescente , blanchâtre , avec une igné plus obscure le long du dos , et la tête grosse et d’un brun foncé ; elle se métamorphose en mars ou en avril. La S. astliforme (A. asiliformis , God., ibid. T. m , pag. 81, pl. 21, f. q) est noire, avec trois anneaux jaunes et écartés sur le dessus de l’abdomen, et les ailes supérieures entièrement noirâtres. Dans quelques autres espèces, comme les suivantes, Culicilorme , Formiciforme , Tiphiforme, Mutilliforme, l’abdomen offre un ou deux anneaux rouges. Dans quelques autres espèces , le blanc remplace cette couleur ou le jaune.
V. l’ouvrage de Godart sur. les Lépidoptères de France et celui d’Ochsenheimer. (lat.)
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SESLERIE. Sesleria. bot. piian.
Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, offrant les caractères suivans : fleurs disposées en épi composé, entouré à la base d’un involucre composé de plusieurs folioles caduques. Lépicène à valves inégales , renfermant trois à quatre fleurs et plus courtes que celles-ci qui sont pédicellées. Valve intérieure de la glume, irrégulièrement bidcnlée et sétigère ; la supérieure bifide, dentée. Ecailles hypogynes plus longues que l’ovaire , subulées ; style simple; stigmates très-longs et plumeux. Ce genre avait été confondu par Linné avec les Cynosurus. Scopoli et Adanson sont les premiers auteurs qui l’ont établi, et il a été adopté par Jussieu ainsi que par De Candolle dans la Flore française.
Quelques auteurs ont même réuni au Sesleria le Cenchrus capitatus , L.; mais cette Plante forme le type du genre Echinaria de Desfontaiues. P.
ce mot. Les Sesleries sont des Graminées qui se plaisent en général dans les localités montueusesde l’Europe.
On ne connaît qu’un petit nombre d’espèces parmi lesquelles nous citerons la Seslerie bleuâtre ( Sesleria cærulea) qui croît abondamment daus les Alpes, les Pyrénées , le Jura , les Vosges, les montagnes de Bourgogne , d’Auvergne , etc. Le chaume de cette Plante est haut de six à neuf pouces , garni dans le bas de feuilles dont la gaîne est longue et le limbe très-court. Les feuilles radicales sont allongées , rubannées , un peu rudes sur les bords. L'épi est oblong, bleuâtre ou quelquefois blanchâtre, comprimé , formé de quinze à vingt épillets tantôt réunis, tantôt distincts entre eux. (g. .N.)
SESSÉE. Sessea. bot. thaï*. Genre de la famille des Bignoniacées , tribu des Sésamées, et de la Pcutandric Monogynie, L., créé pa>’ Ruiz et l’avou {F/or. Peruv. , tab. 1 1 5 et 116) qi*> l’ont ainsi caractérisé : calice tubuleux, pentagone , à cinq dents or* les; corolle infundibuliforme , dont |
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i 2 tube est du double plus long que j e calice , l’orifice renflé , le limbe lissé , à cinq découpures ovales , oulées sur leurs bords; cinq étap aines ayant leurs filets courbés à la »ase et velus ; stigmate à deux lobes négaux; capsule cylindrique, presque arquée, du double plus longue |ue le calice, à deux valves bifides ;
; raines nombreuses, imbriquées, obmgues, comprimées, membraneuses sur leurs bords. Ce genre se comose de deux espèces décrites et figures sous les noms de Sessea stipula ta t S. dependens. La première est un t .rbrisseau d’une odeur fétide et qui le port des Cestrum. Ses tiges sont
I Gueuses, garnies de feuilles ianiolées et cordiformes, les supérieurs plus étroites, oblongues , munies e stipules axillaires , assez grandes ,
| pposées et éch an crées en coeur à ur base. Les fleurs forment à l’exl émité des tiges et des rameaux une >rte de panicule composée de graphes droites, les unes axillaires, les t. Jtres terminales. La corolle est jaune * t velue. Celte Plante croît dans les i j ontagnes du Pérou. Le Sessea de- : 'iidens est un Arbre de vingt-cinq Il trente pieds de haut, à rameaux K 'ndans garnis de feuilles presque I rmblables à celles de l’espèce préfef dente, mais dépourvues de stipula. Les fleurs sont disposées en grap- I i"'S très-longues et pendantes. Cet I j bre croit au Pérou le long des ri- I 'ères. (g.. N.)
1 ’* SESSILIFO LIÉES, bot. phan.
f !)e Candolle.) V. Gxaeide. „
c SESSILIOCLES. ckust. IV- donpar Lamarck en i8oi ( jysl. des p > lim. sans vert. , p. 161 ) à son ses nd ordre des Crustacés qui ont fj' s yeux sessiles , tels que les Cre- * Iles, les Aselles , les Ligies, les 0>opoitcs, les Cyclopes, les Dapliîs , etc. Cet ordre a été subdivisé ' puis. 11 correspond en partie aux I Inplupodes et aux Branchiopodes BLatreille. (aud.)
S nÉSUVE. Sesitvium. bot. bit an.
H nie de la famille des Ficoïdées et