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phae canadensis de Linné, et que nous avons caractérisé de la manière suivante dans notre Monographie de la famille des Eléaguées ( Mém. Soc.
Hist. nat. Par. T. 1). Les fleurs sont unisexuées et dioïques; les mâles se composent chacune de huit étamines, et sont disposées en chatons globuleux et écailleux ; les femelles forment des espèces de petites grappes au sommet des rameaux; leur calice offre un tube ovoïde , un limbe à quatre divisions planes et aiguës; l’entrée du tube du calice est garnie de huit grosses glandes arrondies et saillantes qui la masquent en grande partie; le fruit est crustacé , monosperme, indéhiscent, ovoïde , recouvert par le tube du calice qui devient charnu et forme une sorte de noix.
Ce genre se compose de deux espèces , toutes deux originaiaes de l’Amérique septentrionale. L’une, S/iep/ierdia canadensis , Nutt. , loc. cil. , Rich. , Monogr. Eléagn. T. xxtv, fig. 5, est un Arbrisseau à feuilles opposées , ayant ses rameaux terminés en pointe épineuse; ses feuilles sont oblongues , aiguës , glabres supérieurement et couvertes à leur face inférieure de petites écailles brillantes et ferrugineuses. L’autre, S/iep/ierdia argentea , Nuit., loc. cil., Ilippophae argentea , Pursh. , est un Arbre de moyenne grandeur , ayant également ses rameaux épineux, ses feuilles opposées , oblongues, obtuses *et couvertes sur leurs deux faces Vune sorte de duvet écailleux et argenté. Elle croît aussi dans l’Amérique du nord. (a. r.)
SIIEP-SHEP. OIS. Espèce du genre Bruant. V. ce mot. (dr..z.)
S II Ê R A R D I E . Sherardia . bot.
pii an. Genre de la famille des Rubiacées et de la Tétrandrie Monogynie, L., appartenant àla tribu des Aspérulées , et se distinguant par les caractères suivans : le limbe du calice est à six divisions subulces, dressées, persistantes, dentées et comme épineuses sur les bords. La corolle est
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monopctale, infundibuliforme, ayant le tube assez long et très-grêle; le limbe a quatre lobes égaux; les étamines, au nombre de quatre, sont de la même longueur que la corolle, mais saillantes à travers les incisions du limbe; les anthères sont ovoïdes; les blets capillaires et insérés au tube.
L’ovaire est surmonté d’un style simple à sa base, bifide à sa partie supérieure dont chaque division porte un stigmate. Le fruit se compose de deux coques indéhiscentes, monospermes , couronnées par les lobes du calice, d’abord unies entre elles par leur face interne qui est presque plane et marquée d’un sillon longitudinal qui aboutit inférieurement à un petit tubercule perforé. La face extérieure est convexe et tuberculée ; le péricarpe est mince , immédiatement appliqué sur la graine avec laquelle il est adhérent. L’endosperme est corné et contient un embryon cylindrique et un peu courbé devant l’ombilic. Ce genre se compose de deux ou trois espèces herbacées ou légèrement frutescentes, ayant des feuilles verticillées , des fleurs axillaires. L’une d’elles est commune dans presque toute l’Europe ; c’est le Sfierardia arvensis , L. , qui croît dans les lieux incultes et le long des murailles. Ce genre se distingue des Galiurn par sa corolle filiforme et son fruit à deux coques distinctes et couronnées par le calice ; des Aspérules par son fruit couronné et à deux coques qui se séparent l’une de l’autre. (a. R.)
SHISTURE. Shis taras. intest. Rudolphi a établi sous ce nom un genre de Vers intestinaux qu’il caractérise ainsi: corps allongé, cylindrique, divisé, bifide en arrière et terminé en avant par une trompe. Un ne connaît encore qu’une espèce , le Shisture paradoxal, S/iisturus paradoxas, Rud. Ce genre et l’espèce qu’il renferme ont été fondés sur une figure assez incomplète et une description données par Redi ( Opusc. Phys. , part. 3, de ylniinalcuüs vivis qaæ i/i