RUT J S
de trois; corselet convexe dans les deux sexes , ses bords latéraux arrondis ; sternum plus ou moins élevé et avancé ; écusson apparent , de forme et de grandeur variable ; élytres couvrant les ailes et laissant l’anus à découvert, n’ayant ni dilatation ni canal à leur bord extérieur. Pâtes robustes; jambes antérieures terminées par une épine simple et aiguë , les quatre postérieures en ayant deux d’égale longueur ; crochets des tarses forts. Ce genre se distingue de ceux qui composent la division des Xylophiles par des caractères tirés du chaperon , de la forme des élytres, etc.
Ainsi il diffère des OEgiales et des Trox parce que ceux-ci ont le labre saillant au-delà du chaperon , et que leurs élytres , très-bombées , embrassent tout l’abdomen ; il se distingue des Oryctès , Phileures et Scarabés , parce que ceux-ci ont le labre entièrement caché , et que les mâles ont toujours- une ou plusieurs cornes sur la tête et sur le corselet. Enfin, on ne peut les confondre avec les Hexodons qui ont le bord extérieur des élytres dilaté et canaliculé.
Le genreRutèle se compose de plus de trente espèces , toutes propres aux contrées chaudes de l’Amérique ; elles doivent avoir les mêmes habitudes que les Hannetons , si l’on en juge parla forme de leurs mandibules et de leurs mâchoires. Lepellelier de Saint-Fargeau et Serville , dans l’Encyclopédie Méthodique, partagent ce genre en deux divisions bien tranchées qu’ils subdivisent chacune.
Nous ne les suivrons pas dans leurs subdivisions, mais nous allons citer une espèce dans chacune des coupes principales qu’ils ont établies.