RUS
piian. Üa lit dans le Dictionnaire de Déterville , que c'est mi genre de Conifères , qui est peut-être le même que le Dammara et qu’ou croît que c’est d’une espèce de ce genre qu’on retire le Storax liquide. (e.)
RUSCUS. bot. fiian. F. Fragon.
RUSÉ. rois. Espèce du genre Zée , sous-genre Poulain. (b.)
RUSQUE bot. ph an. L’un des noms vulgaires du Chêne à liège dans le midi de la France. (b.)
RUSSE, ois. L’un des synonymes de l’Epervier. V. Faucon et Sylvie.
(DR. .Z
*RUSSÉE. BOT. PH an. PourRoussëe. F. ce mot. (g. .N.)
* RUSSELIE.bept.oph. Espèce du genre Couleuvre. (b.)
RUSSÉLIE. Russelia. bot. phan.
Genre de la famille des Scrophulariées , et de la Did ynamie Angiospevmie , L. , offrant les caractères suivans : calice divisé profondément en cinq découpures subulées ; corolle tubuleuse, évasée au sommet, à limbe bilabié ; la lèvre supérieure échancrée-bilobée, l’inférieure à trois divisions presque égales; l’entrée du tube barbue.; quatre étamines dicly— names , à anthères dont les loges sont étalées ; stigmate indivis (?) ; capsule recouverte par le calice , presque globuleuse , amincie en bec, biloculaire, à deux valves biparlibles; placenta central finissant pâr être libre. Ce genre se compose d’un petit nombre d’espèces indigènes des climats intertropicaux de l’Amériqué. Ce sont des Arbrisseaux ou des Piaules herbacées , à rameaux anguleux . à feuilles opposées, teruées ou verticillées , à fleurs rouges , disposées en cor^mbes axillaires.
La Russélie sarmenteuse, Russelia sarmen/osa, Jacq., Stirp. Amer., tab. 1 1 3 ; Lamk. , Illustr., tab. 53g , est un Arbrisseau à tiges grimpantes, divisées en rameaux pendans, garnies de feuilles pétiolées, ovales, ncuminées, velues en dessus , glabres en dessous , et portées sur de courts
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pétioles. Les fleurs sont portées sur des pédoncules plus courts que les feuilles. Cette Plante croît dans les forêts épaisses de Pile de Cuba. Les autres espèces de R.ussélies sont : i°.
Russelia rotundifolia , Cavan. ; Icon.
rar. , 5 , tab. 4i5. Arbrisseau qui s’élève à environ quatre pieds , eL dont les feuilles sont sessiles et arrondies. Il croît aux environs d’Acapulco. ‘2°. Russelia multifiora , But.
Magaz. , tab. i528. Arbrisseau à tiges simples , allongées , ne se soutenant qu’à l’aide d'un appui. Ses feuilles sont ovales, acuininées, portées sur de courts pétioles ; ses fleurs sont réunies en une grappe terminale droite et touffue. Celte espèce croît aux environs de la Yera-Cruz. 5°.
Russelia floribttnda , R. tenuifu/ia , et R. verlicillala. Ces tiois espèces ont été décrites par Kunth ( Nov .
Gener. et Spec. Plant, æquinoct. , 2 , p. 35g et 36o); ce sont des Plantes herbacées , à rameaux anguleux , glabres ou pubescens, à feuilles ternees ou verticillées , et à fleurs en corymbes multiflores. Elles croissent dans le Mexique.
Linné fils avait constitué un autre genre Russelia , sur une espèce qui appartient au genre P'ahlia. F. ce mot. (g.. N.)
RUSSULA. bot. crypt. F. Agaric.
RUT. zool. C’est, suivant quelques auteurs, la disposition oiise trouvent les Animaux lorsqu’ils sont entraînés à lia génération : définition qui donnerait à ce mot un sens beaucoup plus général qu’on n’a coutume de le faire. On ne l’emploie en effet le plus ordinairement qu’à l’égard des Mammifères et dans les cas ou, non-seulement il y a disposition à l’accouplement, mais où, en outre, cette disposition se manifeste par des signes extérieurs } principalement par un afflüx de sang vers les organes génitaux , ou par certaines modifications dans leur degré de développement ou dans leur disposition. Etre en Rut signifie ainsi pour le nattira-
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liste ce que signifie pour le vulgaire l'expression triviale être en chaleur.
Ou sait que quelques Animaux entrent en amour plusieurs fois chaque année, tandis que pour d’autres il n’y a qu’une seule saison d’amour, et que le Rut se manifeste à des époques très - différentes et par des signes très-divers , suivant les espèces.
Nous ne reviendrons pas ici sur ce sujet , les principaux phénomènes du Rut ayant déjà été indiqués ailleurs avec assez de délail pour qu’il soit possible de se faire une idée exacte de leur importance {F. Accouplement, Mammifères , et divers articles de genres , tels que Cynocéphale , Macaque, etc.); et nous nous bornerons à présenterune courte remarque : c’est que chez presque tous les Mammifères , en même temps qu’il se -produit un afflux de sang vers les parties génitales, ce qui est le phénomène essentiel du Rut , toutes les glandes sous-cutanées deviennent le siège d’une sécrétion beaucoup plus active. Aussi chez toutes les espèces qui répandent habituellement une odeur, remarque-t-on , dans le temps du Rut, que cette odeur devient beaucoup plus forte' que de coutume : de même, plusieurs Animaux qui , dans l’état ordinaire, ne présentent rien de particulier , deviennent, dans la saison d’amour, plus ou moins odorans. La production de ces odeurs paraît avoir deux effets bien importans; l’un, signalé depuis lor.g-lemps , c’est d’avertir au loin le mâle de la présence de la femelle , et la femelle de la présence du mâle , et de les guider , pour ainsi dire, l’un vers l’autre. Un second effet auquel on n’a point encore donné d’attention, c’est de susciter en eux le désir de l'accouplement. La puissante influence- des odeurs sur les organes génitaux est connue depuis long-temps, et ne peut être- révoquée en doute ; c’est ce qui a fait dire à notre collaborateur Isidore Bourdon, que l’odorat est le sens de la génération et de l’amour. On conçoit donc que les odeurs qui se produisent dans
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le Rut , n’ont pas pour seul usage d’avertir les mâles de la présence des femelles, mais qu’elles leur suscitent en même temps le désir de l’accouplement, et, pour ainsi dire, leur en imposent le besoin, (is. G. st.-h.)
RUTA. bot. fhan. V. Rue.
RUTABAGA, bot. fhan. Un des noms vulgaires d’une variété de Chou cliampôlre ( Brassica campestris, Li), plus connue sous les noms de Navet jaune , Chou de Laponie et Chou Me Suède. V. Chou. (g..n.)
RUTACÉES. Rulaceæ. bot. phan.
Grande famille de Plantes dicotylédones polypélales, à étamines epi— gynes , sur laquelle les travaux de R. Brown, Auguste Saint-Hiiaire , De Caudollc et Adr. de Jussieu ont jeté la plus vive lumière. C’est la Dissertation que ce dernier botaniste a publiée sur cette famille qui nous servira de guide dans cet article. Les Rulacées ont en général leurs fleurs hermaphrodites; très-rarement elles sont unisexuées; leur calice est monosépale , à trois , mais plus souvent «à quatre ou cinq divisions profondes ; la corolle se compose d’autant de pétales alternes , libres ou soudés entre eux , et formant une corolle pseudomouopétale; très-rarement la corolle manque. Les étamines, en nombre égal ou double des pétales, sont insérées sur le contour d’un disque hypogyne, plus ou moins saillant ; trèsrarement elles sont insérées à la paroi même du calice, sur laquelle le disque s’est épanché; les filets sont généralement libres, et portent des anthères à deux loges s’ouvrant chacune par un sillon longitudinal. L’ovaire est libre, porté sur un disque plus ou moins saillant. Le nombre des loges est en général le même que celui des pétales , plus rarement il est moindre; ces loges sont autant de carpelles plus ou moins réunis par leur côté interne, mais quelquefois presque distincts les uns des autres.
Chaque loge contient en général deux , rarement un seul , quelquefois de quatre à vingt ovules, attachés à
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l’angle interne. Les styles qui naissent de chaque loge, sont le plus communément soudés en un seul qui porte à son sommet un stigmate lobé. Le fruit est quelquefois simple , à autant de loges et de valves que l’ovaire; quelquefois il se compose de coques distinctes, uniloculaires, bivalves ou indéhiscentes; d’autres fois ce sont des espèces de noix charnues , également indéhiscentes. Les graines renfermées dans chaque loge se composent d’un épisperme membraneux ou le plus souvent dur et testacé, d’un endosperme charnu, quelquefois nul, et contenant un embryon dont la radicule est supérieure.
Les Rutacées sont des Plantes herbacées , des Arbustes ou de grands Arbres. Leurs feuilles, dépourvues de stipules, sont alternes ou opposées , simples ou composées , entières ou plus ou moins profondément divisées; elles sont parsemées de points translucides et glanduleux. Les fleurs offrent une inflorescence très-variée.
Les genres nombreux qui composent cette famille ont été distribués en cinq tribus naturelles , de la manière suivante :
ir» Tribu : Zygophyleées.
Fleurs hermaphrodites; loges de l’ovaire contenant chacune deux ou plusieurs ovules; endocarpe intimement uni au sarcocarpe , dont il ne se sépare pas naturellement; endosperme cartilagineux; feuilles opposées.
Tribulus , L. ; Fagonia, L ; Guaiacum, L.; Larrea , Gavan. ; Zygophyllum , L. ; Porliera , R. et P. ; Rœpera , Adr. de Juss.
2e Tribu : Rutées.
Fleurs hermaphrodites ; loges de l’ovaire contenant chacune deux ou plusieurs ovules ; endocarpe adhérent; endosperme charnu; feuilles alternes.
Peganum , L.; Aplophyllum , Ad.
de Juss.; Rata , L. ; Cyminosma., G.aertn.
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3e Tribu : Diosmées.
Fleurs hermaphrodites; loges de 1 ovaire contenant deux ou plusieurs ovules ; endocarpe cartilagineux , bivalve, se séparant du sarcocarpe.
Cette tribu, la plus nombreuse en genres , a été divisée en trois sections, suivant les contrées que ces genres habitent.
Genre européen.
Dictamnus , L.
Genres du cap de Bonne-Espérance.
Fmplevrum , Soland.; Diosma, L.; Coleonema , Bartl. ; Adenandra , Wiild.; Calodendron , Tliunb. ; Barosma , Wdld. ; Agathosma, Willd.
Macrostylis, Bartl. ; Euc/iœtis, Bartl.; Acmadenia , Baril.
Genres de l’Australasie.
Diplolœna , Bronn; Correa, Smith; Philotheca , Rudge ; Phebalium , Venten.; Crowea , Smith; Eriostemon , Smith; Boronia , Smith; Zieria, Smith.
Genres américains.
Choisya , Kuuth ; ïïlelicope, Forst.; .Euodia , Forst.; Esenbeckia , Kunlh; Melrodorea , St. -Hilaire; Pilocarpus , Valil ; Hortia, Vandelli ; Ulonniera , Aubiet ; Erythràchiton , Nées ; Di- jj glottis , Nées; Galipea, Aubiet; 77corea , Aubiet; Almeidea , St.-Ilil. ; Spiranthera , St. -H il.
4e Tribu : Simahoubées.
Fleurs hermaphrodites ou unisexuées; loges de l’ovaire couleuaut |1 un seul ovule; embryons à cotylé-h dons épais; pas d’endosperme.
Simaruba , Aubl. ; Quassia , Aubl., Simabu , Aubl. ; Samadera, Gaertu.
5e Tribu : Z vnti/oxylées.
Feurs unisexuées : loges de l’ovaire I contenant de deux à quatre ovules; I embryon à cotylédons plans, placé II au centre d’un endosperme charnu, j
Galvezia, R. et P.; Aclanthus , I
Desf. ; Brune/lia , R. et P. ; Dictyo-\\ noma , Ad. de Juss. ; Brucea , Miller;
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Zanthoxylum , Kuuth ; Boymia , Ad.
de Juss. ; Toddalia , J.; Vepris, Comm. j Pte/ea , L.
Ainsi limitée et caractérisée, la famille des Rutacées contient un assez grand nombre de genres qui, autrefois , appartenaient à plusieurs autres familles, et principalement aux Térébinthacées et aux Méliacées. On y a aussi réuni comme tribu la famille des Simaroubées du professeur Richard, qui en effet se réunit au groupe des Rutacées par une foule de caractères. (a. h.)
* RUT A-MUR ARIA. bot. chypt.
Rue des murs. Nom spécifique d’une petite espèce très-commune en Europe du genre Asplénie. V. ce mot.
RUTANT. ots. L’un des noms vulgaires du Verdier. V. Gros-Bec.
(or.. z. <
* RUTÉES. bot. phan. L’une des
tribus de la famille des Rutacées. V.
ce mot. (a. r.)
RUTÈLE. Rutela. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères , section des Pentamères , famille des Lamellicornes , tribu des Scarabéides , division des Xylophiles de Latreille, établi par ce célèbre entomologiste aux dépens du grand genre Scarabœus de Linné , et ayant pour caractères :
corps convexe, de forme plus ou moins carrée ; tête mu tique dans les deux sexes 5 antennes composées de dix articles, le premier velu, plus gros que les six suivaus , les trois derniers formant une massue la niellée, plicatile, plus ou moins ovale; labre apparent, son bord antérieur séparant distinctement le chaperon des mandibules; mandibules cornées, très-comprimées , avec leur partie extérieure saillante ou découverte, presque toujours échancréè ou sinuée an bord latéral ; leur extrémité obtuse ou tronquée; mâchoires cornées , dentées ; palpes ayant leur dernier article un peu plus gros; les maxillaires de quatre articles , un peu plus longs que les labiaux , ceux-ci