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SILIQUAIRE. Slliquaria. moll.
On doit à Guettard ( Mém. T. ni, p.
128 ) d’avoir le premier distingué ce genre en lui imposant le nom de Ténagode. Bruguière , qui paraît avoir méconnu cette observation , lui a donné celui de Siliquaire qu’ont adopté tous les zoologistes , si ce n’est Schumacher (Essai d’un nouv. syst.
des habit, des Vers testacés , p. 80 et 263) qui a cru devoir lui substituer celui d’Auguinaire. Aucun de ces auteurs n’ayant connu l’Animal , et le test calcaire des Siliquaires ressemblant à quelques égards au tube des Serpules , c’est auprès de ces Animaux, et par conséquent dansla classe des Auuelides, qu’ou a toujours placé ce genre; il faut toutefois en excepter Bruguière (Eucyclop. méthod. Tabl.
systém., p. i5), Schumacher (/oc.
ci/.), Savigny (Syst. des Anuel., in-fol. , p. 98), Blainville ( Manuel de Malac. , p. '*52 et 655 , i8a5), qui, sur la simple connaissance qu’ils avaient du tube calcaire, se sont refusés à le ranger parmi les Vers, et ont même cru devoir l’exclure de la classe des Atinelides. Lamarck lui assigne pour caractères : test tubuleux , irrégulièrement contourné, atténué postérieurement , quelquefois en spirale à sa base, ouvert à son extrémité antérieure, ayant une fente longitudinale subarticulée qui règne dans toute sa longueur. Animal inconnu. Le tube des Siliquaires diffère prii/cipalcmcnt de celui des Serpules par la manière dont il est contourné , son extrémité étant assez régulièrement roulée eu spirale; l’adhérence qu’il contracte
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avec los corps euvironnaus est aussi très - différente; il est entoure par une accumulation de petites coquilles et de sable, ou bien par des Alcyons, des Eponges qui semblent Me protéger; mais jamais les parois les tubes ne se fixent aux corps soli- ; les , de manière à se briser plutôt que : le se séparer comme cela a lieu ordinairement pour ceux des Serpules.
( Dn remarque aussi que 1 extérieur Iles tubes frais est couvert d’une sorte t l’épiderme, ce qui ne se voit pas dans M es habitations des Annelides qui sont ■sécrétées tout différemment. Enfin il îxiste sur le bord de l’ouverture du :uyau une fente qui se prolonge en [une gouttière percée de petits trous , 2t qui règne dans toute la longueur le l’enveloppe calcaire; on n’aper- :oit rien de semblable dans les Sermles. L’Animal de la Siliquaire était esté jusqu’ici inconnu; nous avons u occasion de l’observer deruièrenent, et nous avons communiqué à a Société philomatique ( séance du 1 janvier 1823) les principaux résulats de notre travail ; nous en don- :erons un court extrait , et nous renerrons pour de plus amples détails ux Annales des Sciences naturelles u il doit être publié en entier. La diquaire a quelque analogie avec le erinet, et c’est véritablement près e lui qu’on doit la ranger. Sa forme ;it allongée; son corps est tourné a spirale ; lorsqu’on l’a retiré de on tube, il conserve cet enrouleîent, et il n’est pas possible de l’émdre en une ligne droite. Antérieuimenlon voit un opercule très épais inné par l’empilement de lamelles > irnées ; cet opercule est fixé sur un led musculaire très-charnu qui préente supérieurement une sorte d’apandice très-comprimé, en arrière uquel s’élève une têle distincte inuie de deux petits tentacules légèrement renflés au sommet, et pourvus nacun à leur base d’un œil assez illant ; immédiatement après la tête il observe le manteau qui est fendu ipérieurement dans toute sa lon- | leur jusqu’à une partie distincte , le
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tortillon , qui termine le corps. Le manteau étant divisé dans toute sa longueur présente naturellement deux lobes; celui du côté droit est réduit à une frange très-étroite qui est bordée en dedans par un petit sillon étendu de la tête à la naissance du tortillon; le lobe gauche est beaucoup plus large dans toute son étendue ; il débute immédiatement en arrière de la tête par une sorte d’expansion, puis il devient tout d’urj coup assez étroit , et se continue ainsi jusqu'à l’origine du tortillon. Contre l’assertion de Blainville, les branchies n’existent que d’un seul côté; elles consistent en des filamens simples, assez rigides , et qui sont fixés sur toute la longueur du lobe gauche du manteau, à sa face interne. Cette disposition curieuse explique l’importance du sillon spiral et perforé qu’on observe sur le tube calcaire , et qui était nécessaire pour que l’eau vînt incessamment baigner les organes respiratoires. Le tortillon est assez court; comme dans les autres Mollusques, il renferme le foie et les organes générateurs; ceux-ci se terminent sur le lobe gauche , et 1' Mut de terminaison est indique pat une petite échancrure. Si l’on compare cette courte description avec la description incomplète qu’Adanson a donnée du Vermet, on trouvera que la Siliquaire s’en rapproche sous quelques rapports, mais que des caractères importans l’en distinguent.
Ou trouve les Siliquaires dans les mers des Indes. Une espèce a été observée dernièrement sur les côtes de Sicile. Lainarck a décrit quatre espèces: la Siliquaire anguine,&7/quaria anguina , ou la Serpula angai na, L. ; Siliquaire muriquée , Siliquaria muricata , figurée par Rumphius , iVIus. , tab. 4i , fig. H. La Siliquaire lisse , Siiiquaria lœvigala t figurée par Chemnitz , Concli. , 1 , tab.
2 , fig. i5 , c? la Siliquaire lactée , Siiiquaria lactea , Lamk. , Collection du Muséum ; blainville ( Dict. de Levrault, article Siliquaire) a ajouté trois espèces qu’il a observées dans
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le: cabinet du duc de Rivoli. Les espèces fossiles sont assez nombreuses.
Denys de Monfort a crée aux dépens du genre Siliquaire celui d’Agatirse. J' . ce rnot. Schumacher ( loc . cil.), quoiqu’il ait substitué le nom d’Anguinaire à celui de Siliquaire , einjdoie cependant ce dernier pour désigner un genre de Mollusque bivalve qui a pour type un Solen.
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* SILIQUAIRE. Siliquaria. bot.
CRYPT. (Hy drop hy tes. ) Lamouroux, dans l’article FucacÉes de ce Dictionnaire (T. vi, p. 71), avait indiqué par ce nom un genre à créer et à décrit e , qui ne pouvait guère avoir pour type que le Fucus siliquosus de Linné, dont nous avions de notre côté senti la nécessité d’opérer la séparation : dans l’idée ou nous sommesd'avoir rencontré sa pensée, nous feions ici ce qu'il se proposait de faire. Le genre Siliquaire sera caractérisé par les vésicules non développées dans ses expansions ou dans ses tiges, mais extérieures, en forme de silique articulée; par ses conceplacles terminaux, lancéolés, mucronés, oii les gongyles sphériques, renfeimés dans une mucosité, sont fermés de propagules disposés tout autour et non épars dans leur masse.
Lyngbye aVail réuni notre Siliquaire à son genre Haiidrys qui en est très - distinct. Nous n’en connaissons qu’une espèce très -commune dans toutes nos mers, ou elle acquiert jusqu’à trois ou quatre pieds de long, et qu’on trouve souvent rejetée au rivage par gros paquets qui deviennent tout noirs. Le même changement de couleur a lieu dans les herbiers. On a peine à concevoir comment Agardh avait pu confondre cette Plante dans le genre Cystoseira. (b)
SILIQUARIA. bot. phan. La Plante décrite par Forskahl ( Flur. Ægypt. /Irai)., 78) sous le nom de Siliquaria gland uiosa , est le Cleornc arabica, L. De Caudolle s’est servi
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de ce nom pour désigner la seconde:
section des Cleorne. K. ce mot. (G..N.)t
S I L I Q U A S T R U M. bot. phan.) (Mœncli.) Syn. de Cercis , L. V. Gainier. (g..n.) ;
SILIQUE. conch. Espèce du genre Glyciinère. V. ce mot. Audouin vient, d’obseiver l’Animal de ce genre curieux. ‘ (b.)
SILIQUE. Siliqua. bot. phan. On appelle ainsi un genre de fruit ayant le péricarpe sec , plus ou moins allongé, ordinairement à deux loges séparées l’une de l’autre par une cloison mince et membraneuse, qui paraît être une expansion du trophosperme qui est suturai, et qui porte les graines attachées sur deux rangées longitudinales, séparées l’une de l’autre par la cloison. Ce fruit, qui s’ouvre ordinairement à sa maturité en deux valves, est propre à la famille des Crucifères dont il fait un des caractères lés plus tranchés.
Quand la Silique n’est pas au moins quatre fois plus longue que large, on la nomme Silicule. Mais on conçoit facilement que cette dernière sorte de fruit n’est qu’une légère modification cl e la Silique dont elle offre tous les caractères intérieurs. I. La Silique présente un très-grand I nombre de variétés qui tiennent à sa fo raie, à sa consistance , et quelque- |l fois même à des caractères plus importons. Ainsi la cloison disparaît quelquefois, et alors elle est uniloculaire; d’autres fois elle reste indéhiscente ( Raphanus ) ; quelquefois elle est surmontée d’un appendice de forme variée qui s’élève au-dessus des valves et qui paraît être une prolongation de l’axe ou des trophospermes ( Sinapis ). Cet appendice est quelquefois plein, d’autres lois creux, et même renfermant une ou plusieurs graines. Dans quelques genres la Silique est marquée transversalement d’étranglemcns , et se rompt en autant dé parties distinctes qu elle olTrc de ces articulations , etc. F • Crucifères. (a. b.)
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* SILIQUELLE. Siliquella. micr.
reure de la famille des Braehionides, e l’ordre des Crustodes, dont les jractères sont : test capsulaire , ur- :olé , antérieurement mutique , pos- ;i ieureinent arrondi, subbilobé, cenalcmenl foraminé, pour donner assage à une queue parfaitement mple et subulée. Les organes rolalires, doubles et très-distincts , s’y ,'itent avec mie grande vivacité et éloignent beaucoup l’un de l’autre, n voit dans l'intérieur d’autres ormes qui nous paraissent être des oauclies d’un cœur qui s’y agitent paiement. Nous n'en connaissons l’une espèce que nous appelons liquella B u rsa pastoris à cause de figure qui est un peu celle de la icule d’un Tblaspi ainsi nommé.
. planches de ce Dictionnaire. C’est Brac/ùonus impressus , JVlii 11 . , Inf, . l. , fig. 1 52 - 1 4 ; Encycl. Vers., 28, fig. 19-21. On la trouve dans au des marais. (b.)
'SILIQUIER. bot. pii an. (Lamarck, oie Franc.) Syn. d’Hypécoon. (B.)
."SILL. pois. Nom de l’Ammodyle orvège. (less.)
SILLÀGO. pois. Cuvier a créé us ce nom un genre de Poissons anthoptérygiens dont les caraces sont les suivans : deux nageoires sales, la première courte, mais île, à rayons flexibles; la seconde gue et basse. Museau un peu algé , terminé par une petite bou- ; protactile , garnie de lèvres charas et de dents en velours1, avec un ig de plus fortes à l’extérieur. Leur 3 est écailleuse; leurs opercules t armés d’une petite épine ; leurs opercules légèrement dentelés ; |q ra\ons à la membrane branostége. Ce sont des Poisson» de la r des Indes dont la chair est exse. On n’en connaît que deux eses : le Pêche - Picout de Pondiry, Sillago acuta , Cuv., le Soring llussel , pl. 1 1 5 ; et le Pêchelame , Sillago domina , Cuvier.
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