‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 165 sur 282 · V. ce mot. (b · texte numérisé non relu

V. ce mot. (b

* SILO. ois. Nom du Drongo chez les Papous de la Nouvelle-Irlande.

, (EliSS.)

SILOXERE. Siloxerus. bot. pu an.

Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie séparée , L., établi par Labillardière (Nou.-Holl. ,

p. 58, tab. 209) qui lui a imposé les caractères essentiels suivans : cal i— cules contenant chacun deux à cinq fleurs; corolles enflées, hermaphrodites; style en massue renversée; réceptacle commun , poilu ; réceptacle partiel paléacé; aigrette quinquéfide , dentée. L’étymologie du nom de ce genre est tirée de la forme du style qui est enflé. Cassini et Sprengel ont en conséquence pioposé , chacun de leur côté, un changement do nom. Cassini substitue a Siloxerus le mot ügcerosty lus ,

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et Sprengel celui de Styloncerus.

Comme ici le mot ne fait rien à la chose, et que celui donné primitivement par Labillardière , quoique insignifiant , n'est pas contradictoire , nous pensons que le changement proposé n'est pas absolument nécessaire.

Cassini a , en outre, étudié la Plante qui forme le type de ce genre, et il a placé celui- ci près de scs genres Hirnellia et Gnephosis dans la tribu des Inulées. Le Si luxeras humifusus est une petite Plante trouvée par Labillardière dans la Nouvelle-Hollande à la Terre de Leuwin. Ses tiges sont couchées , garnies de feuilles linéaires, obtuses, glabres, opposées ou rarement alternes, mais rapprochées sous les capitules où elles constituent une sorte d’involucre général. Les calicules sont rassemblés en un capitule terminal. (g. .N.)

SILPHA. ins. Genre de Coléoptères désigné ainsi par Linné et répondant, en majeure partie , à celui de Bouclier ( Peltis ) de Geoffroy. Successivement modifié par Degéer, Fabricius et d’autres naturalistes , il ne comprend plus , dans la méthode du docteur Leach ( Zoolog . Miscell.), que les espèces ayant pour caractères : corps ovale; corselet presque demi-circulaire, transversal, échancré en devant ; élytres entières (souvent échancrées dans la femelle)j antennes grossissant insensiblement. Il y rapporte les espèces suivantes :

S. opaca et obscurci de Linné , læaigata et leliculata de Fabricius , et / ristis d’Illiger. V. l’article Bouclier. (BAT.)

SILPHIDES. Silpltidea. ins. Nom donné par le docteur Leach à une lamille de Coléoptères , composée du genre Silplia de Linné et qui embrasse notre tribu des Silphales , famille des Clavicornes , sauf le retranchement des gem es Nécrophore et Sphérite. (lat.)

SILPHIUM. bot. ehan. Genre de la famille des Synanthérées , tribu des Hélianthées et de la Syngénésie nécessaire , L. , offrant les caractères

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essentiels suivans : involucre com-* posé de larges folioles imbriquées i ovales, obtuses, scarieuses sur les»

bords ; réceptacle garni de paillettes 3 calalhide composée au centre de fieu rons nombreux et mâles; à la circonférence de demi-fleurons fertiles j akènes ovoides , comprimés, larges^ surmontés de deux cornes. Ce genrQ renferme une quinzaine d’espèce$ toutes originaires de l’Amérique septentrionale , à l'exception du S. atro purpureurn , Willd., qui croît dans l’Amérique méridionale. Ce sont er»

général des Plantes remarquables par la hauteur de leurs tiges, 1 éléganca de leur port , et la grandeur de leurs fleurs qui ressemblent à celles dc3 Hélianthes. Quelques-unes sont cul4 tivées en Europe comme Plante^ d’ornement; elles fleurissent en automne dans les parterres. Parmi ces Plantes, nous citerons comme typd le Silphium perfoliatum , L., dont les tiges sont dressées, carrées, cannelées , et hautes de plus de six pieds.

Les feuilles sont opposées, ovales ; le3 inférieures pétiolées, rudes, fermes] épaisses , échancrées en cœur et réunies à leur base ; les supérieures grandes, ovales-lancéolées , ac.uminées , conniventes, de manière que la tige semble traverser une feuille unique. Les fleurs sont disposées enl une panicule terminale. Le Silp/iiun terebinthinaceum , L. fils, Suppl.; Lamk. , Illustr. , tab. 707, est aussi une espèce fort remarquable par la hauteur de ses tiges, par ses feuilles très-grandes, rudes, dentées en scie par ses belles fleurs; enfin par son suc propre , qui est analogue aux Résines liquides des Conifères, nommées vulgairement Térébenthines.

Le nom de Silphium était dounéfji dans l’antiquité à une Plante dont le suc avait une grande réputation pour ses propriétés médicales. O11 présumait avec assez de vraisemblance, que cette Plante devait être une Ombellifère analogue à celle qui fournit 1 ’/lssa fœlida.NWiani, dans sou Flora Lybicæ Spécimen , publié en i8a4, fl cité sous le nom de Thapsia Sir

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hiurii une espèce nouvelle qu’il croit re le vrai Silphium des anciens, et li croît dans la Cyrénaïque , c’estdire dans les lieux ou elle était diquée. (g. .N.)

SILURE. Si lu rus. pois. Genre de lissons Malacoptérygiens Abdomiiux de la méthode de Cuvier , ou -.:s Osseux Rolobranches AbdomiuxdesTableaux analytiques de Duéril , créé par Linné et caractérisé r une bouche au bout du museau ; s opercules à branchies mobiles ; • : deux maxillaires garnis de dents carde; dorsale unique, à rayons ;eux , courts, avec ou sans pians ; anale longue et voisine de la .idale. Les Silures ont générale- ;nt la tête déprimée ; les intermaxilrres suspendus sur l’ethmoïde et n protactiles ; les maxillaires très- :its , se continuant le plus ordinainnent en un barbillon charnu au- :1 s’en adjoignentd’autres attachés, tt à la mâchoire inférieure, soit aux •incs. La vessie natatoire est ro- ;te et cordiforme ; l’estomac est un -de-sac charnu; l’intestin est : g , ample et sans cæcum. La plu- :t des Silures ont une forte épine îplaçant le premier rayon de la ttoraîe , qui s’articule sur l’os de aulc, et qu’ils peuvent arc-boutrès-solidement ou appliquer le du corps. Ces épines, finement jelés , occasionent des blessures -dangereuses , surtout dans les • ; chauds. Leur corps est nu ou vert de larges plaques osseuses, exception d’une espèce que l’on

B ive dans les eaux douces ae l’Euü, tous les Silures habitent les rves des pays chauds , et plus parîièrement ceux d’Afrique et des : 23. On les divise en plusieurs -genres qui sont :

LLUitES proprement dits , Silurus , Artédi , Lacép.

ageoire dorsale à peu de rayons le devant du dos et sans épine ible ; des dents en carde aux : mâchoires et une bande vomé-

rienne ; nageoire anale très-longue et rapprochée de la queue.

Les Silures , qui appartiennent à ce sous-genre, sont : Silurus glanis de Linné que IJloch représente pl.

34, et qui est le Saluth des Suisses , le // e/s ou Scheid des Allemands, et le Dial des Suédois, figuré pl. Gi , lig. a44 des planches de l'Encyclopédie. C’est un Poisson qui acquiert une très -grande tadle, et qui se trouve principalement dans les fleuves et les rivières du nord de l’Europe. Il se tient dans la vase et guette sa proie. Sa chair est indigeste, mais du reste assez sapide au goût. A ce sous-genre appartiennent er.»:ore les Silurus asotus ,/ussilis , Bloch, 370, t. 2; bimacu lotus , binensis, Lacép.; dltu, Lacép., et sans doute aussi YOmpok siluroide du même auteur.

L ’ Asotus se trouve décrit par Pallas, Act. pétrop. T. 1, xi, xil, et dans l’Encyclopédie, p. i5o.

ff Schilbés , Schilbeus , Cuv.

Corps comprimé verticalement; épine de la dorsale forte et dentelée; tête petite, déprimée; nuque subitement relevée; yeux placés très-bas, et donnant aux Poissons de ce sousgenre une apparence singulière ; huit barbillons.

On ne connaît que deux Poissons de ce sous-genre, tous les deux des eaux douces du Nil , et que les Arabes nomment Sckilbè et Sddlbè Oudney ou à oreilles Leur chair est délicate, et de tous les Silures ce sont ceux qui ont, sous le rapport des qualités alimentaires , le plus de délicatesse.

Le Schilbé Silurus mystus , liasse) q., et le Schilbé üudney, Silurus auritus , se distinguent l’un de l'autre , parce que le premier a sept rayons à la dorsale, onze à la pectorale , six à la ventrale , soixante-cinq à l’anale et dix-huit à la caudale. Le second en a onze à la pectorale , six à la ventrale, soixante-dix-sept à 1 anale et dix-huit à la caudale. La première dorsale était endommagée; l'un et l’autre sont figurés par Geoffroy St. -Hilaire pl. 2 , f i g . 1 , 2, 5 et 4 de l’ouvrage

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