‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 175 sur 282 · SI P · texte numérisé non relu

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SIPI1YTUS. zoo h. ? bot. ? 11 est impossible de deviner ce que peut être le genre de corps marin que llafinesque rapporte à la botanique, et qui , d’après le peu qu’il en dit, appartiendrait à la classe des Polypiers. Il eu décrit trois espèces des mers de Sicile qu’il faudrait mieux connaître. (b.)

SIPONCLE. Sipunculus. eciitn.

Genre d’Echinoderines sans pieds , ayant pour caractères : corps allongé , cylindracé, nu, se rétrécissant postérieurement avec un renflement terminal , et ayant antérieurement un col étroit , cylindrique , court et tronqué; bouche orbiculaire , terminant le col ; une trompe cylindrique , finement papilleuse à l’extérieur , rétractile, sortant de la bouche; anus placé vers l’extrémité antérieure.

Les Animaux de ce genre encore très-peu connus sont fort remarquables par la faculté dont ils jouissent de faire saillir de leur extrémité antérieure, et rentrer à volonté, une sorte de trompe au sommet de laquelle est la bouche. On retrouve une organisation et une faculté analogue dans un ordre de Vers intestinaux, les Acanthocéphales ; deux grands muscles situés dans l’intérieur du corps sont les principaux moteurs de cette trompe; l’intestin part de la bouche, va jusque vers l’extrémité opposée, et revient en se roulant en spirale autour de sa première partie; on n’y trouve que du sable ou des fragmens de coquilles; de nombreux vaisseaux paraissent s’unir à l’enveloppe extérieure, et il y a de plus , le long d’un des côtés, un filet qui pourrait être nerveux. Deux longues bourses situées en avant ont leurs orifices extérieurs un peu au-dessous de l’anus, et l’on voit quelquefois intérieurement, pics de ce dernier orifice , un paquet de vaisseaux branchus, qui pourrait appartenir à la génération.

Ces Animaux se tiennent dans le sable à peu de distance des côtes. Les auteurs en indiquent trois espèces

SlQ

qui , peut-être , n’en forment qu’uin»

ce sont les S. nudus , saccatus et ed lis. (e. d..l

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SIQUE. Sicus. ins. Lalreille premier formé ce genre auquel Me gen a donné ensuite le nom de Tl chydromia qui a été adopté par Frt bricius et par Fallen. Ce genre, t que Lalreille le conçoit, appartier à la tribu des Empides, famille d« Tanystomes, ordre des Diptères, a été ainsi caractérisé par son auteuif corps allongé; tête sphérique; yei< ordinairement espacés dans les dei| sexes; trois ocelles placés sur le veij tex et disposés en triangle. Anlenn* avancées , insérées sur le haut d!

front , rapprochées à leur base composées seulement de deux art clés; le premier cylindrique , courtl peu hérissé de poils; le second oval ou oblong, muni d’une soie terml nale quelquefois ciliée. Trompe ava cée, courte, perpendiculaire, de longueur de la tête au plus. Palp cylindriques ou en forme d’écaill couchées sur la trompe ; corselè ovale; écusson demi-circulaire , assrt étroit; ailes obtuses, velues vues la loupe, couchées l’une sur l’autii dans le repos. Balanciers découverts Pâtes assez déliées, les postérieur^ toujours grêles , plus longues que le autres; cuisses antérieures ou inter médiaires renflées. Premier art ici des tarses aussi long que les quatij autres pris ensemble. Abdomen ob long, cylindrique, de sept segmeus pointu dans les femelles. Ce genre s distingue facilement des Emois Rainphomyies , Hilares , Bradés tomes et Glomcs, parce que ceux-fl ont trois articles aux antennes. Le Drapétis en diffèrent parce que le se cond et le dernier article de leurs art tenues sont lenticulaires ; enfin le I Hémérodromvies erv sont distinguée ) par leurs hanches antérieures que sor • très-longues. Les Siques se tiennet ♦ sur les plantes et sur le tronc eh t arbres; ils saisissent d’autres peti il Insectes dont fis font leur prou »

Leurs métamorphoses ne sont prtw

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oie coumies. Ce genre se compose aviron soixante espèces toutes opéennes; elles sont distribuées îs deux divisions ainsi qu’il suit :

i . Deuxième article des antennes I irimé , elliptique ; palpes cylindri- /s s ; cuisses antérieures renflées, te division contient deux espèces uni lesquelles nous citerons seulent le Sic u s arrogans , Latr. ; Musca ogans et cimicoides , Oliv. , Encycl . ; ctiydrornia arrogans , Meig. ) Dipt.

! lurope.

il. Deuxième article des antennes .le, terminé en pointe; palpes en

i me d’écailles aplaties. Cuisses in- -médiaires renflées, finement épi— uses en dessous. A cette division

larlienneut quarante-trois espèces Meigen , parmi lesquelles nous us contenterons de citer le Siens isitans , Latr.; Tachydromia cursiss , Meig., Dipt. d’Eur.; Musca rsi/ans , Oliv. , Encycl. (g.)

illÎRAPHAP. mam. Nom arabe de Girafe. fr. ce mot. (is. g. st.-h.)

üIRAT. moll. Cette espèce de Ro-

ii r qu’Adanson ( Voy. au Sénég. , 9 , fig. 19 ) a nommée Sirat , a été

motionnée par Gmelin sous le nom Murex senegalensis. D’après la ure et la description , on ne peut ! Te douter que ce ne soit une vat' é du Murex tenuispina de Lard*. (D..11.)

itflREA. BOT. -ph AN. Adanson cite r.aom comme synonyme du Schœ-

■ ’thus des anciens et de Y Ischœmum Linné. Une mauvaise figure et

■ ' longue description de cette Grauée a été donnée sous le nom de ' °.a ou Sc/iœnanlhum amboinicurn ,

Rumph ( Herb . Arnb. , vol. 5,

1IRÈCE. Ns. Pour Sirex. P, ce

I IRÈNE. Sir en. bept. batii. L’un genres les plus remarquables de la >se des Reptiles et de tout le réanimai par la combinaison insod un organe de respiration aéine et d’un organe de respiration

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aquatique, existant simultanément et d’une manière permanente. Pourvu de poumons complètement développés et mis en communication avec le monde extérieur par l’intermédiaire d’une trachée artère et d’un larynx , il porte en même temps sur chaque côté du col trois branchies en forme de houppe; organisation que le Protée ( V. ce mot) partage seul avec les Sirènes, et qui, à quelques égards, réalise d’une manière permanente les conditions que présentent d’une manière transitoire les larves des Salamandres , les têtards des Batraciens Anoures et même, d’après de nouvelles et très-curieuses recherches , les jeunes embryons des classes supérieures. La Sirène peut donc être considérée comme un Animal qui reste pendant toute sa vie à l’état de larve ou d’embryon , et c’est ce qu’indique au reste tout l’ensemble de son organisation. Comme l’embryon des Mammifères à l’une des premières époques de son développement ( V . Ser- PENS),la Sirène est entièrement privée de membres postérieurs ; les membres antérieurs , quoique assez courts , sont au contraire bien complets et terminés par quatre doigts bien distincts. Le corps très-allongé a été comparé par plusieurs auteurs à celui d’une Anguille. La queue est comprimée comme celle du Protée. Les.

yeux, placés latéralement, sont extrêmement petits, ronds et sans paupières. Les oreilles sont cachées. La mâchoire inférieure est armée de dents attachées à la face interne des branches , et non implantées sur leur bord ,et il existe aussi plusieurs rangées de dents palatines.

Nous venons de voir que la Sirène est , sous le point de vue de l’anatomie philosophique , comparable à une larve de Salamandre. Quelques auteurs ont été plus loin , et ont pensé que la Sirène est réellement une larve de Salamandre; suivant eux, tous les individus qui ont été examinés par les naturalistes sont de jeunes sujets chez lesquels, à un état plus adulte , lors de la métamorphose, les.

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membres postérieurs se seraient développés, et qui, en même temps , auraient perdu leurs branchies. Cette opinion a été soutenue par plusieurs auteurs, et récemment encore, en 1821 , un savant médecin de Milan , Rusconi, la regardait comme mise hors de contestation , et annonçait ( Amours des Salamandres , p. 1 1 ) l’exislence, au Muséum Huntérien à Londres , d’une Sirène quadrupède et sans branchies. Cuvier, dans son Mémoire sur les Reptiles douteux ( Observations zoologiques de Humboldt, T. 1) , s’est fait le défenseur de l’opinion inverse, et il a établi, par des preuves multipliées , que la Sirène est un Reptile d’un genre à part ; qu’elle reste bipède pendant toute sa vie, et ne perd jamais ses branchies; enfin , qu’elle peut, véritable amphibie , respirer dans l’air par ses poumons et dans l’eau par ses branchies. Depuis , dans son ouvrage sur les Ossemens fossiles (T. v) et dans son Mémoire sur le genre Amphiuma'{ Mém. du Mus. T. xiv, p. 1), il a cité de nouveaux faits cà l’appui de sou opinion qui aujourd’hui nous semble incontestable. Nous citerons ici ceux de ces faits qui nous paraissent les plus concluans : 1“ le squelette de la Sirène diffère essentiellement de celui des Salamandres ; 20 d’après le témoignage de plusieurs voyageurs et naturalistes , la longueur des Sirènes varie , selon leur âge, depuis quatre pouces jusqu’à trois pieds et demi, et les plus grandes, comme les plus petites , ont des branchies et n’ont point de membres postérieurs; 3° il est certain que les Sirènes , à l’époque où elles se reproduisent, ont encore leurs branchies ; 4° relativement à la possibilité rie la respiration aérienne chez les Sirènes, on avait objecté que les Sirènes ne peuvent inspirer l’air , parce qu’elles sont dépourvues de diaphragme et de côtes , et qu’elles ne peuvent non plus le faire entier par leurs narines et l’avaler , parce que les narines ne donnent pas dans la bouche , et que d’ailleurs les ouver-

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turcs branchiales laisseraient échapi per ce gaz. Mais, d’après de nou-t voiles recherches de Cuvier, les na* rines communiquent avec la bouchl par un trou percé, comme dans U Protée , entre la lèvre et l’os du palais qui porte les dents , et l’apparei branchial est complété par des oper* cules membraneux , en partie muscu laires , et capables de fermer herméli quemerit les ouvertures branchiales En outre , Cuvier a vu sur plusieur individus pourvus de branchies de poumons entièrement développés ej riches en vaisseaux sanguins. 5° Quani à la prétendue Sirène quadrupède , il n’est pas douteux aujourd’hui qu’ellj n’appartienne au genre Amphiumax c'est ce que Cuvier a parfaitement démontré dans le travail qu’il a puj blié récemment sur ce genre remarl quable.

On ne connaît encore d’une mai nière bien certaine dans le genre Si rêne qu’une seule espèce , la iSiYei lacerlina de Linné, qui vit dans let marais de la Caroline , principale ment dans ceux que l’on établit pou la culture du riz. Elle est générale* ment noirâtre, et parvient à la taiil de plus de trois pieds. Elle se nour* rit de Mollusques, d'insectes et d Lombrics; mais, d’après Barton, i| est faux qu’elle se nourrisse aussi dl Serpens et qu’elle fasse entendre 111 chant semblable à celui du Canard habitudes que lui avait attribuée Garden , auquel ou doit la connais^ sance de ce Reptile si remarquable.

Ce n’est que récemment (en 1825 qu’une seconde espèce de Sirène été décrite par le docteur Mitchi de New-York, dans une note adres sée au Muséum de Paris , et mer tionnée par Cuvier dans la seconc édition de l’ouvrage sur les Osse mens fossiles. Celte seconde espèce dont l’existence n’çst point encoi bien constatée, est rayée et tachete de blanc. Sa taille est de beaucou inférieure à celle de la Sirène lacei tiue. (is. G. ST. -H.

SfRENIA mam. Sous ce nom B

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*er dans son Prodrome a proposé famille de Mammifères de son torzième ordre des JS'alan/ia , et inée à recevoir les trois genres uatus , Halicore et Pytina. Cette i ite-huitième famille du Prodrome our caractères : dents incisives et ines milles; molaires lamelleuses sinuées; éveils nuis, deux males pectorales; membres antéi rs enveloppés d’une membrane et mis d’ongles ; les postérieurs soueu une queue aplatie et horizon-

(LESS

IÏREX. ins. Linné désignait ainsi .genre d’Hyménoptères aux dé- •s duquel Latreille a formé les res ürocère, Tremex, Xyphidrie ÎCéphus. H. ces mots et Urocé-

[ES. VG0

IIRI. BOT. PH AN. V. Sfr.IUM.

[IRIDIUM. bot. crypt. (Sprengel.) rr Seiridium. V. ce mot. (a.k.)

ERINGA. bot. piian. Pour Sy- . a. H. ce mot. (b.)

RLNGIA. poeyp. Il paraît que : rétendue Plante marine de l’Ai tique que Donati a désignée sous coin , est Y Jmathia lendigera de uouroux. V ■ Amatiije. (b.)

RIÜM. bot. r h an. Le genre lli sous ce nom par Linné a été ) i au Santalum du même auteur.

; irnpli a décrit, sous le nom de um decumanurn , une espèce de :re que Linné rapportait à son •r decumanurn, mais qui, selon i.denow, est le Piper methystide Forsler. Au reste , ce nom riritim vient du mot Si ri , que les •les malais donnent aux espèces 1 oivrcs qui leur servent à corarr le masticatoire vulgairement u sous le nom de Bétel, (g. .N.)

iRO. ins. V. Ciuon.

RO. bot. piian. Adanson dit m'est l’un des noms vulgaires du 'uni bulbocastanum , L . (n )

RTALE. rept. opii. Espèce du î Couleuvre. F', ce mot. (b.)

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S LS ARUM. bot. piian. On ne sait trop ce qu’était le Sisarum ou plutôt le Sisarun des Grecs ; on a donné aujourd’hui ce nom à une espèce de Berce. /G ce mot. (b.)

SISELLE. ois. Syn. vulgaire de la Draine. Tr. Merle. (dr..z.)

SISIN. ois. L’un des noms vulgaires de la Linotte. V. Gros-Bec.

(DR. .Z

* SISOR. rois. F. Hamilton a, sous ce nom , institué un genre trèsvoisin du Callicthe , et dont un Poisson du Gange est le type. (b.)

SlSSITE. min. Syn. de Fer hydraté limoneux et géodique. F.

OEtite. (g. DEL.)

SISTOTRÈME. Sis/otrema. bot.

crypt. ( Champignons .) Ce genre établi par Persoon a été réduit dans des limites beaucoup plus circonscrites par Fries , qui a rapporté la plupart des espèces de ce genre aux Hydnurn.

Le gemeSistotrema ne comprend plus, suivant cet auteur, que le Sis/olrema cunjluens dont le caractère est ainsi tracé : membrane fructifère presque distincte du chapeau , divisée eu lamelles dentelées; lamelles interrompues , en forme de pointes aplaties , dilatées, disposées irrégulièrement, courtes , planes ou flexueuses portant les thèques sur leurs deux surfaces ; le chapeau est irrégulier , continu avec le pédicule qui est central ou oblique. Celte Piaule croît sur la terre , particulièrement dans les bois de Pins ; sa forme générale est celle d’un cône renversé, sa couleur est d’un blanc jaunâtre. Bulliard en a donné une bonne figure sous le nom de Hydnurn sublamellosum , Champ., pl. 455 , f. i. (ad. b.)

SISTRE. Sistrum. moll. Genre proposé par Montfort dans sa Conchyliologie systématique; (T. n y pag. 5ç)4 ) pour les Coquilles que Lamarck avait déjà rangées sous la dénomination générique deRicmule F. ce mot. (d..ii.)

S I SY M B RE. Stsymbriurn. bot.

piian. Genre de la famille des Cru-

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cifère6 et de la Tétradynamie Sili— queuse , L. , offrant les caractères suivans : calice composé de quatre folioles égales à la base , tantôt conni- •ventes , tantôt étalées ; corolle à quatre pétales onguiculés, entiers; étamines libres, à filets non denticulés ; silique sessile , cylindrique ou un peu anguleuse , à valves concaves , surmontée d’un style ordinairement à peine sensible, à deux loges séparées par une cloison membraneuse ; graines ovées ou oblongues, placées sur un seul rang , pourvues de cotylédons plans , incombans , quelquefois d’une manière oblique. Ces caractères ne conviennent qu’à une partie des Sisymbriumàe Linné. Plusieurs espèces en ont été éloignées par les botanistes modernes pour la formation des genres Nasturtium , Brachyiobos et Diplotaxis. D’un autre côté , De Candolle (Sysl. V eget ., 2 , p. 45g) a réuni à ce genre YErysirnum officinale et plusieurs autres espèces placées dans divers genres de Crucifères. Le genre Sisymbrium diffère de YErysirnum par sa silique non tétragone; de Y Hesperis par son calice qui n’est pas en forme de sac à sa base , et par ses stigmates non connivens ; du Nasturtium et de Y Arabis par ses cotylédons non accombans ; enlin du Si n apis, du Brassica et du Diplotaxis par ses cotylédons plans et non condupliqués. Plus de cinquante espèces constituent ce genre, sur lesquelles l’Europe en nourrit à peu près la moitié. Les autres espèces sont réparties entre les diverses régions du globe, de la manière suivante ; quatre en Amérique , une à Ténériffe , cinq à la pointe australe d’Afrique , quatre dans l'Afrique septentrionale et douze dans les contrées occidentales d’Asie. Ce sont des Herbes annuelles ou vivaces , rarement sousfrutescentes. Leurs feuilles varient beaucoup de formes ; il y en a de très-découpées , de iyrées , de pinnatifides , de sinuées et de presque entières. Les Heurs sont jaunes ou blanches , disposées en grappes qui s’allongent après la floraison.

Les cinquante-cinq espèces de Aijl symbrium , décrites dans le Sysiem\\ Vegetabilium du professeur De Caut j dolle, ont été réduites à cinquante^ trois dans son Prodromus , à caus ' de la formation du genre Andreziotvi kia fondé sur les Sisymbrium intégré folium et eglandulosum. Ces espèce ont été groupées en six sections de 1 manière suivante : i° VEliARTJM. Si!

liques subuliformes , appliquées con| tre l’axe , plus larges à la base , finis sant au sommet en un style très-court fleurs jaunes. C’est dans cette sectio qu’est placé le Sisymbrium ojjici nale ou Erysimum officinale , L., vu gairement nommé Vélar ou Herbl aux Chantres. Celte Plante est trèsf commune le long des chemins dar| toute l’Europe. — 20. Norta. Silique^ cylindriques ; calice étalé; fleurs jau* nés disposées en grappes dépourvu^ de bractées; graines oblongues. Celï section , érigée en genre particulie par Adanson , a pour type le S. s/rid tissimum qui croît dans les local itt montueuses de l’Europe tenrpérée.- 5° Psilostylum. Siliques cylindr ques , apicuiées par un style long 1 giêle; calice fermé; fleurs jaunes graines oblongues. D’après le carat tère que fournit ce style , cette set tion sera peut-être un jour dislingut comme genre particulier. Elle ne reil ferme que le S. ex acoides , D. C. < J Deless. , Icon. Select., 2, tab. 65 espèce du mont Liban. — 4°. Iiuo.Sj liques cylindriques; fleurs jaune:

à pédicelles dépourvus de bractée:

graines ovées , presque triquètres. C groupe renferme vingt -six especi dont les feuilles offrent des forrn<( tellement diversifiées qu’on peut c former trois subdivisions. Parmi ce

les qui ont les feuilles entières c dentées , on remarque le S. hi-span curn , Jacq. , Icon. rar. , tab. J3 Dans les espèces à feuilles pinnées et à lobes entières ou dentées , f Candolle place les é>. obtusa/igulum acutangulum , Irio , Columnœ , etc qui croissent sur les murs et dans r lieux montagneux de l'Europe. En!

la troisième subdivision a pour tyi

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S. Sophia, qui a les feuilles décous en folioles nombreuses. — 5°. Kia. Fleurs petites , jaunes ou blans , à pédicelles pourvus de bracà la base; style court , épais cl iqué. Adanson avait encore formé genre de ce groupe qui se corad’espèces en général origi — res des pays chauds de l’Europe , l’exception du S. penwianu/n. mi ces espèces, nous citerons le upinurn qui croît aux environs de is. — 6°. Auabidopsis. Siliques liires , comprimées, terminées par stigmate sessile et tronqué ; fleurs nches portées sur de courts pédies dépourvus de bractées ; à ce upe appartiennent les Sisymbrium nfolium et pinnatifidum que l’on ive dans les montagnes de l’Eu- On y a aussi placé quelques îtes indigènes de l’Afrique seprionale.

uant aux Sisymbrium Naslurtium vlvestre, que l’on connaît vulgaient sous les noms de Cresson de aine , Cresson d’eau , etc., ces îles font partie du genre Nas/urt. ce mot. (g.. N.)

■ SISYMBRÉES. Sisymbreœ. bot.

'N. De Candolle ( Syst. Veget ., 2,

438) a ainsi nommé la septième u de la famille des Crucifères, clérisée par sa silique bilocu- 11 , déhiscente longitudinalement, i ves concaves et carences; grai- 'ovées ou oblongues , non bor- , à cotylédons plans , incom-

■ , opposés à la cloison. Cette 1 se rapproche de celle des Araes et elle tire son nom du genre 7 ibriutn qui en est le type. V . Si-

bbhe. (g. .N.)

'SYPIJE. Sisyphus. ins. Latreille (premier distingué ce genre, qu’il Ihli aux dépens du grand genre a bæus de Linné et d’Olivier.

Ifroy, ainsi qu’Olivier, dans l’En- •pédic , l’avait confondu avec opi is; enfin Weber et Fabricius distinguaient pas les espèces de genre / Ueuchus . Les Sisy plies partie de la tribu des Scara-

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béidee , famille des Lamellicornes , section des Pentamères; ces Coléoptères ont pour caractères : corps court , épais , convexe en dessus ; tête presque circulaire , un peu prolongée postérieurement , mutique dans les deux sexes; chaperon muni au bord antérieur de deux à six petites dents; yeux paraissant très-peu en dessus; antennes de huit articles , le premier long, presque cylindrique, un peu comprimé; le second globuleux, plus gros que les suivans : ceux - ci peu distincts ; les quatrième et cinquième cupulaircs; les trois derniers formant une massue libre, lamellée , plicatile, ovale; labre et mandibules de consistance membraneuse , cachées : mâchoires terminées par un grand lobe membraneux; palpes maxillaires de quatre articles , le second et le troisième courts , coniques; le quatrième plus long que les deux précédens réunis , fusiforme , se terminant presque en pointe; palpes labiaux velus, leur dernier article peu distinct; lèvre membraneuse , cachée par le menton ; corselet mutique , très-bombé , son bord antérieur échancré pour recevoir la tête; écusson nui ; élytres recouvrant des ailes , ayant une forme triangulaire, n’ayant ni échancrure ni sinuosité à leur partie extérieure , et laissant l’extrémité de l’abdomen à découvert ; pâtes assez velues , les postérieures beaucoup plus longues que le corps; hanches intermédiaires très - écartées entre elles, les autres rapprochées; abdomen presque triangulaire , court et épais. Ce genre se distingue des Ateu~ chus , parce qu’ils ont neuf articles aux antennes; les Gymnopleures et Ilybômes ont un sinus profond à l’angle extérieur de la base des élytres ; enfin les Bousiers , Onthophages, Phanées et Chœridies s’en distinguent par leurs jambes postérieures qui sont courtes et dilatées à l’extrémité. Des caractères de la même valeur séparent les Sisyplies tles autres genres voisins. Leurs mœurs sont les mêmes que celles des

Aîeuchus ; comme eux , ils forment une boule avec des excrémens, et la placent avec un œuf dans un trou qu’ils ont creusé en terre. On n’en connaît que cinq à six espèces propres aux parties chaudes de l’anciencontinent ; la seule espèce que l’on trouve aux environs de Paris est :

Le Sisyphe de Schoeffer , Sisyphus Schœfferii , Latr. ; Copris Schœfferii , Oliv., Encycl., figuré pl. 162 , fig. 7. On ne le rencontre que dans les lieux secs et exposes au midi, (g.)

SISYRINCHIUM. bot. phan. V.

Bermudiène.

SISYRÜPHOPvE. bot. phan. Dans le Dictionnaire des Sciences naturelles, Cassini décrit sous ce nouveau nom son propre genre Chlænolobus.

P . ce mot au Supplément. (g.. N.)

SITARIS. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères , section des Hëtéromères , famille des Tracliélides , tribu des Cantharidies , établi par Latreille aux dépens du genre Cantharis de Geoffroy et d’Olivier, et •pie Fabricius confondait avec ses Nécydalis; les caractères de ce genre sont: corps oblong ; tête penchée; yeux échancrés à leur partie inférieure; antennes filiformes, longues , insérées dans l’échancrure des yeux, composées de onze articles presque cylindriques , le second trois fois plus petit que le suivant; labre transversal, un peu coriace, entier; mandibules fortes , arquées et pointues à l’extrémité; mâchoires composées de deux lobes courts, membraneux , un peu velus à l’extrémité; palpes filiformes , leur dernier article plus long que le précédent , ovale, cylindrique et obtus ; lèvre membraneuse , presque cordiforme , courte, large, surtout à l’extrémité, profondément échancrée; corselet presque carré, plan,, ayant ses angles latéraux un peu arrondis ; écusson assez grand ; élylrcs à peine de la longueur de l’abdomen , se rétrécissant fortement avant leur milieu , béantes à l’extrémité , terminées en pointe, et ne recouvrant pas com-

plétemeut les ailes; pâtes fortes ;{[ jambes postérieures terminées paru deux épines très-courtes, assez lar-jl ges, tronquées à l’extrémité; articles!

des tarses entiers , le dernier terminé! par deux crochets bifides, à divisions!

simples et sans dentelures; abdomen! court. Ce genre se distingue de tous) ceux de sa tribu par ses élytres ré-' trécies en pointe à 1 extrémité posté-jr rieure. Il se trouve ordinairement!

sur les vieux murs exposés au soleil. . Les larves des Sitaris vivent dans lej nid de quelques Abeilles maçonnes ,j et surtout dans celui des Osmics.j Elles se nourrissent probablement dej la pâtée destinée à la larve de l’Hymé-i noplère, ou peut-être dévorent-elles!

aussi cette larve; ce fait n’est pas ' encore éclairci. On connaît deux ouf 'trois espèces de ce genre ; elles se trouvent en Europe. Celle que l’on rencontre aux environs de Paris est : j

Le Sitaris huméral , Sitaris hu-\ meraits, Latr.; Cantharis humeralis , Oliv., GeofF. Il est long de qualrei ou cinq lignes, noir, luisant; ses| élytres sont jaunes à leur base, (g.) I;

* SITHODENDRON. polyf.| (Schvveigger.) Syn. d’Oculine. P'. ce mot. (b.)

SITNIC. mam. Espèce du genre Rat. V. ce mot. (B.)

SITODIUM. bot. phan. Sous ce nom, Gaertuer [De Fruct., i,p. 344, tab. 71, 72) a établi, d’après Banks, un genre qui a pour type Y Arctocarpi/s iategnfolia , L. Voici les caractères qu’il lui a assignés : fleurs de sexes distincts sur le même tronc ; les males forment un petit chaton un peu en massue, à écailles bivalves ; leur corolle est nulle , et elles n’ont qu une étamine ; les fleurs femelles sont dis- J posées en un châlon presque globuleux, involucré de deux folioles colorées et caduques; elles n’ont point de corolle; le stigmate est sessi le sphérique; le fruit esi une baie trèsgrande, muriquée, à un grand nom Lrc de facettes , composée d’un gram nombre de carpelles uniloculaires, mouospermes et soudés intimement-

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