‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 174 sur 282 · SM · texte numérisé non relu

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que l’Animal sera plus complètement connu.

Le nombre des espèces n’est point encore considérable ; nous en possédons quatorze : parmi elles il s’en trouve une fossile de Vulognes; elle a été confondue, soit parmi les Patelles , soit parmi les Cabochons. Ce nombre est néanmoins plus considérable, car nous sommes certain d’en avoir vu plus de six espèces dans diverses collections et que nous ne possédons pas ; nous allons en indiquer quelques-unes.

SlPHONAIRE A CÔTES BLANCHES , Siphonarin l eucopLeura , Patella leucopleura , L. , Gmcl. , pag. 0699, n° 54 ; ibid.; Lamk. , Anim. sans vert. T. vi , pag. 55a, n" 3i ; Lister, Conclu., tab. 53g , fig. 2 2 ; Martini , Conch. T. .1, tab. 7, fig. 56 , .67.

fSiïHONAiRE Siphon , Siphonaria Sipho , Sow. , Généra of recent and fossilShells, n° 2 ; genre Siphouaire,

fig- ï.

Siphonaire exigue , Siphonaria exigu a , Sow., loc. cit., fig. 4.

Siphonaire d’Adanson, Siphonaria Jdansonis , Blainv. , le Mouret , Adans., Voy. Sénég.,pag. 34 , pl. 2.

(D..II

S IP H OTN A IN T UE. Siphonanthus.

bot. phan. Genre de la' famille des Verbénacées et de la Tétrandrie Monogynie, L. , offrant ies caractères suivans : calice ample , à cinq divisions persistantes ; corolle infundibuliforme , dont le tube est ti ès-long, filiforme , le limbe petit , à quatre segmens étalés ; quatre étamines ayant leurs filets plus longs que le limbe de la corolle , terminés par des anthères oblongues, triangulaires; ovaire supèré, très-court, quadrilobé, surmonté d’un style filiforme , de la longueur des étamines, et terminé par un stigmate simple; fruit formé de uatre baies arrondies , renfermées ans le calice , et contenant chacune une seule graine ronde. II. parait certain , d’après les observations de Gaeitner et de Jussieu (Ann. du Mus., 7, p. 65), que YOuieda rnitis de Burmann est la même Plante que

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celle qui a servi de type à Linné pour fonder son genre Siphonanthus , lequel a été réuni aux C/erodendrurn par divers auteurs. Celle Plante a reçu le nom de S. indien, L. ; Lamk., lllustr. , tab. 79 , fig. 1 et 2. C’est une Herbe à lige très-simple, garnie de feuilles sessiles , opposées , ternées , lancéolées, entières, acuminées , glabres et marquées de nervures latérales simples. Les fleurs, dont la corolle est jaunâtre, sont disposées en petits corymbes opposés, situés dans l’aisselle des feuilles supérieures. Cette Plante croît dans les Indes-Orientales. Willdenow a formé une espèce distincte sous le nom de S. angustifolia , de la Plante figurée n° 2 dans les Illustrations de Lamarck. Ce dernier auteur ayant lui-même reconnu que la figure n° 1 est inexacte , il y a lieu de croire qu’elle ne représente qu’une simple variété, malgré les différences qu’offrent ses feuilles, soit dans leur forme, soit dans leur disposition. (g. .N.)

SIPHONASNTHEMUM. bot. phan.

(Amrnann.) Pour Siphonanthe. V.

ce mot. (g. .N.)

SIPHON APTÈRES. Siphonaplera.

INs. Latreille (Fam. nat. du Règn.

Anim.) désigne sous ce nom le dernier ordre des Insectes Aptères; cet ordre est ainsi caractérisé : bouche consistant en un rostelle (ou petit bec) composé d’un tube extérieur ou gaîne (lèvre inférieure) divisé en deux valves articulées , renfermant un suçoir de trois soies (deux mâchoires et la langue) et de deux écailles (palpes) recouvrant la base de ce tube; pâtes postérieures servant à sauter ; corps très-comprimé sur les côtés ; antennes très- rapprochées de l’extrémité antérieure de la tête , presque filiformes ou un peu plus grosses au bout , de quatre articles : une lame que l’Animal élève et abaisse’très-souvent, située au-dessous de chaque œil et dans une fossette.

Ces Aptères paraissent intermédiaires entre les Hémiptères et les Diptères; ils subissent (tes métamor-

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.phosts complètes; de même que les Parasites, ils vivent sur divers Quadrupèdes et sur quelques Oiseaux ; .cette dernière considération les rapproche des derniers Diptères ou des Pupipores qui vivent aussi sur les ■Oiseaux. Cet ordre ne renferme que le genre Puce. V . ce mot. (g.)

SI PHONCULÉS . Siphonculata. ins.

Seconde famille de l’ordre des Parasites établie par Latreille (Fam. liât.

duRègu. Anim.) et renfermant les Parasites qui n’ont point de mandibules et dont la bouche consiste en un museau d’où sort à volonté un siphoncule servant de suçoir. Latreille divise ainsi cette famille :

I. Thorax très-distinct , les six pâtes terminées en manière de pince.

Genres : Pou, Hæmotopine.

II. Thorax très- court, presque nul; corps comme formé simplement d’une tête et d’un abdomen ; les deux pales antérieures monodactyles, les autres dy dactyles.

Genre : Phtihe. V. ces mots, (g.)

SIPHONE. Siphona. ins. Meigen ( Dipt. d’Europe) désigne ainsi un genre de Diptères auquel Latreille avait donné depuis long-temps le nom de Bucente. V. ce mot. (g.)

SIPHONIA. bot. crypt. [Lichens.) Fries a proposé de donner ce nom au genre Dufourea , attendu qu’il en existe déjà un , fondé sur des Plantes phanérogames de l’Amérique méridionale; plus tard ce même savant a proposé de le nommer Siphula.

ce mot ainsi que Dufourea. (a. f.)

SIPHONIE. Siphonia. bot. phan.

Genre de la famille des Euphorbiacées, ainsi caractérisé : (leurs monoïques ; calice quinqnéfide ou quinquéparti, à préfloraison valvaire , et se détachant après la floraison par une fente circulaire près de sa base; pas de corolle ; fleurs males ; filets soudes en une colonne libre au sommet, lequel doit peut-être se considérer comme un rudiment de pistil , portant au-dessous de ce sommet un ou deux verlicilles de cinq anthères

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adnées et extrorses. Fleurs femelles : trois stigmates sessiles , légèrement bilobés ; ovaire marqué de six côtes et creusé de. trois loges dont chacune contient un ovule unique; fruit capsulaire, assez grand, revêtu d’une écorce fibreuse, se séparant en trois coques bivalves. Les deux espèces de ce genre, dont l’une a été observée à la Guiane et l’autre au Brésil , sont des Arbres à feuilles longuement pétiolées, et composées de trois folioles très- entières , glabres , veinées. Leurs fleurs petites forment des grappes paniculées , axillaires ou terminales; une fleur femelle unique termine chacune de ces grappes dont le l’este est couvert de mâles.

L’espèce de la Guiane est connue par la production de la gomme élastique ou caoutchouc , qui n’est autre chose que le suc laiteux dont ses diverses parties sont remplies, concrété après qu’il en a été extrait. Il paraît aussi, d’après le rapport d’Aublet , que ses amandes se recueillent et se mangent. Le nom de Siphonia , qui rappelle les usages du caoutchouc, a été substitué avec raison par Richard à celui d ’Hevea, qu’Aublet donnait à ce genre, et qui présentait absolument la même consonnance qu’un autre déjà connu. C’était pour Linné fils une espèce de Jatropha.

SIPHONIFÈRE. mole. D’Orbigny, en séparant distinctement en trois grands ordres la classe des Céphalopodes , appliqua celte dénomination qui devra être conservée au second de ces ordres , par opposilion au troisième, les Foraminifères. Les Siphoniphères ne renferment que les Céphalopodes dont les Coquilles sont toujours pourvues d’un siphon véritable , quelle que soit d’ailleurs sa position. La juste appréciation de ce caractère de première valeur avait été faite aussi par De Ilaan, et a servi de point d’appui pour la séparation définitive des Coquilles microscopiques , d’avec celles-là. Nous renvoyons à l’article Mollusque où nous avons fait voir le grand avantage de

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la nouvelle classification de D’Orbiyny- (b. .11.)

SIPHONOBR ANCHES. Siphonubranchiata. moll. Dénomination employée par Blaiuville dans son Traité de Malacologie et appliquée au premier ordre de ses Paracéphalophores. Cet ordre renferme la grande série des Mollusques dont la Coquille est canaliculée ou échancrée à la base ; il se partage en trois familles , les Sipbonoslomes, les Entomoslomes et les Angystomes ( V . ces mots, les deux derniers au Supplément). Nous renvoyons également à l’article Mollusque ou nous avons parlé de la distribution générale de ces êtres dans les diverses méthodes. (d,.h.)

SIPHONOSTOME. pois. (Duméî il . ) K. Abdominaux.

SIPHONOSTOMES. Siphonosto mata. moll. Blaiuville ( Traité de Malac. ) a formé sous ce nom une famille qui représente le genre Murex de Linné ; elle est la première de l’ordre des Siphonobranches ; il la caractérise aussi bien d’après les Animaux que d’après leur opercule et leur Coquille , ce qui donne la conviction qu’elle éprouvera peu dechangemens.

Il la sous-divise en deux sections : la première pour les Coquilles qui n’ont point de bourrelet ou bord droit; elle renferme les genres Pleurotome , Rostellaire, Fuseau, Pyrule , Fasciolaire et Turbinelle ; la seconde pour les Coquilles qui ont un bourrelet persistant au bord droit; les genres qu’elle contient sont : Colombellc, Triton , Ranelle et Rocher. V. tous ces mots. Nous avons dit , en traitant l’article Rostellaire, pourquoi nous n’admettions pas ce genre à la place indiquée par Blainville; nous pensons qu’on ne peut le séparer des Strulhiolaires, des Ptérocères et des Strombes. Nous croyons aussi que le genre Colombelle, n’est pas ici à sa véritable place. Ce genre n’est pas canaliculé, niais seulement échancré à la base, ce qui le reporte naturellement dans une autre famille, celle des Entomoslomes. (d..h.)

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SIPMORINS. ois. Vieillot a nom- »r me ainsi la cinquième famille de R tribu des Aléléopodes. Ces Siphorins, du grec Narines en tubes à cause de cette particularité de l’organisation du bec, ne comprennent que deux genres, les Pétrels , Procellai ia, et les Albatros , Diomedea. Ce sont des Oiseaux de haute mer dont les narines, s’ouvrent sur le bec en tubes roulés et solides. (less.)

SIPH05E. Siphosis. polyp. Rafinesque, qui a établi avec si peu de discernement un grand nombre de genres, a fondé celui-ci (Journ. de Phys., juin 1819, p. 429) pour y place)- deux Polypiers fossiles et calcaires , voisins des Millépores. (AUD.)i

S 1 P II O S T O M E. Sip/iosloma. 1 annel. Genre fondé par le docteur Otto qui l’a fait connaître très en détail dans une dissertation publiée à Breslau en 1820. Ses caractères sont : corps cylindrique, allongé,; articulé, atténué aux deux extrémi- ; tés , enveloppé dans une peau extrêmement mince, diaphane, pourvu de chaque côté d’uue double série de soies dirigées en avant, et dont les : antérieures , rapprochées , forment ; deux espèces de peignes avancés ; bouche inférieure, subterminale, avec une masse de cirres extrêmement nombreux en avant, et une paire de cirres tentaculaires en arrière , composée de deux orifices pla- ; cés l’un en avant l’autre. Le premier plus petit, canaliculé à la base d’une avance en forme de trompe, et le second beaucoup plus large et arrondi plus en arrière. Le docteur Otto a observé cctle Annelide curieuse sur les côtes de Naples au mois de décembre 1818, et il paraît en avoir donné une figure dans sa dissertation; mais nous ne connaissons cette dissertation que par l’article Siphostome du Dictionnaire desScienccfe naturelles de Levrault, et nous emprunterons les détails qui vontsuivre à l’auteur decet articlequi pai’aît avoir eu sous sesyeux le travail du docteur Otto. «Son corps cylindrique , allongé, fiexueux , d’en*

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on trois pouces de long , s’atténue : < deux extrémités, mais surtout arrière; à la distance d’un demiuce environ de l’antérieur, il offre i. rendement, indice de la place ï 'occupent les viscères. Le nombre

• s segmens du corps est d’environ i arante; mais ils sont peu distincts

ce n’est du côté du ventre qui est lati. Les côtés du corps sont héris—

- ; par un grand nombre de soies des, longues , épaisses , surtout au lieu, peu brillautes, blanchâtres,

; mant deux rangées longitudinales ,

■ tantes; chaque anneau portant deux ces soies de chaque côté. Ce qu’elles i'ent encore d’assez singulier, c’est ’elles sont toutes dirigées en avant, contraire de ce qui a lieu dans a.'is les autres Chétopodes. Les soies anneaux qui composent l’extréi: té antérieure comme tronquée, ni fort grandes, serrées les unes mtre les autres horizontalement , i manière à imiter de chaque côté i. e sorte de peigne dirigé en avant mime dans les Pectinaires de Laiirck, et pourvu à sa racine d’une aantité considérable de cirres tenuilaires extrêmement courts et lait, ux. Entre ces deux faisceaux et à face inférieure est la tête propremt dite, de forme conique, adhéute au corps par le sommet du ne, et se prolongeant anlérieureî: nt eu une petite trompe. C’est à Ibase de ce prolongement probosliforme qu’est le premier orifice

• -cal qui se continue en gouttière nant toute sa longueur, et que le

■teur Otto regarde comme servant •suçoir. La seconde bouche est plus arrière; elle est beaucoup plus i nde et entourée par un bourrelet i ial en fer-à-cheval , à la partie poseure duquel est une paire de teuules subcomprimés , mobiles , 'articulés et avec un sillon profond le bord. L’anus est arrondi , nd et tout-à.-fait terminal. » Malcelte description , que nous avons

1 obligé de donner en entier à cause la singularité des faits , il sedifficile d’assigner la place de

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cette Annelide dans la série méthodique. La présence de deux ouvertures buccales est un fait si étrange que , s’il n’y a pas erreursur ce point, il constitue à lui seul un caractère distinctif d’une grande valeur ; mais , à part ce caractère, il est impossible de déterminer la famille à laquelle on devra rapporter celte espèce. La présence d’une tête, d’une trompe et de soies qui semblent subulées,la range, il est vrai, dans l’ordre des Néréidées ; mais, comme on ne sait lien des branchies , des antennes , des yeux et des mâchoires , il serait hasardeux de préciser davantage le rapprochement. La dissertation du docteur Otto présente quelques autres faits assez curieux , mais qui n’ajoutent rien à la connaissance de l’organisation extérieure de cette Annelule. L’espèce unique qui compose ce nouveau genre a reçu le nom de Diplochaite, Diplochaites , à cause dudoublerang de ses acicules. (aud.)

SIPIIOSTOMIA. pois. Rafinesque a proposé sous ce nom une famille comprenant les Colubrinia et les Aulostumia , ayant dix genres, (less.)

SIPHULA. bot. crypt. ( Lichens. ) Fries a donné ce nom au genre décrit par Acharius sous celui de J)ufourea , nom qui a été réservé, comme on sait, à un genre de Phanérogames. V . ce mot. Le genre Siphula est ainsi caractérisé par Fries : apothécies en forme de disque ouvert, régulier , fixées aux extrémités renflées du thallus; cupule analogue au thallus, presque oblitérée, bordant à peine les apothécies; thallus membraneux, d’une couleur uniforme , presque fistuleux. Ces Plantes croissent sur la terre et sur les rochers; (leux habitent les Alpes ou le nord de l’Europe; deux autres croissent au cap de Bonne- Espérance.

(ad. b.)

SIPHUNCÜLUS. eoss. Luid ( Lit.

Brit., nQ 1201) a donné ce nom à une Serpule ou Vermilie fossile. F . Ser-

PUJjE. (A-. R.)

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