‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 181 sur 282 · S. MI · texte numérisé non relu

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et d’une matière colorante , rougeâl :

tre , soluble dans l’eau. Très en vogun autrefois comme sudorifique et diu-jl rétique, la racine de Squme est etm ployée dans les mêmes circonstance que la Salsepareille; mais elle es moins active. . (a. R.)

SMILACÉES

PARAGI-NEES.

POT. PHAN. V . AS 4 (A. R.);

SM1LACINE. Smilacina. bot’ phan. Genre de la famdle des Asparat ginées et de l’Hexandrie Monogynie L. , établi par le professeur Desfou-»

taines, et qui a pour type le Conval laria racemosa , L. Voici ses carac tères : le calice est formé de six sé

Ïiales unis seulement par leur base es étamines, au nombre de sept ont leurs filets distincts et écartés Le fruit est charnu , globuleux e à trois loges. Ce genre a reçu u grand nombre de noms; Heistcr I nommait Salamouia, Adanson Way gneta, Necker Toraria , Mœnch PM lygonastrurn. Mais le nom de S mil a cina, donné par le professeur Desfontaines, a été généralement adopté quoique les autres lui fussent anléM rieurs. Les especes de ce genre sont( des Plantes herbacées , vivaces , à ra-« cine fibreuse ; les feuilles sont radicales ou portées sur la tige ; les fleurs sont blanches , disposées en sertule, en épis ou en grappes terminales.

INuttal réunit à ce genre le Meantheinum de Desfontaines qui n en diffère que par le nombre quaternaire de ses parties. (A. B.)

SMILACINËES. bot. phan. Pour Smilacces. V. ce mot. (B-)

SMILAX. V. Smilace.

SMITH IE. Smilhia. bot. phan- Genre de la famille des Légumineuses et de la Diadelphie Décandrie, L., établi par Ailon ( Hort . Kew., éd.

1 , vol . 5, p. 496), et offrant les caractères suivans • Mliw hinarti : co-

calice biparti rolle papilionacée; étamines formant

J V5 A arll-

deux faisceaux égaux ; gousse articulée, plissée, renfermée dans le calice. Ce genre, auquel Gmelin avait donné le nom de Petagnana, fait par-

SMY

; de de la tribu des Hédysarées de De ICaudolle. Il est extrêmement rap- , proche de Y Æschinomene , et ne s’en distingue que par sa gousse renfermée dans le calice , et divisée en articles incombans , organisation semblable à celle du fruit du Lourea ; ild’ou il suit que le Smithia a le ca- ^ lice , les étamines et le port de 1 'Æschinomene avec le fruit des Lourea.

Ou îe connaît que trois espèces apioarlenant à ce genre. Le Smit/iià .'Sensitiva , Ait., loc. cit. ; Salisbury , ‘Farad. Lond., lab. 92 , est l’espèce principale. C’est une Plante annuelle [•originaire de l’Inde orientale , ainsi que le S. geminijlora de Piolh qui en diffère à peine. Le Smithia conferla , iîiniih, ou S. capitata , Desv., croît élans la partie intertropicale de la >Vouvelle-Hollande. Quant au S. spiu:ata de Sprengel , indiqué comme originaire de la Sénégambie , c’e.it une Plante de genre inconnu , mais q fui paraît totalement différent du dirait hia. (g.. N.)

SMITTEN. mam. Singe mentionné >ar Bosrnan , et que l’on croit être le 'himpanzé, Simia troglodytes. V.

)rang. (is. g. st.-iï.)

SlMYNTHURE. Smynthurus. ins.

ixenre de l’ordre des Thysanoures , amille des Podurelles , établi par .iatreille aux dépens du genre Por i ura de Linné, et ayant pour carach i ires : antennes plus grêles vers leur ’• 'xtrémité, terminées par une pièce nnelée ou composée de petits artiles; tronc et abdomen réunis en ! ne masse globuleuse ou ovalaire.

Ces Insectes ressemblent beaucoup ux Podures , mais ils en diffèrent par R :s antennes qui , dans ceux-ci , sont e la même grosseur dans toute leur î!r 'ligueur et sans anneaux ou petits : f 'ticles à leur extrémité. Le tronc es Podures est distinctement artidé , et leur abdomen est étroit et ( ilon g.- Le genre Sinynthure corresind exactement à la seconde section i 3S Pod u es de Degéer ; cet auteur a mné quelques détails sur les habi- : ’ des de la plus grande espèce ( Sm.

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brun ) qui habite ordinairement les morceaux de bois et les branches d’arbres restées long-temps sur un terrain humide; on n’en voit jamais dans des lieux secs , et il paraît que leur nourriture consiste dans les particules humides du bois à demi pourri. Les Smynthures font de grands sauts quand on les touche , et on aperçoit aussitôt après le saut que leur queue se trouve étendue en arrière et dans une même ligne avec le corps; mais peu après elle se remet dans la première position , et l’Animal aide ce mouvement en haussant un peu le derrière. Outre cette queue , qui ressemble beaucoup à celle des Podures, ces Insectes sont pourvus d’un organe très-extraordinaire et que l’on ne trouve pas aux Podures : en dessous du corps , justement entre les pointes des deux dents de la queue fourchue , il y a une partie élevée cylindrique , de laquelle il soi t deux longs fiiets membraneux , transparens , très-flexibles et gluans ou humides. Ces filets, qui sont arrondis au bout et presque de la longueur de tout l’Animal, sont élancés avec force et vitesse hors de la partie cylindrique dont nous avons parlé, l’un d’un côté et l’autre de l’autre, et cela uniquement lorsque l’Insecte a besoin de s’en servir , après quoi ils rentrent dans le court tuyau cylindrique comme dans un étui , et en même temps dans eux-mêmes de la même manière que les cornes des Limaçons rentrent dans leur tête.

Voici^ l’usage que Degéer a vu que les Smynthures faisaient de ces organes remarquables : quand l’Insecte, qu’il avait placé dans un vase de terre , marchait contre les parois, il lui arrivait souvent de glisser; dans l’instant même les deux filets paraissaient, et étant lancés avec rapidité hors de leur étui, s’attachaient dans le moment au vase par la matière gluante dont ils étaient enduits , en sorte que l'Animal se trouvait alors comme suspendu à ces deux filets ; et qu’il avait le temps de se raccrocher rte nouveau avec les pieds. Il est

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