V. Phaj.angère. (g..n
RYGH1E. ins. Et non Rygc/iie.
Spinoia a rangé sous ce nom quelques espèces de Guêpes qui appartiennent au genre Odynère de Latreille. 'V. ce mot. (aud.)
* RYN CHOSPORE . BOT. PHAN.
Pour Rhynchospore. V. ce mot.
* RYPAROSA. bot. phan. Nouveau genre de la famille des Euphorbiacées et de la Diœcie Penlandrie , L- , établi par Blume ( Bijdr . Flur.
ned. Ind., p. 600), qui l’a ainsi caractérisé : (leurs dioïques; calice tripartite; cinq pétales munis intérieurement , dans les fleurs femelles , d’un pareil nombre de petites écailles. Les fleurs mâles ont cinq étamines placées autour d’un rudiment de pistil , et dont les anthères sont adnées extérieurement. Les fleurs femelles ont l’ovaire entouré de cinq glandes pédicellées et alternes avec les pétales ; cet ovaire est à deux loges renfermant chacune un ovule; il est surmonté de deux stigma tes larges, sessiles et échancrés. Le (ruit est revêtu d’une écorce sèche, un peu tomenteuse, ponctuée; il ne renferme qu’une ou rarement , lorsqu il est biloculaire, deux graines dont l’embryon est latéral. Le Ryparusa cæsia est un Arbrisseau à feuilles alternes, sans stipules, oblongues - lancéolées , acuminées , trèsentières, veinées, glabres en dessus, glauques en dessous , à fleurs disposées en épis simple» et axillaires.
Cette Plante croît dans les montagnes de Salak , à Java. (g..n.)
BYS. MrM. L’un des noms de pays
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du Lynx , appelé Rys-Ostrowidz par les Polonais. V. Chat. (b.)
* RYTIDEA. bot. phan. (Sprengel.) Pour Rutidea. V. Rutidée.
RYTINE ou STELLERE. Rytina.
MAM. Le docteur Steller décrivit, dans le tome second , p. ag4 , des Actes de l’Académie de Pétersbourg, un Animal de l’océan Pacifique boréal, qu’iL prenait pour un Lamantin , bien qu’il s’en éloignât beaucoup. Linné ne reconnut point cette différence , et le Manatus de Steller devint pour lui une variété du Lamantin d’Amérique, sous le nom de Trichecus Manatus boreaiis. Cette opinion fut adoptée par Gmelin , par Erxleben et par Lacépède. Shaw en fit une espèce distincte, mais en la laissant toujours dans le genre Manatus. Cuvier le premier caractérisa les Rylines en les séparant des Lamantius , et les décora du nom de Slellère en l'honneur du premier naturaliste qui les a fait connaître.
Iliiger , en 1811 , changea le nom générique de Stellerus en celui de Rytina qu’il tira du grec, et qui signifie rude, nom qui ne dit rien, taudis que le premier est l’offrande de la science , et rappelle la mémoire du médecin de l’expédition de Behring et les honorables souffrances qu’il eut à endurer pour s’occuper d’histoire naturelle dans ce voyage périlleux. Les Rytines ne comprennent donc qu’une espèce unique , espèce dont nous n’avons même pas de figure, et sur laquelle les renseignemens de Steller et ceux de Kraeheninnikow ( Voyage en Sibérie de Chappe, et Description du Kamtschatka par Kracheninnikow, trad. du russe, 2 vol. in-4, Paris, 1768) sont les seuls documens que nous possédions, et. .les seuls qui aient servi à tracer Son histoire dans les divers ouvrages publiés sur les Mammifères.
Les caractères les plus remarquables des Rylines consistent dans la forme et la texture des dents. Celles-ci en effet ne sont qu’au nombre de qna-
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t»;e , et elles sont disposées de manière qu’il n’y en a qu’une de chaque côté à l’une et à l’autre mâchoire.
Ces dents, toutes mâchelières, ont leur couronne aplatie , et sillonnée sur sa surface de lames d’émail formant des zig-zags ou des chevrons brisés. Leurs racines sont nulles , et chacune d’elle n’est par conséquent pas implantée dans l’alvéole , mais seulement tenue sur l’os de la mâchoire par des fibres solides. Leur nature est plutôt cornée qu’osseuse.
La tête est obtuse, sans cou distinct.
LeS oreilles n’ont point d’auricules extérieures, et le corps, assez épais et massif à son milieu , aminci vers la queue, est recouvèrt d’un épiderme extrêmement, solide, trèsépais, entièrement privé de poils, niais composé de fibres denses et perpendiculaires au derme. Les mamelles sont placées sur la poitrine -et au nombre de deux. Les nageoires, qui tiennent lieu de bras , sont entières , sans apparence d’ongles , et seulement terminées par une callosité ayant l’aspect ongulé. La nageoire caudale est très -large, peu longue et disposée en croissant, dont les deux extrémités se prolongent en pointes aiguës. Tels sont les principaux caractères qui séparent les Rytines des Dugongs et des Lamantins.
L’organisation de leurs viscères offre aussi quelques particularités trèsremarquables. Ainsi, ils ont des lèvres épaisses , qui semblent divisées chacune en deux bourrelets arrondis et saillans. La bouche est petite et placée en dessous du museau. Les yeux peuvent être voilés par une crête ou membrane solide , de nature cartilagineuse , qui forme comme une troisième paupière à l’angle interne de l’orbite. Les os des membres extérieurs existent comme chez les Lamantins ; mais ceux de la main se réduisent au carpe et au métacarpe , et les phalanges manquent complètement. On compte dans la formation de leur squelette six vertèbres cervicales , dix- neuf dorsales et trente-ciuq caudales. Deux os des
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îles , arrondis , allongés, sont attachés par de forts ligamen; vis-à-vis la vingt-cinquième vertèbre et sillonnent le bassin. L’estomac ne forme qu’une poche unique, et le canal • intestinal est d’une longueur qui porte jusqu’à quatre cent soixantesix pieds. Le cæcum est très-développé ; et le colon, élargi et boursouflé, a de foi tes brides qui renflent la continuité de son tube.
Le Rytine ou Steleère bokéal, Stellerus borealis , Desm. \.Manatus , Steller, Act. Petrop. Nov. cornrn.
T. ii, p. 2g4 ; Tric/tecus Manatus , var. borealis, L. , Gmel. ; Manali balœnurus , Bodd. , El. 173 ; Trichecus borealis, Shaw , Gen. Zool.; le grand Lamantin du Kamischatka , Daub., Dicl. encyel. ; Sonnini, Nouv.
Dict. d’Hist. nat. T. xn , p. 5oi , ire édit. Steller et Kracheuinnikow donnent au Rytine boréal le nom de Manate et de Vache de mer. C’est une espèce mitoyenne, disent-ils , qui tient de la bête marine et du poisson. Voici la description qu’ils tracent à peu près en ces termes : cet Animal né sort point de l’eau; ce liquide est son habitation exclusive.
Sa peau est noire , très-épaisse , rude, inégale sur sa surface, et imite, suivant Steller, l’écorce rugueuse d’un vieux chêne. Elle est tellement fibreuse et résistante , que le meilleur instrument peut à peine l’entamer. La tête est petite par rapport au corps; mais sa forme est allongée , déclive depuis le sommet jusqu'au museau.
Les moustaches sont blanches , recourbées et longues de quatre à cinq pouces. Les narines occupent l’extrémité du museau; leur longueur égale leur largeur, et elles sont velues dans leur intérieur. Les yeux sont noirs et placés au milieu de l’intervalle qui sépare le trou auditif externe du museau et sur la même ligne qué les narines; ib> sont a peine aussi grands que ceux d’un Mouton , et par conséquent ils paraissent n’être pas proportionnés avec les formes mouslrueuses de 1 Animal ; ils n ont pas de sourcils. Les oreilles ne sont
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point visibles à l’extérieur , et elles ne s’ouvrent que par de petits trous; bien que le cou soit tout d’une venue avec le corps , les vertèbres cervicales ont cependant des niouvemens de flexion, surtout en bas. Le corps est arrondi, plus élargi vers le nombril et rétréci vers la queue; celle-ci est grosse et épaisse. Les nageoires brachiales sont situées presque sous le cou , et non-seulement elles servent à la natation, mais encore elles permettent aux Stellères de se cramponner sur lqs récifs et de s’y maintenir solidement. Il arrive quelquefois que les membranes qui les enveloppent se déchirent et se cicatrisent en formant des festons qui ne sont jamais qu’accidentels. Le Rytine boréal a communément vingt -cinq pieds de longueur sur une circonférence , dans l’endroit le plus large, de dix-neuf pieds, et pèse, dit- on , jusqu’à six mille six cents livres (deux cents ponds russes ; le poud russe est de trente-trois livres anciennes de France environ).
Les Rytines vivent par bandes et dans les baies où la mer est calme, et surtout ils fréquentent de préférence les embouchures saumâtres des rivières. Les mères- ont le soin, lorsqu’elles nagent et qu’elles sont réunies , de placer leurs petits au milieu d’elles, afin de protéger tous leurs mouvemens. Ces Cétacés, dans les heu res de la marée montante , s’approchent tellement des rivages, qu’on
f>eut les atteindre avec des bâtons et eur toucher le dos avec la main , suivant Steller. Ils vivent en bandes composées chacune des père et mère, d’un petit déjà grand et d’un plus jeune, Ce qui porte à penser qu’ils sont monogames; la portée des femelles dure neuf mois, et n’est que d’un fœtus. La fécondation a lieu au printemps, et les femelles mettent bas en automne. Les Rytines. sont d’une grande voracité. Ils mangent presque constamment, et rien alors, pendant cet acte, ne peut les distraire et les faire fuir. Ils viennent de temps à autre respirer à la surface de
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la mer en soufflant avec force. Lorsqu’ils nagent , ce qu’ils font paisiblement et sans saccade , ils ont une partie du corps hors de l’eau. C’est alors que des Oiseaux de mer viennent , suivant les Russes , dévorer de petits Crustacés marins qui s’attachent sur leur épiderme. La nourriture que ces Animaux recherchent se1 compose de quelques espèces de Fucus et d’ülves, dont ils ne broutent que les parties les plus délicates; aussi lorsqu'ils abandonnent le rivage où.
ils ont fait leur pâture , la mer rejette bientôt sur la grève une énorme quantité de racines et de tiges qu’ils ont détachées de leur base. Une fois qu’ils sont rassasiés, les Rytines fce couchent sur le dos et donnent dans cette position; mais lorsque la mer vient à baisser, ils s’éloignent alors et gagnent le large, de crainte de s’échouer. Les glaces en écrasent beaucoup pendant l’hiver, ainsi que les tempêtes qui les surprennent trop près des côtes. Dans cette saison ils sont très-maigres , ce qui tient au peu de nourriture qu’ils se procurent avec peine pendant cette époque rigoureuse. C’est au printemps , lorsque la nature , engourdie sous les frimas et sous les glaces , se ranime et se réchauffe, que les Rytines se cherchent une compagne et se livrent à la reproduction; ils choisissent un temps serein , une mer unie et calme , et une belle soirée pour satisfaire leurs désirs : un peu de coquetterie de la part des femelles les a encore aiguisés , et ce n’est qu’après d’aimables préludes, de vives caresses , des fuites simulées , que celles-ci se renversent pour recevoir entre leurs nageoires les mâles qui les poursuivent.
Les habitons du Kamtschatka font la chasse à ces Cétacés, dont ils retirent divers produits ; ils les harponnent le plus ordinairement avec des fers auxquels tiennent des cordes que des hommes postés sur le rivage ti-, rent aussitôt lorsque l’instrument est fixé dans le corps. Mais souvent il arrive que les harpons sont arrachés.
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par la résistance qu’opposent les Ry tines cramponnés sur des rochers avec leurs nageoires, et que des embarcations armées sont obligées alors de les assommer. Les vieux individus, engourdis par l’âge ou par la graisse, sont bien plus faciles à prendre que les jeunes qui sont trèsagiles. Tous les individus de la troupe se précipitent d’habitude vers celui d’entre eux qui a reçu de graves blessures ; mais leur sollicitude vaine et infructueuse ne fait souvent qu’assurer la perte de la famille entière, sans préserver aucun d’eux des coups qui leur sont destinés. Les mâles paraissent surtout porter le plus vif attachement à leurs femelles, et suivent leur corps traîné vers le rivage sans être émus du danger qui les menace ; touchant exemple d’amour conjugal qu’attestent les observations des deux naturalistes russes que nous avons cités. Les sens de la vue et de l’ouïe sont très-peu développés et leur usage paraît être imparfait ; la voix, dit-on, ressemble au mugissement d’un bœuf.
Les Tartares tsch litchis font de larges baïdares avec les peaux des Rytines ; les Kamlschatdales recherchent leur chair qu’on dit être savoureuse , quoique difficile à cuire et un peu coriace. La graisse des jeunes a le goût du lard , et les muscles celui du veau; on en fait des bouillons excellens. L’espèce de Cétacé dont nous parlons est extraordinairement commune dans les mers qui baignent la presqu’île du Kamtschatka; elle fournit à la subsistance de la plus grande partie de la population. On doit le retrouver dans toutes ces baies qui morcellent la côte-nord de l’Amérique et que présentent les groupes d’îles Kurdes et Aléoutiennes qui forment des ceintures à la partie boréale du grand Océan.
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Othon Fabiicius, dans sa Faune , affirme avoir trouvé au Groenland un crâne de Ryline. Ce fait n’a rien qui répugne à la vraisemblance , il servirait à prouver de nouveau qu’il existe un canal dont les eaux sont presque toujouis gelées, et par lequel, sous le pôle boréal même, les océans Atlantique et Pacifique communiquent entre eux. Il est bien étonnant que les Ptusses, qui possèdent ces contrées et qui y expédient fréquemment des navires dont les missions ont un vernis scientifique, ne nous aient pas encore toul-à-fait fixés sur l’Animal dont nous avons esquissé tout ce qu’on sait de sou histoire. (less.)
RYTIPHLÆA. bot. cryft. ( Hy clrophytes.) Ce genre , formé par Agardh parmi ses Confei voïdes , a pour caractères : fronde aplatie, distique , transversalement striée , pourpre, venant noire par la dessiccation, à rameaux recourbés ; fructification double, consistant, i° eu capsules sphériques à sporanges pyriformes; 2° en siliques lancéolées à sporanges subglobuleuses. Ce sont de petites Plantes marines qui teignent en pourpre , et dont les principales espèces.
Fucus purpureus,' Turner, lab. 224, et articulalus , tab. 25, fig. 2, sont de la Médite ranée et des enviions deCadiz, où Clémente les confondit, ainsi que nous le prouvent les échantillons étiquetés de sa main, sous le nom de Fucus tinctorius . Il en existe trois ou quatre espèces de plus que les trois mentionnées par Agardh dans son Systema Algarum , p. iGo. (B;)
RYZ2EÏNA. mam. (Uliger.) V. Su-
RÏCATE.
RYZOPHAGE et RYZOPHORE.
ins. - Pour Rhyzophagc et Rhyzophore. F. ces mots. . (s.)
SAU
SAU
SaàMENSTEIN. min. (Lehmann.) Syn. de Roches amygdaloïdes. (b.)
SAAMOUNA-. bot. phan. L’Arbre brésilien désigné sous ce nam dans Pison , peut être indifféremment un Boinbax ou un Pavia. V. ces mots.
SABADILLA. bot. phan. Espèce du genre Vératre, et synonyme de Cévadille. T', ce mot. (b.)
* SABAK. bot. phan. Nom vulgaire , dans ia Nubie, d’une espèce de Casse ( Cassen SabaA), décrite par Delile dans l’Appendice botanique au voyage de Cailliaud à Méroë. Selon ce voyageur, c’est un Arbuste qui fournit une gousse très-large, renfermant des graines rouges de la grosseur de celles du Tamarin. On se sert de ces gousses pour la préparation des peaux. (g.. N.)
SABAL. bot. phan. Genre de la famille des Palmiers , et de l’Hcxandrie l'rigynie , L., établi par Adanson , et ainsi caractérisé par Marlius [Palm, généra , p. 8) : fleurs sessiles , hermaphrodites, disposées sur un régime rarneux entouré de spathes incomplètes. Chaque fleur offre un périanlhe extérieur presque campanule, tridenté; un périanthe intérieur ( corolle , selon Martius) à trois segrnens ; six étamines distinctes; un ovaire triloculaire , surmonté de trois styles soudés en un seul, et portant des stigmates simples; une baie à trois noyaux ou à un seul par suiled’avorlement; la graine est munie d’un albumen solide ét d’un embryon latéral. Le docteur Guersent a publié (Ballet, de la Soc. Philom. , n. 67, tab. 20) de bonnes obseï valions sur ce genre qui a pour type le Coryp/ia minur de Jacqmn 'Hart. Pinricb., 5, P- 8, t. 8 ) ou Chamœrops acaulis de Michaux. C’est un très-petit Palmier
à [rondes paimées-flabelliformes , à hampes latérales, à fleurs blanches auxquelles succèdent des baies noirâtres de la forme d’une Olive. Il croît dans la Caroline et la Virginie.
SABATELE. bot. crypt. On ne peut dire positivement quel est le Champignon mangeable qui, selon l’abbé Sauvages, porte ce nom en Languedoc'. Il est présumable que c’est un Agaric voisin des procerus.
* SABAZIE. Sabazia. bot. phan.
Genre delà famille des Synanthérées, tribu des Hélianthées-Hélcniées , nouvellement proposé par Cassini dans le Diclionnaiie des Sciences naturelles , et qu’il caractérise ainsi :
involucre hémisphérique, composé d’environ sept o.u huit folioles sur deux rangées à peu près égales , çvales-oldongues , aiguës, planes et marquées de nervures. Réceptacle conique, garni de paillettes plus courtes que les fleurs , en forme de soies , linéaires , planes , glabres et diaphanes. Calalhide radiée, dont les fleurs du centre sont nombreuses , régulières , hermaphrodites; celles de la circonférence sur une seule rangée , peu nombreuses, en languette, et femelles. Akènes du disque et de la circonférence cunéiformes, pentagones, striés , glabres , totalement dépourvus d’aigrette. Les corolles des fleurs centrales ont le tube velu , le limbe plus long que le tube, presque campanule , et à cinq dents. Les corolles des fleurs marginales ont le tube velu , la languette large , elliptique ou obovale , trilobée au sommet et munie de six nervures. Ce genre est fondé sur une Plante rapportée du Mexique par Hmnboldl et Bouplaud , et qui a été décrite et (iguiéc par Kuuth [N ou. Gêner, et Spec. Plant.
ao
SAB
œquin. T. iv , p. 264 , tab. 5g4; sous le nom d’Eclipta humilis. C’est une petite herbe annuelle, dressée, haute de trois à quatre pouces, ayant une tige tétragone, hispidule et presque dichotome. Les feuilles inférieures sont opposées, portées sur de courts pétioles , oblongues , glabres, entières ou bordées de quelques grandes dents; les supérieures sont plus petites , presque sessiles , lancéolées ou linéaires, ciliées ou hispidules sur les bords. Les calathides ressemblent à celles de certaines Pâquerettes {Bellis annua) et sont solitaires sur des pédoncules terminaux et axillaires.
Le nom de Sabazia offre l’inconvénient d’avoir presque la même consonnance que celui de Sabbatia qui s’applique à un genre de Geuliauées établi par Adanson , et aujourd’hui généralement adopté. (g. .N.)
SABBATIE. Sabbatia. bot. phan.
Genre de la famille des Gentianées et de la Pentandrie Digvnie , L. , établi par Adanson sur le Chlora dodecandra , L. , et adopté par Salisbury, Pursh et la plupart des auteurs modernes. Voici ses caractères principaux : calice cyathiforme à la base, ayant son limbe profondément, divisé en segmens étroits dont le nombre varie de cinq à douze , séparés par de larges sinus; corolle dont le tube est court, renflé, en forme de turban, et le limbe profondément divisé en lobes dont le nombre est le même que ceux du calice; étamines aussi en même nombre , insérées sur l’entrée du tube qui, quelquefois, offre un rebord proéminent, ayant leurs anthères roulées au sommet en dehors et en forme de crosse; fruit uniloculaire dont les valves sont ovales , un peu charnues ; style dressé, surmonté de deux stigmates tordus en spirale; graines scrobiculées.
A ce genre appartiennent plusieurs espèces confondues avec les C/uronia par les auteurs, mais elles s’en distinguent suffisamment par la forme du limbe du calice, composé de folioles étroites séparées par des sinus ;
SAB
par la forme du tube de la corolle qui est renflé; et surtout parles anthères qui sont roulées en crosse à l’extrémité , et par le stigmate à deux branches tordues en spirale ; mais ce dernier caractère n’est pas constant dans toutes les espèces. Les Sabbaties sont toutes indigènes de l’Amérique septentrionale. Ce Sont des Plantes herbacées , à tiges grêles, droites , divisées au. sommet en rameaux dichotomes , garnies de feuilles opposées , entières, ordinairement linéaiies ou lancéolées, et à fleurs roses, ayant l’aspect des Chironies du Cap. Nous indiquerons comme espèces principales ; i° le Sabbatia chloroides ; Chlora dodecandra , L. ; Chironia chloroides , Michx. ; 2° le S. gracilis , Salisb. , Parad. Londin. , tab. 32; Chironia campanulata , L.; Chironia gracilis , Michx.; 3? S. calycosa , SlmSyBo/an. Magaz. , tab. 1600; 4° S. angularis ; Chironia angularis, L.; 5° S. paniculata ; Chironia paniculata , Michx.
Mœnch a séparé sous ce nom générique de Sabba/tia , qu’il ne faut pas confondre avec le Sabbatia d’Adansou , les Satureia Juliana et glauca, espèces qui diffèrent des autres Sarriettes par un calice strié moins évasé , et par l’ouverture velue de la corolle. Ce genre n’a pas été adopté.
* SABBERE. bot. phan. (Forsltahl.) Nom de pays de X Alo'è maculata.
SABDARIFFA. bot. phan. (De Candolle). V. Ketmie.
* SABELÉ. ois. Le prince de Wied- Neuwied, dans son Voyage au Brésil (T. .ni , p. 8) , parle , sous ce nom brésilien , du Tinarnus noctivagus , qu’ailleurs on appelle Juo. (j.ess.)
SABELLAIRE. Sabellaria. ANNEL.
Lamarck avait établi te genre dans l’Extrait de son Cours de Zoologie des Animaux sans vertèbres, publié au mois d’octobre 1812. Depuis (Hist.
nat. des Aniin. sans vert. T. v , p. 36o ) , il en a fait connaître les caractères en y rapportant deux espèces.
SAB
La première de ces espèces est la Sabellaire alvéolée qui, dans la méthode que nous suivons ici , doit être rapportée au genre Hermelle ( V . ce mot); la seconde est la Sabellaire à grands tubes , Sabellaria crassissima, figurée par Pennaut ( Zool . Brit., 4 , pl. 92 , fig. 162 ) , et trouvée à La Rochelle. Savigny ne mentionne pas cette espèce dans son genre Hermelle, et il serait difficile de décider si elle lui appartient réellement. Quoi qu’il en soit, on peut considérer le genre Sabellaire de Lamarck comme synonyme du genre Hermelle de Savigny.