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ricot , renfermant un noyau solitaire dans lequel est *une graine attachée par un ligament en forme de massue,*' celle graine est spirale , anfractueuse, offrant une seule fente sur un des côtés, deux sur l’autre, suivant le plissement des cotylédons. (g.. N.)
SABICE. Sabicea. bot. phan.
Genre de la famille des Rubiacées et de la Pentandrie Monogynie, établi par Aublet {Plant. Guia/i. , vol. 1 , p. 192), et ainsi caractérisé : calice turbiné, divisé à son limbe en cinq découpures oblongues , aiguës; corolle infundibuliforme , dont le tube est long, grêle , le limbe évasé , divisé en cinq segmens lancéolés , aigus ; cinq étamines dont les filets sont courts , insérés vers l’orifice du tube de la corolle qu’ils dépassent à peine , et terminés par des anthères oblongues ; style long , filiforme , terminé par cinq stigmates étroits; baie pyriforme, rougeâtre, couronnée
1>ar les découpures du calice, à cinq oges renfermant un grand nombre de graines anguleuses et fort petites.
Schreber a inutilement changé le nom de Sabicea en celui de Schwenkfeldia, qui malheureusement a été admis par quelques auteuis, et notamment par Willdenow et par Ruiz et Pavon. Dans une espèce { Sabicea aspera, Aubl.),le nombre des parties de la fleur varie de quatre à cinq.
Le nombre des espèces de ce genre ne s’élève qu’à environ six ou sept.
Ce sont des Arbrisseaux grimpans , à feuilles ordinairement velues ou hérissées en dessous , et à fleurs axillaires, tantôt sessiles , tantôt pédonculées. Ces Plantes croissent daus les climats chauds de l’Amérique, particulièrement à la Guiane et dans les Antilles. Les espèces principales du genre sont : i° Sabicea cinerea, Aubl., loc. cit., tab. 75 ; 20 Sabicea aspera , Aubl. , loc. cit. , tab. 76 ; 3° Sabicea hirta , Swartz , Prodrom. FL Ind.
occid. , 1 , p. 46; 4° Sabicea urnbellata , Ruiz etPav., Flur. Peruv., 2, p. f>5, tab. 200, fig. a. Cette dernière espèce croît dans les Andes. Enfin
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Du Petit-Thouars eu a publié, dans le Synopsis de Persoon , une espèce [S. diversifolia) qui croît daus l’Ilede-France, et qui est fort remarquable par la diversité de ses feuilles dont l’une est grande , large , et l’autre extrêmement petite. (G. .N.)
SAB1L. BOT. PHAN. V. NOEM.
SABINE. Sabina. bot. pua N. Espèce du genre Genévrier. F. ce mot.
* SABINE A. bot. phan. Genre de la famille des Légumineuses, tribu des Lolées, et de la Diadelphie Décandrie , L., établi par De Candolle (Annal, des Scienc. natur., janvier 1825, p. 92), et auquel il a imposé les caractères suivans : calice en forme de cloche évasée, tronqué en entier sur les bords ou ne présentant que des denîs à peine perceptibles.
Corolle papilionacée, a^antla carène très-obtuse, et comme arrondie en dôme à son extrémité , de sorte que les organes génitaux qui suivent la même flexion sont presque roulés en crosses. Etamines au nombre de dix en deux faisceaux , l'étamine libre et quatre des étamines soudées , de la ! moitié plus courtes que les autres.
Style très-glabre, filiforme et roulé] en crosse de même que les étamines.
Gousse pédicellëe, comprimée, linéaire, longue, mucrouëe par lel style, et renfermant plusieurs graiues. Ce genre est formé aux dépens de quelques Rabinia des auteurs ;| mais il abonde en caractères distinctifs. Ses deux espèces (i° Sabinea florida, D. C.; Robinia Jlorida , Vahl;| Symb. , 5, tab. 70; 20 Sabinea bia , D. C. ; Robinia dubia, Lamk.
Illustr. , tab. 602 , fig. 2 ) se ressemblent extrêmement, puisqu’elles ne semblent avoir d’autres différence^ qu’en ce que, dans la première, les fleurs naissent avant les feuilles, et, dans la seconde , après elles. Ce sonl des Arbrisseaux originaires des AnJ tilles, dépourvus de toute espèce d’é-J pines. Les feuilles sont ailées sans impaire, à folioles glabres, mucronées, dépourvues de stipelles, rnai5j
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accompagnées à la base du pétiole commun de stipules lancéolées trèsaiguës, membraneuses. Les Heurs, dont la corolle est rougeâtre, naissent comme celles des Caragana , solitaires sur des pédicelles courts disposés en faisceaux axillaires, (g. .N.)
SABLE. Arena. min. Les Sables sont des assemblages de Minéraux en très-petits grains, qui proviennent de la destruction de certaines roches préexistantes, et principalement des roches quartzeuses , eu qui sont le résultat immédiat d’une cristallisation plus ou moins précipitée. Considérés sous le rapport de leur composition minérale , ils peuvent être séparés en ceux qui sont homogènes et ceux qui sont mélangés. Aux premiers appartiennent les Sables quartzeux qui couvrent les grands déserts de Syrie et d’Arabie, les steppes de la Pologne , les landes et les dunes de la France. V. le mot Dunes. Ce sont ces Sables quartzeux purs que quelques naturalistes ont regardés comme le produit d’une précipitation confuse de matière siliceuse préalablement dissoute. Les Sables mélangés sont ceux qui font partie des terrains d’alluvion anciens et modernes; ils sont les détritus de certaines roches qui n’existent plus, ou ils se forment actuellement encore par la décomposition de celles que nous connaissons. Le Mica , le Feldspath , la matière calcaire , le Fer hydraté, l’Argile, le Bitume, sont les principaux Minéraux qui se rencontrent clans ces Sables à l’étal de paillettes, ou de grains mêlés à la matière quartzeuse. De-ià les noms de Sable micacé, Sable feldspathique , Sable calcarifère , Sable ferrugineux, Sable argilifère , etc. On les distingue aussi quelquefois par des épithètes qui indiquent les substances précieuses que ces Sables contiennent accidentellement et pour lesquelles on les exploite ; c’est ainsi que l’on dit : Sable aurifère, Sable cuprifère, Sable platinifère , Sable stannifere, Sable titanifère , etc. On verra aux
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articles Roches et Terrains quelle place occupent ces différentes espèces de Sables dans la série des formations dont se compose l’écorce de notre globe. On a donné le nom de Sable volcanique, ou Sable des volcans , à des substances d’origine volcanique, devenues pulvérulentes par suite de leur décomposition spontanée , ou rejetées dans cet état par les volcans brûlans. Ils sont formés de fragmens de scories, mêlés de petits cristaux de Pyroxène augife et de Feldspath. Les Sables , suivant leur nature , sont employés à divers usages , à la confection des mortiers , au moulage, à la fabrication du vei’re, etc. (g. u EL.)
SABLÉ, mam. Vicq-d’Azyr appelle ainsi le Mus arenarius dePallas, qui est un Hamster. P', ce met. (b.)
SABLIER. Hura. bot. phan. Genre de la famille des Euphorbiacées , offrant les caractères suivans : fleurs monoïques. Les mâles, placées dans la bifurcation des rameaux , forment un chaton très-dense , à écailles imbriquées, uniflores; chaque fleur est composée d’un calice court, urcéolé, tronqué; de plusieurs étamines dont les filets sont soudés en un seul épais, qui , vers son milieu , est muni de tubercules verticillés sur deux ou trois rangs , chaque tubercule portant deux anthères ovales placées au-dessous. La Heur femelle est solitaire, placée près du chaton des fleurs mâles; elle se compose d’un calice urcéolé, entier, entourant étroitement l’ovaire, ou divisé profondément par la ipaturité, en trois parties; d’un style long, infundibuliforme , surmonté d’un gros stigmate concavepelté , présentant douze à dix-huit rayons. La capsule est ligneuse , 01 biculée, déprimée, formée de douze à dix-huit coques monospermes, chacune s’ouvrant élasliquement par le milieu en deux valves ; la graine est grande, comprimée, presque orbiculaire.
On a décrit trois espèces de ce genre, qui toutes croissent dans les
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climats chauds de l'Amérique. La principale est le Sablier élastique, Hura crépitons , L., Lamie. , Illuslr., tab. yq3 , vulgairement nommé dans les colonies Buis de Sable , Noyer d’Amérique , Pet du Diable , etc. C'est un giand Arbre, haut de plus de quatre-vingts pieds , et dont le tronc est droit, divisé en rameaux nombreux, étalés, d’ou découle un suc blanc et laiteux d’une excessive âcreté , comme les autres sucs d’Euphorbiacées. L’écorce de ces rameaux est marquée d’un grand nombre de cicatrices qui sont les vestiges des points d’attache des feuilles. Celles-ci sont grandes, alternes , pétiolées , ovalesoblongues , cordiformes, acuminées au sommet, crénelées sur les bords, glabres, et marquées de nervures simples , parallèles et transverses ; les pétioles sont grêles, longs, et munis à leur base de stipules lancéolées, très-caduques. Cet Arbre croît sur le continent de l’Amérique méridionale , au Mexique , à Cayenne et dans les Antilles. La capsule de Y Hura crépitons e st un de ces fruits que l’on rencontre très-souvent dans les cabinets de curiosité. On l’entoure d’un fil de fer afin que les coques ne s’éclatent pas avec bruit en lançant au loin leurs graines, ce qui arrive à la maturité du fruit , et qui a fait donner à l’espèce l’épithète de crépitons.
Le nom de Sablier dérive de l'emploi qu’en font les habilans de l’Amérique. Après avoir vidé de ses graines cette capsule , ils y mettent du sable pour saupoudrer l’écriture.
SABLIÈRE, min. C’est le nom que l’on donne aux différentes carrièi'es d’où l’on extrait les Sables qui sont de nature à être exploités, (g. del.)
SABLINE. Arenaria. bot. phan.
Genre de la famille des Caryophyllées , tribu des Alsïnées de l)e Candolle , et de la Décandrie Trigynie, L. , offrant les caractères suivans :
calice persistant, a cinq sépales oblongs , acuminés, étalés. Corolle a cinq pétales ovales et entiers. Etami-
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lies au nombre de dix (quelquefois moins par suite d’avortement) , ayant leurs filets subulés, surmontés d’anthères arrondies. Ovaire ovoïde, portant trois styles divergens , terminés par des stigmates un peu épais. Capsule ovoïde , s’ouvrant par le sommet ordinairement en cinq, quelquefois en trois ou six valves, à une seule loge renfermant un grand nombre de graines réniformes , attachées à un placenta central. Ce genre est voisin des Stellaires dont il diffère par ses pétales entiers, tandis que dans les Stellaires ils sont bifides. Le même caractère, et de plus le nombre des styles séparent les Sablines des Céraistes , ainsi que des Spargoutes ( Spergu/a ) qui ont cinq styles. Le genre A/sine, auquel Linné attribuait cinq étamines et trois valves à la capsule, a été réuni avec raison aux Sablines , puisque le nombre des étamines et des valves de la capsule n’est constant ni dans l’un ni dans l’autre genre. D’un autre côté , on à voulu former aux dépens des Sablines quelques genres qui n’ont point été adoptés. Ainsi on ne doit regarder que comme une simple section le genre Stipularia d’Haworlh ou Lepigonum de Wahleuberg formé sur les Arenaria marina, rubra , etc. , qui ont la capsule à trois valves, et des feuilles linéaires, munies à la base de stipules scarieuses. On doit au contraire regarder commeuu genre très-distinct, Y Adcnariuni de Uafinesque ou Honkenya d’Ei hart , fondé sur Y Arenaria pep/oir/es , L. , qui offre, entre autres caractères, celui d’avoir les étamines périgÿnes. H.
Adenarium au Supplément.
Plus de cent cinquante espèces de Sablines ont été décrites par les auteurs, mais il en est up assez grand nombre qui peuvent être considérées seulement comme synonymes les unes des autres, de sorte que le nombre effectif des espèces bien connues ne s’élève guère au-delà de cent treutc. Ce sont des Plantes herbacées, petites , ordinairement en gazons, à feuilles entières , opposées , et à fleurs
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nombreuses , souvent d’un blanc lacté, quelquefois d’un rose tendre.
Elles croissent dans les climats tempérés et froids de notre hémisphère, à l’exception de quelques- unes qui ont été trouvées dans les montagnes du Pérou et du Mexique 5 et d’autres, aussi en petit nombre, près de Moutevidéo et Buenos-Ayres dans l’Amérique méridionale; mais on sait que le climat de ce dernier pays est fort analogue à celui de l’Europe. Quelques-unes sont très-communes dans les champs arénacés , d’autres sur les murs, mais la plupart croissent entre les rochers et sur les sommités des hautes montagnes de l’Europe , principalement dans les Alpes , les Pyrénées , et les chaînes élevées du centre de l’Espagne. On en trouve aussi beaucoup d’espèces dans la Sibérie, la Hongrie et les contrées orientales.
Dans le Prodrome du professeur DeCandolle, les cent vingt-neuf espèces bien connues qui y sont décrites parSeriuge , forment deux sections, La première est celle dont nous avons parlé plus haut, et que certains auteurs ont voulu distinguer génériquement sous les noms de Stipularia et de Lepigonurn. Elle ne contient que douze espèces parmi lesquelles on remarque, i° 1 ’Arenariasege/alis , Lamk.; Alsine segelalis, L. ; Vaillant, Bot. Paris.', tab. 3, fig. 3. C’est une jolie petite espèce, glabre, et à tige dressée, à pétales plus courts que le calice , commune en certains lieux parmi les moissons.
20. L 'Arenaria rubra , L. , dont les tiges sont couchées , velues; les feuilles filiformes , accompagnées de grandes stipules searieuses; et les fleurs d’un rose agréable. Elle est commune dans les lieux incultes de l’Europe et de l’Afrique. Quelques espèces voisines de cette dernière ont les feuilles charnues et croissent sur les bords de la mer ou des fontaines d’eau salée.
Pelle est entre autres Y Arenaria rneflia, L. , qui a pour synonymes , Y Arenaria marina , Smith , Engl. Bot. , tab. r)f»8, et Y Arenaria marginata , De Caud., Icon. PL gall. rar. , tab. 48.
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La seconde section a reçu le nom d’ Arenarium. Le nombre clés valves de la capsule varie entre trois et six ; les feuilles sont linéaires-lancéolées , ou plus ou moins arrondies , mais toujours dépourvues de stipules. Cette section renferme un nombre trèsconsidérable d’espèces ; elle est subdivisée en trois groupes d’après la forme des feuilles qui sont ou graminiformes, ou subulées, ou ovaleslancéolées , et arrondies. C’est à elle que se rapportent les Sablines de nos champs et de nos montagnes , telles que les A renaria serpy llifolia , tenuifolia , grandifolia , setacea , mucronata , fasciculata , telraquetra , etc.
SABLON. Moll. iNom que l’on donne à La Rochelle , d’après d’Argenville , à une Coquille qui est probablement une variété du Turbo lithoreus. F~. Turbo et Litton ine.
(d..ii.)
SABOT, moll. Adanson (Voy. au Sénég.) a formé ce genre d’une manière foi t naturelle sur des Coquilles et leurs animaux qui présentent des caractères particuliers. Depuis, ce genre modifié, a été adopté par tous les zoologistes, et Lamarck lui a laissé le nom de Turbo auquel nous renvoyons.
Les conchyliologues du dernier siècle donnaient le nom de Sabot à plusieurs Coquilles, soit du genre Turbo ou de celui des Trochus auquel ils ajoutèrent une dénomination spécifique. Cette manière de désigner les Coquilles est aujourd’hui abandonnée. En indiquant les principales espèces de .Turhos, nous donnerons leurs noms vulgaires. V. Turbo.