V. ce mot. (n.) j
SPHER1DI.E. Sphaeridium. ins.
Genre de l’ordre des Coléoptères, famille des Palpicornes, établi par Fabricius, et ainsi désigné d’après la forme presque hémisphérique de leur corps. La consistance membraneuse des lobes maxillaires , la longueur du premier article des tarses qui égale au moins celle du suivant, le renflement du troisième article des palpes maxillaires, et des habitudes différentes, distinguent les Spbéridies des autres Palpicornes. Les antennes sont composées de neuf articles , ou simplement de huit, si 1 on considère le dernier comme un appendice du précédent. Les palpes maxillaires sont un peu plus loues qu’elles , avec le troisième article gros et en forme de cône renversé.
Les jambes sont épineuses , et dans les plus grandes espèces , les antérieures sont palmées ou digitées.
Le présternum se prolouge postérieurement en pointe. Ces Insectes sont de très-petite taille, et fréquentent les bouses et autres matières excrémentiliellcs. Quelques-uns se tiennent près des bords des eaux.
Fabricius avait rappofté à ce 'genre diverses espèces qui s’en éloignent
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r le nombre des articles des tarses d’autres caractères. Olivier l’a uré. Depuis , le docteur Leach eu réduit l'étendue, en n’y comprei nt que les espèces dont les mâles ; t les tarses antérieurs dilatés. De nombre est le Spiiéridie a quatre » ciies [Dermes/es Scarabœoides, L.).
i est d’un noir luisant , lisse, avec i cusson allongé , les pieds trèsineux , une tache d’un rouge de ng à la base de chaque élytre, et ir extrémité rougeâtre. Ces taches ■ninuent de grandeur et s’effacent partie dans quelques individus.
:s espèces dont les tarses sont idcu- |ues dans les deux sexes, comme lies qu'on a nommées unipuncïliim , melanocephalum , forment le 1 nre Cercydion du naturaliste an- ■ ais ( ZooL . Miscell. T. m , p. g5).
(IjAT.)
SPH ÉR IDIOT ES. Spheruiiota. ins .
vibu de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères , famille des i lpicornes , établie par Latreille qui caractérise ainsi ( Fain. nat. du ègne Animal ) : les pieds sont simement ambulatoires, et les tarses i .it cinq articles très - distincts , le i emier étant aussi long au moins ne les suivans. Les mâchoires sont rnninées par des lobes meinbra- : ux.
f Tarses antérieurs dissemblables i ns les deux sexes.
< Genre : Spiiéridie.
tt Tarses antérieurs semblables 5 ns les deux sexes.
Genre: Cercyon, Leach. V. ces ots à leurs lettres ou au Supplément. (G.)
! SPHÉRIE et SPHÉRI ACÉES. bot.
t :ypt. Pour Sphærie et Sphæriacées.
■ f . ces mots. (h .)
! SPHÉRITE. Sphœri/es. ins. Nom >nné par Duftschmid à un gcm-e l’ordre des Coléoptères, section ries ■manières, famille des Clavicornes , i ■ibu'Jdes SU plia les, et ne compremt qu’une seule espèce rangée avec
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Jcs Hislers ( glabratus ) par Fabricius, et avec les Nilidules par Gyllenhal.
Déjà Fischer, sans connaître le travail de Duftschmid , avait institué le nierne genre sous la dénomination de Sarapus f Mém. de la Société des Sc.
nat. de Moscou). Slurm avait encore représenté toutes les parties caractéristiques de cet Insecte ( Deutsch .
Faim ., i, pl. 20). Les antennes se terminent brusquement en une massue courte et solide , formée par les quatre derniers articles. Le corps est presque carré , avec les élytres tronquées; les pieds insérés à égales distances les uns des autres ; les jambes dentées, et les tarses simples; les mandibules sont bidentées au côté interne. Les mâchoires ont une dent cornée au côté interne; le dernier article de leurs palpes est aussi long que les deux précédons réunis.
(eat.)
SPHEROCÈRE. Sphærocera. ins.
Genre de l’ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Muscides , le même que celui de Bürborus de Meigen , et celui de Copromyza de Fallen. Il appartient à notre division des Scatomy zides (Règne Animal, 2e édit.), et se rapproche beaucoup des Thyréophores et des Scatophages. Le corps est déprimé, avec la tête arrondie , brusquement concave au-dessous du front, et se relevant vers la cavité orale qui est bordée supérieurement. Les antennes sont courtes , saillantes , avec la palette presque hémisphérique et transverse. La trompe est très -épaisse.
Les ailes sont couchées sur le corps, et la dernière des deux cellules, occupant leur milieu , est fermée avant le bord postérieur. Les pieds postérieurs sont grands, écartés, avec les cuisses comprimées, et les deux premiers articles des tarses plus larges que les suivans. Ces Diptères sont petits, d’un brun uniforme, plus ou moins foncés et se trouvent près des fumiers. Nous rapportons a ce genre le Musca gppssipes île Linné.
Dalman en décrit , dans ses Ana- Içcla Fntomologka , deux espèces
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exotiques, sous la dénomination générique de Copromyza. (lat.)
SPHÉRODÈRE. Sphœroderus. ins.
Genre de l’ordre des Coléoptères , section des Pentamères, famille des Carnassiers , tribu des Carabiques abdominaux, établi par Dejean dans le Spéciès des Coléoptères de sa Collection, et auquel il assigne pour caractères : antennes filiformes ; labre bifide ; mandibules étroites , avancées , dentées intérieurement.
Dernier article des palpes très-fortement sécuriforme, presqu’en cuiller, et plus dilaté dans les mâles.
Menton très - fortement échancré ; corselet anondi et nullement relevé sur les côtés. Elytres soudées , carénées latéralement, et embrassant une partie de l’abdomen. Tarses antérieurs ayant leurs trois premiers articles dilatés dans les mâles , les deux premiers très-fortement, ie troisième beaucoup moins. Ce genre ressemble beaucoup aux Cychres , mais il en diffère parce que ceux-ci ont les tarses antérieurs semblables dans les deux sexes. Les Scaphinoles en diffèrent par leur corselet qui est caréné , et les Pambores , parce que leurs élytres n’embrassent pas les côtés de l’abdomen. Ce genre se compose de quatre espèces propres à l’Amérique septentrionale. Nous citerons l’espèce que l’auteur a dédiée à l'entomologiste américain qui les a découvertes , c’est :
Le Sphérodère deLeconte, Sp/tceroderus Lecontei, Dejean , Loc. cit.
T. ir , p. i5. Long de six lignes, noir 5 corselet ovale, bleuâtre, ayant une impression transversale à sa partie postérieure , outre deux lignes longitudinales. Elytres ovales-oblongues , un peu cuivreuses , bordées de bleu le long de leur carène , ayant des stiies pointillées à leur partie antérieure. Leur extrémité couverte de points élevés , tin peu oblongs , arrondis.
Nous avons figuré dans notre Ico nographie du règne animal , deuxième livraison, Ins., pl. 7, fig. i, une
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espèce nouvelle de ce genre appartenant à la collection de Chevrollat, et à laquelle il a donné le nom de Sphceroderus nitidicullis. Elle est longue de sept lignes , d’une couleur bronzée à reflets légèrement verdâtres; son corselet est lisse et luisant au milieu , et rugueux à sa partie postérieure; les élytres oui des stries et des élévations oblongues, ce qui, joint à sa couleur, lui donne la plus grande ressemblance avec le Cychrus attenuatus de Dejean; ses pâtes sont noires. Chevrollat a reçu cet Insecte de Terre-Neuve.
SPH EROG ASTRE. Sphœrugaster.
ins. Genre ne Tordre des Coléoptères télramères, établi par Dejean (Catalogue des Coléoptères , p. 9a )et ne contenant qu’une espèce originaire de la Chine. Les caractères de ce nouveau genre, qui appartient à la grande famille des Ciiaransoniles, ne sont pas encore publiés.
(aud.)
SPHÉROÏDE, pois. Lacépède avait proposé sous ce nom un genre de Poisson qui reposait su.' une espèce dess inée par Plumier, et dont la nageoire dorsale manquait ; mais tout porte à croire que cette nageoire avait été oubliée par le peintre ou qu’il n’a pas jugé à propos de la montrer dans son dessin Vu de face. Il en résulte que le Sphéioïde tubercule doit être une espèce de Tétraodon. V . ce mot.
(eess.)-*
SPHÉROIDIN E. Sphœroidtna, mole. Nouveau genre proposé par D’Orbigny, dans son Mémoire sur les Céphalopodes microscopiques, pour une petite Coquille des côtes de Rimini. Elle est la seule connue qui se rapporte à ce genre que fauteur place dans sa famille des Enaloslègues {V. ce mot au Supplément); il la caractérise de la manière suivante : test sphéroïdal ; loges en partie recouvrantes, quatre seulement apparentes à tous les âges; ouverture latérale, semi - lunaire. Nous avons vu la Spbéroïdine en nature, et nous pouvons dire c|ue le modèle que D’Orbigny en a donné est d une
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faite exactitude; mais nous soin - . surpris que ce zoologiste, qui a preuve de tant de sagacité et de oir, n’ait pas placé son genre s une autre famille. 11 nous semqu’il a beaucoup plus de rapports ;ceux qui forment la famille des ithisiègues (genre Miliole des aus,’. Nous savons que pour l’y in- • luire il faudrait modifier un peu i caractères donnés à celte famille . n’admet que les genres qui ont l verture allemaiivement aux deux i -émîtes; mais ce caractère doit-il iporter sur celui tiré de la forme ! l’ouverture, par exemple? Nous !e pensons pas; et , comme cette | erture est absolument semblable > lie des Milioles , nous ne voyons pourquoi on en séparerait le ire qui nous occupe Si on vient ï comparer avec le genre nommé culine ( V. ce mot au Suppléât} notamment, on s’apercevra t >re bien plus facilement de l’anaee dont nous parlons. Dans les i culines , en effet, on voit les los’emboîtant l’une dans l’autre s> le même plan , sur le même ,, de manière qu’il y en ait f: tamment deux de visibles. Dans SSphéroïdines , les loges , plaobliquement les unes sur les ces dans des plans et des axes irens , s’emboîtent de manière que la dernière loge en laisse à découvert au lieu d’une seule ;
i»a r la même raison, l’ouverture plus alternativement aux deux mités de la Coquille. D’Orbidans sa caractéristique , dit :
a.rture semi-lunaire. Nous admette caractère , mais nous devons :er qu’il en est de même dans les les dont l’ouverture, comme ici, endue semi-lunaire par un appt ice sliloïde , saillant dans l’oulli ire, et la divise symétriquement.
1 us semble que les motifs que venons de développer justifient ri* lion tfbe nous avons, que la 91 oïdine appartient par ses rnp- Pt à la famille des Agalhistègues M plus qu’à celle où D’Orbigny
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1 a placée. On ne connaît encore qu’une seule espèce.
S P H Ù II OÏ OIN E ISuEEOÏDE , Sp/lC/uidina B u Hoiries , D’Orb. , Ann. des Sc. nat. T. vit, p. 267; ibid. , Modèles de Céphalopodes , n° 65 , 3e liv.
Elle se trouve à Rimini , à l'Ile-de- France , et fossile à Sienne. (D..11.)
SP11ÉROME. Sphœroma. crcjst.
Genre de l oi dre des hopodes , section des Aquatiques , famille des Sphéromides , établi par Latreille aux dépens du grand genre Oniscus de Linné, et que Leach a encore restreint pour former à ses dépens plusieurs genres qui ont été adoptés dans ces derniers temps par l’entomologiste français. Le genre Sphérome , tel qu’il le conçoit aujourd'hui (Fam. nat. du Règne Anim.), a pour caractères : appendices postérieurs de l’abdomen ayant leurs deux lames saillantes, l’extérieure étant plate et de même forme que l’intérieure ; corps susceptible de se rouler en boule. Ce genre diffère des Zuzares ( V . ce mot ) par les appendices postérieurs de l’abdomen , dont 1 extérieur est plus grand que l’intérieur et concave en dessus; les autres genres de la même tribu en sont distingués par des caractères organiques qui sont développés à l’article Sphéromides. V. ce mot. Les Sphéromes ont beaucoup de ressemblance au premier coup -d’œil avec les Armadilles; comme eux, ils se roulent en boule au moindre danger, et se laissent glisser et rouler entre les pierres ou les plantes marines qu’ils habitent ; ils restent presque toujours réunis en grandes troupes; !a plupart se tiennent au fond de l’eau , et se portent en foule sur les différens corps marins dont elles font leur proie. Certaines espèces restent toujours cachées sous les pierres ou les plantes amoncelées par les (lots sur les rivages de la mer ; là elles sont à portée de leur clément, et peuvent s’y jeter à volonté a la moindre crainte de danger. D’autres vivent toujours loin des bords; elles
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se plaisent sur les Fucus et les Ulves qui tapissent le fond de l’eau. Ces petits Crustacés marchent et nagent avec une grande dextérité ; les Spares et autres Poissons en font leur nourriture suivant Risso. Desmaresi dit que quelques espèces de Sphéromes sont phosphoriques à certaines époques. Audouin et Edwards en oiit. figuré plusieurs espèces dans leur intéressant voyage à Granville et aux îles Chaussey. Ce genre se compose d’une dixaine d’espèces que Leach a distribuées dans deux coupes.
1. Dernier article de l’abdomen ayant à sou extrémité deux légères échancrures.
Sphéhome court , Spliœroma curium, Leach, Dict. des Sc. nat.T.xn, p. 545; Oniscus curtus , Montagù.
Cette espèce est très- rare et habite les côtes d’Angleterre; le troisième article de son abdomen est légèrement échancré postérieurement, le dern ier est pointu à son extrémité.
Les Sphœroma prideuxianum et Durnerilii de Leach appartiennent à la même division.