Dernier article de l’abdomen sans échancrure
Sphérome denté, Sphœroma serralitrn, Leach, Dict. des Sc. nat. T. xü, p. 546; Desm., Cons. gen. sur les Crust., etc., pl. 47, fig. 5; Oniscus serratus , Fabv., Mant. Ins. T. i, p.
242 ; Oniscus glabrator , Pallas , Spic.
Zool. , fasc. g , p. 70, tab. 4, fig. 18 ; Sphœroma cinerea, Latr., Risso. Cette espèce peut être considérée comme le type du genre; elle est fort commune sur nos côtes, et vit en grandes réunions sous les pierres, dans le gravier et sous les tas de Fucus, (g.)
SPHÉROMIDES. Sphœromides.
crust. Famille de l’ordre des Tsoodes, section des Aquatiques, étalie par Latreille dans ses Familles naturelles du Règne Animal , et à laquelle il donne pour caractères : dernier segment abdominal ayant de chaque côté une nageoire à deux feuillets, ou terminé, lui compris, par cinq lames foliacées. Post-abdo -
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men composé de deux segmens; appendices branchiaux repliés transversalement sur eux- mêmes. Ces petits Crustacés , que Linné avait placés dans son genre Oniscus à cause, sans doute, de la propriété qu’ils ont de se contracter en boule comme certains Cloportes , diffèrent cependant de ces derniers par leur manière de vivre et par beaucoup d’autres ca- | ractères tirés de leur organisation j intérieure et extérieure. La famille j des Asclloles en est bien séparée par la composition du dernier segment abdominal qui n’a point d’ap- !
pendices natatoires latéraux; enfin j les Cymothoadés 11’ont qu’une na- i geoirc de chaque côté de l’extré- j mité postérieure du corps. Les Sphé- 1 romides ont quatre antennes insé- 1 rées et rapprochées par paires sur j le front, composées chacune d’un j pédoncule et d’une tige sétacée, mul-l tiarticuléc ; les deux supérieures plus I courtes; leur pédoncule composé de f I trois articles, celui des inférieures»
de quatre. Les pieds-mâchoires exté-> rieurs sont en forme de palpes sé-i tacés , rapprochés à leur base, diver-f gens, ensuite ciliés au côté interne,!
et de cinq articles distincts ; le corps! est ovale, convexe en dessus, voûté i en dessous, et se contractant en boule, j en repliant et rapprochant en des- i sous ses deux extrémités; il est coin- j posé d’une tête et de neuf segmens f tous transversaux, à l’exception au jj plus du dernier; les sept antérieursj composent le tronc, et portent chacun une paire de pales; ces pâtes sont j terminées par un petit onglet sousj lequel est ordinairement une petite 1 dent; il n’y a que le genre Anthurtj dont les pieds antérieurs soient tenni-J nés par une main monodaclyle ; W premier segment est fortement échaiH cré pour recevoir la tête; le huitièràtl Ue segment est marqué de chaque cotaR de deux lignes enfoncées; incision* ébauchées, transverses et parallèlesj plus ou moins allongées, et qu<j Leach considère comme les traces segmens, d'où il su/t qu'il consiacrq l’abdomen des Sphéromes cortis,<|
i '.posé de cinq .segmcns , dout les tre premiers sont soudes ensemel le dernier très-grand ; ce dersegment est fixé aux autres par x espèces de Genglymes ; il est îd, tronqué obliquement de chacôté et a la forme d’un triangle ndi , convexe en dessus , trèslé en dessous, et renfermant dans t :avité des branchies molles ; le ous des deux derniers anneaux u vert par deux rangées longituides d’écailles imbriquées, for- - d’un pédicule ou d’un support ehé transversalement et d’une
i e ovale ou triangulaire, très-ciliée les bords; de chaque côlé et à la
, ; du dernier segment se voit un « rndicc en forme de nageoire, •[posé de trois articles; le radical t., tuberculiforme : le second di- ! au côté interne en manière de t : ou de feuillet ovale ou ellip- ■ ï; le troisième le plus souvent
ii en forme de feuillet, et contint avec le précédent une sorte
p ageoire. Ces Crustacés habitent p ords de la mer ; quelques genres ;nt mieux les endroits profonds :
n vent en général sous les pierres, rochers ou sous les tas de plantes i:nes. Quand ils sont dans l’eau , ogent avec beaucoup de vitesse, ont alors tournés le ventre en i Latrcille divise ainsi cette fa-
l Corps vermiforme ; les quatre unes à peine de la longueur de c î , coniques , de quatre articles ; antérieurs terminés par une monodactyle ; feuillets du bout ibdomen formant par leur dis on ( deux supérieurs , deux lax, et le cinquième inférieur)
Iir rapprochement une sorte de le.
rare : Anthure.
t Corps ovale ou oblong ( se metr;n boule); tige des quatre an- -3 de plusieurs articles; les ini res au moins notablement plus les que- la tête; point de dilata on tonne de main monodactyle
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aux pieds; chaque appendice latéral de l’extrémité postérieure du corps formé de deux feuillets portés sur un article commun , et composant avec le segment intermédiaire une nageoire en éventail.
i. Sutures ou lignes imprimées du premier segment post - abdominal n’atteignant pas les bords ; ces bords entiers; piemier aiticle des antennes supérieures en palette presque triangulaire.
Genres : Zuzare, SpiiÉrome.
a. Sutures du premier segment post-abdominal atteignant, ses bords et les coupant; premier article des antennes supérieures en palette allongée, soit plus ou moins carrée, soit linéaire.
Genres : Campecopée, Cylicée , INésée , Dynamène et Cymodoce. V.
ces mots à leurs letlres ou au Supplément. (g.)
S P H E R O T E . Sphærotus . ins.' Kirby, dans le douzième volume des Transactions de la Société Linnéenne de Londres , a établi sous ce nom un nouveau genre de l’ordre des Coléoptères , section des Héléromères , famille des Sténélytres, tribu des Hélopiens , auquel il donne pour caractères : labre transversal , arrondi à son extrémité , cilié ; lèvre petite , son extrémité tronquée; mandibules à peine dentées; mâchoires ouvertes à leur base; palpes maxillaires grossissant vers l’exlrémilé ; leur dernier article très -grand, sécurifonne ; le même article dans les labiaux un peu plus grand que les autres, presque en cloche; menton tronqué à l’extrémité, arrondi à sa base, très-convexe dans son milieu ; antennes allant en grossissant vers leur extrémité, composées de onze articles ; le dernier assez gros , tronqué obliquement; corps ovale-globuleux , point recourbé. La seule espèce qui compose ce genre est :
Le Sphérote cürvipèdk, Spherotus ci/ruipes , Kirbv, loc. ci/., pl. ai, fig. 1 5. Il est long de cinq lignes et
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quels on voit une petite ligne enfoncée. On Le trouve au Brésil, (g.)
ilemie ; son corps est très - glabre , assez brillant, J’un noir cuivreux; le-, élytres sont presque globuleuses , avec des séries de gros points enfoncés dans l’intérieur de chacun des-
de Bruguière. Ce travail , long-lempji
oublié , ne lui point ineulionné <lê- , puis sa publication , si ce n’est par|
S P H CRU L ACCES. Spkcerulacea .
moll. Dans son Traité de Malacologie, lllainviile a proposé cette famille dans son ordre des Cellulacées, pour réunir les Coquilles microscopiques mulliloculaires qui ont une forme globuleuse. Elles sont rassemblées dans quatre genres qui sont les suivans : Miliole, Mélonie, Satacénaire et Textulaire. ces mots.
Pour peu que l’on examine ces genres , on verra bientôt qu’ils appartiennent à des familles fort différentes par leur organisation. Blainville est lui-même convenu, depuis la publication de son Traité de Malacologie, que ce groupe, étant artificiel , devait être abandonné, (d.ii.)
SPHÉRUCÉES. Moll. La famille des Sphérulées de Lamarck n'est plus admissible dans l’état de nos connaissances sur les Céphalopodes microscopiques. Les travaux de D’Orbigny, en jetant une grande lumière sur cette classe d’êtres si noinbrcuseet si digne de 1 intérêt du zoologiste , ont fait voir les lacunes nombreuses des méthodes et les erreurs de ceux qui les avaient faites. C’est ainsi que l’on doit rejeter cette famille proposée par Lamarck dans l’Extrait du Cours, et reproduite sans changemens dans le Traité des Animaux • sans vertèbres ; elle contient les trois genres lMiliole , Gyrogonile et Mélonie. V. ces mots. (d..h.)
SPHÉRULITE. Sphærulites. moll.
Bruguière confondit ce genre avec ses Acardes , et Lamarck , dans ses premiers travaux, adopta ce groupe sans y rien changer. Cependant ce fut à peu près dans le même temps que Lamétherie publia , dans le Journal de Physique , un Mémoire dans lequel il proposa le genre Sphérulite pour une des espèces de R.adiolitcs
Lamarck qui , dans son dernier ouJ vrage, a adopté le genre Sphérulite, et , dès ce moment, il apparut dans!
les diverses Méthodes qui furent publiées depuis. Lamarck plaça ce genre dans la famille des Rudistcs, et en cela il fut imité par tous les auteurs, comme nous l’avons fait voir à l’article Rudistk auquel nous renvoyons. Nous ferons observer cependant que , par une fausse appréciation de caractères, Lamarck fut conduit à faire trois genres pour un, et que, par le même principe, De-} franco en ajouta un quatrième ^Jo-j damie) aussi peu nécessaire que lest Birostrites et les Piadiolites de La marck. Nous avions depuis long, temps l’opinion qu’il était nécessain de rassembler en un seul genre tou ceux que nous venons de citer. Notn article Jod amie , qui n’est qu 11 renvoi au genre que nous allons liai ter, prouve ce que nous venu d’avancer. Il était difficile, en élu dianl soigneusement la matière, di ne pas arriver à ce résultat. Ci aussi celui que, dans le même temps Des-Moulins de Bordeaux oblinit après de longues et de laborieuses recherches. Ainsi aujourd’hui il es hors de doute que les Birostrites, le:
Ra iiolites et les Jodamies sont ik même genre que les Sphéiulites e ne sauraient en être séparés comim genres. Nous avons dit à l 'article Rudiste pour quelles raisons d’après quels principes cette réunioi devait avoir lieu. Nous ne nous oc-“ cuperons plus de ce point; mais nou entrerons dans des détails que nou croyons indispensables pour fuir bien connaître notre nouvelle nia' nière d’envisager les Rudistes e> général et le genre Sphérulite et particulier.
Depuis que l'on sait que le Birosti n’est autre chose qu’un moule inU rieur de Sphérulite , les zoologiste pour expliquer toutes les anomal'* qu’il présente relativement à la C(
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i Ile qui le contient, ont éprouve très-grandes difficultés; elles sont ne de telle nature , que jusqu’à •sent les théories qui se sont sucrées ont toujours eu pour base i: ici pale des hypothèses et quels faits entièrement différens des ■s applicables à toute la eonchyogie. Ainsi ou trouve une Coquille tenant un moule entre deux valsuis charnière; entre ce moule ia paroi interne de la coquille, ou :: un espace vide; il n’y a plus de poils de forme et de grandeur en- ! ia cavité de la Coquille et ce moule même. Bien plus, le moule interne te des traces constantes d’une orisalion, d’une structure dont la mille elle-même ne présente aun vestige, et cependant ce n’est le hasard qui a placé l’un dans L ire des corps étrangers. Il est -stant , il est indubitable qu’ils a: tiennent à un seul et même ?!. U a fallu expliquer toutes les » inalies de ce corps singulier , et, tan qu’on les a examinés d’après tes ou telles idées , il en est résulté systèmes différens. Le premier nous devions mentionner, est ai de Lamarck ; il est le plus sim- , parce qu’il ignorait que le Bine fût contenu dans la Sphéru- . Il ne voyait dans ces Coquilles liarnière ni ligament. Un avait un impie d’une de ces Coquilles dont • oalve supérieure était munie d’ahyses saillantes. Il lui a paru tt simple de comparer les Sphctes aux Cranies, et de les mettre as la môme famdle. Ce résultat t la conséquence nécessaire des ! naissances que Lamarck avait de Coquilles.
)cfrance fut le premier qui déntra que le Birostre est le moule drieur de la Jodamie ou d’une lérulite, puisque c’est la même se. Ce savant, qui observait ce pour la première Ibis , le trouva [peu d’accord avec ce que l’on naissait déjà , qu’il créa un nouai genre, et, si l’observation a uvé depuis qu’il était inutile , ccr-
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tainement on ne saurait blâmer Defrance , car tout autre à sa place aurait agi de même. Ce qui est tièsremarquable , c’est qu’il ne paraît pas que üefrance ait reconnu le Birosliite dans le moule de Jodamie qu’il décrivait, quoique ce fût bien effectivement lui qu’il avait sous les yeux. Nous ferous observer que Défiance s’était bien aperçu que le moule de la Jodamie portait des imp.essions qui ne pouvaient résulter que de l’intérieur d’une Coquille , que cet intérieur avait été dissous, avait disparu après la solidification du moule , et , cei les , aucune explication n’était plus satisfaisante que celle-là ; mais malheureusement elle était dénuée de preuves directes, et personne n’y fit attention. On ne remarqua que deux choses dans ce travail de Défiance, la preuve que le Birostre dépend d’une Sphérulite , et la preuve qu’il n’est point un os intérieur d’un Animal, quoiqu’il y ait entre lui et la paroi du lest actuel de la coquille un espace vide.
Au lieu de suivie le-, erremens rie Défiance, Des-Moulins s’attacha à créer une théorie au moyen de la-, quelle tous les faits s’expliquassent facilement. Pour y parvenir, il fut obligé d’admettre comme non contestables des suppositions auxquelles il ne manque rien que d’être prouvées par des laits ou seulement par des analogies un peu concluantes. Ces hypothèses et la théorie qui en découle l’ont conduit à cette conclusion qu’il faut conserver le groupe des Rudislcs et en faire une troisième grande division des Mollusques qui servira d’intermédiaire entre les Acéphales et les Tu niciers. Par des faits nombreux et inconif.'stablcs , Des- Moulins prouva que les Radiolitcs appartiennent pour le genre aux Sphérulites. Nous ne réfuterons pas les hypothèses de Des-Moulins , car cela nous entraînerait à rendre cet article beaucoup plus long qu’il ne t loi t être dans un ouvrage de celte nature; nous opposerons des faits à ses suppositions.