‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 216 sur 282 · TOME XV · texte numérisé non relu

TOME XV

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garnies d’un grand nombre d’épines et de cils roides , propres à fouir; leurs articles élargis vers l’extrémité cL triangulaires; jambes antérieures terminées par deux épines, l’interne garnie d’une membrane étroite qui s’élargit dans son milieu, lequel est soutenu par une petite dent; l’extrémité de celle épine interne est bifurquée , et cette bifurcation est garnie de cils roides; jambes intermédiaires ayant deux épines terminales assez coui tes, simples, aigues ; tarses longs, leur premier article plus long que les autres, et le dernier terminé par deux crochets ayant dans leur entre-deux une assez forte pelotte ; abdomen globuleux ou elliptique, très-distinctement pédicule, composé de cinq Segiuens , outre l’anus dans les femelles , eu ayant un de plus dans les mâles, la moitié du premier segment formant le pédicule. Les Sphex construisent leur nid dans des trous qu’ils se creusent dans le sable; ils y déposent des Arachnides et des Insectes qu’ils ont étourdis en les piquant avec leur aiguillon envenimé, et pondent un œuf à côté de cette proie qui doit servir à la nourriture de leur larve. A l’état parfait , ces Hyménoptères se plaisent dans les lieux sablonneux où ils font leur nid ; ils se nourrissent alors du miel des fleurs. On n’en trouve que dans les pays chauds ou dans les contrées méridionales de l’Europe et de la France. Ils sont d’assez grande taille et piquent fortement. On connaît environ une dizaine d’espèces de ce genre; paimi celles qui se trouvent en Europe , nous citerons :

Le Sphex rayé , Sphex albicincta , Lcpellet. Saint- Farg. et Serv., Encycl. méth. Long de huit à neuf lignes, noir, avec la base de l’abdomen ferrugineuse , le bout du pétiole de l’abdomen noir, et ayant tous les autres segmens bordés de blanchâtre. On le trouve dans le Piémont. Les Pepsia rujipennis, pensylvauica , albifrous , argenlata et jlauipe/iais de Fabricius appartiennent à ce genre. (g.)

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* SPHIGGURE. Sphiggurus. mam.

Genre proposé par F. Cuvier pour séparer du genre Hystrix de Linné. [ le Couiy de D’Azara, et YOrico dé- I couvert au Brésil par Auguste de j Saint-Hilaire. L’un et l’autre ont été | décrits au mot Porc-Epic de ce Die- t tionnaire , T. xiv, p. 2i5. (eess.)

^ SPHliNCTÉRDLE. moll. Pour | Spiuclérule. V. ce mot. (d..h.)

SPHINCTRINA. bot. crypt. ( Hy- I poxylées .) Genre séparé des Sphœ/ia f par Fries qui le place dans la section i des Xylomacées, quoique ces caractères paraissent plutôt le classer dans celle des Cytisporées; il a pour type le Sphœ/ia Sphinctrina , D. C. , ou Ca/icium t u /binai u/n , Ach. , et est caractérisé ainsi : périthécium simple , régulier, d’abord fermé, s’ouvrant ensuite par un orifice arrondi et renfermant des sporidies globuleuses , agglomérées en une sorte de disque. La Plante qui seule constitue ce genre a été désignée par Bulliard sous le nom d 1 Hypoxylon Sphincl/inuni , pl. 444 , fig. i. Elle croît sur le bois mort. (ad. b.)

SPHINGIDES. ins. Tribu de Lépidoptères, de la famille des Crépusculaires , ainsi nommée du genre Sphinx' àe Linné, tel qu’il avait été d’abord restreint par Fabricius. Les chenilles de ces Lépidoptères vivent toujouis à nu, ont le corps ras, allongé, plus gros postérieurement, avec une corne ou une petite éminence , en forme de plaque ou d'écusson , sur le dessus de l’avantdernier segment. Quelques-unes au moins tiennent dans le repos la partie antérieure de leur corps élevée, ce qui les a fait comparer au Sphinx de la Fable. Ces larves se nourrissent de feuilles , entrent en terre pour s’y métamorphoser , ne filent point de coque proprement di'te , et se contentent de lier avec quelques fils de soie des parcelles de terre ou des débris de végétaux. Les antennes de l’Insecte parfait sont toujours terminées par un petit faisceau ou houpP'd’écaillcs. Les palpes inférieurs ou

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baux sont très-fournis d’écaiiles ,

: ges , et leur troisième article est u distinct. Ce caractère et celui é des habitudes des chenilles dis- LLguent les Sphingides des Sésies, >.nt les antennes finissent d’ailleurs même. Cette tribu ne comprend, ns notre Méthode , que deux gen- ;; , Sphinx et Smérinthe ; mais dans le de Bois-Duval , qui nomme cette bu Sphingidi , elle se compose des ; ivans : Macroglossa , Pterogon , hinx , Brac/iyglussa et Srnerinlkus.

Sphinx et Smérinthe. (lat.)

'SPHINX, mam. (Linné.) Syn.de pion. y. Cynocéphale. (b.)

SPHINX. Sphinx, ins. Genre de rdre des Lépidoptères, qui, conféré dans son étendue primitive ou :ns la méthode de Linné, de Geof- , y, de Degéer , etc. , embrasse notre mille des Crépusculaires , et qui , aucoup plus resserré aujourd’hui , l ; compi end plus que les espèces de li te famille, offrant les caractères

Ivans : antennes en massue pi istique, simplement ciliée ou striée : nsversalement,en manière de râpe, côté interne, terminées par une i te houppe d’écaiiles; spiritrompe itincte; palpes inférieurs larges, -s- fournis d’écaiiles, avec le troi- ■ une article généialement peu dis-

Ïect; ailes inférieures ne débordant nt , dans le repos , les supérieures ;

. très-rapide. Chenilles vivant à »i :ouvert , allongées , rétrécies en /ant , rases , à tète arrondie, rayées, i tôt longitudinalement, tantôt et plus souvent obliquement sur les és ; une élévation en forme de ; ne sur l’avant-dernier segment

alla plupart. Métamorphoses s’opé- : t dans la terre ; coque simplement mée de parcelles de terre ou de tions de végétaux , liées avec de soie. Nous avons exposé à l’are Spiiingides l’origine de la dénination donnée à ce genre d’Intes. Fabricius y réunit d’abord nos érinthes, et en détacha quelques )' èccs dont l’abdomen se termine une brosse, et dont plusieurs

ont les ailes vitrées, ou les Macioglosses de Scopoli , pour les placer dans son genre Sésie. Plus tard , dans son Système des Glossates, il a restreint ce genre à ces seules espèces , et ses autres Sésies en forment un nouveau , celui d ’Ægeria. Ochsenheimer admet les genres Macroglosse et Smérinthe ; mais il en forme, avec quelques Sphinx proprement dits, deux autres, ceux de Deilephila et d ’ Acherontia , et qui avaient été déjà proposés par Scopoli sous d’autres noms. Aux Macroglosses , il associe deux espèces qui s’en éloignent évidemment , soit dans leur état parfait, soit sous la forme de chenilles, savoir: le Sphinx de l’OEnothère et Gorgon. En établissant avec elles une nouvelle coupe générique , celle de Ptérogon , Boisduval ( Èurop. Lepid. index Metliod. ) a épuré la précédente; il ne distingue point les Deiléphiles des Sphinx; mais, avec üchsenheimer , il sépare de ceux-ci l’espèce nommée Atropos.

La dénomination de Brachyglossa , sous laquelle il désigne ce genre, est sans doute plus caractéristique que celle d ' Acherontia-, nous pensons cependant qu’il aurait dû conserver la dernière, parce que , dès que l’on se permettra, d’après le même motif, de telles substitutions , la nomenclature, déjà trop embrouillée, deviendra un véritable cli30s. Feu Godart ( Hist. nat. des Lépid. de France) et ensuileLepelletier etServille(Encycl.

mélhod. ) ont partagé le genreSphinx tel que nous le composons ou avec la même étendue que Fabricius lui avait d’abord donnée, sauf les retranchemens des Smérinthes, en plusieurs petites coupes propres à en faciliter i’éluUe, et dont la pénultième répond au genre Ptérogon de Boisduval , et la dernière à celui de Maeroglosse. L’abdomen , dans l’un des sexes au moins, est terminé par une brosse. Ce caractère et celui tiré de la nudité d’une partie des ailes qui est propre à plusieurs espèces, semblent à la première vue rapprocher ces Lépidoptères de nos Sésies ou des

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Egéries de Fabricius. Mais, pour passer immédiatement des uus aux autres, il faudrait porter plus haut les Smérinlhes qui paraissent cependant , par leurs habitudes , leurs antennes et la biièveté de leur spirit rompe , avoisiner davantage les deiuiersGrépusculuires et les Nocturnes.

Occupant naturellement le milieu de la série des Lépidoptères , les Sphinx semblent être le point de réunion ou la souche des Diurnes et des Nocturnes, et surpasser les uns et les autres par l’élégance dç leurs formes. Leur corps est robuste, avec la tête allant un peu en pointe; le thorax uni; les ailes disposées en toit un peu incliné, triangulaires, et l’abdomen conique. Son dessus offre, sans en excepter l’abdomen , qui est ordinairement rayé ou tacheté, un mélange agréable de couleurs. Peu d’insectes volent avec autant de rapidité : passant avec une extrême promptitude d’une fleur à l’autre, ils s’anêlent plus particulièrement au-dessùs de celles dont la corolle est tubulaire, y plongent l’extrémité de leur spiritrompe , paraissant alors comme suspendus en l’air et stationnaires ; aussi l’épithète d’Eperviers , donnée par Geoffroy à ces Insectes , leur convient assez bien. Les espèces du sous-genre Macroglosse paraissent le jour, mais les autres se tiennent pendant ce temps-là cachées, et ne volent qu’après le coucher du soleil ou la nuit.

Les nymphes de la plupart de celles de notre pays passent l’hiver dans cet état, et l’Insecte parfait n’éclot qu’au printemps de l’année suivante comme les autres; celles de l’Alropos et du Laurier-Rose ne demeurent guère qu'euviron deux mois ou six semaines sous celle forme , lorsue la chaleur moyenne des mois 'août et de septembre, époque à laquelle ces Lépidoptères sont dans cet état, est suffisamment élevée et continue ; dans le cas contraire leur dernière métamorphose eat pareillement reculée jusqu’au printemps suivant. Les chenilles dequel-

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ues espèces changent au préalable i e couleur ; dans d’autres , leur corne | postérieure disparaît après les pre- ; mières mues, ou bien elle est iem- j placée par une légère éminence. Le 1 Sphinx Atropos pioduit un certain j cri; ce qui , avec le dessin d’une tête ! de mort que présente le dessus du j thorax, avait, du temps de Réau- } mur , répandu l’alarme dans un i canton de la Bretague, oh ce Lépi- i doptère fut une année plus commun.

Ce savant attribuait ce son au flottement de la spiritrompe contre les palpes. Lorey prétend que l’Aniinat le produit encore lorsqu’on l’a privé de sa tête , et l’explique au moyen de l’air qui s’échapperait, selon lui, d'une trachée placée de chaque côté de l’abdomen , et qui , dans l’état de repos, se trouve fermée par un faisceau de poils très-fius, réunis par un ligament prenant naissance des parois latérales et internes de la partie supérieure de l’abdomen. Mais ce Sphinx , comparé sous ce rapport avec d’autres espèces , ne nous a offert aucune différence extérieure notable; aussi Passerini (Ann des Sc.

natur. T. xui, p. 33a) a-t-il rejeté cette opinion , et pense-t-il que l'organe excitant ce bruit a sou siège dans l’intérieur de la tête, fait qué nous n’avons pas encore vérifié, faute de posséder d’individu vivant. Dans son ouvrage intitulé Nouvelles Observations sur les Abeilles, François Huber nous apprend que ce Lépidoptère s’introduit en automne dans les ruches , met en fuite les Abeilles et pille le miel ; mais , ainsi que l’ont dit avant nous Lepelletier et Servüle ( Eucycl. mélh. ) , quelques faits semblables ne suffisent point pour nous convaincre que tel est l’instinct habituel de cet Insecte. Ce genre se compose d’un grand nombre d’especes : parmi les indigènes, nous citerons les suivantes :

I. Point de brosse à l’extrémité postérieure de l’abdomen dans aucun sexe; ailes jamais presque entièrement vitrés.

A. Extrémité antérieure du corp*

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a chenille non rétrécie et proée en manière de groin ou de eau ; la tête ne se retirant point : s le troisième anneau.

Corne postérieure de la chenille ournéej spiritrompe de l’Insecte lit plus courte que la tête et le

ax.

ota. Les antennes sont aussi proionnellement plus courtes que • si les autres espèces, enre : Acherontia, Ochs.

■hinx Atropos ou a tète de t , Sphinx Atropos , God. , Hist.

des Lépidopt. de France , T. ni,

] 5, pl. i4. Dessus des premières b| d’un brun foncé, parsemé de âtre, avec des lignes et un point i ral blanchâtres ; dessus des inures d’un jaune foncé avec deux >i:les noires transverses; celui de . lomen d'un jaune foncé, avec “lignes noires transverses, et une le longitudinale au milieu d’un cendré; thorax d’un brun noi- ; avec son milieu jaunâtre , tué et tacheté de noir , imitant tête de mort. Sa chenille est ice , avec sept lignes vertes et <qtues de chaque côté, et pareil •Uibre de chevrons bleus, piqués i air, formant une série longitudi- J au milieu du dos; queue rabo- Jfcj. Sur différentes plantes, mais | particulièrement sur la Pomme rt'erre, le Lyciet jasmiuoïde, le » lin et le Fusain.

: Corne postérieure de la chenille y contournée. Spiritrompe de l’Ini : parfait de la longueur au « is de la tête et du thorax ( bcau- < " plus grêle que dans l’espèce 'jlirédcnte ).

jure : Sphinx , Ochs.

jfipiritrompede la chrysalide logée ' un fourreau saillant, en forme irne.

[I"H1NX D'D Pin, Sphinx Finastri , f God. , ibid ., 3o, pl. 17, fig. 1.

£ us des ailes cendré , avec le bord érieur tacheté de blanc ; trois pclignes noires sur le disque des

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supérieures; côtés de l'abdomen entrecoupés alternativement en dessus de bandes noires et blanches , trans- Yerses ; milieu du dos cendré, avec une ligne noire au milieu. La chenille vit principalement sur le Pin de Corse. Après les premières mues , elle est verte, avec le dos brun , trois raies longitudinales d’un jaune citron de chaque côté, la tête et la corne fauves. Au nord de la France et des autres contrées de l’Europe.

Sphinx du Liseron, Sphinx Con~ volvulir, L. ; God. , ibid , m, p. 26 , pl. 16; Sphiux à cornes de bœuf, Geoff. Dessus des ailes cendré; les supérieures mélangées de noir et de noirâtre; des bandes noires sur les inférieures; dessus de l'abdomen entrecoupé alternativement de bandes noires et rouges, transverses; les premières bordées postérieurement de noir; l’intervalle dorsal compris entre ces bandes en formant une cendrée , longitudinale , avec une ligne noire au milieu; deux chevrons de cette couleur sur le thorax. Ce Sphinx répand une odeur d’ambre. La couleur de sa chenille varie ; elle est le

Elus souvent verte, avec sept raies lanches, obliques de chaque côté ; la corne est fauve en dessus et noire en dessous; les pâtes sont noires.

Elle vit sur le Liseron des champs, le Liseron pourpre, la Belle-de-Nuit, l’Ipomée écarlate, etc.; elle s’enterre vers la fin de juillet. L’Insecte parfait éclot quelquefois au commencement de septembre de la même année.

** Spiritrompe de la chrysalide point saillante.

f Chenilles rayées obliquement de chaque côté.

Sphinx du Troene, Sphinx Ligitstri , L. ; God. , ibid. , m, 22 ,pl. i5. Dessus des ailes supérieures d’un gris rougeâtre , veiné de noir , avec le milieu d’un brun obscur; celui des inférieures rose , avec trois bandes noires transverses ; des anneaux al ternes de ces deux couleurs sur le dessus de l’abdomen. Chenille d’un vert

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pomme, avec sept raies obliques, violettes antérieurement et blanches postérieurement, de chaque côté; corne d’un noir luisant en dessus, jaunâtre en dessous. Sur le Troène, le Frêne , la Spirée Aruncus, etc.

ff Chenilles tachetées, dans leur longueur, de chaque côté.

Sphinx du Titiiymade , Sphinx Euphorbiœ , L.; God., ibid., m , 33 , pl. 17, fig. 2. Corps verdâtre en dessus, roussâtre en dessous, avec les antennes , et cinq bandes transverses sur l’abdomen dont les deux antérieures bordées de noir postérieurement, blanches; dessus des ailes supérieures d’un gris roussâtre , avec trois taches arrondies et une bande d’un vert d’olive; dessus des ailes inférieures d’un rouge tirant sur le rose , avec deux bandes noires et une tache blanche et interne dans l’entredeux. Chenille noire , avec la tête , les pâtes, la base de la corne d’un rouge brun ; des points jaunes très— rapprochés, formant des anneaux; deux rangées longitudinales de taches rondes , tantôt de celte co.uleur , tantôt blanches roussâtres de chaque côté; une ligne d’un rouge brun le long du dos , et deux autres, une de chaque côté, au-dessus de l’origine des pâtes , entre-coupées de rouge brun et de jaune. Sur diverses especes de Tithy males , mais plus particulièrement sur celles que l’on distingue sous les noms de cupressifolia et linifolia. Le Sphinx nicæa de Prunner ne diffère du précédent que par sa taille qui est d’un tiers plus grande ; mais la chenille est autrement colorée, et vit sur d’autres Euphorbes.

b. Chenilles terminées antérieurement en forme de groin ; tête susceptible de se retirer sous le troisième anneau du corps.

Genre : Deidepiiila , Ochs.

Sphinx du Laukieb-Eose, Sphinx Nerii , L. ; God. , ibid . , ni , 12, pL j 3. Vert; des bandes ou des lignes angulaires les unes plus foncées , les autres blanchâtres, sur le dessus des

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supérieures; leur base ayant une ta- > che de cette dernière couleur avec un gros point verdâtre; leur milieu traversé obliquement par une bande ; rougeâtre; dessus des ailes inférieures noirâtre depuis leur base jusque vers le milieu, ensuite verdâtre; [ une raie blanchâtre séparant les deux I teintes; vert du dessus de l’abdomen entrecoupé de jaunâtre. Chenille verte, pointil lée de blanc, avec les premiers anneaux d’un jaune pâle, et une tache oculaire bleue, bordée :

de blanc avec du noir au centre, de chaque côté; une bande d’un blanc bleuâtre, s’étendant depuis le qua- t trième anneau j usqu’à l’origine delà corne qui est jaunâtre. Sur le Laurier rose. De l’Ile-de-France, de l'Italie, du département de Maine-et-Loire, et même, mais très-rarement, dans cel ni de la Seine.

Sphinx de i.a Vigne , Sphinx El- • penoz , L. ; God. , ibid. , m , 46 , pl. 18 , fig. 5. Dessus du corps d’un vert olive , rayé longitudinalement de rouge ; celui des supérieures mélangé de ces deux couleurs; les inférieures rouges, bordées postérieurement de blanc, avec une bande noire et transverse près de la base. Chenille de couleur brune , entrecoupée de noir, avec six raies obliques gr La fies et deux taches oculaires noires, offrant chacune une lunule d’un brun olivâtre, bordée de blanc violâtre, sur les quatrième et cinquième anneaux; corne noire avec le sommet blanchâtre. Sur diverses sortes d’Epilobes, la Salicaire à épis, la \igne, le Caille-lait jaune et le Gratteron.

Sphinx petit Pourceau , Sphinx Porcelli/s , L. ; God. , ibid., m, 5o, pl. 19 , fig. 1. Dessus du corps rosé, avec quelques lignes blanches, trans* verses, près de l’extrémité de l’abdomen : dessus des ailes d’un jaune verdâtre , avec une bande sur le linj" be postérieur, une autre le long ot la côte des ailes supérieures se dnatant et les traversant à son origine»

roses ; base des inférieures noirâtre- Chenille ordinairement brune , ay»nt antérieurement de chaque côté trois

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îes oculaires noires, à prunelle J oche et à iris roussâtre ; corne I - courte. Sur l’Epilobe à feuilles t *i tes et le Caille-lait jaune.

IL Abdomen terminé dans les deux i es ou dans le mâle par une brosse; i s de plusieurs vitrées.

i . Abdomen des femelles sans > -sse ; bord postérieur des ailes an- ; eux et denté; corne postérieure k «'dorsale de la chenille remplacée ! une petite plaque. Point d’ailes Ê 'ces.

i Genre : PtÉrogon , Boisduval.

ipHiNX de l’OEnothèrf. , Sphinx i notheræ , Fabr. ; God., ibid., p.

, pl. 1 5 , fig. 2. Corps verdâtre; •sus des ailes supérieures de cette tleur , avec une bande plus foncée, nsverse dans le milieu ; dessus des irieures jaune, avec une bande minale noire. Chenille brune, avec côtes blanchâtres et les stigmates iges , entourés de noir. Sur quel- 3S espèces d’Epilobes.

Abdomen des deux sexes ter- | noé par une brosse; bord posté- ‘ nrdes ailes (vitréesdans plusieurs) i-s angles ni dentelures. Chenille I t ni postérieurement une corne 1 ^-distincte.

i Genre : Macroglossum , Scop.

[ i . Ailes entièrement écailleuses.

1 MPHINX DTI CaII.T.E-LATT OU MoRO-

I ï:iinx, Sphinx Stellatarum , L.;God., I. , m, 55, pl. i4, fjg. 5. Dessus corps et des ailes supérieures d’un in cendré; côtés de l’abdomen ta- I ïtés dans leur milieu de blanc et noir; trois lignes noires, transi ses sur le dessus des ailes s u. pénètres ; celui des inférieures jau- [ reavec le bord postérieur en grant partie roussâtre. Chenille, verte , ■o quatre lignes longitudinales, ît deux supérieures blanches et se < minant à la corne, et dont deux I -srieures jaurtes et se réunissant à ! îus; stigmates noirs ; pâtes fauves.

I ” le Caille-lait jaune et diverses r res Plantes analogues, j; >. Ailes, à l’exception des bords,

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dépourvues d’écailles et transparentes ou vitrées.

Sphinx fuctforme, Sphinx fuciforrnis , L. ; God. , ibid., Tll , 58 , pl.

’ fig* 4. Dessus du corps d’un vert d’olive, avec une large bande et transverse sur le milieu de l’abdomen , le limbe postérieur des ailes , une tache près du milieu de la côte des supérieures, ferrugineux; dessous de la brosse de cette couleur; ses côtés supérieurs noirs. Chenille chagrinée , d’un vert pâle en dessus, d’un rouge brun en dessous; les pâtes, la corne et le pourtour des stigmates de cette couleur; les stigmates noirs avec le milieu blanc. Sur les Chèvrefeuilles, le Caille-Lait jaune , etc.

Sphinx bombyeiforme , Ægeria bombyliformis , Fabr.; God., ibid., m, 6 1 , pl. 1 5 , fig. 6. Dessus du corps d’un vert jaunâtre; une bande noire mêlée de verdâtre , traversant le milieu de l'abdomen ; milieu du dessus des anneaux suivans fauve ; dessous de la brosse et ses côtés supérieurs noirs ; point de tache ferrugineuse près du milieu de la côte des supérieures; bande de cette couleur, les terminant postérieurement , moins large que dans l’espèce précédente. Chenille vivant sur la Scabieuse des champs et leLychnis dioïque , et paraissant différer plus particulièrement de la précédente en ce qu’elle a de chaque côté du corps, depuis le secbnd anneau jusqu’à l’anus , une ligne blanchâtre; les stigmates sont blancs avec le milieu rougeâtre.

V. , pour quelques autres espèces se trouvant aussi eu France, tels que celui de la Garance, le Livournien, le Phénix, le Sphinx Chauve-Souris, celui de l’Hippophaë , l’ouvrage précité de feu Godart. (h.vt.)

SPHIRÆ.NE. pots. Pour Sphyræne. V. ce mot. (R.)

SPHODRE. Sphodrtis. ins. Gcnrcde l’ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Carnassiers , tribu îles

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Ca rabiques , établi par Clairville sur le Carabus leucophthalmus de Linné ou le C. planus de Fabricius , distingué seulement de quelques espèces de Féronies à corselet cordiforme ci rangées par Bonelli dans son genre Pterostichus, par la longueur du troisième article qui égale au moins celle des deux suivans réunis, et des Læmost/ienus de ce naturaliste par les ' crochets des tarses n’offrant point de dentelures. Si l’on compare les antennes des espèces de ces deux genres , l’on voit que la longueur du troisième article, quoique généralement plus grande que dans les Ca rabiques analogues , diminue graduellement. Il en est de même des dentelures des crochets des tarses ; ils sont très-peu sensibles dans quelques espèces. Ces coupes génériques sont donc très-artificielles. Dans notre ouvrage sur les familles naturelles du Règne Animal, nous avions fait usage de ce dernier caractère , que nous avions le premier observé, pour séparer les Lætnoslhènes des Sphodres.

Nous avons ensuite (seconde édition du Règne Animal de Cuvier) substitué la dénomination de CtÉNIPE , Ctenipus , à celle de Læmostène. Le comte Dejean , dans le troisième volume de son Spéciès des Coléoptères , a pareillement rejeté ce nom et l’a remplacé par celui de Pristonychus , que nous adopterons pour ne pas augmenter la confusion. Il a épuré ces deux genres et fait connaître plusieurs nouvelles espèces. Des six Sphodres qu’il mentionne, le planus appartient. seul à l’Europe. Sur les cinq autres , quatre sont de Sibérie et le dernier de la Géorgie russe. Le S.

plan est long de dix à douze ligues , entièrement noir, avec le corselet en forme de cœur tronqué postérieurement, et des rangées de petits points formant des stries très-fines sur les ély très. Il est ailé , caractère qui le distingue des autres espèces. Les Sphodres, ainsi que les Pristonychus , se tiennent dans les lieux humides et couverts, dans les caves particulièrement. (IjÀT.)

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*SPIION D¥ LOCOCCA. bot. ru *n. jt Schlectendal etSchultes(Ays/. Pcget., ^ vol. 6, p. 799) ont publié, d’après | les manuscrits de Willdenow, une f Plante sous le nom de Sphondylo - E ti cocca malabarica qui forme un genre 1^ nouveau de la Pentandi ie Monogy- 1 nie, L., dont voici les caractères e*- j t sentiels • calice à cinq folioles; corolle à cinq pétales ; cinq à huit étamines; î ovaire pentagone ; capsule à cinq ; loges polyspermes. Le Sphondylo- j cocca malabarica est une Plante herbacée , à tiges pubescentes , divisées j en branches divariquées, garnies de feuilles opposées, oblongues, trèsentières , ciliées et atténuées en pétiole. Les fleurs sont petites et disposées en agglomérations qui forment des sortes de verticilles. Cette Plante est originaire de l’Inde - Orientale.

SPHONDYLOCOCCOS. bot. j phan. ( Mitlchell. ) Syn. de Ca/licarpa. P. ce mot. (G.. N.)

SPHRAGIDEouSPHRAGTS.Mil C’est le nom que donnaient les anciens à la terre Sigillée de l’île de Lemnos , sorte de Terre bolaire dont on faisait usage comme médicament, et dont on garantissait l’authenticité par l’empreinte d’un cachet. Suivant Pline , on donnait aussi ce nom à une variété de Jaspe plus propre que les autres à être gravée pour servir de cachets. (g. deu.)

SPHYRÆNE. pois. Espèce d’Argentine. P. ce mot. (b )

S P H Y R È N E. Sphy.rcena. rois.

Genre créé par Lacépède dans le* Acanthoptérygiens de la famille des Tersèques , ayant pour caractères:

un corps allongé, un museau pointu, une gueule très-fendue; la mâchoire inférieure dépassant la supé" rieure et formant, qm/nd la gueule est fermée , comme la pointe d’un cône. Le maxillaire inférieur est armé d’une rangée de dents coniques dont les deux antérieures sont les plus fortes. La première dorsale est au-dessus des ventrales et la seconde sur

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unie. Lea rayons tics ouïes sont au mbre de sept ; les joues et les operies sont écailleux. Les Sphy rênes ut des Poissons voraces des océans lantique et Indien, aussi bien que la Méditerranée. Les principales nt le Spet ou Brochet de mer, Esox hyrœna , L. , Bloch , pl. 58g , que cépède a décrit sous le nom de hyrène chinoise, T. v, pl. 8, fig. 3; Bécune, Lacép. T. v, pl. 9, -fig. 3.

(Orverd et l’Aiguille de Lacépède ut , la première d’un genre diffént, et la seconde l’Orphie commune d dessinée. L’Orverd n’est connue le par un dessin de Plumier.

(LESS

SPIC. bot. pn an. Espèce de La- :nde. V. ce mot. (b.)

'SPICANARD. bot. phan. Syn. de qu’on appelait Nard indien dans ancienne droguerie. V. Andropo- »n et Nard. (b.)

SPICARA. pots. Le genre fondé us ce nom par Rafinesque (Sicil. , 24) pour des Labres qui n’ont pas ' dents , n’est pas adopté. (b.)

'SP1CE. bot. phan. L’un des sy- •nymes vulgaires d’Alpiste. V. ce CJt. (b.)

SPICIFÈRE. ois. (Bulfon.) Espèce i genre Paon. F', ce mot. »dr..z.)

SPICULARIA. bot. crypt. ( Muiinées. ) Le genre désigné sous ce m par Persoon, dans sa Mycologie iiropéenue, comprenait six espèces nt trois sont rapportées par Link genre Botrytis , tel est particuliè- Tient le Botrytis racemosa , D. C. , les trois autres au genre Pulyactis , sorte qu on peut considérer ce m comme synonyme du Pulyactis Link, établi plus anciennement , qui lui-même ne diffère du Bolryque par des caractères si peu imrtans qu’il serait peut-être préfé- :ble de réunir ces deux genres sous nom ancien de Botrytis; nous rtageons même tout-à-fait la madré de voir de Fries qui, sous ce m, réunit les genres Botrytis , icularia , Cladabotryon , Vi rgaria ,

SPI 56g

Slachylidium , Pulyactis, A c lad i uni et Haplaria. fr. ces mots. (ad. b.)

SPIELMANNIE. Spielmannia. bot.

piian. Genre de la famille des Verbénacées et de la Tétrandrie Monogynie, L. , offrant les caractères essentiels suivans : calice persistant, divisé en cinq découpures subulées ; corolle hypocratérifoi me , ayant l’entrée du tube barbue ; le limbe à cinq lobes à peu près égaux ; quatre étamines égales et non didynames ; stigmate crochu; fruit drupacé, insipide , globuleux , nu , un peu acuminé , partagé en deux par un sillon, et contenant un noyau à deui loges qui chacune renferment une graine.

Le Spielmannia africana , Willd. ; Spiel/nannia Jasminum, Médic. ; Lantana africana , L. , Hort. Clijf. , p.

520, est un Arbrisseau dont la tige est droite , haute d’environ deux mètres , divisée en rameaux étalés, opposés , tétragones , velus et munis dans les parties supérieures d’ailes crénelées. Les feuilles sont sessiles et opposées, les supérieures alternes, un peu décurrentes, ovales , aiguës, dentées en scie et nombreuses. Les fleurs, dont la corolle est petite et blanche, sont sessiles et solitaires dans les aisselles des feuilles. Cette Plante croît au cap de Bonne-Espérance.

Cusson avait donné le nom de Spiel/nannia a un genre fondé sur le Pimpinella dioica; mais ce genre n’a pas été adopté, du moins sous cette dénomination. (g. .N.)

SPIESIA. bot. piian. Necker a fait sous ce nom un genre du Phaca mûrie a/a ; mais ce genre n’a pas été adopté. (A. R.)

SP1GÉLIE. Spigelia. bot. piian.

Genre de la Pentandrie Monogynie, L. , placé par les auteurs dans la Famille des Gentianées , mais ayant peut-être plus d’affinités avec les Rubiacées , à raison des stipules opposées qui existent à la base des pétioles. Ce genre est ainsi caractérise : calice à cinq divisions prolondes ; corolle infundibuliforme dont le limbe

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est quinquéfide, égal, l’orifice du tune imberbe ; cinq étamines ; un style termine par un stigmate linéaire, comprime, indivis; capsule biloculaire et à deux coques bivalves ; graines nombreuses, anguleuses, convexes sur le dos. Ce genre se compose de cinq à six espèces originaires de 1 Amérique septentrionale , du Mexique et de la Colombie. Ce sont des Plantes herbacées ou rarement frutescentes, à feuilles opposées, très-entières , accompagnées de stipules intcrpétiolaires. Les fleurs sont rouges, unilatérales , munies de bractées et disposées en épis terminaux et axillaires, quelquefois roulés en crosses ou courbés au sommet. Les Spigelia marylandica et antheliriia, L., jouissent de propriétés vermifuges et sont fréquemment usitées par les médecins américains. (g.. N.)

SPIGGURE. mam. Pour Sphiggure. V. ce mot. (b. )

SPIGOLA. pois. Syn. de Loup , Perça labrax , L. (b.)

SPILACRE. Spilacron. bot. phan.

Sous ce nom, H. Cassini a proposé un genre de la famille des Synanthére'es, tribu des Centauriées, et qui a pour type le Centaurea arenaria de Marschall , Plante qui croît dans la Russie , près de l’embouchure du Volga. Le genre Spilacron a une très-grande affinité avec le Crupina ; aussi Cassini donne-t-il le nom de Spilacron Crupinoides à l’espèce qui le constitue. Les différences signalées par l’auteur consistent : 10 dans les écailles de l’involucre du Spilacron appendiculées au sommet , tandis que celles du Crupina sont absolument privées d’appendice; in dans la corolle glabre du Spilacron ; celle du Crupina , au contraire, est munie de poils composés très-remarquables ; 3° dans l’aigrette , simple sur le Spilacron, c’est-à-dire privée de la petite aigrette intérieure qui est très-manifeste sur le Crupina. Malgré l’affinité qui lie entre eux ces nouveaux genres , Cassini les a placés dans deux sections différentes de la tribu des

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Centauriées. Le Spilacron est placé au commencement de la section des Chryséidées. (g..n.)

SPILANIHE. Spilanthes ou SpilanLhus. bot. phan. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Hé- 1 ianthées et de la Sy ngéuésie égale, L. établi par Jacquin et offrant les caractères suivans : involucre presque hémisphérique, composé de folioles sur deux ou un petit nombre de rangs, à peu près égales , appliquées, oblongues et obtuses. Réceptacle élevé , cylindracé , garni de paillettes oblongues, membraneuses. Calatlude globuleuse, sans rayons, composée de fleurons égaux, nombreux, réguliers et hermaphrodites. Akènes trèscomprimés sur les deux côtés, obovales, garnis de poils sur les deux arêtes , surmontés d’une aigrette composée de deux paillettes filiformes souvent avortées. Ce genre est intermédiaire entre le Salmea dont il diffère principalement par la forme et la structure de l’involucre, et V Acmella dont il se distingue par la calathide absolument privée de rayons.

Kunth a, en outre, séparé du Spi lanthes le Spilanlhus crocalus du Botanical Magazine , dont il fait un genre sous le nom de Platypleris. T~. ce mot. Les Spilanthes sont des Plantes herbacées, à feuilles opposées, à calathides solitaires, terminales ou axillaires , longuement pédonculées et composées de fleurs ordinairement jaunes. On n’en connaît qu’un petit nombre d’espèces qui croissent dans les contrées chaudes de l’Amérique.

L’une d’elles [Spilanthes oleracea) est cultivée dans quelques jardins d’Europe sous le nom de Cresson du Brésil ou Cresson de Para. Sa saveur est très-âcre et excite fortement la salivation. Elle possédée à un haut degré la propriété antiscorbutique.

* SPILE. Spilus. bot. phan. Le professeur Richard avait proposé ce nom pour le point d’attache de la graine des Graminées , qui est indiA qué par une tache brunâtre ou une

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qne roussâtre , placées sur la face terne de cette graine. (a. r.)

SPILITE. MIN. Nom donné par 111. Brongniart à une Roche dont la ise est une pâte d’Aphanite ou de . érasile (Aphanite décomposée), renrmant des noyaux et des veines ficaires , les uns contemporains , les itres postérieurs à la pâte. Cette . oche comprend au [nombre de ses îriétés quelques-unes de celles qui □ t été nommées Yariolites et Amygaloïdes par les minéralogistes franfis ; Perlstein , Mandelstein et chaalstein par les minéralogistes llemands. La pâte de cette Roche a a i structure essentiellement compacte itt terreuse; les noyaux sont formés »iar voie de concrétion , et la succeson des matières qui les composent -St presque toujours la même; c’est, :n allant de l’extérieur à l’intérieur, ■a Terre verte, la Calcédoine, le .'Juartz hyalin incolore , l’Améthyste , tt t le Carbonate de Chaux dans le milieu. La couleur la plus ordinaire de eette Roche est Lebrun rougeâtre, le rcert sombre et le noir; les noyaux . ont blancs ou rouges. Elle est sus- : eptible de désagrégation , et les [i lobules qui y sont renfermés, ve- ■ant à se détacher, y produisent des ' ellules arrondies qui ont fait souvent r egarder ces Roches comme des laves; lies présentent d’ailleurs par ellesnêmes , et dans l’intérieur de leur aasse, la structure cellulaire. Bron- : ;niart rapporte aux Spilites les Rohes amygdalaires d’Oberstein et de ' dontecchio-Maggiore, près de Vicene; les Yariolites du Drac ; la Pierre nommée Toadstone par les Anglais, M qu'on trouve à Bakewell en Der- 1 oyshire , et le Schaalstein de Uillemi tourg. Les Spilites appartiennent aux 'errains pyrogènes anciens ( terrains i l’épanchement trappéens de Brong.J.

ls forment quelquefois des montarnes peu élevées , des espèces de ônes sans stratification, mais diviées en masses prismatiques ; ils ren- ! arment quelques Métaux disséminés , notamment du Cuivre; ils sont cri-

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blés de cavités irrégulières, remplies ou tapissées d’une multitude cle Minéraux divers , et principalement de matières siliceuses ou zéolitiques.

(G. DEL

SPILOCÆA. bot. cuypt. ( Urédi nées,. ) Fries a établi ce genre dans ses Novitiœ Ilorœ suecicæ. Il forme des taches brunes ou noirâtres sur l’épiderme des Plantes vivantes ; ces taches sont produites par des sporidies simples, presque globuleuses, adhérentes les unes aux autres et à la substance qui leur sert de base , et mises à nu par la destruction de l’épiderme. La première espèce connue de ce genre a été observée sur les pommes sauvages fraîches , en Suède.

Link en a ajouté une seconde découverte sur les tiges des grands Scirpus.

(Al). B.)

SPILOMA. bot. crypt. {Lichens.) Ce genre a été fondé par De Candolle sous le nom de Coniocarpon que nous lui avons conservé dans notre méthode. Il est placé dans les Lichens à gongyles nus, réunis en paquets ou en glomérules dont la couleur est différente de celle du thalle. Meyer, dans sa disposition méthodiquedesLichens,a cru devoir nous imiter et conserver au S/uloma\e nom primitif de Coniocarpon. On retrouve la plupart des espèces de ce genre parmi les Conioloma dans la méthode d’Eschweiler. Tous ces Lichens vivant sur les écorces , nous avons décrit trois nouveaux Spiloma dans notre Essai sur les Cryptogames des écorces exotiques officinales , savoir r le Coniocarpon caribœum , p. 99; le C.Myriadenm, loc. cit., tab. 1 5 , f. 5 , et le C. Cascaril/œ, loc. cit., tab. 1 5 , fig. 4. Nous en possédons un assez grand nombre d’espèces inédites. (a. f.)

* SPILOTE. rept. oph. Lacépède a donné ce nom scientifique à une belle Couleuvre tachetée de la Nouvelle-Hollande. (b*)

SPINA.C1IE. pois. Espèce du genre Gasléroslée. V . ce mot. (b.)

SPINACHIA. pois. V. Gastiié.

57* - SPl

SPIINACIA. bot. PU AN. V. Epi-

NABD.

. SPINARELLA. pois. (Belon.) V.

Epinociie commune au mot Gasté-

ROSTEE.

SPINAX. pois. V. Aiguilat au mot Squale.

SPINCTERULE. Spincterules.

Moll. Genre proposé par Moulfort dans le premier volume de sa Conchyliologie systématique ( pag. 222 ), pour une Coquille qui appartient au genre Robuline. P'. ce mot. (D..n.)

SP11NELLANE. min. Espèce minérale établie par Nose qui lui a donné ce nom , parce que les caractères de cette substance semblaient lui indiquer une sorte de passage au Spinelle proprement dit. C’est une Pierre grise ou brunâtre , fusible , assez dure pour rayer le verre , et se présentant sous la forme de petits cristaux opaques ou translucides, en prismes hexaèdres terminés par des sommets à six laces. Ces cristaux dérivent , suivant Haüy, d’un rhomboïde obtus de 1170 23’. Le Spinellane est soluble en gelée dans les Acides ; sa pesanteur spécifique est de 2,28; il est composé, d’après Klaproth , de Silice , 43 ; Alumine, 29, 5; Soude , 19 ; Eau , 2,5 ; Fer et Chaux , 4,5. Cette analyse rapproche le Spi— nellane de la Néphéline. Haüy a cru reconnaître quelque analogie entre ce Minéral et la Sodalite, et Léonhard le regarde comme une variété d’Haüyne. Il a été trouvé par Nose sur les bords du lac de Laacli , dans la Prusse rhénane, en cristaux disséminés dans une roche volcanique composée de petits grains de Feldspath vitreux, de Mica noir, de Fer oxidulé octaèdre, etc.; il y est accompagné de Titane oxidé rouge et d’Haüyne. On le cite encore dans des Roches analogues qui viennent du cap de Gates en Espagne. (g. DEL.)

SPINELLE. bot. MAN. Nom francisé , dans certains Dictionnaires , du genre Spinifex. Pr. ce mot. (b.)

SPINELLE. min. Aluminatc de

SPI

Magnésie. Cette espèce minérale, appartenant à l’ancienne classe des Pierres, a été composée d’abord des seules variétés rouges connues des lapidaires sous les noms de Rubis Spinelle et de Rubis Balais , et dont le principal caractère était d’être infuribles, et de cristalliser sous des formes dérivées de l’octaèdre régulier.

On y a réuni successivement d’autres substances , qui présentaient le înèrrn caractère avec des couleurs ditférentes, telles que la Ceylanite ou le Pléonaste, la Gahnite ou Automalite, et le Spinelle bleu d’Acker en Su— de rmanie. Le Spinelle ne s’est encore offert dans la nature qu’à l’état cristallin , et toujours en cristaux disséminés dans les Roches solides ou dans les terrains meubles. Ses formes dérivent de l’octaèdre régulier : les clivages parallèles aux faces de cct octaèdre sont peu sensibles et s’obtiennent avec difficulté. Il est infusible; sa dureté est inférieure à celle du Corindon , et supérieure à celle du Feldspath , au moins dans les variétés rouges. La pesanteur spécifique varie de 3 , 5 à 4. Il a la réfraction simple, l’éclat vitreux, la cassure imparfaitement conchoïde. Ses formes cristallines sont communément des octaèdres isolés , tantôt simples et tantôt émarginés ; ces octaèdres sont quelquefois transposés, c’est-à-dire qu’ils sont accolés deux à deux et en sens contraires, de manièreà offrir le même assortiment que présenterait un octaèdre que I on aurait coupé par le milieu , et dont une des moitiés aurait fait une demi-révolution sur l’autre.

Les variétés noires ont aussi offert la forme d’un octaèdre tronqué sur les arêtes, et dont les angles seraient remplacés par un pointement à quatre faces, et en outre la forme du dodécaèdre rhomboïdal. On peut établir deux sous-espèces dans le Spinelle, d’après les caractères extérieurs, le Spinelle Rubis et le Spinelle Pléonaste.

Spinelle Rubis, en cristaux d’un rouge ponceau, colorés par l’Acide chromique , Rubis Spinelle des la pi-

SPI

ires; en cristaux d’un rouge de se iutense , ou d’un rouge violâtre , li ble , avec teinte laiteuse, Rubis dais des lapidaires. Ces cristaux nt ordinairement d'un très -petit i> lume , fort nets , et rarement grou- ! s entre eux. Le Spinelle Rubis se

Iésen le aussi eu giains roulés , qui sont que des cristaux déformés et is ou moins arrondis par le frotteront ; il est transparent ou au moins i :nslucide, et sa teinte offre difféîtes nuances de rouge. Son éclat l ieux est extrêmement vif. Sa peinteur spécifique est de 5,5. Au aluineau, il n’éprouve aucune ali ation constante. Il est composé de i atre atomes d’Alumine et d’un .une de Magnésie, si l’on fait absi ctiondes principes accidentels. Une > dyse de Yauquelin a donné les oaportions suivantes : Alumine , .,475 Magnésie, 8,78; Acide chro- |j que , 6,18: il renfeime presque Injours du Silicate de Fer , en plus moins grande quantité. Le Spiii le Rubis occupe un des premiers ngs parmi les Pierres précieuses , à i-son de sa grande dureté et de son éclat. On le taille ordinairement ■ brillant à degrés, à petite table et Haute culasse. Les cristaux de Spii: le sont en général fort petits; on rencontre cependant qui pèsent . s de cent grains. Le Spinelle d’un ; ige vif ou Je Rubis Spinelle est le us estimé, on le fait passer quel- ■ ;fois pour le Rubis oriental. Les t nelles d’une teinte rosâtre ou d’un l ige de vinaigre, et qu’on nomme ! bis Balais, ont moins de valeur ; les confond souvenL avec les Toes brûlées.

' uuneele Pléonaste , Ceylanit , I ttrn. , en Cristaux bleus, veits, purins et noirs. Sa dtueté est un ^ moins grande que celle du Spile Rubis. Il est seulement transide et souvent opaque. Il diffère | la première sous-espèce par l’abce du Chrome , et la présence fc stante de POxide de Fer , comme i 1 icipc colorant. Il a d’abord porté 1 mm de (leylanite , parce que,

SPI 575

pendant long-temps , on 11’a connu de ce Minéral que la variété noire , trouvée à Ceylau dans les sables des rivières. On rapporte au Pléonaste le Minéral connu sous le nom de Spinelle bleu d’Aker en Sudermanie, ou on le trouve disséminé dans un Calcaire grenu. Une autre substance vitreuse d’un noir luisant , que L; schenault a rapportée de Ceylan , où on la trouve dans le district de Candi, paraît avoir les plus grands rapports avec le Spinelle. Pléonaste. Sa pesanteur spécifique est de 3,7; sa texture est laminaire; elle est fragile, infusible et inattaquable par les Acides.

Laugier, qui l’a analysée, l a trouvée composée de la manière suivante :

Alumine, 65 ; Magnésie , 1 3 ; Oxide de Fer, 16, 5 ; Silice, 2; Chaux, 2.

De Bournon , qui le premier a fait connaître celte substance, la crovant nouvelle, a proposé de lui donner le nom d eCandite. On a aussi rapproché de l’espèce Spinelle, sous le nom de Spinelle zincifère , un Minéral que la plupart des minéralogistes considèrent maintenant comme une espèce à part : c’est la Gahnite ou l'Automalite des Suédois. V. Gahnite.

Le Spinelle paraît appartenir au terrain de Micaschiste, comme le prouvent les observations de John Davy , et les diverses Roches ou ga ligues deSpinelle rapportées de Ceylan par Leschenault , et décrites par le comte de Bournon. C’est principalement dans des Dolomies lamellaires, dans des Calcaires , et des Quartz micacés qu’on le trouve en cristaux disséminés, associés à du Phosphate de Chaux. Le Spinelle bleu d’Aker eu Sudermanie eal aussi dans un Calcaire lamellaire, analogue à ceux de Ceylan. On trouve en outre le Spinelle eu cristaux isolés ou en grains roulés , dans le sable des rivières de celte île; il y est mêlé à des cristaux de Corindon , de Zircon , de Tourmaline, de Topaze, de Grenat, etc. On a trouvé aussi du Spinelle Pléonaste dans des Roches calcaires à Sparta et Franklin, dans le Nevv-Jcrscy , et à Warwick dans l’Etat de New-York

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en Amérique : il se présente dans ces localités en cristaux noirs , d’un volume remarquable. Il en est qui sont de la grosseur d’un boulet de canon.

Les Roches de la Somma, qui pioviennent des anciennes éruptions du "Vésuve, renferment aussi une multitude de petits cristaux de Spinelle noir, bleu-verdâtre ou purpurin. Ces cristaux sont disséminés dans un Calcaire grenu , ou tapissent les cavités de blocs composés de Mica , d’idocrase , de Pyroxène, de Néphéline, de Grenat, etc. Enfin le Spinelle a été aussi observé dans les produits volcaniques : on le trouve au milieu des sables et îles détritus de Basaltes, au pied de la colline de Montferrier, près de Montpellier, et dans les Roches d’Andernach, sur les bords du Rhin. (g. del.)

SPINELLINE. min. INora donné par Nose à la variété de Sphène, que Fleuriau de Bellevue a fait connaître le premier sous celui de Séméline.

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