‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 215 sur 282 · S PII · texte numérisé non relu

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Dans l’état ou sc trouvait la science 1 nu sujet des Sphéruliles , il l'allait , ou adopter les opinions de Des-Moulins ou créer encore une nouvelle théorie.

Nous avons tenté ce dernier moyen pour lâcher de ramener à des explications simples et naturelles les laits connus, et à faire ainsi rentrer les Rudistes dans toutes les conditions des autres Coquilles bivalves. La route que Défiance avait indiquée nous parut la meilleure , et nous y avons été conduit par un fait qui , bien qu’étranger aux Sphérulites , peut y trouver une utile application.

Ce fait, que avons consigné dans notre article PoDorsiDE ( ce mot), prouve d’une manière évidente la posaibililé de la dissolution de certaines parties des Coquilles bivalves. 11 fallait prouver que ce qui était arrivé aux Podopsides avait eu lieu pour les Sphérulites; il fallait démontrer dans ce genre cette dissolution de la couche interne de la Coquille; il ne suffirait plus de raisonner par induction , car le moule intérieur desSphéruli les est si différent de tous les moules deConchifères , qu’il y aurait eu des objections à faire et du doute à laisser sur plusieurs points. Il nous semble que le moyen que nous avons employé pour régénérer l'intérieur des valves des Sphérulites, à l’aide du Birostre , était le plus simple et le meilleur , puisqu’il nous faisait retrouver toutes les parties constituantes des Coquilles bivalves: charnière, ligament, impressions musculaires. Quoique ces dernières eussent éprouvé une modification particulière dans la valve supérieure, leur usage n’en est pas moins évident ; ainsi deux sortes de preuves nous sont données pour notre théorie, l’induction qui met en évidence la possibilité de la dissolution de la couche interne de la Coquille et la preuve directe. Puisque l’impression du Birostre régénère l'intérieur de la Coquille, certainement cette régénération n’aurait pas lieu si le birostre, comme le suppose Des- Moulins, s’etait moulé dans la partie cartilagineuse d’uti Animal , car

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comment croire que cette partie carfi.

lagincuse aurait tormé une charnière aurait contenu un ligament et aurait donné attache à des muscles puissans, sans que rien de ces parties, qui ont besoin de coips solides pour s’attacher, ait pénétré jusqu’au test; il nous semble bien plus simple d'admettre la disparition de la couche interne delà Coquille. Celle circonstance explique tout ce qui paraît si difficile de concevoir. En décrivant succinctement toutes les parties d'uue Sphérulite régénérée, et en indiquant sur le Birostre de quelle manière elles s’y trouvent représentées, ou pourra facilement juger si notre théorie approche plus de la vérité que celles qui nous ont précédé. La Sphérulite foliacée est une grande Coquille dont la valve inférieure adhérente est formée par une couche corticale , épaisse , divisée à l’extérieur par un grand nombre de lames circulaires, épaisses , irrégulièrement découpées sur leur bord ; en dedans, chacune des lames , qui est le pioduit d'un accroissement , est marquée par une strie circulaire qui aboutit sur la paroi à une crête peu saillante qui la parcourt perpendiculairement de la hase au sommet. La valve supérieur cstconoïde, surbaissée, foliacée comme l’inférieure, mais moins piofondément ; sa cavhé, beaucoup moins considérable , laisse apercevoir en dedans des stries semblables à celles de l’autre valve , aboutissant également à une carène qui correspond à celle de la valve inférieure lorsque les valves sont réunies. Le sommet de ces valves est infiniment plus mince que les bords, ce qui devrait être le contraire si la Coquille était complète. Entre ces valves, qui n’ont ni charnière , ni ligament, ni impressions musculaires, on trouve quelquefois un moule singulier présentant des cavités, des anfractuosités, en apparence insolites, et qui cependant n’est que la représentation pure et simple delà cavité iulerne de la Coquille avant la di$»°^ lotion de la couche intferne. Cda est

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; vrai que , si l’ou prend l’empreinte | ■; ce moule, on retrouve toutes les irtics constituâmes d’une Coquille i valve. Dans la valve supérieure on marque postérieurement une cavité nique, assez piofonde, qui cor- -spond par son extrémité à la carène le nous avons mentionnée sur la i.rface de la couche corticale. Dans ite cavité , on voit des stries pa rallies dont la disposition est seinblae à celle de toutes les cavités à lismenl corné et interne. Cetie cavité, ir sa position et par sa disposition ,

; ; nous laisse aucun doute sur la : notion quelle avait de contenir i irrière la charnière un ligament èès-puissant; en avant de cette catté ou aperçoit deux énormes dents ordinales, pyramidales, triangulaires, larges et placées l’une à côté ■: l'autre sous uu angle presque oit; elles sont séparées profondcent, vis-à-vis le ligament, par une i inure terminée par une gouttière dique, dont un des côtés se relève mr participer à la cavité du ligaent. Ainsi séparées à leur bord iunie, les dents cardinales le sont ssi latéralement de deux erninen- ■•s placées latéralement en avant des nts cardinales: elles forment l’ex- - imité d’une courbe en fer à cheval >nl l’intersection médiane des dents ardinales est le point central. Ces uinences latérales , ovalaires, ru- . euses , offrent à leur extrémité lise, ainsi que sur leur face externe,

’ s accroispt’inens eu tout semblables : celles des impressions musculaires.

■ correspondance de ces éminences : ec les impressions musculaires ■ lalies de la valve inférieure ne i sse point de doute sur la fonction 1 elles avaient à remplir; elles doni ient attache aux muscles a'dduc- : us des valves. Ce sont ces impres- »us musculaires assqz bien conserves dans un bel individu du Sphe- Ules fuliacea de la collection de ; : Drée , qui donnèrent lieu à cette >mpa raison avec les Cranies. L’en— nble des impressions musculaires de la charnière saillant dans la

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valve, en forme de fer à cheval, limite postérieurement une cavité conique, profonde, occupée par la masse principale de l’Animal , et ce 1er à cheval est limité lui-mêine en dehors par une cavité ou plutôt une large gouttière séparée en deux parties par la cavité du ligament , et destinée sans aucun doute à contenir les lobes du manteau et une partie des feuillets branchiaux.

La valve inférieure coïncide én tout à la supérieure; on trouve derrière la charnière une cavité triangulaire profonde, correspondant à. la cavité du ligameul de la valve supérieure , mais plus profonde qu’elle, et destinée à recevoir la plus grande partie du ligament. En avant, on voit deux grandes cavités profondes, subliigones , à parois minces, et recevant dans leur intérieur les deux grandes dents cardinales de la valve supérieure de chaque côté, et en avant de ces cavités sont placées les impressions musculaires , larges et aplaties , obliquement inclinées vers l’intérieur de la valve, et correspondant parfaitement et par leur position et par leur accroissement aux impressions musculaires saillantes de la valve supérieure; la cavité de cette valve est profonde , conique comme la supérieure, mais plus arrondie et plus obtuse; on trouve également à la partie postérieure la gouttière du manteau , mais elle est moins large et moins profonde que dans la valve supérieure.

Si maintenant nous prenons un Birostre complet, ou si, pour nous faire mieux comprendre , nous renvoyons à une figure bien faite de ce moule {V. Dès-Moulins, Bulletin de la Société Linnéenne de Bordeaux , T. i, pl. 4, fig. 3), on verra un bourrelet circulaire partageant le Birostre en deux parties inégales. Ce bourrelet a été moulé dans la gouttière circulaire du manteau ; postérieurement il est interrompu par la cavité du ligament; il est dominé dans le centre par un saillie conique, inclinée postérieurement. Celte

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Pin tie cl u Birostre a clé moulée dans la cavité centrale île la valve supérieure ; aussi à sa base et de chaque coté on remarque deux cavités profondes, obliques, qui sont dues aux impressions musculaires, saillantes , de cette valve supérieure , enfin, plus postérieurement et plus profondément entre ces deux cavités , le bourrelet et la cavité du ligament, on voit deux cavités qui ont remplacé les deux dents cardinales ; dans la valve inférieure , on voit sur les parties latéiales du Birostre deux impressions musculaires superficielles ; postérieurement, entre le grand cône du Birostre; et ce que Dès-Moulins nomme l’appareil accessoire se trouve deux, quelquefois trois appendices allongés , perpendiculaires , coniques , creux en dedans , lesquels ont été moulés dans les cavités cardinales de la valve inférieure, lorsque, articulée avec la supérieure , les dents de celle-ci occupaient un espace qui est représenté par la partie actuellement creuse de ces appendices. L’appareil accessoire n’est autre chose que la cavité du ligament remplie , après la destruction de cette partie. Dans plusieurs espèces, ce ligament devait être très-grand et très-puissant ; il était divisé eu deux parties inégales, et adhérait sur un grand nombre de lamelles dans le fond de l’espace qu’il occupait.

D'après ce que nous venons de dire , on ne sera pas étonné des changemens considérables que nous apportons, et dans les caractères du genre et dans ses rapports avec d’autres bien connus. Ainsi, ce genre , avec celui des Hippurites qui sera vraisemblablement conservé , devra constituer une petite famille que l’on ne saurait éloigner de celle des Cames : ce rapprochement est fondé sur des analogies incontestables. Ces genres sont adhérons comme le sont les Cames : ils sont irréguliers, non symétriques, le plus souvent foliacés, comme le sont également les Cames ; ds ont deux impressions, musculaires , caractère

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qui les distingue essentiellement des il Iluîti es; enfin ils ont une charnière | et un ligament, paities qui se re-j trouvent dans les Cames; mais ces i parties ont éprouvé des modifications I telles , que les caractères qu’elles ont | déterminés justifient l’établissement j d’une famille particulière..

Les caractères génériques peuvent!

être exprimés de la manière suivante: j coquille conique, adhérente, très-( inéquilalérale , non symétrique, le j plus souvent foliacée, parfaitement j close; deux impressions musculaires, j saillantes dans la valve supérieure, aplaties, obliques dans l’inféi ieure; I charnière ayant deux très -fortes dents longues et coniques à la valve supéi ieure , reçues dans deux cavités j proportionnelles [de la valve irifé- 1 rieure ; ligament interne ou subinterne placé dans une fossette plus ou moins grande , souvent divisée en deux parties inégales, toujours comprise entre la charnière et le bord j postérieur.

Les Sphérulites sont des Coquilles ordinairement fort grandes, en corne d’abondance ou en champignon, adhérentes par le sommet de la valve inférieure, quelquefois par les parois. Celte adhérence au sommet rend compte du trou presque constant que l’on observe dans certaines espèces , ouverture que I on a cru naturelle et qui ne l est cependant pas. Le sommet des valves est le plus souvent central et perpendiculairement opposé; quelques espèces ont ce sommet incliné vers le bord postérieur, et ressemblent eu cela a des Cames ou des Huîtres; d’autres sont beaucoup plus obliques et ont la forme des Spondyles et de certaines Cames .à long talon, ce qui,

;;r une dégradation déformés, cialit entre ces deux genres une liai-j son incontestable , qui donne uiicj plus grande force au rapprochement | que nous avons proposé entre la famille des Cames et celle des Rutlis* tes. Le genre qui nous occupe n est connu qu’à l’état de pétrification i u j

est d’une abondancefiixtraordinaire ,

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si que les Hippurites , dans les ix où on le trouve. C’est princi- I einent dans le calcaire du Jura et i îs la craie qu’il se montre. On ii a pas rencontré dans les tciîs tertiaires , et nous u’avons pas ■ naissance qu’il se soit trouvé i is la craie supérieure. Ou compte ourd’liui un assez grand nombre •Sphéruliles , depuis surtout qu’on joint les Radiolites et les Jodal'js. Ces espèces sont très-variables ir la forme, souvent subcyliudi iîs et fort longues. Pilles se rappro- •:ut des Hippurites , et l'on serait té de les confondre avec elles, si îs n’avaient la valve supérieure , iiqne et dépourvue des deux oceldislinclifs des Hippurites. Dans ; espèces allongées , il existe des lucamératious ou cloisons transi-ses qui dépendent, comme nous i/ons fait voir pour les Hippurites', mode d’accroissement de la colle. Nous allons citer quelquestes des espèces, celles entre autres ri nous avons pu étudier en les , encrant à l’aide des imptessious, t: complètes, soit partielles.

vipHÉRTTIUTE FOLIACÉE, Spkœruli- \ foliacea , Lamk., Anim. sans vert.

vi , p. 202 , n. i ; Sphérulile de > nélherie, Jouru.de Phy s. , an xm, '396; Favanne , pi. 67 , fig. n 1 à ; ibid ., Décades de Zoologie, n.

ipl. 9, fig. 2 et 5 ; Eucycl., pl. 172, 7, 8 et 9. On la trouve à 1 île 1 ix.

i î PU É RTTL1TE CR ATER 1 FOR M E , Sp/lCB-

• tes crateriformis , Des-Moul. , Essai , les Sphérul., Bull, de la Soc.

sim. de Bord. T. 1, p. a4i, n. 1, i et 2.

NPHÉRULITE pE JoUANNET , Sp/lCBi’te$ Jouannetii , Des-Moul., ibid.,

. cil., p. 236, n. 2 , pl. 5, fig. 1 et 2.

' iPHÉRÜLITE ROTULA1RE, Spkœru-

1s rulularis, Des-Moul. ; Radiolites /laris , Lamk., Anim. sans vert, vi , p. 203 , n. 1 ; Ostracite, Picot la Peyr., Monog. des Orlh., pl.

fig. 4 ; Encycl., pl. 172 , fig. ■ isiles des Pyrénées.

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Sphérulite turbinée , Sphœrulites turbinata, Des-Moul., lue. cil., p. 269, n. 8; Radiolites turbinata, Lamk., lue. cit., n. 2 ; Allas du Dict. des Sc. nat. et Trait. deMalac., pl.

58 , fig. 3 , a , b ; Picot de la Peyr., lue. cit., pl. 12, fig. 1 et 2 ; Encycl., pl. 172, fig. 2 et 5. (U..11.;

SPHEX. INS. Linné a le premier établi ce genre qui a été adopté par tous les entomologistes, et que Latreille a restreint en n’y faisant entrer que les espèces qui ont pour caractères : corps assez long, pubescent ; tête transversale , de la largeur du corselet; chaperon bombé; yeux grands, ovales; trois ocelles disposés en triangle sur le vertex ; antennes de douze articles dans les femelles , de treize dans les mâles , sélacées , insérées vers le milieu de la face antérieure de la tête; mandibules ciochues . dentées au côté interne; mâchoires et lèvre guère plus longues que la tête, fléchies seulement vers leur extrémité; palpes filiformes, les maxillaires guère plus longs que les labiaux , de six articles presque tous allongés et obeoniques ; palpes labiaux de quatre articles, les deux premiers beaucoup plus longs que les suivans , obeoniques ; les deux deruiei's presque ovales ; corselet long ; prolhorax court , petit , aminci en devant en un cou un peu déprimé, conique ; mésothorax moins long que le métathorax ; celui-ci long, convexe, comme tronqué postérieurement; écusson peu relevé; ailes supérieures ayant une cellule radiale arrondie au bout, ovale - allongée , et quatre cellules cubitales, la première aussi grande que les deux suivantes réunies ; la seconde assez large, presque carrée, recevant la première nervure récurrente près de la nervure d’intersection qui la sépare de la troisième cubitale; celleci rétrécie vers la radiale, recevant la seconde nervure îécurrenle; la quatrième point commencée, mais souvent esquissée en partie; pales grandes, fortes; jambes et tarses

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