Ui/MARIA , Cambess. Disque
presque nul, style renflé en massue et réfléchi; ovaires libres, nombreux, distincts , contenant deux ovules- Plantes herbacées «à feudles pinnatifides, munies de stipules , et à fleurs hermaphrodites disposées eu cimes.
Les espèces principales de cette section sont les Spirœa Ul/naria et Filé pendula. (a. R-)
* SPI R IDE N S. bot. crytt.
’ Mousses. ) Nées d’Esenbeck a fonde ce gem e d’après une Mousse de Java, recueillie par Reinvardt; il est ainsi caractérisé • capsule latérale; péristome double; l’externe a seize dents lancéolées, subulées, dont 1 extrémité est tordue en spirale; l'interne ï seize cils réunis à la base par une membrane, et soudés deux ou tnon ensemble par leur sommet; coi H c en forme de capuchon , glabre. Ce genif est très-voisin du Leskea dont il défère surtout par la longueur das
Itlf
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enls du péristome externe; il ne enferme qu’une seule espèce dont la ge droite ou ascendante a plus d’un ied de long. C’est la plus grande es Mousses terrestres connues; une elle figure de cette Plante a clé pu- , fiée dans les Nova slct. Acad. nat.
urios. , vol. il , pl. 17. Nées présume ue le Bartramia gigantea de Scliwserichen est peut-être une seconde >spèce de Spiridens. (ad. b.)
SP1RIFÈRE. Spiri/er. conch. Ce eenre fut établi par Sowerby dans nn Minerai Cunc/iology, pour quelues Coquilles pétrifiées que Pou > mfoudait avec les Térébratulcs jn^en effet, elles ne sauraient se i-stinguer par des caractères extépeurs. Ce qui a servi le plus à l’é la— <i isseinentde ce genre, c’est l’enrou- ■ ment en spirale et en forme de dé ; coudre des bras de l’Animal qui,
I obablement calcaires , ont pu être imservés par la péti ification. Ces or-
II nés occupent une grande partie de cavité des valves, et, tout singu-
! rs qu’ils paraissent , ils ne sont pas 1 ur nous des caractères génériques îllisans; il faudrait, pour qu’ils le ^ vinssent , qu’il s’accordassent avec iiutres de l’extérieur, ce qui n’a ? s lieu , et l’ouvrage de Sowerby en :nne la preuve, puisque parmi les infères on trouve des espèces qui t le crochet percé comme lesTéré- ■Mtules , d’autres qui n’ont aucune verture à cette partie , d’autres fin qui ont une fente triangulaire -dessus du crochet. Ces motifs nous rraissent suifisans pour joindre les irifères aux Térébratules. V . ce | >t. (D..II.)
riPIRLIN. pois. Espèce d’Able. V.
0 nrnot. (li.)
' iPIROB R AC H IOPHOR A . moll .
, ay,. dans sa distribution inélhodi-
1 ï des Mollusques insérée dans le 2 du bulletin des Sciences natu-
< es de l’année i8a4, donne ce nom i ne classe de Mollusques Acépha- ; qui correspond complètement aux • ebiopodes des auteurs. V. Bra-
« OPODES. (D..I1.)
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SPIROBR ANCHE, annel. Genre établi par Blainville pour placer quelques espèces d’Amphitrites de Lamarck ou Sabelles de Cuvier. V. Sabelle. (a. R.j
* SPIROCARPÆA. bot. phan. (De Candolle.) F . Hélictère.
SPIROGLYPHE. annel. Genre formé par Daudin aux ilépens des Serpules de Linné. V . Sebpule.
SPIROGRAPHE, annel. Yiviani a établi sous ce nom un genre du groupe des véritables Amphitrites , mais ce genre n’a pas été adopté par Cuvier ni par Savigny , qui font du Spirographis Spallanzanii , la seule espèce de ce genre , une espèce de Sabelle sous le nom de Sabella unispira. V. Sabelle. (a.r.)
SPIROGYRA. BOT. CRYPT. ( Ar t/irudiées. ) Le genre que Link a décrit sous ce nom , et qui comprend les Conjuguées de Vaucher, dont la matière verte est disposée en spirale , répond au genre Salmacis de Bory de Saint-Vincent , et à la deuxième section des Zygnema d’Agardh , dans son Systema Algarum; le Globuiina du même auteur comprend le Tendaridea et le Leda de Bory, et le Conjugata de Link se rapporte au Zygnema de Bory ou au Mougeotia d’Agardh ( Syst. ALg. ) , nom qui ne peut être admis , puisqu’il est déjà employé pour un genre de Phanérogames.
(ad. h.)
SPIROL1N E. Spirolina. moll.
Avant le moment ou on sépara les Coquilles multiloculaires microscopiques des Polyth; dames à siphon , la forme seule et non l’organisation décidait des rapports de ces corps entre eux; on sait que ces rapports, étant établis d’après des caractères mal appréciés et souvent mal observés , ont dû être très-défectueux; c’est ce qui a eu lieu pour les Spirolines aussi bien que pour les autres genres de la même classe. C’est ainsi que, ciéé par Lamaick et place par lui prè^ des Spi iules et des Li tu oies , tous les
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auteurs qui l'adoptèrent le laissèrent dans ces faux rapports qui durent être détruits aussitôt qu'un examen pli, s attentif et une étude approfondie eurent déleuniné D’Orbigny à poser les principes d une meilleure el plus naturelle classification. Dans celle proposée par cet auteur (Annales des Sciences naturelles, janvier 1826), les Spiroliues se trouvent dans la famille des Hélicoslhègues , entre les genres Pénérople et Robuline (/•'". ces motijaveclesqüelsil a des rapporlsincoutestables, avec le premier sui tout.
On a de la peine à concevoir pourquoi Lamarck sépara une des espèces de ce genre pour la placer parmi les Lituoiites. Cette espèce , qui provient de la craie , ne diffère en effet en i ien d’essentiel de toutes les Spirolincs connues. Ce genre peut être caractérisé de la manière suivante : coquille en forme de crosse , commençant par une spire médiane, symétrique, à tours contigus un peu euveloppans, se projetant à un certain âge en ligne droite, et formant un tube cylindrique ou ovalaire, divisé comme la spire par des cloisons plus ou moins nombreuses; la dernière cloison se termine par une seule ouverture; on en voit plusieurs dans le jeune âge. Les Spirolines ne sont encore connues qu’à l'état fossile, cl, ce qui est remarquable, c’est qu elles sont toutes particulières au bassin de Paris. D’Orbigny en compte six espèces, mais nous croyons qu’il eu existe davantage. Nous allons citer les principales :
Spip.oi.ine c y i/iND racée , Spifolina cylindracea , Lamk. , Ann. du Mus.
T. v, p. 245, et vin , pl. 62 , fig. i5 ; D’Orbigny , Annales des Sciences naturelles et Modèles de Céphal. , î™ liv. , n° 2 4 ; Spirula cylindracea , Blainv. , Malac. , p. 582 , pl, 5, lig.
a. Espèce assez variable et assez commune à Grignon.
Spiholine déi’htmék, Spirolina clepressa , Lamk.., Ann. du Mus. , loc.
cil. , n° 1 , fig. i4.
Sl’lRoniNE NAUT1L0ÏDE , Spirolina
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nautiloides , D’Orb. , loc. cit. , n” 6- Lituoiites nautiloides , Lamk., Ann!
du Mus. , loc. Lit. , n° 1 , cl Lituoiites ir regu taris , pl. 62, fig. 12, i3, a, b; Spuula conoolvans , blainv. Malac p. 38 1.
Lu seconde espèce que nous venons de citer se trouve à Grignon , à Parues , à Mouchy-le-Châtel , dans le Calcaire grossier, et la troisième se trouve à Meudon dans la Craie. Graves nous a dit l’avoir également rencontrée dans la Craie supérieure des environs de Beauvais. (D..H.)
S PIRO LOBÉES. Spiro/obeæ. bot.
pii an . De Canrlolle (Syst. Keget., a, p. 670) a donné ce nom au*quatriènfl sous-ordre des Crucifères , qui comprend les espèces pourvues de graines , presque globuleuses, dont les cotylédons sont linéaires, roulés en spirale ou en crosse. Ce sous-ordre se subdivise en deux- tribus, les Buniadccs et les Erucariées. (g.. N.)
SPIRO LOGO LINE. Spiroloculina.
moel. Genre établi par D Orbigny (Ann. des Scienc. mit. T. vu, p. 298) dans sa famille des Agathislègues pour des Coquilles dont les caractères génériques peuvent être exprimés de la manière suivante : Coquille aplatie formée de loges opposées dans un même plan, non embrassantes, toutes visibles , terminées par lins ouverture petite , garnie d’une dent saillante; cette ouverture étant terminale el les loges formant la longueur de la moitié de la coquille, sc
trouve alternativement aux deux ex-
trcmiles.
Les Coquilles de ce genre ont des rapports intimes avec les Biloculines d’une part, puisqu'elles sont, comme elles, symétriques et loi niées de loges ; oppo ées dans le mêrpe plan; mais elles eu ont aussi avec les TriloculineS et surtout avec certaines Quinqucloculines par l’aplatissement et la manière dont les loges se découvrent et paraissent plus en spirale. Dans le ^ genre qui nous occupe, les Coquille» j étant presque discoïdes peuvent se comparer aux Ammonites dont les ^
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’rs sont pou embrassant ; on voit *rs de chaque côté un ombilic très- .ge et peu profond, ce qui peut éganent se remarquer dans ies Spiroloi-in es, en même temps que l’enrou- . lient spiral des loges; toutes sont né triques aussi bien que l’ouvere qui les termine. Cette ouverture petite , quelquefois garnie d’un mrrelet maiginal et rétréci par une îat saillante qui la partage en deux 'fies égales ; quelquefois cette dent bifurquée à sou sommet et prend ez bien la forme d’un Y. Le riom- 2 des espèces est déjà assez c.ousirable. D’Orbigny en cite quinze antes ou fossiles , quelques-unes .1 été figurées dans le bel ouvrage Soldani ; mais les autres étant uuvelles, D’Orbigny n’en a donné e les noms , de sorte qu’il nous impossible d’y rapporter plusieurs •èces que nous avons, et d’éviter les uables emplois sans que cela puisse nendie de nous. Nous allons indier quelques espèces figurées par dani; on pourra par ce moyeu ndre une idée exacte du genre.
if iPfROLOCÜLINF. PERFOREE, Spirouulina perfora! a , D’Orb., Mém. sur Céphal.., Ann. des Scienc. nat.
J vu, p. 498, et Modèlesde Céphal. , 92 , 4e livraison.
tPIROLOCULlNE MARGINÉE, Spi/Vulina Limbata , ü’ürb., loc. cit., 12; Frumentaria sigma, Soldani, ■t. microsc. T. m, lab. 19, fig. ni.
sile à Castel-Arqualo.
PIROLOCUEINE ARRONDIE , Spi/V-
i ilina roiunda , D'Orb. , inc. cit., 4; Soldani, T. iv, tab. 1 54 , fig.
b, i, i. Delà Mediterranée.
PHIOEOCUI/INF. PLI8SÉE , Spit'olo- | na plient a, D’Orb., loc. cit. ,11. 1 5 ; lani , ibici. ï. tir , tab. x55, (ig.
fi n. Elle vit dans la Méditerranée.
SPIROPORE. Spiropora. polyp.
ire de l’ordre des Milléporées s la division des .Polypiers tiè— eut pierreux, ayant pour caracs : Polypier fossile , pierreux , l a-
ineux, couvert de pores ou de cellules placées en lignes spirales , rarement transversales; cellules se prolongeant intérieurement en un tube parallèle à la surface, se rétrécissant graduellement, et se terminant à la ligne spirale située immédiatement au-dessous; ouverture des cellules rondes et un peu saillantes. Parmi les nombreux Polypiers fossiles , si fréq.uens dans les dépôt-; des anciennes mers , il en est peu de plus beaux et de plus remarquables que ceux auxquels Lamouroux a donné le nom de Spiropores. Tous sont élégamment ramifiés, et toutes leurs divisions, principales ou secondaires, ont partout le même diamètre. Il est difficile de juger précisément quel était leur port ou faciès , puisqu’ils sont toujours engagés plus ou moins dans une gangue calcaire dont on ne peut les débarrasser entièrement ; ils devaient pourtant offrir quelques ressemblances par le port avec le Millepora, truncata ou les Sériatopores, mais ils formaient des touffes plus petites et plus délicates. Leurs cellules ou pores ne sont point perpendiculaires à l’axe du Polypier, elles sont au contraire très-obliques; néanmoins l’ouverture de la cellule ne conserve point sa direction , elle se courbe un peu et fait une légère saillie en dehors de la tige. On peut considérer les cellules comme de petits tubes, ayant chacuue des parois qui leur sont propres, mais fortement unies entre elles latéralement, excepté au point ou se trouve l’ouverture, le tube étant libre dans une petite étendue. On peut reconnaître facilement cette disposition sur les échantillons bien conservés du Spiropore élégant, ou l’on voit des stries ou lignes trèsapparentes qui limitent chaque cellule. Elles tournent autour de la tige en formant une spirale plus ou moins régulière, ou plutôt elles constituent ainsi celle tige; car il n y a point de substance entre les parois des cellules ; dans certains points , au lieu d’une spirale , elles forment des anneaux. L’intervalle , qui sépare le
retour des spires, varie suivant les espèces : il est plus grand dans le Spiropore élégant que dans les deux autres; la ligne spirale est également moins fournie de cellules dans cette espèce. Ces Polypiers s’accroissent par l’extrémité des rameaux et non par toute leur surface.
Lamouroux a rapporté trois espèces à ce genre : les Spiropora elegans , tetraguna et ,cespitusa , qui se trouvent fossiles dans le Calcaire à Polypiers des environs de Caen.
* SPIROPTÈRE Spimptera .
intest. Genre de l’ordre des Nématoïdes, ayant pour caractères : corps cylindrique, élastique, atténué aux deux extrémités ; bouche orbiculaire ; queue du mâle roulée en spirale, garnie d’ailes latérales entre lesquelles sort un organe génital unique. Ce genre , qui comprend un grand nombre d’espèces , paiaît très-voisin des Strongles ; ses caractères sont, comme dans ceux-ci, tirés de la forme de la queue des mâles seulement; les Spiroptères en diffèrent néanmoins par leur queue toujours contournée en spirale, et par deux appendices membraneux en forme d’ailes qui ne forment point une bourse comme dans les Strongles. Ils ont encore de trèsgrands rapports avec les Physaioptères; ces derniers n’en différant que parce que leur queue n’est point contournée en spirale. Les Spiroptères sont tous de petite taille; les plus grands atteignent à peine trois pouces , et la plupart sont beaucoup plus petits. On les trouve très-rarement dans l’intérieur des voies digestives, mais beaucoup plus souvent entre les tuniques de l’estomac des Mammifères et surtout des Oiseaux, ou bien dans l’intérieur de tubercules situés dans l’épaisseur des parois de cet organe. Le corps dans les deux sexes est atténué aux deux ex-
trémités, davantage antérieurement; sa surface est finement annelée ; il est rarement droit, mais plus ou moins contourné ; du reste ces courbures n’ont rien de constant, et varient
suivant les mouvemens qui sont en général très-lents. La tête est rarement distincte du corps par quelque rétrécissement ou par des saillies de la peau; la bouche est orbiculaire, tantôt nue, tantôt pourvue de papilles arrondies dont le nombre n’est pas constant. La queue des femelles est le plus souvent droite ou légèrement infléchie ou relevée; l’intestin paraît très-peu flexueux ; nous croyons qu’il n’y a qu’un ovaire. Nous n’avons pas , au reste , disséqué avec assez de détails ces petits parasites pour connaître parfaitement leur organisation intérieure; l’anus est une petite fente transversale placée un peu en avant du bout de la queue; toutes les espèces connues sont ovipares. Les mâles , plus petits et plus rares que les femelles , ont leur queue ou extrémité postérieure du corps roulée en spirale et formant un à trois tours, suivant les espèces.
On trouve toujours sur les parties latérales de cette portion contournée deux petits proion gernens membraneux ou ailes plus ou moins larges; l’organe génital extérieur est unique, très-grêle et plus ou moins long; il sort près du bout de la queue entre les ailes ; dans plusieurs espèces il sort au travers d’une petite gaîne qui paraît quelquefois divisée à son sommet.
Les espèces de Spiroptères sont rapportées par Rudolphi à deux sections. La première comprend les espèces à tête nue : Spiroptera megastuma, stereiira , strungylina, gracilis, nasilla, denudata, aculissi/na, la/iceps.
La seconde les espèces à tête munie de papilles : Spirop/era ala/a, laticai/da , bidens , bicuspis , s/rumosa, quadriloba, contorta , t vit/iuris , allénu ata, cystidicola, uncinala, elongata, revoluta , leptoptera , eury optera, sa»* guinolenta , oblusa. (e. d..e.)
SPIRORBE. Spirorbis. ANNM Genre établi par Lamarck et renfermant la Spirorbe nautiloïdc que Savigny range parmi les Scrpulcs. fce mot. (a- R-)
SPi
Sil
SP IR OS ATI S. bot. piian. Du tit-Thouars (Orchidées d’Afrique , a. 9 et 12) a figuré sous ce nom Satyrium spirale ou Habenaria ira lis d’Achille Richard, (g.. N.'
SPIROSPERME. Spirospermurn.
'r. ru an. Genre de la famille des inisperinées, établi par Du Petit— louais {Gen. Madag p. 19, n. 63) i l’a ainsi caractérisé : fleurs uni- <uées. Les mâles ont un calice dont • sépales sont disposés sur deux ags de trois chacun , les pétales inieurs plus longs; six pétales concas, plus courts que le calice ; six étaues, les trois filets intérieurs réunis tre eux par la base ; anthères bioées insérées au sommet des filets, s fleurs femelles ne sont connues e par leur fruit qui se compose de lit noix stipitées et disposées cirlairemeut, chacune contenant une ale graiue dépourvue d’albumen, anl un embryon cylindrique trèsig , roulé en spirale. Ce genre d if— e du Cissarnpelos par l’absence de Ihumeu , du Cucculuo par le nome des parties de ses tégumens flo- 1 rx, et du Burasaia, par ses étamines ttérieures réunies à la base. Il ne aferme qu'uue seule espèce, Spirosrrnum pendulijlorum , petit Arbrism à feuilles alternes et à fleurs en appes pendantes; il croît à Madascar. (g. .N.)
SPIRULE. Spirula. moll. La Co- ; ille qui appartient à ce genre est anue depuis long temps; les au- -îrs s’étaient assez généralement acrdés, même avant Linné, à la placer ès des Nautiles, et même à la conîadre dans ce genre. Ce ne fut donc s une innovation de la part de mné que de ranger la Coquille dont us parlons dans son genre Nau.ile ce mol) , sous le nom de Nai/iilus 'irula. Ce rapprochement est le ré- Itat des rapport-, évidens qui e<isit entre les Spirulos et les Nautiles, iis , comme la Spirille n’a pas une rnière loge grande et engainante mme le Nautile , on concevait difilcinent comment elle était attachée
à son Animal , et. puis comme on ne connaissait P Animal du Nautile que d’une manière fort incomplète , on devait nécessairement éprouver de grandes difficultés pour établir des rapports définitifs; on reconnaissait bien, entre les Coquilles des analogies, mais il était impossible de savoir à quelle sorte d 'Animaux Mollusques elles appartenaient.
La découverte de l’Animal de la Spirulc, que l’on doit à Péton, est une des plus importantes qui ait été faite depuis long-temps dans cette partie de la zoologie qui traite' des Mollusques : elle a mis Lnmarck et les autres naturalistes sur la voie des inductions les plus précieuses pour l’arrangement de toutes les Coquilles cloisonnées, qui appartiennent sans aucun doute à des Animaux Céphalopodes. Ce point une fois établi, on a présenté divers arrangemens méthodiques pour grouper dans l’ordre le plus naturel tous les genres appartenant aux Céphalopodes. Nous ne mentionnerons ici que ce qui a rapport à la Spirille. Nous avons vu que Linné la confondait avec les Nau tiles, et Bruguière l imita ainsi que Cuvier (Tab. élém. d’his. nat. , 1798). Lamarck proposa le premier le genre Spirule dans les Mémoires de la Société d’Histoire naturelle f 1 799 ), et il le plaça entre les Camérines et les Baculites dans sa classe des Coquilles multiloculaires. Roissy , dans le Buffon de Sonniui , mentionna l’Animal de la Spirule d’une manière toute particulière : il l’avait vu entre les mains de Péron , et il le décrivit avec une grande précision. Cette description est d’autant plus importante qu’elle a été faite sous l’influence de souvenirs très-récens. Nous la notons avec d’autant plus de soin qu’elle ne se rapporte pas complètement avec la figure que Pérou et Lesueur, un peu plus lard , donnèrent du même Animal dans l’Atlas du voyage aux Terres Australes. La famille des Lituolacees de la Philosophie zoologique de Lamarck contient le genre Spirule à la suite de quelques genres de Coquilles
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tuoles , et suivies des Hamites et des Arnmonocératitcs. Non - seulement cette famille , comme on le voit avec étonnement, contient des êtres fort diffêrens quant à l’organisation de la coquille , mais le genre Spirule luimême rassemble aussi des corps qu’il n’est plus permis de confondre avec lui, et que personne n’avait jusquelà réunis : ce sont les genres llortole , Monlf. , et Spiioliue, Lamk. {V. ces mots), le premier très-voisin, sans doute, des Spirules , mais suffisam-
microscopiquesjàcôté desOrlhocères, des Hippurites et des Bélemnites , assemblage qui, il faut l’avouer, n’est point naturel. Dans le dernier volume des planches de l’Encyclopédie , Lama rck donna au trait , d’après un dessin qu'il avait faitr/e visu pour son cours , la figure de l’Animal de la Spirule. Cette figure est d’accord avec la description de Roissy et de Montfort, mais point avec la figure de Péron. Depuis, cette dissidence entre des personnes qui avaient vu l’Animal rapporté par le célèbre voyageur, dé- ment distinct, et l’autre appartenant termina parmi les zoologistes deux à un type d’organisation tellement opinions que la disparition de l’uni- dissemblable que D’Orbigny en a fait que Animal ne permet plus à personne depuis une des grandes divisions des de vérifier. Dans l’opinion de Péron , Céphalopodes (Annales des Sciences la Spirule aurait dix bras , mais égaux naturelles). Le zoologiste que nous entre eux , ce qui diffère des Sèches venons de citer, dans son grand traqui en ont un nombre égal, mais deux vail sur les Céphalopodes , n’imita eu beaucoup plus grands que les autres ; lien ses devanciers pour ce quia dans l’opinion de Roissy, Lamarcket rapport aux Spirules ; il admet avec Cuvier, les dix bras existeraient, mais Roissy et Lamarckque l’Animal a dix comme dans les Sèches. Cette diffé- bras , dont deux sont plus longs et renceest fort importante relativement pédonculés ; mais, trouvant dans l’cnà la classification qui ferait de la Spi- semble de sou organisation et dans ses rule, ou un nouveau type de Céphalo- rapports avec sa coquille des diffépodes, ou seulement une modification rences considérables avec les autres des Sèches , et le rapprocherait ou Céphalopodes , il propose de former l’éloignerait de ce dernier genre. Il est pour le genre Spirule lui seul une à présumer que deux zoologistes aussi famille sous le nom de Spirulées (/T* habitués que Roissy et Lama rck à juger ce mot). 11 l’introduit la première dans de l’importance des caractères de son ordre des Siphonifères de manière cette nature, n’ont pu se tromper ; à ce quelle suive immédiatement les leur opinion est donc la plus proba- Décapodes, que les Sèches terminent, ble. Nous avons vu que Cuvier l’avait et entre ainsi en rapport avec elles adoptée, et , en conséquence , il plaça tout en servant de point intermédiaire le genre qui nous occupe non loin et de liaison avec les Nautiles. Cet
des Sèches. Lamarck, dans son dernier ouvrage, négligea les caractères qu’il aurait pu tenir c!e l’Animal , et plaça les Spirules dans la famille des Lituolées, fort loin des Sèches et des Nautiles. Latreille ( Fam. nat. du Règ. Aniin. , pag. 1 64) suivit à peu près la méthode de Lamarck, sans que, cependant, il lui ait fait subir de changemens utiles. Blainville , dans son Traite de Malacologie , modifia davantage la méthode. Les Spi — rules se voient en effet dans la famille des Lituacés ce mot au Suppl.; à côté des Ichthyosarcolites et des Li-
arrangement nous semble le plus rationnel de tous ceux qui ont été proposés jusqu’à ce jour. Il fait voir que, dans l’appréciation des caractères , D’Orbigny place en première ligne la présence ou l’absence du siphon, cl ne prend lq nombre des bras et leur forme que comme un caractère propre à trancher des famines dans l’une et l’autre grande division.
De Haan , dans sa classification des Siphonifères, fut moins heureux que D Orbigny ; il ne considérait que la coquille cl non l’Animal ; ce qui le porta à la mettre dans la famille