‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 224 sur 282 · ANE. (G. DEE · texte numérisé non relu

ANE. (G. DEE

!’* SPONDI ACÉES. Spondiaceœ.

■ T. phan. Kunth ( Ann. des Scien- -> naturelles, T. il, p. 53o) a donné

nom à une tribu de la famille des irébinthacées , qui comprend les rnies Spondias et Pouparlia. V . ces >>ts. (g. .N.)

'.'SPONDIAS. BOT. PHAN. Vulgairncnt Mumbin. Genre de la famille

■ 3 Térébinthaeées , tribu des Sponiicées et de la Décandrie Pentagyü, L. , ofFra nt les caractères suivis : fleurs quelquefois diclines. Caes quinquélide coloré ; corolle à

i q pétales oblongs, ouverts, à préraison presque valvaire; dix étapes insérées sur un disque glan- Ueux , crénelé; un ovaire ovoïde ■fermant deux ovules, surmonté cinq styles droits , écartés , sims; drupe ovoïde ou ronde , coumée par cinq points qui sont les tiges des styles, renfermant une x revêtue extérieurement de fibres puiuquéloculaire; uneseule graine, avortement d’un des ovules, déirvue d’albumen, à embryon di oit, atylédons un peu charnus et à rade infère. Ce genre renferme quaespèces qui sont des Arbres de i ide-Oi îentale et de 1 Amérique i inoxiale , munis de feuilles impannées ou rarement simples, et de rs .en grappes ou en panicules laites. De Candolle ( Prodrom . , ’t. Peget. , 2, p. 75) a divisé le re Spondias en deux sections : la nière , sous le nom de Mumbin , ’erme les S. purpurea , L. ; S. Lu- L-, et S. Mangifera, Pers. Deux ces espèces sont très-abondantes

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aux Antilles et dans le continent voisin de l’Amérique. On les connaît sous les noms vulgaires de Prunier d'Espagne , Prunier Mumbin , Hubot etc. Leurs fruits sont ovales ou longs, colorés extérieurement en pourpre ou en jaune, contenant une pulpe d’une saveur douce , légèrement acide et assez agréable. Ces fruits ont été admis au nombre des Myrobolans dans les anciennes Pharmacopées. La facilité avec laquelle le Prunier Mombin reprend de boutures , le fait servir à former des haies vives dans l’île de Saint-Domingue. Le Spondias Man— gifera, Pers., est synonyme du Man— gi/era pinnata , L., et peut-être du Sorindeia de Du Petil-Thouars. V. ce mot. La seconde section , nommée Cytherea, ne renferme que le Spondias dulcis , Forster ; Sp. cytherea , Sonnerat, Voy. aux Indes , 2 , lab.

123; Lamk., lllustr., tab. 384. C’est un Arbre indigène des îles de la Société d’où il fut apporté par Commerson à l île de Fiance où on le cultive maintenant, ün le connaît vulgairement sous les noms d’ Hévy ou A' Arbre de Cytiière. Son fruit est une sorte de noix ovale, dont le brou est entrelacé de filamens particuliers qui naissent de la surface du noyau. Celui-ci est divisé intérieurement en cinq loges qui renferment chacune une seule graine, Ce fruit est estimé des habitans de l’Ile-de-France; son goût approche de celui de nos pommes de reinette ; mais il n’est pas aussi agréable. (g. .N.)

SPOINDÏLE. Spondylus. conch.

Ce genre fut créé par Linné dans les dernières éditions du System a na(uræy et séparé des Huîtres avec lesquelles il le confondait'. Avant cette époque, les conchyliologues donnaient le plus ordinairement le nom d’IIuîtres épineuses à toutes les espèces de Spondyles. Formé d’abord sur les caractères de la coquille seulement , ce genre fut justifié par les belles auatomies de Poli , qui ne laissèrent plus de doute sur la place qu’il devait occuper dans les méthodes. On peut

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dire que , sous tous les rapports , ce genre est intermédiaire entre les Huîtres et les Peignes : on voit en effet que la coquille, quoique adhérente, est cependant plus régulière que celle des Huîtres, qu’elle a des oreillettes cardinales comme les Peignes , mais de plus qu’eux une charnière trèspuissante et un talon plat en dessus plus ou moins long à la valve inférieure. Dépourvu debyssus , P Animal des Spondyles, très-voisin des Huîtres, a, commeies Peignes, des ocelles dans l’épaisseur de son manteau, ce qui a décidé Poli à le placer dans son genre Argoderme. Tous les auteurs ont été d’accord, depuis Linné, pour l’admission du genre Spondyle , et les rapports qu’on lui a donnés n’ont presque pas changé ; ils sont devenus beaucoup plus certains depuis la création du genre Hinnite proposé par Defrance ( F. Hinnite) , et qui est un nouveau point intermédiaire entre les Spondyles et les Peignes.

Des Coquilles pétrifiées , en partie altérées par leur séjour dans un terrain de craie , ayant à l’extérieur la forme et les caractères des Spondyles, mais présentant d’ailleurs des caractères singuliers dans la contexture du test , etc. , furent le sujet , de la part de Larnarck et des auteurs qui le suivirent, d’un nouveau genre qui reçut le nom de Podopside ( V. ce mot). Nous avons fait voir pour quelles raisons ce genre n’était point admissible; nous avons démontré que, le test ayant été décomposé , on avait fondé le genre sur des apparences trompeuses , en un mot que les Podopsides n’étaient autre chose que des Spondyles , d’où nous avons conclu à la réunion des deux genres.

Malgré cette circonstance , les caractères du genre ne seront point modifiés ; ils peuvent être exprimés de la manière suivante : Animal plus ou moins épais, ovalaire ; manteau fendu dans toute sa longueur, ocellé , couvrant quatre grands feuillets branchiaux ; un rudiment de pied sans byssus; ouverture buccale garnie de lèvres épaisses et frangées ; coquille

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inéquivalve , adhérente, auriculéehérissée ou rude , à crochets inégaux ; la valve inférieure offrant une facette cardinale, externe, aplatie, divisée par un sillon , et qui grandit avec I l’âge ; charnière ayant deux fortes dents en crochets sur chaque valve, et une fossette médiane pour le ligament , communiquant par sa hase avec le sillon externe ; ligament interne.

Les Spondyles sont d’assez grandes Coquilles épineuses ou couvertes de | côtes rayonnantes du sommet à la base des valves : ces rayons sont, selon les espèces, couvertes d’aspé- !

rites, d’épines ou de lames plus ou :

moins nombreuses. Les épines sont tantôt arrondies , lisses et subcylindriques , tantôt aplaties , anguleuses, spatulées, quelquefois foliacées; les couleurs sont généralement vives, ce qui, joint à la rareté des espèces , les : fait généralement rechercher des j collectionneurs.

Linné n’a indiqué que quatre espèces de Spondyles; il en connaissait cependant un bien plus grand nombre, car on les retrouve presque toutes dans les quarante variétés de sou Spondylus gœdaropus.

Spondyue pied d’ane, Spondylus gœdaropus , Lamk. , Aniiu. sans vert.

T. VI, pag. 188, n° i ; ibid. , L. , Gmel. , pag. §296 , n° 1 ; P'ariet. ex- I clusis , List. , Conch. , tab. 206, I fig. 4o ; Poli , Test, des Deux-Siciles, j T. 11, tab. 21, fig. 20, 21 ; Chemn., j Conch. T. vu, tab. 44, fig. 45g; Encyclop. , pl. 190, fig. 1 , a, b I se trouve vivant dans la Méditerranée f et fossile dans plusieurs 1 ieux d’Italie. ;

SpONDYl.K TRONQUÉ , SpOlldylUS | truncatus , Nob.; Podopsis truncatà , j Lamk. ; Blainv. , Malac. , pl- i5 , fig. 5; Brong. , Géol. paris., pl.

fig. 2 , a , b , c ; Nob/ , Obs. sur 1® I gen. Podop. , Ann. des Scien. liât*

T. xv , pl. 6. («•■»•) I

SPONDYLE. Spondylis. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères, secfiqtt | des Tétramères , famille des Long^j I ' cornes, tribu des Prionieus, élab II

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Fabricius , et adopté par tous les oinologistes avec ces caractères :

ns allongé; tète courte , presque rée , un peu plus étroite que le selet , dans lequel sa partie postéjre est reçue; yeux étroits , peu dans, allongés et échancrés nnticurement ; antennes filiformes,

; la longueur du corselet, insérées s de l’échancrure et en avant des ,ix, composées de onze articles aplaà partir du troisième, et obeouiees , excepté le dernier ; labre trèsit, à peine apparent, coriace et peu velu intérieurement; manches fortes, pointues à l’extrémité, iancrées à la base de leur côté sine , ayant dans cette partie deux . i tes dents obtuses, et une autre s le milieu ; mâchoires à deux lo- , l’externe un peu plus grand; ;pes ayant leur dernier article ob- . ique, les maxillaires un peu plus ;gs que les labiaux, de quatre arrcs ; les labiaux, de trois articles ccône renversé , allant en auginentt de longueur du premier au der- ; lèvre cordiforme, concave en >tus, deini-crustacée , velue, caéée dans sa longueur et postérieui ent; menton transversal, linéaire crustacé; son bord supérieur arli vers ies côtés, et sa partie enne éehancrée à l’endroit de -sertion de la lèvre ; corselet presorbiculaire tronqué antérieure- )t et à sa partie postérieure , corie, arrondi sur les côtés, non 1 aidé ; écusson en triangle curviie; élytres dures , presque linéai- , arrondies postérieurement , couit les ailes et l’abdomen ; poitrine idc; pales courtes, les iuterméres très -rapprochées des anléres , les postérieures fort éloies des autres; cuisses assez grosovales, comprimées; jambes que coniques , dentelées extérement, munies à leur extrémité eux épines courtes ; tarses courts, s deux premiers articles presque ix, triangulaires; le troisième bé; le dernier le plus long de , conique et muni de deux cro-

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chets; abdome n court. Ce genre, que l'inné plaçait parmi ses Attelabus et dont Degéer faisait une espèce de ses Cérambyx , diffère des autres genres de sa tribu , parce que ceux-ci ont les antennes toujours plus longues que la moitié du corps et composées d’articles allongés. 11 est probable que la larve des Spondyles vit dans l’intérieur des vieux arbres , et Ion est d’autant plus porté à le croire , qu’on trouve l’Insecte parfait dans les forêts , surtout dans celles de Pins.

On ne connaît jusqu’à présent que deux espèces de Spondyles : l’une est propre à la France et a l’Allemagne; la seconde ne se trouve que dans cette dernière contrée.

Ce Spondyle büprestoïde , Spondylis buprestoides , Fabr. , Eneycl. , pl. 568, fig. ï. «Long de sept à huit lignes , noir , avec des côtes peu élevées sur les élyties. On le trouve rarement en France et en Allemagne.

SPONDYLES. mam. On a quelquefois donné ce nom à des vertèbres fossiles. (b.)

SPONDYLOCOCCOS. bot. pu an.

Pour Sphondylococcos. P', ce mot.

SPONDYLOCLADIUM. bot.

crypt. ( Mucédinées . ) Martius a dénommé ainsi un genre qui ne renferme qu’une espèce, Sp. fumosum , observée en Allemagne sur les bois pourris. Il est caractérisé par ses filamens droits, peu rameux , mouiliformes , portant des sporidies verticiliées quatre par quatre , cloisonnées et moniliformes. L’espèce qui sert de type à ce genre est d’un brun noirâtre. (ad. b.)

SPONDYLOITE. moll. Quelques oryctographes ont donné ce nom à des portions détachées de Nautile pétrilié , et quelquefois aussi à des valves d’Huître ou de Spondyle dans le même état. (d..ji.)

SPON DY LO LITE. mole. Même chose que le Spondyloile. f' . ce mot.

SPONDY LO L 1THE. ross. Les an-

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ciens oryclographes appellent ainsi les portions rie pâte, qui moulées et pétrifiées entre les cloisons des Ammonites, ont leurs bords découpés et sans adhérence entre eux. V . Ammonite. (a. r.)

SPONGIA. psych. V. Éponoe.

SPONGIAIRES. psych. ( Blainvilie.) Même chose que Spongiées de Lamouroux. V. ce mot. (b.)

SPONGIÉES. psych. Lamouroux , qui considérait encore les Eponges comme des Polypiers, forma sous le nom de Spongiées un ordre de la section des Corticileres , dont les caractères sont : Polypes nuis ou invisibles ; Polypiers formés de fibres entrecroisées en tout sens , coriaces ou cornées , jamais tubuleuses et enduites d’une humeur gélatineuse , très-fugace et irritable suivant quelques auteurs. Cet ordre de Polypiers à Polypes nuis renfermait les deux genres Ephydatie et Eponge.

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