‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 228 sur 282 · tome xv · texte numérisé non relu

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cridées et de la Penlandrie Monogynie, L. , établi par Smith {Jet. Stoc'kh ., *79^ i P» 260, tab. 8) et adopté par R. Brown qui l’a ainsi caractérisé :

calice coloré ; corolle quinquépartite, rotaeëe , imberbe ; étamines hypogynes , à anthères connées ou libres, cà cloison dépourvue de rebord ; point d’écailles hypogynes ; capsule munie de placentas adnés à une colonne centrale. Ce genre, auquel Cavanilles a donné le nom de Puiretia, se compose de deux espèces ( Sprengelia incarnat a et Sprengelia montana, Pt.

Brown) qui croissent à la Nouvelle- Hollande. Ce sont de petits Arbustes dressés, à rameaux nus, à peine marqués de cicatrices annulaires ; les feuilles sont cuculliformes à la base, à demi-engaînanles ; les fleurs sont terminales aux extrémités des petits rameaux latéraux. Leur corolle est purpurine, de la longueur du calice, et à tube très-court.

Schultes a établi un genre Sprengelia sur le Broiera ouata de Cavanilles, qui a été réuni au Pentapeles par De Candolle. (g. .N.)

SPREO. ois. Espèce du genre Merle, y. ce mot. (dr..z.)

SPRÏNGEN. mam. C’est, d’après Lacépède, un des noms norvégiens du Dauphin ordinaire, (is. g. st.-h.)

SPUMARIA. bot. crypt. (Lycoperdacées.) La Plante qui sert de type à ce genre avait été figurée par Bulliard sous le nom de Reticularia alba, Cbamp., pl. 026. Pcrsoon en a fait le genre Spumaria dont le nom exprime bieu l’aspect de cette Plante et sa ressemblance avec de l'écume. 11 est foi mé par un péridiurn irrégulier, sans forme déterminée, simple ; son i n té— lieur e-.t spongieux, mol et creux dans son centre; il reste une membrane plissée, ii régulière, mêlée à des sporidies agglomérées; cette Cryptogame , d’abord d’un beau blanc, devient ensuite d’un giis noirâtre; elle croît sur le bois et les feuilles mortes. Le genre Eudoconia de Rafinesque ne paraît pas en différer, et le genre

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Enteridium d’Ehrenberg doit peutêtre aussi être réuni au Spumaria.

(ad. b.)

SPURINE. min. Ju rine avait proposé ce nom pour une espèce de Porphyre composé d’une pâte de Stcalite enveloppant des grains de Quartz et de petits Cristaux de Feldspath ; mais cette distinction n’a pas été admise. (A. R.)

SQUALE. Squalus. rois. Arlédi a le premier appliqué à un genre de Poissons le nom de Squalus , que les anciens donnaient à une espèce de la Méditerranée, sans qu’on puisse savoir à laquelle. Ce genre , trèsnombreux aujourd’hui en sous-genres , forme une famille naturelle très-distincte parmi les Poissons cartilagineux ou Chondroptérygiens , à branchies fixes, ou Sélaciens du Règne Animal de Cuvier. Duméril range les Squales dans sa deuxième famille de Plagiostomes , et les caractérise de cette manière : Poissons cartilagineux sans opercules ni membranes des branchies, à quatre nageoires latérales, à bouche large, située en travers sous le museau. Les Squales , dit Cuvier , forment un grand genre qui se distingue par un corps allongé , une grosse queue charnue , des pectorales de médiocre grandeur, en sorte que leur forme générale se rapproche des Poissons ordinaires ; les ouvertures des branchies se trouvent ainsi répondre aux côtés du cou , et non au-dessous du corps. Leurs yeux sont également placés sur les parties latérales de la tète. Leur museau est soutenu par trois branches cartilagineuses qui tiennent à la partie antérieure du crâne. La plupart des Squales sont vivipares ; quelquesuns émettent des œufs dont l’enveloppe est cornée. Ce sont les Poissons les plus voraces des mers ; leur appétit glouton leur fait, rechercher avec avidité les proies vivantes. Leurs dimensions deviennent considérables , et ce n’est qu’accidentellement qu'on peut citer quelques espèces de petite taille ; leurs tribus nombreuses et

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rapaces sont répandues dans toutes i les mers , et quelques-uns de ces Pois- [ sons ont acquis une grande célébrité 1 dans les relations des voyages nauti- i ques ; leur chair dure et coriace n’est | point un aliment agréable , cependant i on fait sur nos côtes une grande consommation des jeunes individus de quelques espèces connues sous le nom de Chiens de mer. Leurs dents, qu’on trouve en grand nombre a l’état fossile , sont nommées Glussopètres , et indiquent que des individus d’une taille gigantesque existaient autrefois.

f Roussette , Scy Ilium , Cuv.

Scylliorhinus , Blainv.

Museau court et obtus ; narines percées près de la bouche , continuées en un sillon qui règne jusqu’au bord de la lèvre, et sont plus ou moins fermées par un ou deux lobules cutanés.

Dents munies d’une pointe au milieu et de deux plus petites sur les côtés; desévens; une nageoire anale; les dorsales très-déjetées en arrière, h première n’étant jamais placée plus en avant que les ventrales; caudale allongée, non fourchue, tronquée au bout; ouvertures des branchies situées en partie au-dessus des pectorales.

Les espèces indigènes ont l’anale répondant à l’intervalle des deux dorsales; d’autres étrangères ont cette même anale répondant à la deuxième dorsale. La cinquième ouverture branchiale est souvent cachée. Dans la quatrième, les lobules des narines sont communément prolongés en barbillons. Scyllium est le nom que les Roussettes portaient chez le* anciens.

Les espèces de Roussettes sont ; j grande Roussette, Squalus canicuh i, L. , Bloch, pl. u 4/, Lacép. T. 1 ’

pl. 10 , f. i ; le Rochier , Squalus Cetu! us et Stella ris , L. , Lacép. 1 • 1 ’ pl. 9 , f. 2; le Squale d Edwards »

Edxv, pl. 289, Squalus africanus de Broussonnet ; le Squale dentelé 1 Squalus tuberculatus , Schn., Lacép* T. I , pl. 9 , f. 1 ; le Squalus B/ocJ‘“>

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talus canicula , Bloch , pl. 112; i talus elegans , Blainv. , Faun. Fr., iS , f. 1 ; Squalus De/arochianus ,

1 inv. , pl. 1 8 , f. 2 ; Squalus melas- : lus , Blainv. , pl. 18 , f. et.

ilisso, dans l’histoire des Poissons i 'Nice , T. ni , p. 1x6, admet trois èces qui sont : les Scy Ilium Stelis , Caniculus et Arledi. Celte derre Roussette est nouvelle , ou du ins était inédile en 1812 , époque «sa description fut insérée dans les nmoires de l’Institut. Otto la dévvit sous le nom de Squalus pria- -us. L’ Arledi a le corps d’un gris ; igeàtre, varié de taches argentées, ila nageoire dorsale est épineuse à extrémité. Ce Poisson est le Lami da des habitans de Nice , et n’aci-eit point de dimensions considères ; il ne pèse guère au-delà de q livres.

I jcs Roussettes pondent plusieurs . ; rians l’année dans les tucus des i fs arrondis qui varient en couleurs 1 nême en formes. Leur chair est peu icate et par suite peu estimée.

-f Squales proprement dits , Squalus.

tUuseau proéminent; narines sim- -s, c'est-à-dire , ni prolongées en ans ni garnies de lobules ; nageoire dale munie d’un lobe en-dessous, donnant la forme fourchue.

* Requin, Carcharias, Cuv.

)ents tranchantes , pointues et le s souvent dentelées sur les bords ; imière dorsale placée bien avant i ventrales, et la deuxième à peu -s vis-à-vis l’anale; des évens fort ils; museau déprimé ayant les f ines à sa partie moyenne; dernièonvertures des branchies attei— i ni les pectorales.

-tes Requins forment une nom- ! use tribu dont les mœurs glouncs et féroces ont rendu leur nom i uis long-temps célèbre. LesGrecs elaient Carcharias une espèce de nie, et le nom de Requin vient du ni Requiem , que les anciens navimrs appliquèrent indistinctement

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à plusieurs espèces , parce que leur voracité est telle qu’un homme tombé à la mer n’avait plus qu’à recommander son ame à Dieu, lorsqu’il était en vue des Requins. Les Grecs connurent ces grands Squales et confondirent beaucoup de leurs mœurs dans l’histoire qu’ils donnèrent du Dauphin. Les Requins sont donc des Poissons d'une force considérable , d’une grande taille, dont la gloutonnerie et la voracité, servies par des dents disposées en quatre et cinq rangées, les rendent redoutables par la manière donteliessontaiguisées.Ce sont les tigres delà mer, et les hommes qu’ils onL dévorés témoignent de leur vorace appétit ; ils ne dédaignent point de suivre les vaisseaux et de recueillir les cadavres des individus , expirés par^uite de maladies , qu’on jette dans le sein de l’éternité, et dont le tombeau est le plus souvent l’estomac de ces Animaux. Les na-r vires négriers , chargés et encombrés d’esclaves, et à bord desquels la mortalité est par conséquent considérable, sont, dit-on, suivis par eux. Toutefois les Requins ne nagent point avec vélocité , et même , par une sage précaution de la nature, ils ne peuvent saisir leur proie qu’en se renversant, ce qui lui permet, lorsqu’elle est agile, de se soustraire à leurs dents meurtrières. Quant à leur odorat qu’on dit être très-développé, nous croyons que ce sens est chez eux très-obtus; car les Requins sont aisément pris à des crocs en fer amorcés d’un morceau de lard , qu’ils saisissent avec voracité, et sur lequel ils se dirigent plutôt à l’aide de la vueetobliquement. LesRequins fréquentent les altérages , et rarement on les rencontre dans la haute mer.

Cependant , entre les tropiques, ils s’éloignent assez de toute terre. Dans les baies , ils vivent par troupes attirées par les mêmes besoins , bien que leurs habitudes soient solitaires. Leur génération est ordinairement de deux petits vivaus , contenus dans deux cornes allongées de la matrice. Leur chair est dure, indigeste et coriace.

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L’huile qu’on retire de leur foie est fort douce , et leur peau est employée dans les arts. Les œufs des femelles ne sont point pondus à l’extérieur, mais se développent dans l’intérieur même de l’Animal. Les Requins, sui tout les espècesdcsclimals chauds, sont ordinairement accompagnés par des Poissons nommés Rémora et par ceux qu’on appelle Pilotes. Cominerson dans ses Manuscrits s’était expriméainsi surces Pilotes : «J’ai toujours regardé comme une fable ce qu’on racontait des Pilotes du Requin. Convaincu par mes propres yeux , je n’en puis plus douter. Mais quel est l’intérêt q u’on t ces deuxPoissons de lesuivre? L’on comprend assez aisémen t que quelques parcelles de la proie , échappées au Requin , peuvent fort bien être l’attrait du petit Pilote qui en fait son

firofit. Mais on ne devine pas pourquoi e Requin , qui est le Poisson le plus vorace, ne cherche pas à engloutir ce parasite qui est rarement seul : j’en ai vu fort souvent cinq ou six autour du nez du Requin. Le Pilote lui serait-il donc de quelque utilité? Verrait-il plus loin que lui? L’avertiraitil de s’approcher de sa proie? Serait-il véritablement un espion à gages, ou seulement un faible petit Poisson qui navigue sous la protection d’un fort, pour n’avoir rien à craindre de ses ennemis? J’ai remarqué assez souvent que, quand on jetait l’émerillon , le Pilote allait reconnaître même le lard, et revenait tout aussitôt au Requin, qui ne tardait pas d’y aller lui-même.

Quand le Requin est pris, scs Pilotes le suivent jusqu’à ce qu’on le haie.

Alors ils s’enfuient, et s’il n’y a pas d’autre Requin qu’ils puissent aller joindre, on les voit passer en poupe du navire, où ils s’entretiennent souvent plusieurs jours jusqu’à ce qu’ils aient trouvé fortune. »

Les principales espèces de Requins sont : le Requin proprement dit, Squalus Carcha/ias , L. , figuré sous le nom de Canis Carc/iarias , par Belon.dans son traité de Jquatilibus, p. 58 et figure de la page 60 ; ta Lamia, Carcharias Lamia , Risso, T. m,

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p. ug, figuré par Rondelet, p. 5o5;| Blainville, Faune franc., p. 88, pl. jg;j le Renard, Carcharias Vu/pes, Rond. J pl. 387; Risso, L\ xn, p. j 20; le i Rondelet, Carcharias Roudelelii,\ Risso , I . m , p. 120 ; ta Requin fé- 1 roce, Carcharias ferox , Risso, T. m, 1 p. 122 ; ta Squalus us/us de Duméril, I ou Squalus Carcharias , niiuor, de Forskahl cl de Lacép. T. 1, pl. 8, , 1. 1 ; le Squale glauque , Lacép. T. 1, ! pl. 9 , f. 1 ; ta Bleu, Squalus g/aucus, j Bloch, pl. 86; ta Squalus ciliaris, I Schneid. , pl. ni ; 1e Squalus lïlalap- < terus , Quoy et Gaimaid , Zool. de 1 Uranie , pl. 43; le Squalus Maou, N., Zool. de la Coquille , etc. , etc.; j le 1 Squalus galens , L. , type du sousgenre Milan dre de Cuvier; 1 e Squalut obscurus , Lesueur} 1e Squalus litto- j ralis , Lesueur.

** Lamie, Lamia , Cuv. , Risso.

Museau pyramidal ; narines situées à la base ; dents aiguës , tranchantes; trous des branchies placés en avant des pectorales ; évens très-petits.

On n’en connaît que deux espèces. I L’une dont Rafinesque a fait 1e type de son Isurus Oxyrldncus. C’est un Squale de la Méditerranée , connu de Galien, et dont tas Latins estimaient la chair. C’est 1e Squalus cornubicus de Schneider et de Lacépède, T. 1, pl. 11, f. 3. L’autre espèce est le || Squalus monensis de Shaw.

*** Marteau, Zygæna , Cuv.

Corps de la forme de celui des Requins; tête aplatie, dilatée sur les côtés , tronquée en avant, se proion- ; géant en branches qui la fontressem- l bler à un marteau ; les yeux sont aux extrémités des branches, et les narines à leur bord antérieur.

Les espèces bien distinctes sont : ta Marteau commun ,1 Zygæna mal- j leus , Squalus Zygæna de Linné , Valenc. Mus.; 1e Zygæna Blochii , Cuv. , Bloch , pl. 1 17 ; le Panlouflier, Zygæna ludes , Lacép. T. 1, pl - 7 1 I f. 5 ; Risso , T. m , p. 126; 1c 1 iburon , Squalus Tiburo , L. , décrit par Marcgraafl’, 181. Les Grecs donnaient

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ïS Poissons le nom de Zigœna, les ins celui de Libella qu’on trouve i is Belon , p. 61 .

'*** Émissole , Musiellus , Guv.

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