‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 229 sur 282 · L-.es espèces de ce sous-genre sont · texte numérisé non relu

L-.es espèces de ce sous-genre sont

.entillat, Mustellus stellatus, Risso, mi, p. 126; le Lisse, Musiellus ’is , Risso, T. ni, 1 27 ; le Ponctué, s/ellus punctulaïus , Risso , T. m ,

forps allongé, renflé, très— aplati irrière; six ouvertures branchiales chaque côté 5 dents en pyramides versées, en scie sur leur tranchant; ï seule nageoire dorsale.

)n y range le Griset Monge, Notitus Monge , Risso , T. ni, p. 129;

(.Griset , Squalus Griseus , L. Le n de Notidanus , tiré du grec, sifle dos sec , et se trouve employé le poète Athénée.

Griset, Notidanus, Guv.

.va**** Pélerïm, Selache, Guv.

'entes des branchies entourant psque le cou ; dents petites , conif -s et sans dentelures.

L-.es Pèlerins sont les plus gigan- ;[ues des Squales : leurs mœurs 1 t lourdes et n’ont rien de la féro- ■ : propre aux Requins. Le type de îous- genre est le Squalus maxi s que Blainville a figuré et décrit us les Annales du Muséum, T.

1 m , pl. 6, f. 1 , et dont on pose la peau montée au cabinet du ‘ din du Roi. Lesueur a publié is le deuxième volume du lourde l’Académie des Sciences nazies de Philadelphie , page 343,

! fi u ré une seconde espèce de Pé- 1 n qu’il nomme Squalus Elephas , qui diffère principalement du Seke maximum parla forme des dents k , au lieu d’être coniques, sont coin- 1 mées.

Mous ne savons à quel sous-genre porter les Squalus Spallanzani de ! on et Lesueur, et le Squalus Cu~ r, l’un et l’autre des côtes de la

Ëvcns, anale, dentsen pavé, comme chez les Emissoles ; une épine en avant de chaque dorsale comme aux Aiguillats ; mâchoires pointues avançant plus que le museau , et portant* au milieu des dents petites , pointues , et vers les angles d’autres fort larges , rhomboïdales.

O11 ne connaît qu’une espèce de ce genre qui vit dans les baies de la Nouvelle-Galles du Sud , où l’observa Phillipp qui l’a dessinée, pl. 285 de son Itinéraire. Nous l’avons figurée pl. 2 de la Zoologie de la Coquille.

C’est le Cestracion PUillippii , dont on trouve des dents fossiles en plusieurs parties de l’Europe.

******** Somniose , Somniosus , Lesueur.

Point d’évens; point de nageoire anale; cinq petites ouvertures branchiales , voisines des nageoires pectorales ; nageoires toutes très-petites; la dorsale sans épines ; la caudale analogue à celle des Aiguillats.

La seule espèce connue est le Somniosus brevipinna de Lesueur, ayant une ligne latérale noire , ondulée sur la tête , et marquée dans sa longueur de petites lignes transversales ; la queue large , échancrée; la première dorsale placée entre les pectorales et l’anale ; la deuxième un peu plus éloignée de la ventrale , et toutes les deux proches de la queue. Le corps est en entier d’un gris pâle, parfois plus foncé sur le dos. La peau est rude , hérissée d’aspérités pointues , triangulaires , recourbées et striées.

Ce Squale, rare sur les côtes de la province de Massachussets , y est nommé Nurse ou Sleeper. Ses habitudes sont paresseuses et de-là découle son nom de Sleeper ou dormeur.

********* Aiguillât, Spinax , Cuv.;

Acanthias , Risso.

Dents petites, tranchantes; l’ai-

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guillon avant les nageoires dorsales; point d’anale ; des évens assez marques.

Les Aiguillais sont les Squalus Acanthias , Bloch, pl. 85,Risso,T. m, p. îoi; le Sagre , Squalus Spinax , L. , Risso , T. m , p. i5a j l’Acanthia de Blainville , Risso , T. m , p. 1 55.

********** çKNTRINE ) Cenlrina ,

CllV. ; HuMANTIN.

Corps prismatique ; dents supérieures grêles , pointues ; les inférieures tranchantes ; un aiguillon avant les dorsales; la queue courte.

L’espèce principale est le Squalus cent/i/ia, L. , Bloch, pl. n5, qui paraît être le Centrina Sa/viani de Risso, T. m, p. 1 55 ; le Squalus squamnwsus de Gmeliu paraît appartenir à ce sous-genre.

**’’******** Leiche, Scjmnüs, Cuv.

Corps svelle, allongé, tubercule; dents aiguës , pyramidales , tranchantes et dentelées ; queue courte.

Le lype de ce sous-genre est la Leiche ou Liche , Squalus americanus des mers d’Europe. Ce nom à' Americanus ayant élé donné par erreur par Broussonnet. On doit y ajouter le Squalus Carchar ias de Gunner et de Fabricius ; le Squalus spinusus de Schneider. Risso a décrit , sous le nom de Scymnus spinusus , l’espèce commune, et y ajoute le Scymnus nicœensis , Risso, T. m , p. 167; et le S. rosi rat us , Risso , T. m , p. 1 38,

f-f-j- Squatjne , Ange , Squatina , Duméril , Cuvier.

Corps déprimé ; bouche à l'extrémité d’un museau arrondi, plus large que le tronc ; ouvertures branchiales presque latérales , dents aiguës ; deux nageoires dorsales en arrière des ventrales ; les pectorales larges et échancrées.

Les anciens connaissaient sous le nom de Squatina le Squale qui sert de type à ce genre. C’était le Rhyna des Grecs, le Squaru des Italiens. O11 eu trouve une figure dans Belon , p. 78, de Aquatilibus. L’Angelot ou l’Ange est le Squatina tœuis de Cuvier,

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le Squalus Squatina de Linné. liloeli en a donné une figure , pl. 1 1 6 ; c’est le Squatina angélus de Risso , T. m p. 1 5g. La chair de ce Poisson est peu estimée; elle est blanchâtre et sans goût.

Lesueur a figuré et décrit dans le de uxième volume des Mémoires de la société de Philadelphie , p. 225 et pl. 10, une belle espèce des mers des Etats-Unis qu’il a nommée Squatina Dumeril. (less.)

S Q U A M M A 1 R E . Squammaria.

BOT. CRYPT. ( Lichens. ) Ce genre nous a servi de type pour fonder le groupe des Squammariées ; il a été établi par Hoffmann , puis modifié par De Candolle , et en dernier lieu par nous. 11 est ainsi caractérisé dans nolie méthode : thalle squanimeux , figuré , étalé , orbicnlaire et étoilé, à squammes adhéreules, souvent imbriquées et diveigeutea.

Apothécie ( scutelle ) marginé , discoïde et à marge discolore. On ne trouve presque jamais les Squainmairessur les écorces; elles paraissent préférer la terre et les rochers ; les lieux découveits et élevés leur conviennent beaucoup. La France possède le plus grand nombre des espèces connues, et leur nombre total ne dépasse pas dix-huit ; parmi elles on 11e trouve que deux espèces exotiques. Le Squammaria crassa, D. C. , Fl. Fr., si commun en Europe, se trouve aussi à Saint-Domingue. Le Squammaria elegans, N. ; Lecanura elegans, Ach., Lich. univer. , p. 455, a été récolté dans l’Amérique du Word. La plupart l de ces Plantes se trouvant parmi les Lecanora d’Acha rius , il faut aujouid’hui les chercher dans le genre Par- j melia de Meyer. (a. F.)

SQUAMMARIÉES. pot. crypt- I {Lichens.) Ce sous-géoupe établit h passage des Lichens à thalle crustacé aux Lichens à thalle foliacé. Les Squammariées ont un thalle crustacé, mais il est figuré et imite des folioles qui adhèrent dans toute leur surface aux corps qui les supportent; les expansions en sont épaisses , disposée.- j

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rosettes qui divergent du centre à circonférence ; elles supportent -:s patellules ordinairement marnées dont la marge est concolore ou scolore. Les Squammariées vivent ii r les écorces, sur les vieux bois , i rla terre et sur les pierres; plusieurs pèces croissent sur les feuilles violes , dans les régions lointaines.

jus les avons réunies dans une action particulièie sous le nom de fuammariées épiphylles. Les genres n sont assez nombreux , assez bien mchés ; mais il faudrait toutefois -s étudier encore sur le lieu natal , i du moins en réunir uu grand Jmbre d’échantillons pour les soumettre à l’analyse. La délicatesse des i rmes de ces charmantes Plantes , nsi que leur mode d’accroissement, sî fait différer des véritables Squam-

i ariées , mais comme leur thalle est vguré en foliole et adhérent , nous ne .•>uvion3 les placer dans une autre '■ ibu. Une étude approfondie des

ii chens épiphylles pourra donner la vlution de plusieurs questions im-

• rtantes qui s’attachent à la physiologie des Lichens. (a. F.)

SQU AMM IFÈRES . rept. (Blain- .11 Q.)y. Amostozoaires.

SQUAMMIPENNES. pois. Nom i opté par Cuvier dans son Règne nimal pour désigner la sixième faille des Poissons acauthoptérygiens , i.ie caractérisent des écailles recou- : ant en grande partie les portions i olles des nageoires dorsale et anale, souvent les rayons épineux. Leur | >rps a quelque analogie de forme • rec les Scombéroïdcs , et leurs ini-stins sont longs , munis de noml eux cæcums. Cette famille se divise n deux tribus. La première, dont ■ü dents sont en soie ou en velours, i mprend les genres Chœtodon,Acanopode , Osphronemus , Trichogasler, ixotes , Kurtus , stnabas , Ccesio et [rama ; la deuxième tribu a les dents ' r une seule rangée bien régulière , les genres qui lui appartiennent nt les Strornateus , ïiatola , Sese- ' *ust Pimelepterus , Kyp/iose , Gly-

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physodun, Pumacentre, Amplùprion , P remuas , Temnodon , Eques et Pulynemus . (less.)

SQUAMODERMES . pois. Blainville appelle ainsi la classe des Poissons gnathodontes , dont la peau est couverte d’écailies. r.)

SQÜAMOLOM BRIC. Squamol ambrions. annel. Blainville a proposé ce nom pour une division des Lombrics, qui comprend les espèces dont le corps cylindrique est formé d’anneaux distincts , pourvus d’appendices composés d’une écaille pellucide , recouvrant un fascicule flabelliforme de soies droites et munies d’un cirrhe. Ici se rapportent les Lurnbricus squamosus , armiger et fragilis. F. Lombric. (a. r.)

SQUATINE. Squatina. pois. V.

Squale.

SQUELETTE, zool. On nomme ainsi l’assemblage des parties dures qui soutiennent le corps , en forment la charpente , et donnent attache aux muscles, principalement à ceux qui font exécuter au corps tout entier ou à quelqu’une de ses parties, des mouvemens étendus, et qui fournissent ainsi à l’Animal des moyens d’action sur les corps extérieurs. Nous employons à dessein le mol de parties dures et non celui d’os , parce que ce dernier a, dans divers ouvrages, un sens beaucoup plus restreint , et que , suivant plusieurs auteurs , il est un grand nombre d’Animaux qui auraient un Squelette sans avoir de véritables os : tels sont ceux des Aniinaux du dernier embranchement et des Mollusques chez lesquels il existe des parties dures ; tels sont même les Arachnides, les Insectes et les Crustacés. Pour d’autres zoologistes , au contraire , les parties dures d’uue grande partie des Animaux inférieurs , principalement celles des Crustacés et des Insectes , sont de véritables os. Nous nous bornerons à indiquer cette diversité d’opinions entre les zoologistes , sans chercher à établir la vérité de tel ou de tel

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système , et sans essayer môme de présenter l'ensemble des faits et des théories sur lesquelles se sont appuyés les partisans de l’un et de l’autre : les limites étroites dans

lesquelles nous sommes obligés de nous renfermer , nous permettent seulement de présenter quelques remarques sur les os considérés de la manière la plus générale : remarques d’ailleurs utiles en ce qu’elles tendront à donner une idée exacte des principales modifications de l’ensemble du Squelette dans la série animale. On conçoit que lorsqu’il s’agissait de déterminer quels sont les Animaux chez lesquels on doit admettre l’existence des véritables os , et ceux chez lesquels on ne doit admettre que des parties dures non osseuses , on ne pouvait s’entendre sur cette question , si l’on ne s’était d’abord entendu sur la définition de l’os en général. Or c’est précisément ce qu’on n’a pu faire. Rien de plus facile que de donner cette défiuition en anatomie humaine ; mais rien de plus difficile que de l’étendre à l’ensemble du règne animal, que de lui donner de la généralité en iui conservant de l’exactitude et de la précision. La position des os , leur dureté , leur composition chimique , leurs usages , leur mode' de développement , ont tour à tour fourni des caractères qui, tour à tour aussi , ont été récusés , et qui devaient l’être, ainsi que nous allons le montrer par de courtes réflexions.

i°. Position. Les os , suivant quelques auteurs , diffèrent des parties dures non osseuses par leur position intérieure , les parties dures non osseuses étant ordinairement situées à la périphérie de l’Animal. Mais il y a, ae part et d’autre, de nombreuses exceptions : beaucoup d’Animaux , parmi oeux ou il est ie plus difficile d’admettre l’existeuce de véritables os, la Sèche par exemple, ont leurs

{tardes dures placées à l’intérieur de eurs parties molles, tandis que des parties dures , reconnues comme de véritables os par tous les auteurs ,

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sont situées à la périphérie de l'Animal , et recouvertes seulement par une lame épidermique. Le Squelette presque entier des Tortues est l’exemple le plus souvent cité ; mais il n’est pas le seul que l’on connaisse; une grande partie du ci âne chez les Crocodiles, ies pièces operculaires chez les Poissons , et surtout les rayons des nagcoi res , son t a bsol u m en t dans le même cas. Enfin il en est à peu prés de même des phalanges onguéales de quelques Mammifères, des mâchoires des Oiseaux , et des bois des Cerfs qui, à la vérité, forment une exception d’un genre particulier.

2°. Dureté. Les caractères, tirés de la dureté des os , se retrouvent indiqués dans presque toutes les définitions; ils peuvent avoir une valeur réelle pour l’anatomie humaine, mais ils n’en ont aucune en anatomie comparée. Beaucoup de Coquilles, d’Oursi ns, de Polypiers même, sont extrêmement durs ; le Squelette des Poissons chondroptérygiens est, au contraire, toujours mol. Il n’est composé que de cartilages, et il est parmi eux des espèces telles que les Lamproies ( V~. PÉtromyzox) ou il n’atteint pas même, durant une portion de l’année, au degré de consistance qui est le propre du cartilage. Chacun sait que chez tous les Animaux supérieurs les os , même ceux qui doivent par la suite acquérir le plus de dureté, commencent par être mois et cartilagineux, et qu’il en est même quelques-uns qui restent dans cet état jusqu'à l’époque où s’achève le développement de l’être Enfin il n’est pas hors de notre sujet de rappeler qu’il est quelques maladies dans lesquelles les os , déjà complètement ossifiés , viennent pour ainsi dire à rétrograder dans l’ordre de leurs développemens, perdent/ leur dureté, et repassent à l’état cartilagineux 5 d’où l’on voit que le caractère tiré de la dureté n’a de valeur, même pour l’anatomie humaine, que tout autant ue l’on fait abstraction de l’influence e l'âge et des altérations pathologie ques.

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°. Composition chimique. Les os des mm itérés, que l’on peut prendre ir type, sont formés d’une grande intiié de phosphate de Chaux, u ne grande quantité de Gélatine , n peu de carbonate et d’hydroorate de Chaux, de quelques sels 'Soude et deMagnésie, etc. Ceux des ^ssons osseux en diffèrent d’une tin i ère notable : ils contiennent plus carbonate de Chaux et beaucoup ins de phosphate de Chaux. Si

i inlenanl nous passons aux parties .'es des Animaux inférieurs, des aslacés par exemple , nous ne uvons qu’une différence de même

I Ire, mais à la vérité beaucoup plus moncée; la quantité du carbonate tCliaux augmente encore chez eux, 'elle du phosphate diminue telle—

ii nt que le premier de ces sels forme ai seul presque la moitié du poids d de l’os. Du reste , les parties

i res desCrustacés contiennent aussi, i unie celles des Animaux supérieurs, peu de phosphate de Magnésie et nydrochlorate de Soude. Il n’y a aie qu’un changement dans la quan- : , mais non dans la nature des él é— ans constituais ; et comme on sait ■entre des os d’espèces diverses, frrie entre des os appartenant à des i ividus de mêmeespèce , mais d’âge ! ’érent , il existe des différences noies sous le rapport de la quantité : iporlionnelle de phosphate de i aux qu’ils renferment , nous ne ; ivons attacher une grande imporce aux modifications que nous ! ions d’indiquer. Qui ignore d ’a il—

| rs que le Squelette des Poissons androptérygiens qui, sous le point v /ne anatomique , offre une analogie contestable avec celui des Poissons | îux, en diffère presque entièrement i s le point de vue de sa composition | inique? Et qui ne sait aussi, tout coptraire , que les dents , trèsiblables aux os sous le point de de leur composition chimique , iifièrent d’une manière tranchée > le point de vue aualomique Dknts); remarques qui nous tent en droit de conclure que ,

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lorsqu’il s’agit d’une définition générale du système osseux , les caractères chimiques doivent être rejetés comme ceux de la position ou de la dureté , ou que du moins on ne doit y attacher qu’une importance secondaire?

4”. Usages. Trois usages ont été assignés aux os , celui de soutenir le corps et de lui servir de charpente, celui de donner attache aux muscles, et celui de protéger les organes mois en se plaçant autour d’eux. Or, il.

n’est rien là qui puisse être employé dans une définition générale, nonseulement parce qu’aucun de ces usages n’est commun à tous les os , mais aussi parce qu’ils ne sont nullement propres aux parties dures auxquelles on voudrait restreindre le nom d’os.

5". Mode de développement. Le mode de développement des organes est ce qu’il y a en eux de plus difficile à étudier, parce qu’il ne su fît! pas pour le connaître de quelques observations isolées et faciles , mais qu’une longue série de recherches délicates peut seule donner des résultatssatisfaisans.

Aussi , si l’on peut dire que le mode de développement des parties dures ne peut non plus servir à les caractériser d’une manière exacte et précise , c’est moins d’une manière absolue qu’eu égard à l’état présent de la science. Le développement des os des vertébrés supérieurs , celui des parties dures des articulés, sont déjà connus d’une manière satisfaisante ; mais il reste encore à acquérir un grand nombre de faits sur le développement des parties dures des vertébrés et des invertébrés inférieurs.

C’est seulement lorsque ces faits seront connus , que la question que nous venons de poser pourra être complètement résolue. Au reste, ce qui ressort dès à présent des remarques que nous venons de présenter , et ce qu’il nous semble important d’établir, c’est que la définition de l’os devra sans doute différer suivant qu’on l’envisagera sous le point de vue de la composition chimique, des usages , de la structure anatomique ,

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du mode de développement, et même des rapports généraux avec les autres systèmes d’organes, ou en d’autres termes, que ce mot ne peut toujours avoir la même valeur en chimie, en physiologie , en anatomie comparée, en anatomie générale et en anatomie philosophique. C’est ainsi que la dent a pu être considérée comme un os par la chimie ; comme un organe d un genre particulier par l’anatomie générale, l’anatomie comparée et la physiologie ; et comme une partie analogue à l’ongle par l’anatomie philosophique. C'est ainsi, pour citer un second exemple, que les vertèbres et le reste du Squelette des Poissons chondroptérygiens sont des cartilages pour la chimie et l’anatomie générale, et des os pour l’anatomie philosophique.

Après avoir indiqué dans les paragraphes précédens les modifications les plus générales de l’ensemble du Squelette dans la série animale, nous devons passer aux modifications plus spéciales que présentent ses diverses portions clans les différentes classes.

Tout ce qui concerne les Articulés , les Mollusques et les Animaux du dernier embranchement, ayant été exposé ou devant l’être dans d’autres articles [V . Articulés , Coquilles , Crustacés , Insectes , Mollusques, etc.); nous ne devons ici nous occuper que des Vertébrés , et déjà meme, dans les articles consacrés à chacune des classes de cet embranchement, on a indiqué presque tout ce qui leur était relatif, en sorte qu’il nous reste seulement ici à donner une description sommaire du Squelette considéré sous le point de vue le plus général.

Le Squelette des Animaux vertébrés est composé de deux portions principales , Tune centrale placée sur la ligne médiane et qui existe constamment; et en second lieu, les appendices. La portion centrale est composée du crâne placé antérieurement , et d’un nombre plus ou moins grand de vertèbres, placées en série et ordinairement mobiles les unes

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sur les autres; et comme, d’après les recherches récentes de plusieurs anatomistes français et allemands, le crâne doit lui-même être considéré comme la réunion de plusieurs vertèbres soudées entre elles , toute la portion centrale du Squelette peut être réunie sous le nom d’axe vertébral.

La portion ctânienne de cet ave sur laquelle nous ne devons pas nous étendre (ses modifications ayant été exposées dans un article spécial, F.

Crâne), n’est pas la seule qui soit composée de vertèbres réunies entre elles et immobiles les unes sur les autres : les vertèbres de toutes les autres régions sont également soudées dans différentes classes. Les vertèbres cervicales sont réunies entre elles chez les Cétacés , parmi les Mammifères ( V. ce mot ) et chez un grand nombre de Poissons soit osseux, soit cartilagineux; les vertébrés dorsales et lombaires sont immobiles et soudées dans la carapace chezlesTortues; les vertèbres, placées entre les membres abdominaux , sont le plus souvent, commechez i’IIomme, réunies en une seule pièce qu’on nomme sacrum , et même chez les Oiseaux. Le sacrum comprend toutes les vertèbres depuis le thorax jusqu’à la queue , c’est-à-dire les lombaires et les sacrées. Enfin lorsque les vertèbres caudales sont très-peu nombreuses et ne Se montrent pas en dehors de manière à former une queue, elles se soudent ordinairement en une pièce que Ton nomme coccyx. L’Homme fournit un exemple de cette disposition.

Le nombre des vertèbres est trèsvariable dans la série animale, trèssouvent même les espèces des genres les plus naturels diffèrent entre elles sous ce point de vue , mais à la vérité dans des limites peu étendues. Quelquefois on remarque qu’il existe une ou deux vertèbres de plus dans une région , et une ou deux de moins dans une autre; en sorte qu’il s établit une véritable compensation , et que, malgré d'importantes dine-'

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^es numériques dans diverses réis, le nombre total des vertèbres il être le même. Toutefois , malles différences que nous venons diquer, l’étendue de quelques- -s des régions de la colonne ver- •’ale offie ordinairement quelque ■se de constant pour (ouïe une se, comme nous l’avons montré • surs (f'. Mammifères, p. 76 ), on peut même déduire de ce fait Iques caractères généraux d’une te importance. La classe si peu urelle des Reptiles est la seule s laquelle le nombre proporliondes vertèbres, dans les différentes ions, varie très-irrégulièrement; qui n’étonnera pas lorsque nous ous fait connaître les variations -sidérables de leur nombre total, grand nombre de Serpens en ont 'S de trois cents; telle est en pallier notre Couleuvre à collier , , d’après Cuvier, en a trois cent : e ; l’Orvet n’en a, au contraire, i: quarante - neuf; et, parmi les raciens anoures, la Grenouille ra a que dix , et le Pipa huit seu- 1 ent. Il n’est , parmi les Mammil'.'S et les Oiseaux, et même parmi Poissons, aucune espèce qui ait ant de vertèbres que la Couleuvre rallier; il u en est pas non plus qui ait aussi peu que la Grenouille ; e Pi pa .

j ne vertèbre complètement dévepée est, suivant Geoffroy Saintaire, composée de neuf pièces nentaires, savoir: une centrale, nmée cycléal , de forme ordinaiicnt circulaire ; deux paires de ;es placées au-dessus du cycléal :

sont les périaux et les épiaux ; x autres paires, placées au-dess: les paraaux et les cataaux. Prèstoujours les périaux et les épiaux disposent au-dessus du cycléal manière à laisser entre eux et lui intervalle plus ou moins étenet c’est dans le canal qui résulte la succession des intervalles ou lions existant ainsi dans chaque élire, qu’est logée la moelle épi— (K. Cérébro-Spinal). Les dcr-

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nières vertèbres caudales sont les seules qui 11e présentent pas celle disposition. En outre, dans un grand nombre de Poissons, les paraaux et les cataaux forment au-dessous des cycléaux un canal semblable à celui que forment en dessus les périaux et épiaux, et ce second canal loge le tronc aortique. Dans ce dernier cas, dont les Pleuronectes fournissent un exemple , il y a une ressemblance complète , non-seulement entre la moitié droite et la moitié gauche, mais aussi entre la moitié supérieure et la moitié inférieure de la colonne vertébrale, et chaque vertèbre est formée de quatre portions entièrement semblables entre elles. Cette remarque est la seule que nous puissions présenter sur les formes générales des vertèbres; formes qui varient à l’infini suivant les espèces, et dans la même espèce suivant les régions que l’on observe.

Les côtes peuvent être considérées comme une dépendance de la colonne vertébrale : Geoffroy Saint-Hilaire les regarde même comme étant des cataaux et des paraaux considérablement agrandis , afin de pouvoir entourer et protéger les viscères de la cavité thoracique. Ces os existent très-généralement parmi les Vertébrés, et leurs modifications sont presque toujours en rapport avec celles du sternum {V. Tortue, etc.) ; cependant elles manquent chez les Grenouilles qui ont un .sternum , et existentchez les Serpens qui n’en ont pas. Parmi les espèces oii elles existent, leur nombre est très-variable; les Oiseaux en ont généralement de sept à douze, et les Mammifères de douze à vingt-trois ; les Serpens, principalement les Boas et quelques genres voisins , en ont un très-grand nombre. Les côtes du sternum , que l’on a désignées en anatomie humaine sous le nom de cartilages costaux , sont tantôt osseuses et tantôt restent à l’état cartilagineux. Le sternum est presque toujours entièrement ossifié, et il est même quelquefois d’un tissu très - compacte ; cependant il reste

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aussi cartilagineux, au moins en partie, dans plusieurs genres: tels sont les Crocodiles où cet os est, en outre , remarquable en ce qu’il se prolonge sur toute la longueur du tronc et s’étend jusqu’au pubis; sa portion postérieure porte des côtes cartilagineuses , placées dans les parois de l’abdomen, et donnant attache à plusieurs muscles. Cette disposition très-remarquable est liée , suivant Geoffroy Saint-Iiilaire , à l’existence de deux canaux particuliers qui mettent en communication l’intérieur du cloaque avec la cavité du péritoine, et que nous avons fait connaître, conjointement avec notre ami Martin de Saint- Ange, sous le nom de canaux péritonéaux ( Annales des Sciences naturelles , février 1828). F. Tortue.

La composition du sternum , de meme que celle de l’appareil hyoïdien, nous resteraient maintenant à indiquer, si nous ne l’eussions déjà fait dans d’autres articles. V . Mammifères, Langue, etc. Nous nous bornerons ici à remarquer que l’appareil hyoïdien , à quelques exceptions près, et surtout en faisant abstraction des modifications très-remarquables qu’il subit chez les Poissons, est en général isolé et entièrement séparé des autres parties dures, et que, sur les trois fonctions que l’on attribue ordinairement aux os, savoir , de soutenir le corps et d’en former la charpente , de protéger les parties molles , enfin de donner attache aux muscles, cette dernière est la seule qu’il remplisse ordinairement.

L'existence du sternum chez les Poissons est encore un fait douteux, non pas que sa petitesse ou son état rudimentaire ail rendu difficiles les recherches à son sujet, mais parce que les zoolomistes ne sont pas d’accord entre eux dans leurs déterminations. La même incertitude règne encore dans l’état présent de ia science à l’égard de plusieurs autres parties du Squelette de cette classe, dans laquelle le type des Vertébrés

de

a subi de si nombreuses et graves altérations.

Il nous reste maintenant à donner ' F une idée générale des modifications!

que subissent les membres dans la .

série des Vertébrés. La plupart d’entre eux ont deux paires de ces ap- 1

Eendices; mais un assez grand nom- , re de genres de différentes classes n’en ont qu’une seule ; d’autres n’en 1 ont point du tout. Au contraire , aucune espèce n’en a plus de deux. I Les Oiseaux , sous ce rapport comme sous presque tous les autres , forment la classe la moins variable; :

tous ont deux paires , dont l’antérieure est ordinairement , mais non toujours, convertie en instrumens de vol ou ailes. Parmi les Mammifères, les Cétacés sont privés de la paire postérieure, et la paire antérieure, non terminée par des doigts , est changée en nageoires. Les deux pai-

res d’extrémités existent , au con-

traire, dans tous les autres ordres de cette classe : elles sont le plus souvent construites pour la marche, mais peuvent aussi l’une et l’autre être converties en nageoires , en ins-

trumens propres à fouir et en orga

nés de préhension. De plus, l’antérieure peut être changée en ailes.

Les Reptiles présentent toutes les combinaisons possibles; ils peuvent avoir les deux paires à la fois, la paire antérieure ou la postérieure seulement, ou bien manquer entièrement de membres. De plus, leurs membres peuvent être des instrumens de marche, de natation, de préhension , et leur forme et leur position varient à l’infini. Les Poissons présentent aussi de fréquentes variations quant au nombre , à la position et à la forme de leurs membres, mais point quant à leurs fonctions. Les deux paires sont toujours des instrumens de natation , et se trouvent si profondément modifiées, que ce n’est qu’avec la plus grande difficulté qu’on parvient à établir leur analogie avec les organes de U locomotion des autres VertébreSf aussi des noms particuliers ont-»5 |

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donnés, soit à leurs diverses poris , soit à leur ensemble {V. Poiss au Supplément). Les nageoires i torales sont les analogues des libres antérieurs; les ventrales analogues des postérieurs. Quant i nageoires impaires auxquelles t i donné le nom de dorsale, d’ace et de caudale, elles sont consi écs comme des dépendances de i e vertébral, et ne peuvent être, i lques modifications qu’elles vicnt à subir, confondues avec les i nbres auxquels elles ne ressemj ut que par leurs fonctions.

; <es faits que nous venons d’indir suffisent pour donner une idée | modifications principales que sui- ent , dans les differentes classes Wertébrés, les membres cousins dans leur ensemble. Quelques a arques doivent cependant encore e présentées à leur sujet. En coral int ensemble toutes les variations i nombre des membres dans les

■ frenles classes , il est facile de voir

la paire antérieure est beaucoup ü constante que la postérieure. Le ire Bipède ou Hyslérope paraît me être le seul qui ait des membres ominaux sans avoir des membres aciques; encore existe-t-il sous ?au quelques rudimens de ceux-ci.

iait général que nous venons d’inuer est digne d’attention en Haine, et surtout on ne le regardera comme dénué d’importance si le rapproche de cet autre fait, les membres antérieurs apparent constamment les premiers ; s l’ordre des développemens chez, ibryon de l'Homme et des Maintes supérieurs.

; n fait qu’il importe aussi de :r, c’est que quand les membres

■ neut à manquer, il est quelqueimpossible d’en retrouver le plus r vestige sous la peau {V. Laîtin) ; mais que le plus souvent, ontraire, une dissection attentive découvrir des rudimens plus ou ns complets. Chez quelques Cé-

; s, par exemple, tel que le Dug, les os pelviens nont point

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entièrement disparu. Chez les Ophidiens eux- mêmes on retrouve trèsgénéralement les rudimens des membres postérieurs : on les connaissait depuis long -temps chez les Orvets et dans quelques autres petits groupes voisins des Sauriens; tout récemment le docteur Mayer les a trouvés aussi dans un très-grand nombre de genres parmi les vrais Serpens (Ann. Sc. nat. T. tu).

INous avons montré ailleurs ( Fr.

Mammifères) que les membres , soit antéiieurs , soit postérieurs , peuvent être divisés en quatre postions, savoir: l’épaule, le bras, l’avant-bras et la main pour les premiers ; le bassin , la cuisse , la jambe et le pied pour les seconds. L'existence de ces quatre segmens est manifeste dans toutes les classes, les Poissons exceptés.

Ainsi que nous l’avons établi [V .

Mammifères), en mettant à profit quelques observations récentes de Geoffroy Saint- Hilaire et de Serres, quatre os élémentaires composent le premier segment de l’un et de l’autre membre, savoir : l’omoplate, l’os coracoïdien, l’acromial et la clavicule pour l’épaule ; i’iléum , l’ischium , le pubis et le marsupial pour le bassin ; mais on ne trouve presque jamais dans l’état adulte ces quatre os isolés et distincts. Le plus souvent, chaque moitié du bassin n'est formée que d’une seule pièce , et l’on ne distingue que deux pièces scapulaires. Il est même un trèsgrand nombre de Mammifères, les Ongulés et quelques autres , oit il n’existe pour l’épaule (comme pour le bassin ) qu'une seule pièce résultant de la soudure de l’omoplate , complètement développée, avec les autres os scapulaires devenus, ou très-petits, ou entièrement rudimentaires. Dans ce cas il n’existe plus de clavicule, et le membre antérieur tout entier est isolé et séparé du reste du Squelette. Chez riîommc, les Singes, les Chauve-Souris et quelques autres Mammifères, la clavicule unit au contraire l’omoplate,

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et par son intermédiaire tout le membre antérieur, avec le sternum.

Chez les Oiseaux, l’o/noplale et le sternum sont également unis par la clavicule dont l’extrémité se soude sur la ligne médiane avec celle du côté opposé; la pièce composée qui résulte de celle soudure est connue sous le nom de fourchette. De plus, dans cette classe, l’os coracoïdien se développe et s’étend aussi de l’omoplate au sternum. Les membres antérieurs des Oiseaux ont donc de doubles moyens d’union avec le reste du Squelette, savoir : par la clavicule ordinaire ou clavicule furculaire , et par l’os coracoïdien ou clavicule coracoïde; et, en outre, ils sont unis entre eux par l’intermédiaire de la fourchette, c’est-àdire de la pièce unique qui résulte de la soudure des deux clavicules proprement dites. Les pièces scapulaires présentent chez les Reptiles des variations très-nombreuses :

dans quelques genres leur disposition offre quelque analogie avec celle que nous avons décrite chez les Mammifères; dans d’autres, avec celle que présentent les Oiseaux ; mais dans la plupart ce sont des modifications qui n’offrent qu’une analogie très-éloignée avec ce qui a lieu dans les autres classes. Nous ne pouvons indiquer ici toutes ces variations des pièces scapulaires; et nous devons également renvoyer aux articles moins généraux pour l’exposé des caractères qu’elles offrent chez les Poissons.

Les membres postérieurs sont toujours unis avec la colonne vertébrale par l’intermédiaire du bassin, dont les modifications , très-nombreuses sans cependant l’être autant que celles de l’épaule, fournissent, à l’égard de quelques classes, des caractères généraux d’une liante importance ( V. Mammifères, etc.).

Ces remarques, de même que celles qu’il nous reste à présenter sur les autres portions des membres , ne sont point pour la plupart applicables aux Poissons. Dans celte der-

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nière classe , le bassin n’adhère que très-rarement à l’axe vertébral tandis que les membres antérieurs ou nageoires pectorales sont ordinairement unies au reste du Squelette par les pièces scapulaires. C’est, comme on voit, l'inverse de ce qui * lieu chez un grand nombre de Mammifères.

Le second segment des membres, soit antérieur, soit postérieur, n’e«t jamais formé que d’un seul os, savoir : l’humérus pour le bras , le fémur pour la cuisse. Le troisième segment est au contraire très-souvem composé de deux os, tantôt entièrement séparés, tantôt soudés ensemble par leurs deux extrémités ou par l’une d’elles ; le radius et le cubitus pour l’avant-bras, le tibia et le péroné pour la jambe; et il est à remarquer que, lorsqu’on n’en trouve qu’un seul, on aperçoit très-souvent un sillon longitudinal, indice de la séparation primitive de cet os en deux pièces. En outre , chez les Mammifères et chez presque tous les Oiseaux, il existe au membre postérieur, au-devant de l’articulation de la jambe avec la cuisse, un petit o> de forme arrondie analogue par son mode de développement aux os sésamoïdes , et donnant attache au tendon des extenseurs de la jambe : c’est la rotule. L’apophyse olécrâne d»

cubitus est son analogue au membre antérieur : cette apophyse forme, chez les jeunes sujets, une pièce distincte , et son usage est analogue»

celui de la rotule : elle donne, en effet , attache à l’extenseur de l’avant* bras. Au reste (d’après des recherches que nous n’avons point encore publiées , mais dont nous avons indiqué quelques résultats dans notre article Roussette), il est quelques Mammifères, les Chauve-Souris, chez lesquels le membre antérieur présente , non-seulement une apophyse analogue à la rotule , mais bien un os particulier absolument dispose comme la rotule du membre postérieur, et qui, pour cette raison, peut être désigné sous le nom d®

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ale antérieure ou rotule du coude, jes Reptiles manquent généraient de rotule postérieure, ou l’ont ! liineutaire et à peine visible. Un i nd nombre d’entre eux ont , au ; J traire , une rotule antérieure. Ru- I : pli i l’a découverte le premier chez ■ ?ipa , et Meckel L’a trouvée depuis •z d’autres Batraciens, chez la i rtue grecque , chez plusieurs Lé- : ds et chez quelques autres Sauns.

1 je dernier segment des membres eérieurs et postérieurs se subdi- 2 en trois portions, savoir : le ; pe , le métacarpe et les' phalanges rr la main ; le tarse, le métatarse les phalanges pour le pied. Les dts os, dont la réunion constitue :arpe et le tarse, varient beaucoup ur leur nombre, leur forme et i r disposition , non - seulement ;: ne classe, mais même d’une fa- ! le ou d’un genre à l’autre; mais i istence de quelques - uns d’entre e: paraît un fait constant. Chez les > eaux eux-mêmes on retrouve fa- : :ment le carpe dans l’aile; et nous voyons pas pour quel motif les tfjue Meckel nomme tarso-métatarps , ne seraient pas considérés mine de véritables os du tarse :

ir disposition générale et leur me les rendent, il est vrai, assez îblables aux os du métatarse , mais ; rs connexions sont celles des os i tarse.

jes os du métacarpe et du ménrse ne sont véritablement que premières phalanges des doigts; si, dans un grand nombre d’Ani- | ux , soni-ils à peine dilférens par r forme et leur disposition des os i:quels on donne plus spécialent ce dernier nom. D’après Mec- , il n’y aurait ni métacarpe ni ;tatarse chez la Tortue grecqüe.

Protéc serait également, d’après même auteur, privé de méta- |pc; mais le célèbre anatomiste :mand ne s’appuie, pour arriver 2S conclusions , que sur des anaies de forme et sur quelques aui considérations qui ne paraissent

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pas d’une plus haute valeur. Rien ne s oppose à ce que l’on détermine, comme des métacarpiens et des métatarsiens , les pièces qu’il considère comme les premières* phalanges des doigts.

Le nombre des doigts et le nombre des phalanges qui entrent dans la composition de chaque doigt, sont sujets à un très-grand nombre de variations sur lesquelles nous n’insisterons pas , parce qu’elles ont été ou seront exposées dans l’histoire de chaque classe. Qu’il nous suffise de dire que les doigts sont le plus ordinairement au nombre de quatre ou de cinq , et qu’ils sont presque toujours composés de deux à cinq phalanges. Une exception très-remarquable est celle qui a lieu chez divers Cétacés : l’un des doigts a, chez quelques Baleines , jusqu’à neuf phalanges ; ce qui rapproche à quelques égards les nageoires de ces Mammifères des nageoires des Poissons, dont les rayons sont souvent composés d’un grand nombre de pièces distinctes.

U est à remarquer que , parmi les Vertébrés, on ne trouve jamais, dans l’état normal , de différences entre les appendices d’un côté et ceux de l’autre, comme cela a lieu quelque-*fois chez les Animaux inférieurs , même parmi les Articulés. Les vertèbres sont aussi toujours parfaitement symétriques. 11 résulte de-là que la symétrie est un caractère plus constant pour le Squelette des vertébrés que pour celui des Articulés, et à plus forte raison des autres Invertébrés. Il est cependant une région du Squelette qui présente quelquefois chez les premiers eux-mêmes un défaut de symétrie : c’est le crâne. Ainsi un assez grand nombre de Poissons , les Pleuronectes , ont les deux yeux* placés du même côté, et la tête tout entière modifiée d une manière très-remarquable; et ce défaut de symétrie dans la portion antérieure oc l’axe vertébral est d’autant plus digne d’attention , que dans aucune autre famille de Poissons, la

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portion postérieure de ce même axe ne présente une plus parfaite régularité. Les Becs Croisés parmi les Oiseaux, le Narval et (d’après les observations de Cuvier) quelques Cachalots , parmi les Mammifères , présentent aussi dans la partie antérieure de leur tête un défaut de symétrie, à la vérité beaucoup plus léger que celui que nous venons d'indiquer chez, les Pleuronecles.

Nous devons, en terminant cet article , exposer les raisons qui nous ont décidé à passer sous silence , en décrivant les diverses portions du Squelette des Vertébrés, les divisions les plus généralement adoptées dans les livres d'anatomie humaine, et même dans la plupart des ouvrages d’anatomie comparée. Ces divisions sont , sans aucun doute , d’une grande utilité lorsqu’on étudie un être en particulier, ou même une famille , un ordre, une classe en général ; mais elles cessent de l’être dès qu’on veut s’élever encore à un plus haut degré de généralité. Tous les Vertébrés ont un axe vertébral et des appendices plus ou moins nombreux, plus ou moins complexes; chez tous aussi, l’axe vertébral peut être divisé en crâne et en vertèbres : niais au-delà de cette division, il n’est plus rien de général , et rien par conséquent qui ait du nous occuper dans un article consacré , nous le disons encore , non à une description anatomique du Squelette , mais à un résumé sommaire de ses conditions essentielles d’organisation considérées dans leur plus grande généralité. (is. g. st.-h.)

SQU1LLAIRES. crtjst. L’ordre de Crustacés ainsi nommé par Latreille et qui comprend les genres Squille et Mysis est plus génér.dement désigné aujourd’hui sous le nom de Stomapodes. V. ce mot. (a. n.)

SQUILLE. Squilla. crust. Genre de l’ordre des Stomapodes, famille des ünipeltés , établi par Fabricius , qui comprenait sous ce nom toutes les especes formant actuellement la fa-

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mille des Ünipeltés. Ce genre, tel qu’il est restreint par Latreille, a pour caractères essentiels : appendice latéral des six pieds postérieuis linéaire ou filiforme. Doigt des serres ( les seconds pieds- mâchoires ou leurs analogues) très-comprimé, en forme de faux (le plus souvent denté); une rainure très- étroite, dentelée sur l’un de ses bords, épineuse 3ur l’autre, s’étendant dans toute la longueur du côté interne de l'article précédent.

Ce genre se distingue facilement des Gonodactyles , parce que ceux-ci ont l’ongle ou le doigt des serres ventru ou plus épais à sa base , et finissant simplement en pointe. LesCoronide* eu diffèrent par l’appendice latéral des six pieds postérieurs qui est large, aplati et arrondi, tandis qu’il est linéaire chez les deux autres genres.

Les genres Erichte et Aliine en diffèrent, parce que le bouclier recouvre la moitié antérieure du corps en ne laissant à découvert que les cinq à six derniers segmens, tandis que dans les trois premiers genres dont nous avons parlé , ce bouclier ne recouvre au plus que le premier segment du thorax. Le corps des Squilles est étroit, allongé, demi-cylindriqua, recouvert d’un test assez mince et composé de douze segmens. Le premier est beaucoup plus long que les autres; il est recouvert d’un test ou bouclier presque carré , plus étroit en avant , et en forme de triangle allongé et tronqué ; c’est es segment qui forme la tête ; on voit en avant une pièce articulée, ayant la forme d’un triangle renversé et qui set t de support à deux yeux portés sur dèus pédicules et aux antennes intermediaires. Les antennes latérales sont plus courtes que les précédentes et accompagnées d’un appendice en forme de feuillet elliptique cilié ou velu sur ses bords. La bouche est composée d’un labre , de deux mandibules, d’une languette composée de deux pièces et de deux paires do mâchoires; après ces mâchoires viennent les dix premières pales, terminées par une pince en grifle e

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gées en avant ; elles sont trèsoi'ochées et disposées autpur de la che en manière d’angle dont le i inet est supérieur. Les deux pre- I res sont insérées près des bords lai;ux delà tête, à la hauteur des deux xières mâchoires. Celles de la seie paire ou les serres proprement •s sont beaucoup plus grandes et r linées par l’ongle mobile ou la 1 Te dont il a été question plus haut.

1 tes ces pales onguiculées , à l’ex- 1 .ion des deux dernières, ont à leur i î postérieure un petit corps memnoeux , vésiculaire , plus ou moins ;eplible de tuméfaction et attaché moyeu d’un court pédicule. Lalle pensait que ce corps oibicu- 3 servait à la respiration ; mais observations de Cuvier ont défi tré qu’aucun vaisseau n’y abouaait , de sorte que leur usage reste i mnu. Le segment qui vient après tête est plus court que les suivans ins aucun organe spécial ; il tient de col. Les trois segmens suivans 'lent chacun une paire de pâtes Iles, filiformes et terminées par : article triangulaire ou conique , nprimé et garni de poils au côté “Trieur; à l'extrémité postérieure (troisième article de ces pâtes est ;ré un petit appendice ou rameau t ndrique, menu, linéaire, prolongé que près du bout de l’article suii l et offrant à son extrémité des .sions annulaires superficielles et lques poils. Viennent ensuite sept nens formant la queue; au-dcs- -sde chacun des cinq premiers, on ; une paire de nageoires ou de Us-nageoires formés de deux picfoliacées en partie membraneuses, culeuses, triangulaires ou ovales, dées de cils nombreux et pluix, situées sur un pédicule comi avec une blanchie composée de s très-nombreux, articulés et remd’une matière molle parlant d’un commun et /assemblés en mae de houppe. Chaque côté de Pat-dernier segment donne attache î appendice en nageoire composé I rois articles; enfin le dernier seg-

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ment est plus grand que les anneaux précédens , presque carré , avec le bord postérieur un peu arqué et arrondi. Ses bords offrent dans leur contour des sinus plus ou moins profonds et dont les plus forts ressemblent à des épines; l’anus est placé" près du milieu de la base de ce segment. L’organe digestif des Squilles est composé d’un petit estomac situé sous le test, armé de dents très-petites et peu nombreuses ; il est suivi d’un intestin grêle et droit qui règne dans toute la longueur du post-abdomen ou de la queue , et accompagné à gauche et à droite d’un certain nombre de lobes glanduleux qui paraissent tenir lieu de foie. Audouin et Edwards, dans leur travail sur la circulation des Ciustacés (Ann. des Scienc. nat. ), ont fait connaître avec détail celle des Squilles.

Les Grecs désignaient sous le nom de Squilles quelques Crustacés des genres Pe’née ( Squilles proprement dites) et Palémon. Dans le midi de la Fi ance on donne aux Squilles le nom de Prega-Diou (Prie-Dieu); on les appelle aussi Mantes de mer. D’apr ès Risso, les Squilles se tiennent dans les profondeurs de la mer; leur accouplement a lieu au printemps, et les femelles se cachent sous les roche] s 1 orsq u ’el les ve u 1 en t pon dre 1 e u rs œ u fs. On mange ces Crustacés qui sont fort lions; suivant Lesson , les habitans des îles de l’archipel des Amis les vendent aux voyageurs, comme on le fait du Poisson. On trouve des Squilles dans toutes les mers des pays chauds , et le nombre des espèces se monte à peu près à douze.

Latreille lesplacedansdeux divisions, ainsi qu’il suit :

I. Point d’épines mobiles au bord postérieur du dernier segment. Une seule ligne étroite au milieu de ce segment.

La Squti le Mante, Squi/la Manlis , L. , Degéer, Fabr., Lalr. Longue de six à sept pouces; crochet des pinces ayant six dents; corps ayant en dessus plusieurs lignes élevées. Seg-

rr

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