‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 235 sur 282 · LA.T · texte numérisé non relu

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ST LINE. Ste/uis. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères pentamères , famille des Brachélytres , section des Longipalpes , que nous avons séparé de celui de Pédère , avec lequel il avait d abord été confondu par Fabricius et ensuite par Olivier. Il s’en éloigne à raison des antennes insérées près du bord interne des yeux, terminées en une massue de trois articles, et par la grosseur de ces derniers organes. Ces Insectes fréquentent les iieux humides ou les bords des ruisseaux , sont tous de très- petite taille , de couleur noire , et souvent garnis d’un court duvet soyeux et luisant.

On en a décrit une vingtaine d’espèces , toutes propres à l’Europe. L’une des plus remarquables est le Stène a deux points , S. z-guttatus ,• Panz. , Fana. Insect. germ . , Xi , 17.

Elle est noire , très-pouctuée , avec des poils argentés, une excavation sur le front , faiblement carenée , et un point roussâtre près de l’extrémité de chaque élytre. V. pour les autres, Gravenhorsl, Paykull et Gyllenhal.

. . (lat.)

STENELYTRES. Stenelytra. ins.

Famille de l’ordre des Coléoptères , section des Hétéromères , établie par Latreille, et renfermant des Insectes placés par Linné dans ses genres Tenebrio , Necydalis , Cerarnbyx et Cant/iaris. Les antennes des Sténélytres sont filiformes ou sétacées, et jamais grenues ni pei foliées , ce qui les distingue des Taxicornes , et leur extrémité, dans le plus grand nombre, n’est point épaissie. Leur corps est le plus souvent oblong, carré en dessus, avec les pieds allongés; les mâles, aux antennes et à la grandeur près, ressemblent aux femelles.

Latreille, dans la première édition du Règne Animal, avait réuni les Slénélytres dans un seul grand genre, celui d’Hélops ; mais dans la seconde édition du même ouvrage , il dit que l’anatomie , tant intérieure qu’extérieure , indique qu’on peut partager cette famille en cinq tribus se rattachant à autant de genres, savoir : les Hélops, les Cistèles et les

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Dircées de Fahricius ; les OEdémères et les Myctères d’Olivier. Nous savons de Léon Dufour, dit-il, qu’à l’égard des vaisseaux biliaires, dont l’insertion est cœcale , ou celle des postérieurs, cette insertion ne s’effectue pas dans les deux derniers genres, comme dans les premiers et les autres Héléromères piécédens, par un tronc commun, mais par trois conduits, dont l’un simple, le second bifide, et le troisième à trois branches. Les OEdémères lui ont offert des vaisseaux salivaires; leur tête est plus ou moins rétrécie et prolongée antérieurement en forme de museau , et le pénultième article des tarses est toujours bilobé , caractères qui semblent rapprocher ces Insectes des Coléoptères rhynchophores. Sous le rapport du canal digestif et de plusieurs autres considérations , les Hélops et les Cislèles avoisinent les Ténébrions; mais les Cistèles ont le ventricule chylifique lisse, les mandibules entières, et vivent généralement sur les fleurs ou les feuilles, ce qui les distingue des Hélops. La plupart des Dircées ont la faculté de sauter , et le pénultième article de leurs tarses, ou de quelques-uns au moins , est bifide ; quelques-uns vivent dans les champignons , les autres dans le vieux bois.

Ces Insectes se lient d’une part avec les Hélops, et de l’autre avec les OEdémères, et encore mieux avec les Nothus , sous-genre de la même tribu. Ce sont ces considérations qui ont engagé le célèbre entomologiste que nous citons, à partager sa famille des Sténélytres en cinq tribus réparties dans deux grandes divisions ainsi qu’il suit :

I. Antennes rapprochées des yeux; tête point prolongée en manière de trompe, et terminée au plus en un museau fort court.

Les tribus des Hélopiens, Cistk- X.IDES , Serropalpides (Sécuripalpcs, Fam. nat.), OEdemerites. F . ces mots à leurs lettres ou au Supplément.

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