‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 239 sur 282 · STE 6S · texte numérisé non relu

STE 6S

rement. Ce genre appartient à la division des Ichneumonides dont les palpes maxillaires ont cinq articles trèsinégaux , et les labiaux quatre; une tête arrondie ou presque globuleuse; des mandibules rétrécies en pointe, sans dentelures bien distinctes; un thorax allongé et de niveau à son extrémité postérieure avec la base de l’abdomen; une tanière longue et saillante; le nombre des cellules cubitales qui n’est que de deux , le renflement et les dentelures des cuisses postérieures, signalent parfaitement, ces Insectes rangés par Fabricius dans les genres Bracon et Ptmpla.

Le Stéphane couronné , Stephanus coronati/s ( Bracon serrator , Fabr.) de J u l ine, se trouve, ainsi que les Xorides et les Helcons , sur les troncs des arbres, sur ceux qu’on a coupés et inis en pièces , etc. Lepelletier et Serville ont exposé en détail ( Encycl. mélhod. ) les caractères de ce genre, et décrit deux nouvelles espèces qui sont toutes les deux du Brésil. lies Indes-Orientales en fournissent une autre, la Pirnp/a coronator de Fabricius. L’Amérique septentrionale en possède aussi quelquesunes. (lat.)

STEPHANIA. bot. phan. Deux genres ont reçu ce nom , l’un établi par Loureiro dans sa Flore de Cochinchine , l’autre par Willdenow qui l’a formé aux dépens des Capparis.Ce dernier a été adopté par De Candolle, qui probablement aura considéré le genre de Loureiro comme un double emploi d’un genre déjà établi;néanmoins Sprengel a maintenu le nom de Step/iania pour le genre de Loureiro, et a nommé Slerip/iorna le genre de Willdenow. Ces changemens n’ayant pas encore reçu la sanction des botanistes, nous allons exposer successivement la description des deux Step/iania en attendant que leur histoire soit complètement éclaircie.

Le Step/iania établi par Loureiro ( Fl. Coc hindi. , a , p. 746 ) appartient à la Diœcie Monandrie, et offre pour caractères essentiels : de- fleurs indicé

fiio STE

et des fleurs femelles sur des Plantes séparées. Les unes et les autres ont un périanthe simple à six folioles un peu aiguës; les mâles sont munies d'un nectaire triphylle et d’un filet couronné par une anthère circulaire; les femelles ont un ovaire su père, surmonté d’un stigmate sessile et dressé. Deux espèces , qui croissent à la Cochinchine , ont été décrites par l’auteur sous les noms de Stephania rotunda et S. longa. Ce sont des Arbustes grimpans , à feuilles pellées et à fleurs disposées en ombelles composées ou en capitules latéraux.

Le genre Stephania , établi par Willdenow('S/e/,^j/m/7za de Sprengel), est placé dans la famille des Capparidées , et présente, selon De Candolle ( Prodrom. Syst. Veget. , i , p.

253 ) les caractères essentiels suiyans:

calice campanule, bilobé; corolle à quatre pétales ; torus petit; six étamines; ovaire stipilé, oblong. Ce genre se compose de deux espèces ( S. cleornoides ou Capparis paradox a , Jacq. , Horl. Sckœnbr. , tab. 3 ; et <S.

elLiptica , D. C.),qui croissent dans l’Amérique méridionale. Ce sont des Arbustes inermes , à feuilles oblongues , lancéolées , acuminées et portées sur de longs péüoles. (g. .N.)

STEPHANIUM. bot. pu an. (Schreber. ) Syn. de Palicurea d’Aubiel.

STÉP II ANOMIE. Stephanomia.

acal. Genre d’Acalèphes libres ayant pour caractères : Animaux gélatineux, agrégés, composés , adhérens à un tube commun, et formant par leur réunion une masse libre, trèslongue, flottante, qui imite une guirlande feuillée, garnie de longs filets. A chaque Animalcule des appendices divers , subfoliiformes ; un suçoir tubuleux, rétractile; un ou plusieurs filets simples, longs, tentaculiformes ; des corpuscules en grappe ressemblant à des ovaires.

Péron et Lesueur paraissent ctre les seuls naturalistes qui aient observé les Animaux dont il est ici question.

D’après ce qu’ils ont appris, le corps

STE

très- frêle des Stéphanomies est extrêmement long, et l’on ne peut guère s’en procurer que des portions telles que celles qu’ils ont représentées. On en connaît deux espèces:

l’une, le S. Amphitritis , se trouve dans l’océan Atlantique austral ; l’autre , S. avaria, existe dans la Méditerranée. (E.D..I,.)

STEPHANOTIS. bot. phan. Le genre établi sous ce nom par Du Petit-Thouars a été îéuni au Ceropegia.

STEPHANUS. ins. V. Stéphane.

ST ER CO Fl AIR E. Lestris. ois.

Genre de l’ordre des Palmipèdes. Caractères : bec médiocre, robuste, dur, cylindrique, tranchant , comprimé , courbé, crochu vers la pointe; mandibule supérieure couverte d’une cire , l’inférieure formant un angle saillant; narines placées vers la pointe du bec , diagonales , étroites , fermées en arrière, percée de part en part; pieds grêles, nus au-dessus du genou; tarses longs; quatre doigts; trois devant entièrement palmés, un derrière très-petit, presque nul, de niveau avec ceux de devant; ongles grands, très-crochus; queue faiblement arrondie; les deux lectrices intermédiaires toujours allongées ; ailes médiocres, la première rémige la plus longue. La formation du genre Stercoraire est assez récente; la première est due à Brissou ; cet excellent observateur avait pensé qu’il était inconvenant de laisser subsister une section dans le genre Mauve ou Mouette , lorsque les principaux caractères de cette section faisaient opposition avec ceux du genre. Illiger comprit fort bien la pensée de Brisson, et confirma son innovation jusque-là, eu quelque sorte , hasardée ; il fit plus, il échangea la dénomination peu exacte de Stercoraritis contre celle de Lestris. Le nom de Stercoraire avait été primitivement impose à cause de l’opinion vulgaire où 1 on était que l’Oiseau poursuivait constamment les Mouettes afin de recueillir les excrétncns qu’elles lâchaient

STE

volant. On était en cela trompé les apparences : le lait est. que l renie gloutonnerie des Stercorailes porte à poursuivre les Mouettes de les forcer à leur donner une lie des produits de leur pêche; es-ci, intimidées par les cris de s poursuivaus , laissent échapper >roie qu’elles avaient adroitement ic ; mais cette proie , que l’Oiseau ndonne sans ralentir son vol, ibe derrière lui, et semble, à lque distance, sortir de l’anus; t là ce qui a donné le change aux ervateurs. Lorsque les Steicorai- ; ne trouvent pas l'occasion de siler leur courage, non-seulement tre des êtres lâches et pusillanes , tels que les Mouettes, mais l ire des Oiseaux beaucoup plus ! s et plus robustes qu’eux-mêmes, k quels ils livrent des combats arnés , ils sont obligés de recourir ai pêche; leur peu d’adresse les i oserait à de longs jeûnes s ils ne avaient , pour satisfaire leur vo- 3 appétit, quelques cadavres de i laies ou de Cétacés sur lesquels ils j jettent comme les Vautours sur charognes. Ils ne s’éloignent accidentellement des voisinages étables des pôles; leurs bandes nbreuses nichent dans les anfracsités de rochers, sur des cntable- : as abrités, au milieu des joncs et carex qui convient les dunes rrécageuses. Le nid est une bâtisse •ssière d’herbes entrelacées et de usse; la ponte consiste en trois ou utre œufs pointus, olivâtres, latés de brun. Nous citerons les eses suivantes :

i >T£ h con a mi: Labbe , Lest ris parai "us ; Larus parasiticus , Gmel. ; 'aracta parasitica , Retz. ; Sterariiis longicaudus , Br iss. ; le jbe à longue queue, BufF. , pl.

. 762. Parties supérieures d’iin in cendré très-foncé; Iront blan- < itre ; sommet de la tête d’un brun lâtre; extrémité des lémiges et K lectrices noirâtre ; région des ix, cou , gorge, poilrino et abdon blancs; flancs ondes de cendré;

STE 64i

filets de la queue terminés en pointe très-aiguë, excédant de trois à six pouces les rectrices; bec bleuâtre, noir à l’extrémité; iris brun; pieds noirs; tarse un pouce sept lignes.

Taille, quinze pouces. Dans sa livrée du second âge ( Lestris crepidatus , Temm.; Stercoraire ou Labbe , BufF., pl. enl. 99 1{) , cet Oiseau a toutes les parties supérieures d’un brun cendré uniforme; la base intérieure des rémiges, et seulement la partie supérieure des rectrices d’un blanc pur , les parties inférieures d’un brun clair uniforme. Les jeunes {Larus crepidatus , Gmel. ; Labbe à queue courte, Cuv. ) ont le sommet de la tête d’un gris foncé ; les côtés et le dessus du cou d’un gris clair , tacheté de brun ; une iache noire en avant des yeux; les parties inféiieuves brunes avec le bord des plumes roussâlre ; les rémiges et les lectrices noirâtres, blanches à leur base , intérieurement et à l'extrémité; la queue arrondie, les parties inférieures irrégulièrement variées de noir, de brun et de jaunâtre sur un fond blanchâtre ; les tectrices subcaudales et l’abdomen rayés de noirâtre; la base du bec verdâtre; les tarses d’un cendré bleuâtre; le bas des doigts et des membranes blancs. Des côtes de la Norvège et de la Suède.

Stercoraire tomarin , Lestris pornarinus, Temm. , Stercoranus pomarinus , Lacép. Parties supérieures d’un brun très-foncé uniforme; plumes de la nuque et du cou subulées , d’un jaune brillant; gorge, devant du cou , ventre et abdomen blancs; une large bande de taches brunes sur la poitrine; des taches semblables sur les flancs et les tectrices subcaudales; queue arrondie; lilels d’une égale largeur ; bec olivâtre , noir à la pointe; iris jaunâtre; pieds noirs.

Taille, seize pouces , les lilels excèdent de trois pouces environ. Au second âge , toutes les parties sont d’un brun très-foncé; les longues plumes subulées du cou sont d’un brun jaunâtre, et les filets de la queue moins longs. Les jeunes ( Stercoraire rayé,

Page 1