‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 241 sur 282 · UNES · texte numérisé non relu

UNES

fSTEREODON. bot. cryft. {Moussî. ) Bridel a donné ce nom à une wision du genre Hypiium qui comend les espèces dont les cils du péi tome interne ne sont pas percées trous. Soixante-dix espèces environ rapportent à cette section, (ad. b.)

STÉRÉOTHAL AMES. bot. crypt.

Lichens. ) Un donne ce nom aux chens à expansions redressées ou 1 jticuleuses qui sont solides et non tuleuses. L’étymologie du motStéotbalaine (Rameau solide) rend mpte de celte particularité. Nos ihérophorcs [Jsidium , Stereocaulon Sphærophorun) sont des Lichens téréothalames. (a. F.)

STÉRFOXYLE. Stereoxylum.

>T. ph an . ( Ruiz et Pavon. ) Syu.

lEscallonia. (a. b.)

STEREUM. bot. crypt. ( Champignons. ) Genre établi par Lmk et uni par Fries avec les Thelcphora ; renferme les Thelcphora rubiginosa, bacina , crocata et leprosa. Pr . Thepiioba. (ad. b.)

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STERIGMA. bot. phan. Genre de la famille des Crucifères , tribu des Anchoniées et de la Tétradynamie siliqueuse, L., établi d’abord par Marschall-Bieberstein sous le nom de Sterigmàstemon, puis adopté,par De Candolle ( Syst. regel. , 2 , p. 579 ) qui l’a ainsi caractérisé : sépales du calice ovales-oblongs , un peu redressés , presque égaux à la base ; pétales onguiculés, à limbe obové; les plus grandes étamines à filets soudés par paires jusque vers leur milieu ; ovaire allongé , surmonté de deux stigmates sessiles; silique cylindracée , un peu tondeuse, terminée par un stigmate bilobé , polyspenne, indéhiscente, finissant par se rompre en plusieurs articles monospermes ; graines disposées sur deux rangées dans une substance celluleuse, dure, solitaires dans des fossettes, composées de cotylédons linéaires, incombaus , légèrement plans. Ce genre est très-distinct par son port et ses caractères.

Pallas , Lamarck et Willdenow l’avaient confondu avec les Cheiranlhus , et, en effet, il a quelques rapports par ses feuilles cotonneuses avec certaines espèces qui composent le genre Malhiola , formé aux dépens des Cheiranlhus de Linné ; mais il s’en distingue par ses étamines, ses siliques et ses graines. Les quatre espèces qui le constituent croissent dans les champs salés ou sablonneux de la Sibérie et de l’Asie-Mineure. Elles ont reçu les noms de Sterigma tomentosum , su/fureum, lorulosurn et elychrysifulium. Ce sont des Herbes dressées , vivaces , couvertes d’un coton blanc composé de poils étoilés. Leurs racines sont dures, presque ligneuses ; leurs feuilles sont alternes , tantôt entières, tantôt sinuées ou pinnatifides ; leurs (leurs d’un beau jaune , sont disposées en grappes qui s’allongent après la floraison. (g. .N.)

* ST ER IGMOSTEMON. bot. rii an.

( Marshall-Bieberslein. ) Syn. de & 7erigma. P', ce mot. (g.. N.)

* STERIPHOMA. bot. piian.

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( Sprengel ). Syn. de Stephania de Willdenow- P- ce mot. (g. .N.)

STERNACHUS. pois. (Schneider. ) Syn. d’Aptéronote , sous-genre de Gymnote. V. ce mot. (b.)

STERN13ERGIA. pot. pii an. Genre de la famille des Amaryllidées et de l’Hexandrie Monogynie , établi par Waldstein et Kitaibel {Plant, rar.

Hangar., 2, p. 172, tab. 1 5g ) , et offrant les caractères essentiels suivans : fleur naissant immédiatement d’un bulbe radical, dressée, à périanthe tubuleux , divisé en six segmens; six étamines dressées , à anthères quadriloculaires ; capsule oblongue, trigone; graines globuleuses noires, pi esquc à moitié entourées d’un arille blanc et fongueux. Le type rie ce genre est le Sternbergia colchicifiora , Waldst. et Kitaib. , loc. cit. , Plante qui a l’aspect d’un Colchique, mais dont la fleur est jaune. On lu trouve dans les montagnes de Hongrie. On y a joint l’ Amaryllis lulea , L. ; Redouté, Liliac., tab. x48, qui croît dans les prés , à l’île de Noinnou tiers et en d’autres pays de l’Europe méridionale. Celte espèce ressemble beaucoup à certains Crocus. (g. .N.)

STERNE. Sterna. ois. Genre de l’ordre des Palmipèdes. Caractères :

bec de la longueur de la tète ou plus long , droit , comprimé , effilé , tranchant et pointu; mandibules égales, la supérieure légèrement courbée vers l’extrémité; narines oblongues, s’étendant jusque vers le milieu du bec, percées d'outre en outre; pieds courts , dénudés au-dessus du genou ; tarses grêles, un peu comprimés; quatre doigts , trois en devant , réunis par une membrane écharrbrée ; un derrïèie, libre , portant à terre; ongles petits et arqués; ailes acuminées , dépassant de beaucoup la queue qui est plus ou moins fourchue ; première rémige la plus longue. Le nom appliqué primitivement à ce genre, auquel on voit avec 1 egi et quelques ornithologistes substituer un dérivé français du synonyme latin, donne

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de suite une idée exacte des habitudes générales des espèces qui le composent; en effet , il est difficile de trouver plus d’analogie entre des Oiseaux que leur conformation néanmoins destine à habiter des espaces bien différens. Le^ Sterna comme les Hirunclo sont éminemment voyageurs, et parcourent alternativement diverses contrées pour s’y trouver presque constamment dans une température uniforme; les uns et les autres sont toujours en mouvement, surtout pendant la saison des amours et dans le temps de l’incubation; ils chassent de la même manière les insectes ailés , et se jouent dans les airs avec une égale légèreté en faisant des cris ou plutôt des siffiemens aigus.

C est aussi en effleurant d’un vol rapide I a surface des flots, que les Sternes se baignent ou saisissent les petits Poissons qui font la base de leur nourriture; souvent aussi elles tombent à plomb et avec la vitesse d’un corps très-lourd sur leurs petites proies. Elles arrivent au printemps sur les côtes parpetites troupes; bientôt après elles se dispersent, et chaque couple se choisit sur les bords de la mer un endroit paisible et abrité, oh la famille prête à naître puisse être élevée avec sécurité. Un enfoncement dans le sable , un creux dans la surface d’un rocher reçoivent ordinairement trois ou quatre œufs bruns ou d’un vert grisâtre, plus ou moins largement tachetés de noirâtre.

Quelques espèces font la nichée en assez grandes bandes; mais celles-là s’écartent un peu plus des bords de la mer , et préfèrent les prairies submergées en hiver. Temminck , qui , plus que tout autre , est daus une situation très-favorable (tour observer les Palmipèdes, a dissipé bien dis doutes relativement à 1 histoire des Sternes; il est encore résulté de scs observations intéressantes des notions foit exactes sur la double mu® qu’éprouvent chaque année toutes les espèces connues , elle occasione dans les couleurs d’une partie du plumage dans celles slnlout qui ornent !»

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Le, des différences extrêmement i isibles. Nous ne citerons que les pièces principales.

mterne arctique , Sema arctica , mm. Parties supérieures dTm gris ruâtre; front, sommet de la tête et igues plumes de l’occiput noirs; lies inférieures d’un gris bleuâ- ; moustaches , abdomen et teccces caudales inférieures d’un blanc ii'; bec grêle, entièrement rouge, : si que les pieds; longueur du -se, six lignes; queue très-fouiie. Taille, treize pouces et demi, nord des deux contineus.

terne Boys , Sterna Boysii, Lath.; rna canliaca , L. ; Sterna stuberica , :hst.; Sterna canescens , Meyer; rna af ricana , Gmel. ; Sterna stria- Gmel. Parties supérieures d’un i ciré bleuâtre très-clair ; les inféi ires et les lectrices d’un blanc eux; front et sommet de la tête lu blanc mat , varie de petites ta- 'S noires vers l’occiput; longues unes occipitales noires , frangées blanc; sourcils noirs; rémiges ddrées, bordées intérieurement de me ; bec long , noir, avec la pointe uâtre ; pieds noirs; longueur du e, douze lignes; queue longue, -fou rc h ue. Taille, quinze à seize ces. En robe de noces, les mâles Iles ont le front, la tête et les nés occipitales entièrement noirs ; evant du cou et la poitrine d’un ne rosé. Les jeunes ont la tête vade blanc, de noir et de roussâles parties supérieures d’un roux ■châtre , rayées de brun noirâtre; ie des tectrices alaires et les ré- (I es d’un cendré noiiâlre, frangées il mimées de blanc ; le bec noirâtre il la pointe jaune ; les pieds d’un il 1 cendré. Cette espèce est très- ;i niante sur les côtes de la Nord- U ande où elle se nourrit de Poiârt vivans ; elle niche en comrnu- | té, et les couveuses se tiennent si K les unes des autres qu’elles se 8 hent.

I "ERNE Dougall, Sterna J)ouij, i, Montagu. Parties supérieures i cendré clair; sommet de la tête

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et nuque noirs; rémige latérale trèslongue et subulée, avec le bord externe noir, les autres cendrées avec le bord interne blanc; reclrices et parties inférieures blanches ; une teinte rosée sur la poitrine ; bec noir ; pieds orangés; longueur du tarse, neuf lignes; queue fourchue, beaucoup plus longue que les ailes. Taille, quinze pouces. Du nord de l’Europe.

Sterne Épouvantail, , Sterna nigra, L. ; Sterna obscur a , Sterna Jissipes , Gmel., Lath.; Sterna næoia, Gmel. ; Sterna Boysii , Var. , Lath. , Buflf. , pl. enl. 335 et 924. Parties supérieures d’un cendré plombé; tête et dessus du cou noirs; front; joues, gorge et devant du cou blancs ; parties inférieures d’un gris foncé; tectrices caudales inférieures blanches; bec noir; pieds d’un brun pourpré; longueur du tarse, huit lignes ; membranes digitales très-découpées ; queue peu fourchue. Taille, neuf pouces un quart. En robe d’amours , le front, les joues, la gorge et le devant du cou sont d’un cendré noirâtre. Les jeunes ont les parties inférieures blanches avec une grande tache noirâtre sur les côtés de la poitrine , un croissant en avant des yeux; le sommet de la tête et J;\ nuque noirs; les parties supérieures brunes, variées de roussâtre ; le bec et les pieds bruns. Nous ne savons ce qui a pu valoir à celte espèce l’affreuse dénomination qui sert à la distinguer rie ses congénères, car, loin de porter l’épouvante, c’est peut-être de tous les Sternes le plus timide, le plus craintif et le moins importun par ses cris; ses couleurs, un peu sombres à la vérité , peuvent y avoir contribué ; mais elles sont disposées avec tant d’élégance , que beaucoup d’autres Oiseaux que l’on trouve jolis , ne possèdent pas d’aussi beaux ornemens. L’Epouvantail semble préférer à la haute mer les rivières, les lacs cl les marais ; il no se nourrit que d’Jnsecles qu’il poursuit sans cesse en décrivant, d’un vol infatigable, mille courbes entrelacées. C’est toujours dans les marais , au milieu des

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roseaux et quelquefois sur une feuille flottante du Nymphœa lutea , qu’il déposé ses trois ou quatre œufs olivâtres , tachetés circulairement de brun. Les couveuses sont ordinairement très-rapprochées les unes des autres.

Sterne Hansee , Sterna anglica , Montagu ; Sterna auanea, Wils. Parties supérieures d’un cendré bleuâtre clair; front, sommet de la tête, cou et parties inférieures d’un blanc pur ; un croissant noir en avant des yeux et une tache de même nuance derrière ; bec court , gros et noir ; pieds élevés et noirs ; longueur du tarse , quinze lignes ; membrane digitale très-découpée; ongle postérieur droit; ailes longues; queue peu fourchue.

Taille, treize pouces. En robe d’amour, cette espèce a toute la tête couverte de longues plumes noires.

Les jeunes ont les parties supérieures variées de bleuâtre , de brun et de jaunâtre; te sommet de la têtebianc, tacheté longitudinalement de brun ; l’extrémité des lectrices blanche ; les rémiges brunâtres; la base du bec jaunâtre; les pieds bruns. De l’Europe.

Sterne Leucoptère, Sterna Leucoptera , Temm. Tête , cou , poitrine, ventre, abdomen noirs; dos et scapulaire d’un noir cendré; petites et moyennes tectrices alaires ; croupion, tectrices caudales etrectrices blancs ; grandes tectrices alaires et rémiges d’un cendré bleuâtre ; une bande longitudinale blanche sur les barbes internes des deux premières rémiges ; bec brun; pieds d’un rouge vif; longueur du tarse, neuf lignes; mem-r branes digitales très-découpées; l’interne presque nulle; queue très-fourchue. Taille , neuf pouces un tiers.

Les jeunes ont le front et les l ectrices cendrées; le noir du plumage varié de cendré, ainsi que toutes les parties supérieures; la pointe du bec noirâtre. Des bords de la Méditerranée.

Sterne Moustac, Sterna leucopareia , Natterer. Parties supérieures d’un gris cendré; front, sommet de

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la tête, occiput, cou et parties inférieures d’un blanc pur; une tache noire derrière les yeux; bec et pieds d’un rouge de laque; longueur du tarse, dix lignes; queue très - peu fourchue. Taille , onze pouces. Eu robe d’amour , elle a la tête couverte d’un capuchon noir qui se prolonge sur la nuque; une large moustache blanche qui s’étend jusqu’aux oreilles; la gorge blanchâtre; la poitrine cendrée; le ventre et les flancs noirâtres; les parties supérieures d’un cendré noirâtre. Les jeunes ont le sommet de la tête roussâtre , varié de brun ; les parties supérieures brunes, variées de fauve ; le bec brun à la pointe; les pieds rougeâtres. Du midi de l’Europe. (dr..z.)

STERNECHUS. ins. Genre de Charansonites établi par Schœnherr.

/''. Rhynchophores. (g.)

STERNICLE. pois. Espèce du sous - genre Gastéroplèque dans le genre Saumon. V. ce mot , et non la Fénite qui est une dupée. (b.)

STERNOPTIX. pois. Sous- genre le de Saumon. V. ce mot. (b.)

STERNOXES. Sternoxi. ins. Latreille donne ce nom à une section de sa famille des Serricornes , dans l’ordre des Coléoptères pentamères.

Les Insectes qui la composent ont toujours le corps de consistance fer- ; 1 me et solide, le plus souvent ovale ou elliptique, avec les pieds en partie contractiles; leur tête est engagée verticalement et jusqu’aux yeux dans ;i le corselet; et le présternum , ou la portion médiane de cette même partie du corps , est allongé , dilaté , et j r avancé en avant jusque sous la bouche, distingué ordinairement de cha j J:

que côté par une rairture où s appliquent les antennes (qui sont toujours courtes), et prolongé postérieu- t*; rement en une pointe reçue dans un irj, enfoncement de l’extrémité an té- %

rieure du mésosternum. Les pieds tuantérieurs sont éloignés de 1 extre- | e|t mité antérieure du corselet. Ces Scr- tj, ricornes Slcrnoxes sont divisés pal

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alreille en deux tribus. V. Btjl’RESides et Elatérides. (g.)

STERNUM, zool. V. Squelette.

* STÉROPE. Steropus . ins. Mé- ; 2i’le a établi sous ce nom un genre

e l’ordre des Coléoptères, section es Pentamères, famille des Carnasers , tribu des Carabiques. Latreille Fam. nat. ) l’avait mentionné et iopté , mais , dans la deuxième « lit ion du Règne Animal, il l’a réuni son genre Féronie. L’espèce qui a :rvi de type à Mégerle pour établir m genre Steropus est le Scarites Jltentolus d Olivier ; le Carabus ma- •dus appartient aussi à ce genre, i ejean , dans le Spcciès des Coléopres de sa riche Collection , forme n nouveau genre avec le Steropus Mottentota , à raison de ses pieds anrieurs dont les jambes sont ailées. Nous avons représenté une de s pâtes dans notre Iconographie tu Piègne Animal , 2e livr., Insectes,

* 6 , fig. 10. (g.)

* STÉROPËS. Steropes. ins. Genre l’ordre des Coléoptères , famille

:s Trachélides , tribu des Anthi- (Ues , établi par Stéven , et auquel affmansegg avait donné le nom de dastanus. Ce genre a pour caraces essentiels, suivant son auteur :

latre palpes inégaux , sécuriforis; mâchoires unidentées ; antennes ant leurs trois derniers articles filimes, beaucoup plus longs que les écédens. Ce genre ne diffère pas aucoup des Notoxes , ou Anthicus Fabricius, par la forme du corps des palpes, mais il en est distiné d’une manière bien nette par les tennes qui , dans ces derniers , ne terminent pas brusquement palais articles beaucoup plus longs, s Scrapties en diffèrent par la me de leur corselet qui est trans- ■sal et presque demi-circulaire , et ir la forme de leur corps qui leur une le port des Cistèles. On ne anaît qu’une espèce de Stéropès ; e habite les bords de la mer Casmue à Kislar. On la trouve dans ordures, et elle vient quelquefois

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à la lumière pendant la nuit. Stéven lui a donné le nom de Stéropès castien , Steropes caspius. (g.)

STERREBECKIA. kot. crypt.

{Lycoperdacées.) Ce genre, établi par Link, a reçu de Nées d’Esenbeck le nom d’ Aclinodermium , et a été réuni par Sprengel aux Geastrum. Il ne renferme qu’une espèce qui habite les lieux sablonneux du midi de l’Europe. C’est un Champignon gros comme une noix , jaune soufré , ressemblant aux Geastrum. , sphérique , dont le péridium est double ; l’extérieur distinct et dur; l’intérieur coriace; tous les deux se divisent au sommet en un grand nombre de lanières ; ils renferment des sporidies mêlés à des filamens. Fries adopte pour ce genre le nom (.Y Aclinodermium, qui est cependant plus récent.

(ad. b.)

STERREBELLIA. bot. crypt.

( Champignons .) Fries avait indiqué sous ce nom (Obs. myc., 2, p. 5 1 3 ) un nouveau genre qui devait renfermer le Peziza coriacea , Bull., Champ. , tab. 438 , fig. î , et une nouvelle espèce de Suède; mais il n’a plus reproduit ce genre dans ses nouveaux ouvrages, et ces espèces sont i angées dans le genre Patellaiia de son Syst. mycol., 2, p. i3g. V.

Patellaria. (ad.r.)

* STEUDELIA. bot. phan. Le genre établi sous ce nom par Sprengel, a été réuni par son auteur luimême à YErythroxylon. V. ce mot.

STEYENIA. bot. piian. Genre de la famille des Crucifères, tribu des Arabidées, et de la Tétradynamie siliqueuse , L., établi par Adams et Fischer em. Soc. nat. Mosc., 5 , p. 84) et ainsi caractérisé : calice un peu étalé , renflé à la base en deux sacs; pétales à limbe entier; étamines libres, non denticulées, lancéolées, subulées; silique sessiJe, oblonguc , comprimée, souvent sinuée et rétrécie entre les graines , apiculée par le style persistant, à cloison mince, à valves planes , un peu impression-

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nées par^ les graines ; celles-ci peu nombreuses, ovées-comprimées , non bordées , à cotylédons accombans.

Ce genre tient parfaitement le milieu entre les Crucifères Siliqueuses et les Siliculeuses. Il se compose de deux espèces, Stevenia a/yssoides et>S.

c/ieiranthoides , Deless. , Icon. select-, 2 , tab. 20 et 21. Ce sont des Plantes herbacées qui croissent dans la Sibérie. Elles sont couvertes d’un duvet cendré. Leur tige est droite, plus ou moins rameuse , garnie de feuilles oblongues , entières. Leurs fleurs sont blanches ou légèrement purpurines , disposées en grappes terminales. (g. .N.)

STÉVENSIE. Stevensia. bot.

phan. Genre de la famille des Rubiacées établi par Poiteau [Ann.

Mus., 4, p. 235 , tab. 6o ) pour un Arbrisseau originaire de Saint-Domingue, qu’il a décrit et figuré sous le nom de Stevensia buxifolia. Ses feuilles sont opposées, pétioiées, ovales , aiguës, assez petites, coriaces, glabres et luisantes à leur face supérieure, tomenteuses et blanchâtres inférieurement. Les fleurs sont solitaires à l’aisselle des feuilles , blanches et odorantes. Chaque fleur est accompagnée à sa base d’une sorte d’invoiucre cupuliforme , à quatre dents, dont deux opposées, beaucoup plus grandes; le calice globuleux , et adhérent à sa base avec l’ovaire infère, offre un limbe coriace , à deux divisions allongées , concaves et valvaircs ; la corolle est tubuleuse, un peu renflée dans la partie supérieure du tube, ayant son limbe à cinq , six ou sept lanières oblongues, étroites, obtuses et réfléchies; les étamines, en même nombre que les divisions de la corolle, sont incluses,

{>res’que sessiles au haut du tube de a corolle; le style se termine par un stigmate à deux lobes obtus; le fruit est une capsule globuleuse, pisiforme , légèrement charnue en dehors, osseuse intérieurement , à deux loges polyspennes, s’ouvrant en deux valves dont les bords rentrans for-

ment la cloison et qui chacune se partagent en deux par leur partie moyenne; d’autres fois, au contraire, la déhiscence est loculicide , c’està-dire que chaque valve porte avec elle la moitié de la cloison sur le milieu de sa face interne, et que, plus tard , chacune d’elles se sépare en deux par le dédoublement des deux feuillets de la cloison. Les graines sont nombreuses , planes , membraneuses dans leur contour, (a.r.)

STEVIA. bot. phan. Genre de la famille des Synanthérées , tribu des Eupaloriées , et de la Syngénésie égale, L., offrant les caractères suivans : involucre campanulé , composé d’un petit nombre de folioles presque égales; réceptacle nu; cala t bide ne renfermant qu’un petit nombre de fleurons tubuleux et hermaphrodites; anthères incluses; stigmates saillans; akènes comprimés à cinq angles; aigrette formée d’un rebord membraneux, fendu , ordinairement muni de quelques arêtes. Ce genre , créé par Cavanilles et adopté par tous les botanistes contemporains, a été nommé Mustelia parSprengel. Il est voisin de Y Agératum dont il se distingue par la forme de l’involucre , et par le petit nombre de ses fleurons. Il renferme environ vingt-cinq* espèces , toutes originaires du Mexique et des contrées voisines de l’Amérique méridionale.

Ce sont des Plantes herbacées ou rarement sousfrutescentes , à feuilles opposées ou alternes, entières, munies de petits points glanduleux ; les fleurs sont blanches , violettes ou purpurines , agglomérées ou disposées eu corymbes et en panicules. Quelquesunes sont élégantes, et cultivées dans les jardins de botanique : nous citerons , sous ce rapport , les Stevia serra/a , Cav. , S. eupatoria , Willd. , S. ivœfolia , Willd., 5. pédala , CaV.

Kuntlx en a décrit vingt espèces nouvelles, dont trois sont figurées (No#gen. etsp. Plant, œquin. T. iv, tab* 35i , 552 et 555 ) sous les noms d® S. viscida , S. tomentosa , é>. glatinosa. (g.. N.)*

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'STEWARTIE. Stewartia. bot.

an. Genre de la tmnilie des rnstrœmiacées et de la Polyane Monogynie , L. , dont les cautères sont : un calice muni à sa se de deux bractées , divisé proi idément en cinq lobes imbriqués, aq pétales à peu près égaux entre x, insérés sur le réceptacle. Des miues en nombre indéfiui, soues à leur base entre elles et avec • pétales; à anthères mobiles, exrses , biloculaires , s’ouvrant loni.udinalement. Un seul style. Un .gmate à cinq lobes. Un ovaire à i iq loges, contenant chacune deux ules attachés dans l’angle interne.

fruit est une capsule ligneuse, uvrant en cinq valves. Les graines ut dépourvues d’ailes membra- ; uses. Ce genre ne renferme qu’un ul Arbuste originaire de la Caroi e et de la Virginie, où il végète ir les plages maritimes. Ses feuilles r it alternes, entières. Ses fleurs sont s-grandes , blanches ; les filets des i mines sont d’un beau pburpèe ;

(• anthères jaunes. Le Slewartia se • lingue du Malacfiodendron de Candies par sou style unique, et prolblcment par la structure des grai- '■>, qui , vu la forme aplatie des des et le rebord très-mince qui entoure, paraissent dans ce derir genre devoir être pourvues, à ,poque de leur maturité, d’un rerd membraneux. (camb.)

’* STICHORCHIS. BOT. PIIAN. Du til-Thouars (Orchidées des îles astrales d’Afrique) donne ce nom in genre qui correspond au Macis de Swartz. (G. .N.)

'STICHOSTÈGUES. moia. D’Or- ,;ny a institué cette famille dans ttroisième ordre des Céphalopodes , Fpraminifères , qui ne contiennt que des Coquilles multilocures microscopiques. Cette famille renferme que des Coquilles droi- , formées par un seul rang de lo- 1 superposées; il n’y a jamais de re. Elles offrent sans contredit le de le plus simple d’accroissement.

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Nous adoptons cetle famille, parce que nous la croyons naturelle. Elle doit être la première de l’ordre, puisque les corps qu’elle contient sont les plus simples ; elle se compose des huit genres suivans : Nodosaire, Linguline, Frondiculaire , Rimuline , Vaginuline , Marginuline, Planulaire et Pavcnine. V. ces mots. (d..h.)

STICKMANNIA. bot. phan. Necker a proposé de faire sous ce nom rin sous -genre du Commclina hexandra d’Aublel. V. Comméline. (a. b.)

STICTA. bot. crypt. [Lichens.) Ce genre fait partie des Parméliacées, sous-ordre îles Stictes , et se compose des genres P lectrocarpon el Sticta. Il est ainsi caractérisé : thalle coriace, cartilagineux , foliacé , largement lobé , inférieurement velu, et muni de cyphelles ou de sorédies inaculiformes; apothécie orbiculaire , un peu épais, appliqué sur le thalle , fixé au centre et libre vers les bords comme dans les Parmelia , mais dont la marge s’élève constamment audessus du disque; la lame proligère est lisse , et non tuberculeuse comme dans le P Lectrocarpon. On comprend généralement dans ce genre les Lichens à taches maculiformes qui étaient renfermées dans le genre Lobaria de De Candolle, quoique ses thalles ne soient point cy phelloïdes.

Nous avons adopté cette réunion tout en convenant néanmoins que ces Lichens doivent constituer un sousordre parfaitement distinct. Indépendamment des différences de structure, dont la principale est l’absence de cyphelles, il en est d’autres assez curieuses, et qui peuvent suffire pour chercher si réellement les Stictes- Lobaires doivent rester dans les Sticta ou en disparaître tout-à-fait. Les Lobaria sont peu odorans ; les vrais Sticta sont fétides. On se tromperait fort si l’on concluait de cette particularité , que nous voulons regarder l’odeur comme un caractère propre à servir à la distinction des genres; mais un caractère physique , qui manque à quelques espèces déjà dis-

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ti notes par le port , est l'indice presque certain que des différences importantes dans l’organisation l’accompagnent. Trop de faits appuient cette assertion pour qu’on puisse la révoquer eu doute. Il- faut donc étudier de nouveau ces Plantes et s’assurer de leur identité avec les vrais Sticta. Schreber est le créateur du genre Sticta, adopté aujourd’hui par tous les botanistes. Ackarius, dans le Synopsis de la famille des Lichens , eu décrit vingt-deux. Delise en fait connaître soixante-deux dans sa belle Monographie du genre. Sprengel , dans le Systerna , n’en énumère que vingt-quatre, dont deux sont empruntées à notre Essai sur les Cryptogames; mais ce savant n’avait sans doute pas connaissance du travail important de Delise. Le genre Sticta comprend actuellement au-delà de soixante espèces; mais ce nombre doit être augmenté un jour. Déjà le riche herbier de Bory nous en a offert plusieurs de parfaitement distinctes. Delise a placé le genre Slicta entre les genres Solo riaa et Pellidea dans le cercle méthodique des genres qui composent la famille des Lichens. Puisque nous avons occasion de parler de cette disposition systématique , nous profiterons de cette occasion pour dire qu’elle a précédé celle que nous avons donnée dans notre Essai sur les Cryptogames des écorces exotiques officinales , et nous avions eu soin de le déclarer dans ce dernier ouvrage. Nous ajouterons encore que nous avions eu connaissance du travail de Delise avant de publier le nôtre. Nous ajouterons toutefois que nos affinités des tribus naturelles n’ont point été établies sur les mêmes idées que celles de ce lichénographe, ainsi qu’on peut s’en convaincre par l’exainen des deux tableaux que nous avons donnés au public. Nous avons fait figurer dans notre Atlas un Sticta dont le nom spécifique rappelle une preuve d’amitié que nous devons à Delise , c’est le Sticta Feci , Delise , Monogr. , genre St ici. T. t, p. 44,

fig. 2. Elle est originaiie de f Amérique septentrionale. Les Slicta syl~ vatica , lirnbata, fuliginosa , pulrnonacea , sont les principales espèces d’Europe. Celte dernière a eu quelque célébrité en médecine. On s’en sert aussi dans le nord de l’Europe pour remplacer le Houblon dans la fabrication de la bière. (a. f.)

STICTIS. bot. crYpt. ( Champignons.) Ce genre appartient à la tribu des Pezizées , et se distingue des genres voisins par le caractère suivant : petits Champignons dépourvus de réceptacle propre, formés par une membrane fructifère , en forme de cupule , plongée dans le corps qui les supporte , et entourée par ce corps , thèques fines, sans paraphyses, fixée»

à cette base membraneuse ; sporidies petites , globuleuses : il se distingue de tous les autres genres de Champignons cupulifères par sa cupule adhérente par toute sa face externe, et formée seulement par la membrane fructifère. Fries divise ce genre en quatre sections principales : i° les Stictis proprement dits à membrane fructifère , adhérente , céreuse , persistante ; 2° les Corticia à membrane presque libre , gélatineuse , persistante; 3° les Xylographak membrane elliptique, déliquescente; 4° les iPropo/is à membrane de forme variable, se réduisant en poussière ; tous ces pelitsChampignons, long-temps considérés comme de petites Pezizcs, croissent sur les bois , les écorces ou les herbes sèches. (ad. b )

STIFFTIA. bot. fh an . Genre de la famille des Synanthérées , établi par Mikan qui en a donné une belle figure et une description très-détaillée {Delect.Flor. elFaun. brasil., Fasc. O- Ce genre a été cité par JK.uulh ( [Sy rjpl. orb. nov. , 2 , p. 562) comme simple synonyme de son Gochnalia. l'ufl autre côté, Sprengel a fait de la Plante de Mikan une espèce du genre PlaM de lluiz et Pavon. Ces opinions ne sont pas partagées par Cassini qui .

ayant examiné la Plante en question dans les collections de 13cujanHn

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dessert , s’est assuré qu’elle forme i genre bien distinct, et qui se disîgue du Gochnatia non-seulement i r les folioles de l’involucre inermes très-obtuses , par ses ovaires longs .glabres , mais encore par sa corolle . imbe plus étroit que le tube et di- >é jusqu’à la base eu lanières extrê- 2ment longues, linéaires, roulées : spirale , et par les étamines dont filets sont soudés avec la corolle -squ’à la base de ses incisions. Le nre Stifftia appartient à la tribu des rlinées, et se place auprès du genre luquiraga de Jussieu, qui, selon îelques-uns , lui est même iden- [ue. Il ne renferme qu’une seule oèce , Slifftia chrysantha , Mikan , c:. cit. C’est un petit Arbre non ineux qui atteint au plus quatre %'îtres de haut ; et se ramifie en r anches dressées, rapprochées, gares de feuilles alternes , étalées , raies , lancéolées , très- entières , rubres. Les calathides sont grandes, iiitaires , composées de fleurs dont corolle est frangée ; l’aigrette est i igue et rousse. Cette Plante croît :ns le Brésil près de Rio de Janeiro.

.''ST IGM AIN THE . Sligmanthus. bot.

l an. Genre de la famille des Rui tcées et de la Pentandrie Mononie , L., établi par Loureiro , qui caractérise de la manière suivante :

ice turbiné à sa base, avec un i rbe à cinq divisions profondes, oites et filiformes ; corolle infundiliforme, à tube long, à limbe quinéparti; étamines à filamens courts, érées au-dessous du limbe, à an- :res oblongues. Stigmate très-grand - ûllonné. Baie comprimée, tubercuî| i se , sèche , à une seule loge (selon ; ureiro) contenant plusieurs graianguleuses et osseuses. Ce genre té .rapproché par Jussieu du To- ■ena d’Aublet. fl se compose d’une le espèce qui est un Arbuste sarnteux , à fleurs disposées en ci- I s axillaires ou terminales , et qui i ît au Japon. (a. r.)

iTIGMAROTA. bot. fhan. Lou-

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reiro , dans sa Flore de Cochinchinc , a fondé sous ce nom un genre placé dans la famille des Flacourtianées , et qui a de si grands rapports avec le genre Flacourtia , que son admission est encore douteuse. Ce genre offre aussi beaucoup d’analogie avec le Roumea de Poiteau, dont il ne se distingue que par son calice caduc; son style court , cylindrique ; ses stigmates , au nombre de six, étalés en rayons.

Le S. Jangomas , Lour. , Flor.

Cochin., 2 , p.778; Spina Sp inarum, Rumph, Herb. Amboin., 7, ta b. 19 , fig. 1 et 2 , est un petit Arbre à rameaux étalés , munis d’épines simples dans les individus femelles , rameuses dans les mâles, et à feuilles ovales, acumiuées, dentées en scie.

Le fruit est une baie d’un brun rouge , d’environ huit lignes de diamètre , comestible , d’une saveur douce, un peu astringente.

Le S. africana , décrit à la suite de la précédente espèce, paraît être le Flacourtia Ramontchi de L’Héritier.

STIGMATE. Stigma, bot. phan.

L’une des parties constituantes du

fnstil , le Stigmate se présente sous 'aspect d’un corps glanduleux ou velu, de forme très-variée, et qui termine le style quand celui-ci existe, ou qui est sessile sur l’ovaire quand le style manque. Le Stigmate est une des parties essentielles d’un pistil parfait; il est destiné à recevoir et à fixer les grains polliniques qui s’échappent des anthères, et qui s’y rompent et y répandent les granules qu’ils contiennent. A cet effet le Stigmate présente une structure qui est en rapport avec la fonction qu'il doit remplir. Ainsi il est en général formé de petites utricules de forme variée , contenant chacune dans leur intérieur un petit nombre de granules diversement colorés en jaune , en violet, etc. ; ces utricules sont lâchement unies entre elles au moyen d’une matière comme tnucilagineuse formée de granules très-petits. Telle, est la structure la plus générale de

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cet organe. Mais dans un as^cz grand nombre de Végétaux , ecs ulrieules , ainsi que Brongniart l’a fait voir, sont recouverts extérieurement par une laine d’épiderme qui tapisse toute la surface du Stigmate. Ces deux modifications exercent une influence très - marquée sur le mode d’action des granules polljniques sur la surface du Stigmate. Mais un point essentiel à remarquer, c est que cet organe ne présente aucune ouverture quelconque qui puisse servir à la transmission des granules de pollen. La surface du Stigmate est en général recouverte d’une couche de matière épaisse et visqueuse , qui paraît une excrétion des utricules.

Cette matière a deux usages, i° de fixer par sa viscosité les grains de pollen sur la surface du Stigmate;

et par l’humidité qu’elle peut fournir à ces grains, elle favorise leur gonflement et leur rupture. Le nombre des Stigmates est eu général déterminé par le nombre des styles ou des divisions des styles. Néanmoins on est quelquefois fort embarrassé de déterminer si telle Plante présente plusieurs Stigmates, ou bien un seul Stigmate plus ou moins profondément divisé. On remédie en partie à cette difficulté en remarquant qu’en général il y a autant de Stigmates qu’il y a de loges à l’ovaire , puisqu’en définitive chaque loge de l’ovaire peut être considérée comme un carpelle qui doit avoir son Stigmate. Ainsi , dans tous les cas de pluralité de loges , on peut considérer chaque lobe du Stigmate comme un Stigmate propre , mais soudé plus ou moins intimement avec ceux des autres carpelles. Quoique cette règle soit générale, elle souffre cependant quelques exceptions. Ainsi , dans la famille des Rübiacées , par exemple, on trouve fréquemment que des ovaires à cinq loges sont surmontés seulement de deux Stigmates. Le Stigmate peut offrir un grand nombre de modifications dans sa forme , sa position , sa couleur , etc. Nous croyons inutile d’entrer dans aucuns

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détails à cet égard. On sait que c'est d’après le nombre des Stigmates bien distincts, que Linné a établi les ordres dans un grand nombre des classes de son Système. V ■ Système sexuel. (a. r.)

STIGMATES, ins. On appelle ainsi dans les Insectes les enfonceinens perforés que l’on aperçoit sur les parties latérales de leur corps ou ils se montrent sous l’aspect de taches ordinairement colorées, et qui ne sont que les orifices extérieurs des trachées ou canaux aériens. V. Insectes et Thorax. (a. r.)

STIGMATIDIDM. bot. crypt.

{Lichens.) Meyer est le fondateur de ce genre dont les ca i actères sont ainsi établis : sporocarpes pouctiformcs , agrégés , presque disposés par séries, quelquefois isolés; sporanges membraneux, noirs, enfoncés dans le thalle, se détruisant par leur milieu ; spores ou séminules contenus dans un noyau gélatmoso-céroïde , noir. Rien de moins naturel que ce genre auquel Meyer réunit plusieurs espèces de Porina d’Acharius, Y Opegrapka crassa de De Cnndolle , et nos genres fondés sur les Lichens epiphylles. En examinant ces singuliers Lichens , nous avons eu soin de prévenir que nos nouveaux genres avaient besoin d’être encore étudiés; mais toutefois nous ne pensions pas que la réinnon en fût possible. Quoi qu’il en soit, Meyer énumère les Stigmatidium pro/eurn, dendritium, ellipticum elflcivo rufum. Il est malheureux qu'aucune de ces espèces ne soit ni décrite ni figurée. Meyer et Eschwciler, en publiant des travaux intéressans sur les Lichens, leur eussent donné une véritable importance, s’ils eussent joint/ des figures à leurs méthodes, peut-être ingénieuses , mais difficiles à concihei avec les idées reçues. Sprengel , dans son Système universel, ne décrit aucune . des espèces énumérées pnr [( Meyer, dont il suit néanmoins la méthode. (a . u •) -•

STIGME. Stigmus. ins. Genre de

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f 'dre des Hyménoptères , seclion ■ ; Porte - Aiguillons , famille des uissrurs , tribu des Crabronites,

• bli par Jnrine et adopté par La- ; il le. Les caractères de ce genre ut : corps étroit; tête grosse, car-

; chaperon court et large; yeux ! ici s , grands, elliptiques; antenfiliformes , insérées au-dessous du » ieu de la face antérieure de la ’î, composées de douze articles hs les femelles, de treize dans les lies, la plupart de ces articles moi. tonnes; mandibules grandes, tri- ! tées vers leur extrémité; palpes xillaires foit longs, filiformes; i selet ovale; prolhorax étroit, forât un rebord en avant du mésoaax, prolongé en cou à sa partie •irieure; mésothorax bombé; méworax arrondi postérieurement, peu cannelé en dessus ; écusson nd, peu saillant; ailes supérieures rnt un point marginal grand et :s ; ' une cellule radiale assez rade, large à sa base , se rétrécisfortement immédiatement après weconde cubitale , terminée en nte sans appendice; trois cellules i i taies , la première assez grande ,

; que carrée, recevant dans son mila première nervure récurrente; nde cellule cubitale petite, caria troisième ni commencée ni j ée; trois cellules discoïdales, dont s oisième ou l’inférieure atteint le I tt de ’aile , la seconde nervure I quant; pales fortes; cuisses renp dans le milieu; jambes point

I : cuse»; les postérieures a\ an t seufl'îiit deux ou trois épines; tarses f I 'rmes ; abdomen formé de cinq s biens , en ayant un de plus dans

II lAles, manifestement pétiole; ce 1 1 >lc composé de la moitié anté-

• I e du premier segment qui s’é- 1*1 ensuite subitement. Ce genre se ' ï igue des Melline , Alyson cl Go-

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