‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 243 sur 282 · La Heulandite octoduudécimale · texte numérisé non relu

La Heulandite octoduudécimale

Stilbileoctoduodécimaled’Iiaüy. C’est la variété précédente , plus de petites facettes qui remplacent les angles solides supérieurs. Dans les îles Féroé , la Heulandite se présente aussi en masses cristallines, ou en druses formées d’une multitude de petits cristaux étroitement serrés; on la rencontre aussi en masses globulaires ou mamelonnées, dans les cavités des Roches amygdalaires , et en masses à texture presque compacte. Ses principales variétés de couleurs sont le blanc, le rouge obscur, le brun , le gris et le jaunâtre. Son gisement est absolument le même que celui de la Stilbile : ces deux substances sont presque toujours associées entre elles; mais dans certaines localités , c’est la Heulandite qui pi édomine. Ainsi elle est plus commune que la Stilbite en Ecosse et dans les îles adjacentes, tandis que le contraire a lieu pour le Harz et la Norvège. Elle existe en gros cristaux fort nets au mont Old- Kill-Patriek , près de Glascow ; elle se rencontre aussi en assez grande abondance dans la vallée de Fassa , en Tyrol , et dans les îles Féroé, toujours tapissant de ses cristaux les cavités des Roches trappéennes. On la cite encore dans le terrain de Micaschiste , à Ghester , dans l’Amérique septentrionale, oii elle est accompagnée de Stilbite et de Chabasie, et aux monts Vendyah, dans l’Indouslan.

Il est une autre substance qui a la plus grande analogie avec la Heulandite , qui est souvent confondue avec elle, et qui paraît n’en différer chimiquement que par une proportion d’eau plus considérable. C’est la Brewstérite , ainsi nommée par Brooke , qui la considère comme constituant une nouvelle espèce. Cette substance est blanche , transparente ou translucide , et se présente en petits cristaux prismatiques à sommets dièdres très-surbaissés , associés au Cal-

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caire spathique , à Strontian , dart,;.

l’Argyllshire, en Ecosse. Son systènH cristallin est du même genre que celufc de la Heulandite; mais sa forme ort ^ dinaire la distingue des variétés cod k nues de cette dernière substance C’est d’après Brooke un prisme à dix huit pans , terminé par des somme!) dièdres très-surbaissés. L’iuclinaiso des faces de ces sommets , l’une su} l’autre, est de 172^ ; celle de l’arêt d’intersection de ces faces sur la ver ticale est de 93°4o’. Les cristaux d Brewstérite offrent un clivage très net dans le sens du pan , qui est pa ra llèle à l’arête terminale oblique; 1 surface des autres pans est striée Ion gitudinalemenl . Ils ont la cassur inégale et l’éclat vitreux; mais le) joints parallèles au pan dont nou venons de parler , ont un éclat nacr très-sensible. La couleur est ordinai rement le blanc ; mais elle passe quel uefois au jaune et au grisâtre. L* ureté est supérieure à celle de l’A patite et inférieure à celle du F elds-è path: la pesanteur spécifique est d< 2,2 (Brewsler). Au chalumeau,!

Brewstérite perd d’abord son eau d4 cristallisation etdevient opaque ; puiî elle se boursoufle et fond avec difl ficulté; elle donne un squelette d< Silice avec le sel de Phosphore.

Ou trouve aussi rangée dans le.' collections, avec la Stilbite Heulan-< dite , une substance qui a beaucou; d’analogie avec la Brewstérite. Elit est blanchâtre ou uris-jaunâtre , d s’offre en petits cristaux brillant ayant la forme de prismes octogone.1) irréguliers, à sommets dièdres trè — surbaissés. Elle se rencontre avec l’Harmolome dans les cavités d’unf Roche amygdalaire, et n’a encore étt trouvée qu’au mont Vésuve. Le docteur Brewsler lui a donné le nom d( Complonite , qui avait été proposé p^11 Allan ; il la regarde comme une nouvelle espèce , dont il indique ainsi le* principaux caractères : son système cristallin est celui du prisme droi rectangulaire, et le clivage mène* celle forme. Celle qu’on peut adopter comme fondamentale est le prisnw

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■ 'Siboïdal droit de 910 ( suivant 'oke), ou celui de g3Q 45’ (suivant vwster). L éclat de la Comptonite vitreux ; sa couleur est blanche ; cristaux sont transparens ; sa duii est presque égale à celle de 1 A- : ite. Elle se comporte au clialuisu comme presque toutes les eses de la famille des Zéolitbes.

! on Brewster, elle forme une gelée, sequ’on la soumet eu poudre à l’acm de l’Acide nitrique. (g. djel.)

iTILBOSPORA. bot. crypt. {Uréées. ) Nous pensons qu’on doit : nir sous ce nom les genies S/ilbosa , Link , Didymosporium , Nées, lanconium, Link, et Cryptosporn, Kunze; c’est-à-dire qu'on doit ! imiter comme Persoou l’avait fait limitivcment. Ces Plantes se déve- ;pent sous l’épiderme des raaux ou des tiges herbacées moi tes i.esséchées ; elles forment de petites ulules composées d’un amas de 1 ridies libres, ovales ou fusiformes,

1 pies et non cloisonnées dans les 7 lanconium de Link, divisées en iu loges par une cloison médiane ns le Didymusporiurn , partagées plusieurs cloisons dans les Sti/borra de Link , obscurément cloinées dans le Cryplosporium. Ces ridies finissent par rompre l’épi— une et se répandre, sous forme de assière,au dehors; presque toutes petites Cryptogames sont noires.

(ad. r.)

ÏTILBUM. bot. crypt. ( Mi/cédis.) Fries rapproche ce genre des Stables Mucor , mais sa véritable icture n’est pas encore parfaitent connue, et peut-être est-il plus sîin des petits genies de Lycoper- ■ ées : il présente un petit péridium i andi, pédicellé, gélatineux, rempli sporidies qui se confondent en tie avec le péridium ; le pédicelle cylindrique et spongieux. Malgré r petitesse , ces Champignous n’ont la structure vésiculaire et niemneuse des vraies Mucorées ; le type | paraît pas formé d’un simple filant tubuleux et le péridium par

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une vésicule à parois simples et membraneuses; ce genre, donton connaît une vingtaine d’espèces , a donc besoin d’être mieux étudié pour qu’011 puisse déterminer s’il se rapproche des Tric/iia, des Mucor ou des Isaria.

(AD. B

ST1LIQUE. Stilicus. ins. Nous désignons ainsi un genre de Coléoptères, famille des brachélytres, comprenant les espèces de celui de Pédère , dont tous les articles des tarses sont entiers. Telle est celle que Fabricius a nommée orbiculatus (Panz. , ïaun. Insect.

germ . , xliii , 21), à raison de sa tête très-grande et arrondie ; le corps est noir, avec la bouche , les antennes et les pieds tirant sur le fauve; le corselet est très-ponctué et caréné.

Nous avons décrit dans le premier volume de notre Généra Crustac. et Insect., une autre espèce que nous avons appelée fragilis. (dat.)

STILLINGIE. Stillingia. bot.

phan. Genre de la famille des Euphorbiacées , ainsi caractérisé : fleurs monoïques ; les mâles ont un calice tubuleux , à limbe crénelé ; deux étamines saillantes , à filets presque libres ; les femelles ont un calice trifide; le sty le épais ; trois stigmates réfléchis; l’ovaire à trois loges contenant chacune un seul ovule ; le fruit globuleux, capsulaire, à trois coques. Les espèces de ce genre sont des Arbres ou des Arbrisseaux remplis d’un suc laiteux; à feuilles alternes , glanduleuses à leur base , entières ou dentelées ; à fleurs disposées en épis amentiformes. L’axe de ces épis est garni de bractées chargées vers leur base de deux glandes latérales, et présentant à leurs aisselles inférieures des fleurs femelles solitaires , peu nombreuses , portées sur un pédoncule épais; toutes les autres de petits pelotons de fleurs mâles, dont chacune est portée sur un court pédicelle accompagné d’une bractéole.

En comparantces caracleresavecceux du genre Sapium , on verra que le Stillingia n’en diffère que par la forme de son calice, et doit proba-

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blernent , en conséquence, lui être réuni. Cinq espèces, toutes originaires d’Amérique , ont été rapportées à ce genre. Remarquons qu’on devrait peut-être en exclure le S. ligustriria de Michaux qui offre un calice triparti à préfloraison imbriquée et trois étamines. Remarquons aussi qu’une des cinq espèces se rencontre aussi en Asie et notamment en Chine: c’est 1 eSii/li/igiasebifera , réunie à tortauCroton par Linné, et remarquable par une couche épaisse, sébiforme, qui environne ses graines et lui a fait donner le nom spécifique qu’elle porte. Gay nous en a communiqué des rameaux recueillis sur un pied croissant près de Perpignan , dans un terrain qui avait autrefois appartenu à un jardin botanique. C’était un grand Arbre qu’on avait , jusque-là , pris pour une espèce de Peuplier , à cause d’une certaine ressemblance de feuillage. Cette observation montre qu’on pourrait peut - être l’acclimater dans nos provinces méridionales : cet essai offrirait de l’intérêt, tant par l’introduction d’une nouvelle espèce d’arbre , que par l’emploi qu’on pourrait faire de ses graines , si néanmoins il fructifie sous cette latitude. (a. d. j.)

STILOiNOSIDÉRITE. min. Breilhaupt nomme ainsi un Minerai de Fer résinite , différent du Fer hydroxidé. (a. r.)

STINCKARD. mam. V. Mydas.

STIPACÉES. bot. pii an. V. Graminées.

STIPE. Stipes. bot. piian. et crypt.

On nomme ainsi la tige ligneuse des Arbres monocotylédons et celle des Fougères arborescentes. V. pour l’organisation de celte sorte de tige le mot Monocotylédones. (a. n.)

STIPELLES. bot. piian. On a donné ce nom aux petites stipules qui accompagnent les folioles d’une feuille composée, munie de stipules, comme dans un grand nombre de Légumineuses. (-A-- b.)

STIPON. moll. Il est à présumer que cette Coquille , figurée par Adan-

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son ( V. au Sénég., pl. ?>, fig. 4 ) dans son genre Péribole, est le Volvaire grain de riz de Lamarck. V.

V OEV AIRE. (D..h/

SI I PU L AIRE. Stipularia. bot.

piian. Genre de la famille des Ruhiacées et de la Penlandrie Monogyuie L. , établi par Beauvois (Flor. d’Ôw.* a , p. 26 , t. 75 ) pour un Arbuste observé par lui dans les déserts, derrière le Galbar , royaume d’Oware.

Les caractères de ce genre sont encore imparfaitement connus ; voici ceux que nous avons observés sur un échantillon que nous en possédons.

Les fleurs sont réunies dans un involucre commun, caliciforme, allongé, monophylle , presque campanuléi ayant son bord entier et plissé. Ces fleurs sont nombreuses, portées surune sorte de réceptacle plan ; elles sont scssiles , accompagnées d’écailles couvertes de poils soyeux ; chacune d’elles se compose d'un calice tubuleux , adhérent par sa base avec l’ovaire , glabre dans ses deux tiers infé rieurs , divisé supérieurement en cinq lobes lancéolés et couverts de poils longs et soyeux, qui existent aussi sur la face interne du calice. La corolle est tubuleuse, à cinq lobes; elle contient cinq étamines incluses, linéaires , attachées à la partie supérieure du tube. Tels sont les seuls caractères qu’il nous a été possible d’observer sur le petit nombrede fleurs en assez mauvais état que nous avons pu analyser. I! est assez difficile, dès-lors, de rapporter ce genre à l’une des tribus naturelles établies dans la famille des Rubiacées , la structure de son ovaire et par conséquent celle de son fruit étant inconnues. Ses tiges sont quadratigulaires , ses /feuilles trèsgrandes , opposées , elliptiques, aiguës, glabres et d’un vert sombre a leur face supérieure , blanchâtres inférieurement. Les involucres sont sessilcs et solitaires à l’aisselle des feuilles. (a. b.)

STTPULARIA. bot. piian. Une des subdivisions du genre Arenaria • ' • Sa BLIN E. (o .N-/

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TIPULES. Stipulœ. bot. phan.

; sont de petites folioles , le plus ivent en forme d’écailles , qui •-stent à la base des feuilles dans ; (aines familles, par exemple dans Rosacées, les Légumineuses , les biacées”, les Amenlacées , etc. ; i iéralement on en trouve une de i que côté du pétiole à son ori- I e, quelquefois il n’y en a qu’une :.le. Quoique le plus souvent ces ouïes soient sous la forme de pe- ?s écailles , quelquefois elles reent des caractères tout-à-fait difl’éi s. Ainsi dans les Figuiers , les ,gnoliers, elles sont larges etmcmi neuses ; dans cerlains Groseilliers :-s sont épineuses , etc. (a. h.)

dTIPULICIDA. bot. phan. Genre la famille des Paronycliiées et de ITriandrie Monogynie, L. , établi Richard père ( in Michx. Flor.

rrl Amer., 1, p. 126, tab. 6), et si caractérisé : calice divisé proi dément en cinq sépales ovales, rmbraneux sur les bords; corolle inq pétales cunéiformes, entiers:

; is étamines insérées avec lespétasur le torus ou disque ovarifère; l e court, surmonté de trois stig— tes; capsule à une seule loge, à is valves, renfermant un petit nbre de graines attachées par des dons ombilicaux à un placenta tral. Ce geme a été réuni au Poarpon par Persoon , Pursli , Rœmer Sprengel. Il tient le milieu entre dernier genre et le Polycarpæa , aison de ses sépales un peu plans nme dans les Polycarpæa , et de étamines comme dans le Pulypon ; mais il se distingue essen- I lement par ses pétales et ses étanes hypogynes , ce qui tendrait à l’aire rejeter parmi les Caryophyls. Le Slip u lie ir/a herbacea est une ite Herbe vivace à tige dichoae , munie de feuilles radicales, des, péliolées; les caulinaires ses- •îs , opposées et petites, accompa- 1 des de stipules déchiquetées. Les ■ 1rs sont très - petites , ternées et \ initiales. Cette Piaule croît dans

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les lieux arides et sablonneux de la Caroline inférieure. (g. .us.)

STISSERIA. bot. phan. (Heister.) Syn. du Stapelia de Linné. Le même nom avait aussi été donné par Scopoli kY Irnbricaria de Commerson. (a. b.)

STIXIS. bot. phan. Loureiro ( Flur .

Cochinch. , 1, p. 56 1 ) a nommé ainsi un genre de la Dodécandrie Monogynie , L., et que Willdcnow, éditeur de l’ouvrage de Loureiro , soupçonne être le même que l’ Apactis de Thunberg , parce que l’auteur mentionne comme congénère YAlunus de Rumph (7/e/Z>. Amb., liv. 1, tab.

66). Au reste ce genre est trop peu connu pour que son adoption soit définitive. Loureiro lui attribue les caractères suivais : calice nul: corolle campanulée , à six pétales oblongs , charnus et réfléchis; seize étamines à filets presque aussi longs que la corolle, insérés sur le réceptacle, les extérieurs plus courts ; ovaire supère, ovoïde, pédicellé , surmonté d’un style court et de trois stigmates arrondis; drupe ovée, charnue , monospei me , ayant une écorce ponctuée. Le Stixis scanrfens est un grand Arbrisseau grimpant, rameux, sans vrilles ni épines, à feuilles oblongues, acuminées, très- entières et alternes. Les fleurs sont disposées en grappes simples , axillaires , et d’une couleur variée de rouge et de vert. Cet Arbrisseau croît dans les forêts de la Cochinchine. (g. .N.)

STIZE. Stizus. ins. Genre de l’ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Fouisseurs , tribu des Bembécides , établi par Latreille aux dépens des Beinbex de Fabricius , qui plaçait une de ses espèces dans son genre Scolic. Les caractères des Stizcs sont : corps gros ; tête transversale; yeux grands; trois ocelles disposés en triangle ; antennes grossissant insensiblement vers 1 extrémité , amincies vers leur base , insérées un peu au-dessous du milieu du front; de douze articles dans les femelles, de treize dans les mâles ,

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le premier court , conique , le troisième allongé; mandibules sans dents ou n’en ayant qu’une très-petite à leur partie interne; mâchoires et lèvre avancées , mais non prolongées en une promuscide ni fléchies ; palpes maxillaires avançant au-delà de l’extrémité des mâchoires, de six articles, le second et le troisième les plus longs de tous ; tous deux cylindriques ; les derniers courts; palpes labiaux de quatre articles; lèvre petite, semi-circulaire; corselet ovale; prothorax court , ne formant qu’un rebord transversal très-éloigué de la base des ailes ; ailes supérieures ayant une cellule radiale dont l’extrémité postérieure s’arrondit un peu en s’appuyant contre le bord extérieur; quatre cellules cubitales , la seconde fortement rétrécie près de la radiale , recevant les deux nervures récurrentes; quatrième cubitale ordinairement commencée , et trois cellules discoïdales complètes; pâtes fortes, de longueur moyenne ; jambes et tarses armées d’épines ; dernier article de ceux-ci muni de deux forts crochets simples , ayant une grosse pelotte dans leur entre-deux. Le nom de Stize que Latreille a donné à ce genre vient d’un verbe grec qui signifie piquer. Ces Hyménoptères sont faciles à distinguer des Bembex et Monédules , pa*rce que dans ceuxci le labre forme un triangle allongé, et que leurs mâchoires et leur lèvre se prolongent en une promuscide fléchie. On ne connaît pas les mœurs desStizes, mais leur organisation indique qu'ils creusent leurs nids dans le sable et qu’ils doivent l’approvisionner eux-mêmes. Ils vivent dans les localités chaudes des deux continens. Nous citerons, comme la plus remarquable des huit ou dix espèces connues, le Stize bifascié , Stizus lifascintus , Latr. , Jurine , Hyménoptères , pl. 1 4 ; Encycl. mélliod. , pl. 378, fig. 8; Larra bi fascial a , Fabr. On le trouve dans le midi de la France. (u-)

SÏTZOLOBÏUM. bot. fiian. (Pa-

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trice Browne et Persoon. ) Syno- i nyme de Mucuna d’Adanson. V. ce mot- (G. .N.)

STIZOLOPHF. Slizolophus. bot. j PH AN. Genre de la famille des Synanthérées, établi par Cassini aux dépens des Centaurea de Linné , et appartenant par conséquent à la tribu des Centauriées. Il est un des plus remarquables de cette tribu, et il est essentiellement caractérisé par les folioles de l’involucre qui sont surmontées d’appendices étalés , roides, coriaces , scarieux , prolongés au som- , met en une sorte d’arête longue, subulée , barbellulée , et bordée sur les deux côtés de longues lanières laminées et ediées ; les corolles des fleurs marginales sont fort courtes, ce qui donne à la calathide une apparence discoïde , et elles sout pourvues de cinq étamines rudimentaires en forme de lames subulées. Ce genre se compose de deux espèces nommées par Cassini , Sli/ozophus ba/sa/nilcefolius et Stilozop/ius coronopifolius , | toutes les deux originaires de l'Arme- i nie et décrites par Lamarck sous les noms de Centaurea balsarnita et Centaurea coronopifolia : ce sont des Plantes suffrutescentes , à feuilles sinuées, dentées ou pinnées , à fleurs jaunes formant des calathides grosses et solitaires au sommet des rameaux.

STOBÆA. bot. phan. Genre de la famille des Synanthérées , tribu des Carlinées , établi par Thunberg qui l’a ainsi caractérisé : involucre com-

f)osé de folioles imbriquées , lancéoées , épineuses sur leurs bords; réceptacle hispide , alvéolé ; calathide composée de fleurons tubuleux , hermaphrodites, dont le limbe offre cinq divisions égales: ovaire court, surmonté d’un style de la longueur des étamines; akènes couronnés par une aigrette de paillettes. Ce genre a été formé sur le Carlina alractyloidcs ,

L. , qui diffère des autres Carlina, non-seulement par les folioles intérieures de l’involucre non scarieuscs ni luisantes , mais encore par son

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elle qui n’est pas composée de •s plumeux. En outre du Car/ina icty/oides , ce genre renferme i lires espèces indigènes du cap de ; ne-Espérance , et qui sont des : ites à liges dures , presque liuses , garnies de feuilles pinnati- 'S, roncinéesou dentées, épineuses, calalhides sont terminales, granet jaunâtres. (g. .N.)

dTOEBE. bot. phan. Genre de la ü ille des Svnanthérées , tribu des : .lées , élabli par Linné , et si voisin genre Seriphium , que tous les j eurs ont été fort embarrassés pour i assigner des caractères bien exacts, hsini croyait avoir trouvé le cai act; essentiel du Slœbe dans son aittte persistante , composée de squaillules libres à la base, entièrement ii 'ormes , fines et barbées d’un bout : lutre, tandis que dans le Seriphium Lgrette est caduque, composée de i amellules soudées à la base, lamées et nues inférieurement , filirmes et barbées supérieurement, rendant, ayant examiné avec plus iltention l’aigrette du Stœbe , il a vu elle ne différait pas en réalité de 1 e du Seriphium , c’est-à-dire que li gretle du Stœbe est moins caduque,

- î ses squamellules sont moins sou- :s entre elles , moins laminées , ins nues inférieurement. La disction réelle de ces deux genres t iose sur la forme du fruit qui, ns le Stœbe , offre un singulier rei d figurant une sorte de couronne t tour de l’aigrette.

'Le genre Stœbe a été partagé par •jsini en trois sections : la première ustœbe ) est caractérisée par un >itule régulier, terminal, solitaire,

! -bideux , composé de calalhides mbreuses, uniflores. C’est à cette ition que se rapporte le Stœbe œthioa, L. , Seriphium juniperifolium , mit. Cette Plante , ainsi que ses igénères, croît dans l’Afrique or ien- ;. La seconde section ( Etœranthis ) s calalhides uniflores, rapprochées i groupées irrégulièrement en faisp ux très-inégaux , latéraux , axil-

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laires et sessiles. Cassini décrit , comme type de cette section , une Plante qu’il nomme Stœbe fasciculata. La troisième section ( Eremanthis ) est caractérisée par ses calathides uniflores, qui ne sontnicapituléesni fasciculées, mais absolument solitaires à l’extrémité des rameaux. Elle ne renferme qu’uneseule espèce, Slœbe paniculata , qui est peut-être le Seriphium passerinoides de Lamarck. (g. .N.)

STOKÉSIE. Stokesia. bot. phan.

Genre de la famille des Synanthérées , tribu des Vernoniées et de la Syngénésie égale, établi par L’Héritier (Sert, stngl ., p. 27) et offrant les caractères suivans : involucre presque globuleux, muni à sa base de quelques bractées , composé de folioles disposées sur plusieurs rangs, imbriquées et coriaces ; les extérieures courtes, ovales, surmontées d’un long appendice foliacé, aigu, muni sur les côtés de cils spinescens ; les intérieures oblongues et sans appendices. Réceptacle épais et nu ; caiatliide composée de fleurons nombreux , hermaphrodites , à corolles palmées , très-grandes et divisées en segmens inégaux. Ovaires courts , épais , tétragones ou quelquefois trigones , munis au sommet d’un bourrelet épais , à quatre angles proéminens; aigrette composée de quatre paillettes longues , membraneuses , très-caduques.

Cassini avait établi, en 1816, un genre Cartesia qu’il a reconnu pour être identique avec le Stokesia. Celuici ne renferme qu’une seule espèce décrite et figurée en 1769 par Hill (Hort. Kew.y p. 5", tab. 5), sous le nom de Cartharnus lœvis , et nommé par L’Héritier (loc. cit.) Stokesia cyanea. C’est une Plante herbacée, ayant une lige droite , presque simple et pubescente. Les feuilles sont alternes , éloignées, glabres; les inférieures lancéolées, aiguës, très-entières , rétrécies inférieurement en un pétiole semi-amplexicaule ; les supérieures plus courtes, plus larges , ovales et sessiles. Les calathides sont

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solitaires à l'extrémité des tiges et des rameaux. Cette Plante croît dans la Caroline méridionale. (g. .N.)

STOLÉPHORE. pois. ( Lacépède.) V. Clupe à l’article Mélet. (b.)

STOLONS, bot. pïian. On a donné ce nom aux rejets grêles et effilés qui , partant du collet de la racine, s’étalent à la surface du sol oii ils s’enracinent de distance en distance. On les nomme aussi courans ou gourmands,parexempledans les Fraisiers.

De-là le nom de tige stolonifère , donné à celle qui présente cette disposition. (A. R.)

STOMACHIDE. intest. Ce nom avait été donné par Corneille Peremboom à un Ascaride lombricoïde femelle, dont les organes de la génération faisaient bernie à travers l’orifice anal; il proposait d’en former un genre particulier. (a. r.)

STO M APODES. Sîomapoda. crust.

Latreille a formé sous ce nom un ordre comprenant le genre Squilla de Linné , et quelques genres nouveaux inconnus à ce naturaliste. Nous allons emprunter à Latreille la description qu’il donne de cet ordre dans la deuxième édition du Règne Animal. Les Stomapodes ont leurs branchies à découvert et adhérentes aux cinq paires d’appendices situés sous l’abdomen (la queue) que celte partie nous a offerts dans les Décapodes , et qui ici , comme dans la plupart des Macroures , servent à la natation ou sont des pieds natatoires. Leur test est divisé en deux parties, dont l’antérieure porte les yeux et les antennes intermédiaires , ou bien compose la tête sans porter les pieds-mâchoires. Ces organes , ainsi que les quatre pieds antérieurs, sont souvent rapprochés de la bouche , sur deux lignes convergentes inférieurement , et dc-là la dénomination de Stomapodes donnée à cet ordre.

Le cœur, à en juger par les Squilles, genre le plus remarquable de cet ordre et le seul ou on l’ait encore étudié, est allongé et semblable à un

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gros vaisseau. Il s’étend tout le long j du dos , repose sur le foie et le canal intestinal, et se termine postérieurement et près de l’anus en pointe.

Ses parois sont minces, transparentes et presque membraneuses. Son extrémité antérieure, immédiatement placée derrière l’estomac , donne naissance à trois artères principales, dont la médiane (l’ophtalmique), jetant des deux côtés plusieurs rameaux, se porte plus spécialement aux yeux et aux antennes mitoyennes , et dont les deux latérales ( les antennaires) !

passent sur les côtés de l’estomac, et vont se perdre dans les muscles de la bouche et des antennes extérieures. La face supérieure du cœur ne produit aucune artère; mais on en voit sortir de ses deux côtés un grand nombre , et dont chaque paire, à ce qu’il nous a paru , correspond à chaque segment du corps , à commencer j aux pieds - mâchoires , soit que ces !

segmens soient extérieurs, soit qu’ils soient cachés par le test, et même très -petits comme le sont les antérieurs. Au niveau des cinq premiers anneaux de l’abdomen ou de ceux portant les appendices natatoires et les branchies , celte face supérieure du cœur reçoit près de la ligne médiane cinq paires de vaisseaux (une paire par chaque segment) qui, suivant Milne Edwards et Audouin, sont les analogues des canaux branchiaux-cardiaques des Décapodes. On canal central, situé au - dessous du foie et de l’intestin , reçoit le sang veineux qui afflue de toutes les parties du corps. Au niveau de chaque segment portant les pieds-nageoires et les branchies , il jette de chaque côté un rameau latéral , se rendant à la branchie située à la base du pied-nageoire correspondant. Les parois de ces conduits ont paru aux mêmes observateurs- lisses et continus, mais formées plutôt par une couche de tissu lamellaire celluleux accolé aux muscles voisins , que par une membrane propre ; il leur a semblé que ces conduits communiquaient entre eux vers le bord latéral des

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ueaux , mais ils n’osent l’assurer, s vaisseaux afferens ou internes ss branchies, qui, dans ces Squilfoi meut des houppes en panasses , se continuent avec les canaux : anchiaux-cardiaques , ne sont plus ^,'és dans des cellules , passent en- ?: des muscles, contournent obiii ement la parlie latérale de l’abdo- ;< ?n , gagnent le bord ante’rieur de unneau précédent, et vont se teri ner à la face supérieure du cœur ès de la ligne médiane, en cheuchant légèrement l’un sur l’autre.

; ; cordon médullaire n'offre, outre » cerveau , que dix ganglions , dont antérieur fournit les nerfs des par- :ss de la bouche; les trois suivans iiix des six pieds natatoires, et les derniers ceux de la queue. Ainsi p : quatre derniers pieds-mâchoires, s; oique représentant les quatre pieds il téneurs des Décapodes , font néancoins partie des organes de la mas- : ation. L’estomac des mêmes GY usinés (Squilles) est petit, et n’offre i e quelques très-petites dents vers pylore. Il est suivi d’un intestin êlc et droit qui règne dans toute la ngueur de l’abdomen, accompai ié à droite et à gauche de lobes mduleux paraissant tenir lieu de e. Un appendice en forme de ra- | eau , adhérent à la base interne de dernière paire de pieds, paraît ractériser les individus mâles. Les j-gumens des Stomapodes sont rnin- 5, et presque membraneux ou diananes dans plusieurs; le test ou rapace est tantôt formé de deux ucliers , dont l’antérieur corresnd à la tète et l’autre au thorax, i î tôt d’une seule pièce , mais libre rr derrière , laissant ordinairement découvert les segmens thoraciques, friant les trois dernières paires de ;ds, et ayant en devant une artilalion servant de base aux yeux aux antennes intermédiaires; ces rniers organes sont toujours étens et terminés par deux ou Irois :ts. Les yeux sont toujours rap- >chés. La composilion de la bou- ; est essentiellement la même que

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celle des Décapodes; mais les palpes des mandibules , au lieu d’être couchés sur elles , sont toujours relevés.

Les pieds-mâchoires sont dépourvus de 1 appendice en forme de fouet qu’ils nous offrent dans les Décapodes; ils ont la forme de serres ou de petits pieds; et dans plusieurs au moins ( les Squilles) leur base extérieure, ainsi que celle des deux pieds antérieurs proprement dits, offre un corps vésiculaire; ceux de la seconde paire, dans les mêmes Stomapodes, sont beaucoup plus grands que les autres et que les pieds mêmes; aussi les a-t-on considérés comme de véritables pieds et en a-t-on compté quatorze. Les quatre pâtes antérieures ont aussi la forme de serres, mais terminées, ainsi que les pieds-mâchoires , en griffe , ou par 1m crochet qui se replie du côté de la tête , sur la tranche inférieure et antérieure de l’article précédent ou de la main.

Mais dans quelques autres, tels que les Phyllosomes , tous ces organes sont filiformes et sans pince. Quelques-uns d’entre eux au moins, ainsi que les six derniers et pareillement simples des Stomapodes pourvus de serres, ont un appendice ou rameau latéral. Les sept derniers segmens du corps, renfermant une bonne partie du cœur et servant d’attache aux organes respiratoires, ne peuvent plus , sous ce rapport, être assimilés à celte portion du corps qu’on nomme queue dans les Décapodes; c’est un abdomen proprement dit. Son avant-dernier segment a de chaque côté une nageoire composée de même que celle de la queue des Macroures, mais souvent armée , ainsi que le dernier segment ou la pièce intermédiaire, d’épines ou de dents.

Tous les Stomapodes sont marins , habitent de préférence les contrées situées entre les tropiques, et ne remontent point au-delà des zônes tempérées. Leurs habitudes sont inconnues. A la suite de cette description tout- à- fait originale et que nous avons reproduite scrupuleusement , Latreille dit que

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les seuls Stomapodes connus des Grecs, les Squilles, portaient chez eux les noms de Cragones et Crangines; il nous apprend que les espèces à corps aplati vivent habituellement à la surface des eaux et s’y meuvent lentement; enfin il partage cette classe en deux familles. V.

Unicuirassés et BictjirassÉs à leurs lettres ou au Supplément. (g.)

STOMATACÉES. moll. Tel est le nom que Lamarck donna d’abord dans la Philosophie zoologique à une famille qu’il composa des genres Haliotide, Stomate et Stomatelle ( V.

ces mots) ; il abandonna bientôt cette dénomination qu’il remplaça par celle de Macrostome qu’il a conservé dans son dernier ouvrage. F. Macrostome. . (ru. H.)

STOMATE. Stomatia. moix.. Genre créé par Lamarck aux dépens des Haliotides de Linné, pour celles des Coquilles de ce genre qui sont dépourvues de trous ; toutes celles qui présentent ce caractère furent comprises dans le nouveau genre , sans distinction ; il dut prendre place dans la méthode entre les Haliotides et les Sigarets , pouvant servir d’intermédiaire entre ces genres. Lamarck le conserva dans le Système des Animaux sans vertèbres , et bientôt après Roissy l’adopta dans le BufFon de Sonnini. Il ne tarda pas à être démembré , et c’est accompagné des Stomatelles {V. ce mot) que Lamarck le fit entrer, avec les Haliotides, dans la composition de la famille des Stomatacées {F. ce mot) , qu’il proposa pour la première fois dans la Philosophie zoologique. Dans l’Extrait du Cours , le nom de la famille fut changé , ainsi que les rapports précédemment établis entre les genres que nous avons cités. Les deux genres Stomate et Stomatelle restèrent ensemble. Cuvier (Règne Animal) rangea à titre de sous-genre les Stomates flans le genre Ormier, qui appartient a la famille des Scutibranches non symétriques. Dans son dernier ouvrage, Lamarck revint ù la première opinion qu’il avait eue

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de rassembler dans une même famiile à laquelle il conserva le nom de Macrostome(/^. ce mot), les genres Haliotide, Stomate, Stomatelle et Sigaret. Dans sa Malacologie , Blain ville apporta de très-grands changemens dans les rapports admis jusqu’alors.

Parmi les genres que nous venons de citer, les uns font partie des Chisinobranches , les autres des Otidés , familles fort éloignées Tune de l’autre.

Le genre qui nous occupe est placé dans cette dernière , confondu avec les Haliotides dont il ne fait qu'une section secondaire. S’il est difficile, en effet , de séparer beaucoup les Stomates des Haliotides , il ne nous semble pas moins difficile d’en éloigner aussi quelques espèces de Stomatelles ; cependant nous croyons qu’il existe des caractères suffisans pour distinguer réellement les Stomates des Haliotides ainsi que des Stomatelles. Ces caractères peuvent être exprimés de la manière suivante '• Animal inconnu ; Coquille aurifonne, imperforée ; à spire proéminente; ouverture entière, ample, plus longue que large; le bord droit aussi élevé que le columellaire ; une crête longitudinale et tuberculeuse sur le dos, Lamk. On ne connaît encore du genre Stomate que les deux espèces indiquées par Lamarck ; car il est impossible d’y admettre, avec Brocchi , une Coquille fossile qui appartient évidemment au genre Cabochon.

Quant à la Coquille que Risso nomme Stomatia , est- elle bien de ce genre?

Les deux espèces vivantes sont trèsrares ; Tune d’elles cependant , celle que nous allons mentionner, est plus connue quoiqu’elle n’exjste que dans un petit nombre de collections. " Stomate argentine, Stomatia phyrnosis, Lamk. , Anim. sans vert. T. VI, 2e part. , pag. ai i , n° 1 ; Haliotis imperforata , L. , Gmel. , pag. 0690, n° 11; ibirf. , Chem. , Concn. T. X , tab. 166 , fig. 1600 , 1601 ; Encyclop»

pl. 45o, fig. 5 , A , B. Coquille nacree intérieurement, assez étroite, gai me d’un côté sans perforation, ce qui ** distingue de toutes les Haliotides»

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a un pouce de long et se trouve s l’Océan des Grandes-Indes.

TOMATELLE. Stornatella. moll.

Stomatelles aussi bien que les liâtes furent séparées en genre dis- :t par Lamarck, qui en trouva les nens dans les Haliotides dç Linné, genre Stomate lui seul contint l iord toutes les Haliotides imper— fées de Linné , et ce ne fut que dans hilosophie zoologiqueque ce genre it un démembrement auquel son eur (Lamarck) donna, par analole nom de Stoniatelle. Les rapports il lui trouva avec les Stomates j-gagèrent à ne plus séparer ces x genres; ils restèrent constam- : it dans la même famille , soit telle ait le nom de Stomatacées , qu’elle ait reçu celui de Macroslies {V. ces mots et Stomate). Le re Stomatelle fut adopté par pres- ■ tous les zoologistes , et n’éprouva isque point dechangement dans ses [ports. Blainville, dans son Traité .'Malacologie, est celui des auteurs lui en a fait subir les plus impof^V >s , puisqu’il le sépare considéranent des Stomates. Il serait pos- 1 e que l’auteur que nous citons ait un double emploi involontaire établissant son genre Gryplostorne pourrait bien être, comme il le pçonne lui-même , absolument le ne que celui de la Stomatelle. S’il itait ainsi, la séparation des genres Tiate et Stomatelle devrait paraître ns surprenante, sans que pour i elle fût entièrement justifiée. La naissance de l’Animal lui seul rra décider définitivement les ports avec telle famille plutôt ivec telle autre. Lamarck a caracsé ce genre de la manièresuivante :

uille orbiculaire ou oblonguc , forme , imperforée ; ouverture ère , ample , plus longue que <e ; bord droit, évasé , dilaté, 01 - ; Animal inconnu. Ce qui distinparticulièrcment les Stomatelles Stomates , c’est qu’elles sont dérvues d’une côte décurrente sur os; leur ouverture est plus ver-

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saute, et le bord droit n’est pas aussi haut que le gauche; la spire , dans la plupart, est moins saillante et plus centrale : quelques-unes sont subturbinées , ressemblent assez bien à des Turbos , mais leur défaut de columelle et d’opercule, ainsi que la forme de l’ouverture , 11e permettent pas de les confondre avec ce genre. Au reste , comme l’observe très-bien Blainville à l’article Stomatelle du Dictionnaire des Sciences naturelles, on peut distinguer deux formes bien tranchées parmi les Coquilles de ce genre , ce qui , malgré le petit nombre des espèces , peut déterminer à y former deux sections :

dans la première seraient les Coquilles orbiculaires , dans la seconde les Coquilles ovalaires. On ne connaît encore que cinq espèces dans ce genre ; aucune n’est fossile. Nous allons en citer quelques-unes.

Stomatelle imbriquée , Stoma tel/a imbricala , Lamk., Anim. sans vert. T. vi , 2e part. , pag. 209 , n° 1 ; Encyclop. , pl. 45o , fig. 2, A, B; Blainv. , Malac. , pl. 4g bis, fig. 5.

Couverte de sillons égaux, écailleux en dehors , d’une nacre brillante en dedans. Des mers de Java.

Stomatelle auricule, Stomate! la auricula , Lamk. , loc. cit. , n° 4 ; Patella lutea , L. , Gmel. , pag. 6710, n° g4 ; Favanne, Conclu , pl. 5, fig. E ; Martini, Conclu T. 1 , t. 17, fig. i54, 1 55 ; Encvclop. , pl. 45o,fig. 1, A, B ; Coquille lisse, transverse, nacrée en dedans. De la Nouvelle-Hollande.

(D..II

STOMATELLE. bot. cryet. Turpin a donné ce nom à des vésicules isolées , percées d’une ouverture, et que l’on trouve dans les liquides où ont infusé des substances organiques.

* STOMATES. Stomata. bot. tiian.

L’épiderme offre un grand nombre de petites ouvertures microscopiques , nommées Pores corticaux , Glandes corticales , Glandes épidermoïda/es , ou Stomates. Plusieurs auteurs en avaient nié l’existence, mais les observations microscopiques du profes-

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>cur Amici (le Mod'ène ne laissent plus aucun doute à cet égard. Il les a observés dans un grand nombre de Végétaux , et en a donné de très-bonnes descriptions et d’excellentes figures , mais qui nous présentent ces organes d’une manière tout-à-fait différente de celle sous laquelle on les avait considérés jusqu’alors. En effet, ce ne sont pas de simples pores, mais bien des espèces de petites poches, placées dans l’épaisseur de l’épiderme , s’ouvrant à l’extérieur par une fente ou ouverture ovalaire, allongée, bordée d’une sorte de bourrelet formé par des cellules particulières de l’épiderme. Ce bourrelet , qui manque très-rarement, joue l’office d’une sorte de sphincter qui resserre ou dilate l’ouverture suivant différentes circonstances. Ainsi l’humidité ou l’eau , en gonflant le bourrelet, ferme l’ouverlure des pores; tandis que la sécheresse et l’action des rayons solaires les tiennent ouverts. Les mouvemens de dilatation et de resserrement s’exécutent non-seulement sur la Plante vivante , mais aussi sur des fragmens d'épiderme détachés de la Plante.

Par leur fond , ces pores ou petites poches correspondent toujours à des espaces vides, remplis d’air , qui résultent de l’arrangement des cellules ou des tubes entre eux. Les espaces inlercellulaires communiquent presque toujours les uns avec les autres , et servent ainsi de moyen de transmission aux fluides aériformes qui existentdans l’intérieur des Végétaux.

Quelques parties cependant paraissent dépourvues de Stomates : tels sont les racines, les pétioles non foliacés , les pétales , l’épiderme des vieilles tiges , celui des fruits charnus , des graines , les parties qui sont habituellement plongées dans l’eau , etc. Certaines feuilles n’en présentent qu’à l'une de leurs faces ; d’autres , au contraire , à toutes les deux. Un poiut fort important de l’histoire des Stomates , c’est de connaître leurs usages dans les phénomènes de la végétation.

Sont-ils destinés à l’absorption de l'humidité ? Non , puisque nous avons

vu qu’ils correspondent à des espaces vides , privés de sucs ; que l’eau les fait fermer, que la lumière et la sécheresse les font s’ouvrir ; en outre ils manquent dans les racines qui sont, comme on sait, les principaux organes de l’absorption , ainsi que dans les Plantes qui vivent constamment sous l’eau ; ils ne servent donc pas à l’absorption des liquides. Concourent-ils à l’évaporation? Pas davantage ; car si on laisse sécher une Plante détachée de sa racine, bien que les pores se ferment au bout de quelque temps, l’évaporation n’en continue pas moins , tant qu’il reste des fluides dans son intérieur; d’un autre côté on a observé que les corolles et les fruits charnus, qui n’ont pas de pores corticaux , produisent néanmoins une abondante évaporation. Us ne peuvent être non plus mis , ainsi que Link l’avait pensé , au nombre des organes excrétoires, puisqu’ils correspondent toujours à des espaces vides. Mais il paraît que la véritable fonction des pores corticaux consiste à livrer passage à l’air ou aux autres fluides gazeux. 11 n’est pas facile de déterminer avec certitude s’ils servent à l’inspiration plutôt qu’à l’expiration , ou bien encore s’ils concourent à ces deux fonctions à la

fois. Si nous considérons que , pendant la nuit, lorsque les Stomates sont fermés , les feuilles absorbênt l’Acide carbonique dissout dans la rosée , et si nous réfléchissons en outre que ces feuilles décomposent le Gaz acide carbonique, lorsque ces pores sont ouverts, c’est-à-dirc pendant le jour, nous pouvons conjecturer qu’ils sont uniquement destines à l’exhalation del Oxigène. Cet usage devient encore plus probable, si nous ajoutons que les corolles , qui , da**> près les observations du professeur De Candolle, manquent de Stomate», sont également privées de la propriété de dégager de l’Oxigène. i

STOMATI A. moUj. /'.Stomate-

moix. Gray, dans sa Classification

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urelle des Mollusques (Bull, des tenc., fév. i8a4) , a donné ce nom me classe qui est la quatrième de méthode; elle renferme tous les ropodes des auteurs [P'. Ptéro- D3Es). (D..H.)

'■ STOMENCÉPHALE. zool. V.

tlÉMlALE.

S3TOMIDE. Siomis. ins. Genre de irdre des Coléoptères, section des ratamères, famille des Carnassiers, bu des Carabiques , établi par i ûrville et adopté par Latreille ègne Animal , 2e édit.). Les cai aces de ce genre peuvent être expri- ;s ainsi : mandibules aussi longues e la têLe , la droite offrant près du « lieu de son côté interne une forte taille; coips oblong, avec le cor- 1 et en forme de cœur allongé; tenues plus longues que la moitié coips , composées d’articles allonsî, et dont le premier est plus long l e les deux suivans réunis ; labre iiancré. Ce genre se distingue faciment des Féronies , parce que ces rniers ont les mandibules beaucoup i is courtes et moins avancées. Les phalotes, qui en sont les plus isins , eu diffèrent , parce que leurs tenues égalent au plus la longueur la moitié du corps. Les Catasaes de Kirby se distinguent des unis et des Céphalotes par la for- ; aplatie de leur corps, et par leurs lires qui sont fortement échani ;es latéralement à leur extrémité îîtérieure; enfin les Colpodes , Mor- ( ilyces, Spbodres , etc. , s’en éloieut par des caractères de la meme leur et aussi faciles à saisir. On maît deux espèces de Siomis pio- 1 :s aux parties tempérées et froides l’Europe. Nou citerons comme >e du genre le Stornis pumicalus de îirville , Enlom. Melv., 2 , vi , que î n trouve aux environs de Paris ,

■ us les lieux humides, sous les pier-

■ i ou les gazons. (G.)

S5TOMIE. Stornias. pois. Sousnre d’Esoce. V. ce mot. (r.)

* STO M O B L Ê P IL A R Ê S. micr.

STO 6 6 g

Troisième ordre des Microscopiques de Bory de Saint-Vincent. V. Microscopiques. (a. r.)

* STOMODE. Stomodes. ins. Genre de Charansonites établi par Schœnlierr. P". Rhyncxiophqres . (g.)

STOMODES. ins. Genre de Rliyncliophores établi par Schœnherr. P\ Rhynchophores. (a. r.)

STOMOTECHXUM. bot. phan.

Genre de la famille des Borraginées et de la Pentandrie Monogynie, L., établi par Lehinann qui l’a ainsi caractérisé : calice quinquéfide , à cinq angles ; corolle tubuleuse , presque cylindrique, l’orifice fermé par des appendices arrondis , charnus et muriqués ; anthères oblongues , incluses ; quatre noix uniloculaires presque rondes , fixées au fond du calice et perforées à la base. Ce genre, placé par l’auteur entre le Cerint/ie et YEchium, se compose d’une seule espèce, Slumolechium papillosiun , Lehra . , sispe/iful., 2, p. 3(}6 . C’est une Plante frutescente, rameuse, à feuilles sessiles presque amplexicaules, linéaires, lancéolées , obtuses , très-entières , couvertes de papilles qui les rendent scabres. Les fleurs sont petites, trèsrapprochées les unes des antres , sessiles, tournées du même côté, et disposées en épis composés au sommet des rameaux. Cette Plante croît au cap de Bonne-Espérance. (g.. N.)

STOMOXE. Siomoxys. ins. Genre de Tordre des Diptères , famille des Athéricères , tribu des Conopsaires , établi par Geoffroy , et qui avait été confondu par Linné avec ci lui de Conops. De tous J es Diptères dout les antennes sont composées de deux ou trois articles , les Conopsaires nous offrent seuls une trompe constamment saillante , avec un suçoir de deux pièces. Plusieurs d’entre eux ont le corps étroit et allongé, 1 abdomen en forme de massue , courbé en dessous à son extrémité , avec les organes sexuels saillans dans les males. Le second article de leurs antennes est aussi long au moins que le

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troisième, qui l’orme, soit seul , soit , et le plus souvent avec celui-ci , une massue en fuseau, ou ovoïde et comprimée. Ces Conopsaires composent une sous-tribu , dont les principaux genres sont ceux de Conops , de Zodion et de Myope. Les autres Conopsaires ont le port de la Mouche domestique ; leurs ailes sont écartées ; l’abdomen est triangulaire ou conique , sans appendices extérieurs. Les antennes se terminent en une palette accompagnée d’une soie latérale, le plus souvent velue ou plumeuse.

Dans la méthode de Meigen , ces Diptères constituent une petite famille propre , celle des Stomoxydœ , et qui comprend deux genres, Stomoxys et Sip/iona ( Bucentes , Latr.). La trompe des Stoinoxes , à partir du coude qu’elle fait à peu de distance de son origine, se porte en avant, sans changer de direction j mais celle des Siphones , d’abord coudée et avancée comme dans les Stomoxes , présente, vers le milieu de sa longueur , un second coude et se replie ensuite eu dessous ; c’est aussi ce qui a lieu dans les Myopes.

Le Stomoxe piquant ( S. calcitrans , Fab.) est très-commun dans toute l’Europe et l’un des Insectes des plus incommodes par sa piqûre.

Il s’attache principalement aux jambes , perce la peau avec facilité ; et la plaie qu’il fait est telle , que le sang continue de couler pendant quelque temps. Les Bœufs et les Chevaux n’en sont pas garantis par l’épaisseur de leur cuir. C’est surtout en été et en automne, et particulièrement aux approches des orages , que ce Diptère nous harcelle et nous tourmente. O11 le confond avec la Mouche ordinaire ou domestique, et l’on suppose que cette habitude san guinaire 11e se manifeste que dans l’arrière-saison : voilà pourquoi l’on a dit que les Mouches d’automne piquaient. Suivant les observations de Lepelletier et Serville ( Encyclop.

méthod.), plusieurs individus, probablement des femelles vierges , passent l’hiver dans un état d’engour-

dissement, et ils eu ont trouvé, dans un tronc d’ Arbre, une vingtaine réunis presque en tas. Ils ont surpris un individu de ce sexe faisant sa ponte dans du fumier , et le doute émis à cet égard par Meigen 11’est pas fondé. Degéer ne distingue pas ce genre de cel ui des Mouches. Les nat ura lis tes précédens ontsépaiédesSlomoxes l’espèce que Fabricius nomme Siberita. La trompe est beaucoup plus longue que celle des Stomoxes ordinaires , moins renflée à sa base, et la soie des antennes est plumeuse des deux côtés et Inarticulée ; ils appellent Prosène , Prosena, ce nouveau genre. Quelques autres Stomoxes, tels que le Stimulons de Meigen, l 'Irritons et le Pungens de Fabiicius, distingués des autres en ce que leurs palpes sont aussi longs que la trompe et dépassent la cavité buccale même dans le repos , composent le geure Hæmatobie ( Hœmatobia ) de Robineau-Desvoidy . (lat.)

STOMOXYDES. Stomoxydœ. ins.

Famille de Diptères de Meigen , composée des genres Stomoxys et Siphona.

K. Stomoxe. (eat.)

STOMPIIACE. Stomphax. ins.

Geme de l’ordre des Coléoptères , de la famille des Lamellicornes , dont la seule espèce connue ( crucirostris ) et qui avait été trouvée près de Téflis, dans la Géorgie russe, avait été rangée d’abord par Eschsholtz ( Mémoires de l’Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg) avec les Léthrus. Il s’était ensuite proposé d’en former un genre propre sous le nom de Codocera , auquel Fischer ( Bntomologie de la Russie, 11, p. 1S9)»

qui avait eu la même pensée, a substitué celui de Stomp/iax. N’ayant point vu cet Insecte, et la description qu’en a publiée ce naturaliste étant incomplète , il nous reste quelque doute sur sa place naturelle. LcpeJletier et Serville soupçonnent qu *1 appartient plutôt aux Scarabéidcs qu’aux Lucanides , auxquels Fischci la associé. Il ne nous dit point de combien d’articles se composent les

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i tenues ; mais si la figure qu’il mue de l’une d’elles est exacte , ce mibre serait de onze, caractère inïile dans la tribu des Lucauides et ii ne convient qu’aux Géotrupes et quelques genres voisins. La forme r-:s jambes antérieures fortifie ce rapochement ; cependant, d’après tout n ensemble , ce genre paraît avoir oie grande affinité avec celui à’Æi lie. Il s’en éloignerait ainsi par ses itennes, terminées d’ailleurs en une massue de quatre feuillets. Les man- ■ bules sont encore beaucoup plus : andes et ne se recourbent point.

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