‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 248 sur 282 · S STR · texte numérisé non relu

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STRIGILIA. bot. ph AN. Le genre établi sous ce nom par Cavanilles {Dissert., 7, p. 558) est le même que celui qui a été nommé postérieurement Fovealaria par Ruiz et Pavon , et Tremanthus parPersoon. Il appartient à la famille des Méliacées et à la Monadelphie Décandrie, L. , et il offre les caractères suivans : calice campanule, à cinq dents; corolle à cinq pétales soudés par la base, linéaires , soyeux extérieurement; dix étamines dont les lilets sont soudés en tube, et les anthères, placées toutà-fait au sommet du tube, forment une étoile sétacée après la déhiscence; drupe obovée, triloculaire et monosperme par avortement, selon Ruiz et Pavon, mais vraisemblablement à six loges, chaque loge monosperme, selon Cavanilles. Ce genre comprend quatre espèces (5. lacemosa , oblonga , ovata et cordala), Arbrisseaux à feuilles oblongues , acuminées ou cordiformes, marquées de nervures ferrugineuses ou de fossettes glandulifères , et à fleurs disposées en grappe. Ces Plantes croissent au Pérou. (g. .N.)

STRIGILLE. Strigilla. conch.

Turton nomme ainsi un genre qui a pour type la Lucina diva rie ata , Lamk. , Coquille très-commune sur nos côtes. Ce genre n'a pas été adopté.

STRIGLIA. bot. crypt. ( Champignons.) Adanson a établi sous ce nom un genre ayant pour type le Champignon figuré par Battara , pl. 38 de ses Fungi arimiuenses, qui représente Y ylgaricus laby rinthifurmis de Bulliard ; cette Plante est devenue le type du genre Dœdalea des botanistes modernes. F- Dædaeea. (ad. b.)

STRIGOCÉPHALE. concii. Genre que Defrance a proposé pour une Coquille de la forme d’une Térébratule, mais qui est pourvue à l’intérieur d’osselets singuliers cl articulés. Blainville a fait de ce genre une section des Térébratules. V. Terébratui-e. (D..11.)

STRIGULA. bot. crypt. {Ilypoxylées.) Ce genre vient d’être établi par Fries dans son Systerna orbis vegetabilis ; il est voisin du Corynelia du même auteur, et constitue avec lui et le Meliola , autre genre nouveau , la petite tribu des Strigulinées ; toutes ces Plantes croissent sur les feuilles toujours vertes des Plantes des tropiques. Le Strigula est caractérisé ainsi : périt hécium charbonneux, globuleux , plein , s’ouvrant par une lente irrégulière ; noyau intérieur sec, se réduisant en poussière ; ces périlhéciums sont fixés sur une base cornée de forme déterminée ; ces Plantes ont beaucoup de rapport avec les Lichens et surtout avec les Enducarpon et les P y renu la. (ad. b.)

STRIX. ois. V . Chouette.

ST RO BI L AN TH E . Strobilanthes.

bot. p ri an. Genre de la famille des Acanthacées et de la Didynamie Angiospermie , L. , établi par Blume ( Bijdr . Flor. ned. Ind ., p. 796) qui l’a ainsi caractérisé : calice à cinq divisions égales ; corolle infundibuliforine, dont le tube est un peu allongé et recourbé; le limbe presque bilabié , à cinq lobes; quatre étamines didynames dont les anthères sont à deux loges presque parallèles; ovaire supère , biloculaire, renfermant deux ovules dans chaque loge; | capsule comprimée, bivalve; cloison incomplète et soudée; graines suspendues par des filets. D’après ces caractères, trop abrégés néanmoins pour qu il soit permis de prononcer un jugement définitif, on serait tente de regarder le genre Strobilanthes comme excessivement rapproché du Eepidagathis de Willdenow ou de 1 ’Etheilema de Robert Brown, 9UI a fixé les caractères c^e ces genres dans son Prodromus, pag. 478- En effet , les loges de l’ovaire, biovulées, et la cloison adnée dans côs , genres établis aux dépens des Ruetlia des auteurs, en forment le caractère essentiel; celte organisation R se retrouve aussi dans le StrobilaJi ** t

thés, qui a pour type le Rucllt<h f

'ta do Vahl. Sept autres espèces uvelles sont décrites par Blume us les noms de S. cernua, crispa,

I volucrata , bibracteala , filiformis , yeciosa et glandulosa. Ce sont des :i antes à lige herbacée ou frulicujse, souvent géniculée et couchée il' la terre, rameuse, garnie de biles dentées ou sinuées. Les fleurs nt disposées en épis courts ou catules allongés, ordinairement acnmpagnés de bractées. Ces espèces Dissent dans les forêts montueuses

■ Java. (g. .N.)

'STROBILE. bot. phan. Ce nom : . aussi employé pour désigner l’esce de fruit plus généralement ap-

■ lé Cône. F. ce mot. (a. r.)

>STROBON. bot. phan. (Thco- ; raste.)Syn. de Cistus Ladanum , L.

S5TROEMIA. bot. phan. (Vahl.)

. Cadaba.

S5TROHSTEIIN. min. F. Karpiioite.

STROMATÉE. Stromateus. pois, ü nre de Poissons Acanthoptérygiens i'Seux créé par Linné , conservé par ns les ichthyologisles , et caractérisé i si qu'il suit : dents très-fines, tran- ; intes , pointues et placées sur une .le rangée ; point de nageoires îtrales; d’ailleurs tous les carac- )es des Poissons du genre Castawle , Brama , de Schneider, ex- : ité que la bouche est moins verti- I e et que le museau est avancé.

. connaît quatre espèces de ce gen- , qui vivent dans les mers chau- ; et qui sont les St. Paru, Bloch, :i6o; St. nïger , Bloch, p. 42 2:

argenteus , Bloch , p. 42 1 ; St. ci- •eus , Bloch, p. 420? et St. chi- I mis , Euphr. (xess.)

I iîTROM ATOSPHÆRIA. bot.

t i rpi'. ( Hypoxylées.) G re v i 1 1 c a formé ! 5 ce nom un geme de quelques

èces de Sphœria , telles que le i' iceria rubiginosa , Pers. , el le ? iceria typhina , Pers. Le premier maintenant partie du genre Hyylon de Fries, et le second est

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placé par le même auteur dans le genre Dothidea. Le Stromatosphœria n’a pas été adopté jusqu’à présent.

(ad. b.)

STROMBE. Strombus. moll. En créant le genre Strombe , Linné ne fit que généraliser les opinions de plusieurs conc.hyliologues , et surtout de Lister que l’ou pourrait regarder comme le véritable auteur de ce groupe auquel il donna le nom de Purpuras Bilingue e; il n’y admit que de véritables Strombes et quelques Rostellaires , mais les Ptérocères en furent séparés sous la dénomination ancienne d’Apliorraïs. Linné n’adopta pas cet Aphorraïs d’Aristote comme Aldrovande et d’autres l’avaient fait; il les confondit dans ses Strombes jusqu’au moment où Lamarck publia son Système des Animaux sans vertèbres. Tous les eoncliyliologues adopfèrent le genre Strombe tel que Linné l’avait conçu ; mais l’auteur que nous venons de citer réforma le genre et en sépara les Rostellaires et les Ptérocères ( V. ces mots). Le genre Strombe devint par ce moyen beaucoup plus naturel; aussi tous les zoologistes s’empressèrent d’imiter Lamarck. Ce fut seulement plusieurs années après que ce savant professeur indiqua les rapports des Strombes avec d’autres genres voisins , en établissant la fajnille des Ailées ( F. ce mot) qui représente le genre Strombe de Linné, et qui a été jugée un groupe bien naturel ; car personne , jusque dans ces derniers temps , ne le contesta. Cuvier (Règn. Anim.) ne les changea pas quoiqu’il n’admît pas la famille des Ailées ; mais on peut regarder son genre Strombe avec ses sous-genres, comme la représentant d’unemanière complète. Blainville fut le premier qui dérangea l’ordreadoplé.

On trouve en effet le genre Rostellaire placé dans la même famille que les Fuseaux et dans le voisinage de ce genre; tandis que les Strombes auxquels les Ptérocères sont, réunis , font partie de la famille des Rugistômes (F. ce mot au Suppl.) avec les Cônes, les Olives , les Tarières , les Porcc-

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laines, etc. Il nous semble que l’opinion de La marck, qui était une suite de celle de Linné , était préférable à celle de Blainville ; car, bien que l’on ne connût pas l’Animal des [\ostellaires, ces rapports avec les Ptérocères et les Slrombes sont tellement évidcns d’après les coquilles, qu’il n’est pas probable que l’Animal diffère beaucoup de celui des Slrombes. Quant au rapprochement des Cônes avec le genre qui nous occupe, nous ne pensons pas qu’il puisse être adopté tel que Blainville le propose, sur cette raison que les jeunes Slrombes ont tou t— à-la it la forme des Cônes , ce qui est vrai ; mais il est vrai aussi qu’en principe on ne peut fonder un rapprochement de cette nature par la comparaison du jeune âge de l’un des genres avec l’âge adulte de l’autre; puisque les deux termes de la comparaison ne sont pas identiques, la conclusion qui s’eu déduit ne peut être qu’erronée.

L’Animal des Slrombes n’est point encore connu : celui des Ptérocères , rapporté par Quoy et Gaimard , a été figuré et décrit par Blainville dans la paitie zoologique de la relation du voyage de circumnavigation de la corvette l’Astrolabe. Conduit par une analogie sans doute bien fondée , Blainville , réunissant en un seul les deux genres, lira la caractéristique des Slrombcs(Trait. de Malac., p. 4i), de l’Animal des Ptérocères. Doit-on adopter cette marche , ou bien attendre que l’Animal d’un Strornbe vérilable soit connu? Il uous semble plus rationnel d’attendre que l’observation nous ait appris si l’identité présumée est réelle. En conséquence nous caractérisons ce genre à la manière de Lamarck, dans les termes suivans : Animal probablement analogue à celui des Ptérocères; coquille ventrue, terminée à la base par un canal court , écbancré ou tronqué ; bord droit se dilatant avec l’âge en une aile simple , lobée ou crénelée supérieurement , et ayant inférieurement un sinus séparé du canal ou de l'échancrure de la base.

Les Slrombes très - nombreux en espèces affectent presque toutes les dimensions; il y en a de fort petits, d’autres sont presque les géants de la conchyliologie : ces derniers servent à l’ornement des cabinets non-seulement à cause de leur grandeur et de leur forme assez bizarre , mais encore par la fraîcheur, la beauté de la couleur rose incarnai , qui se voit à l'intérieur. Tous marins et presque tous des mers intertropicales , les Slrombes sont couverts d’un épiderme mince , brunâtre et assez facile à détacher.

On les distingue facilement des Ptérocères en ce qu ils n’ont pas le bord droit découpé et que le canal de la base est beaucoup plus court et plus relevé vers le dos; on le sépare plus facilement dee Rostellaires , puisque ceux-ci n’ont pas les deux échancrures à la base et que le canal qui s’y trouve est droit le plus ordinairement, toujours très-étroit et peu profond; jamais il ne remonte vers le dos , il se rejette plutôt à droite. Le nombre des espèces de Strombes est assez considérable : Lamarck en compte trentetrois , mais nous en connaissons au moins quarante, sans y comprendre les espèces fossiles dont on compte huit ou dix; nous mentionnerons ici quelques espèces pour servir d’exemple au genre.

Strombe aile d’aigle , Slrombus gigas , L., Gmel., pag. 55i5,n. 20; Lamk. , Anim. sans veit. T. vu, pag. 200, n. 1 ; Lister, Conch. , tab. 863, lig. j8, b; Gunltierri, Test. , tab. 53 et 34, fig. a; Favanne, Conch., pl. 20, fig. c; Martini, Conch. T. in , tab. 80, fig. 8a4. Il est le plus grand des Strombes ; il se trouve aux Antilles; sa belle couleur rose en dedans le fait rechercher comme ornement. ,

Strombe atle d’ange , Strombus gnllus, L. , Gmel., n. il; Lamk. , loc. cil., 11. 5; Lister, Conch.,

tnl>. 874, fig. 5o i Rumpli , Mus. , tab. 37, lig. 5; Knorr,Verg. T. iv, tab. 4a, fig. i ; Martini, Conch T. ni, tab. 84, fig. 84i , 84 j , et

». S 5, fig. 846. Des meis d’Amérie et d’Asie.

'SïROMBE BITUBERCULÉ, St/ombus . Uibercu latus, Lamk., lac. cil , n. 6 ; l'Ster , Conch. , tab. 871 , fig. lü ;

- ion-, Yerg., 111, tab. 11 , fig. 1 ; mrtini , Conch. , tab. 85, fig. 856, -7; de l’Océan, des Antilles. Fort tAïMimn dans les collections.

.'Strombe grenouille , Slrumbus vitiginosus , L. , Ginel., n. 8 , Lamk., c. cil., n. 30; Lister, Conch., b. 861, fig. 18; Rumpli, Mus., b. 37 , fig. g; Dargenville, Conch. ,

• i5 , fig. c; Martini, Conch.

• 111 , tab. So et 81 , fig. 8i5 à S38. 3 l’Océan des grandes Indes.

UStrombe bouche de sang, Strombus chuanus , L. , Ginel., n. 16: ibid. ,

.ïamk,, toc. cil., n. i5 ; Lister, Conch., b. 85 1 , fig. 6 ; Rumph , Mus. , lb. 37, fig. s; Martini, Conch.

•• 111 ; la b. 77, fig. 789 , 79o; des ) ers de l’Inde : Coquille fort coin- 1 une, (d..h.)

STROMBONA. bot. crypt. ( Urei'/iées.) Draparnaud avait nommé msi un genre dans lequel il plaçait l /iscop/iura disciflora. de Tode ou luccinia ba/busa , Rohl. , type du t mve P h ragrni d ium , V Jlscophura lim- , flora de Tode, et plusieurs des Pucnia de Persoou ; ce genre , dont les p ractères n’ont jamais été bien tracés, est pas adopté. (ad. b.)

STROMBOSIA. bot. phan. BI nue dijdr. Flor. ned. Ind., p. 31 54) a t abli sous ce nom un genre de la 1 mille dos Rhamnées et de la Pen- 1 udrie Monogynie, L., qui est ainsi iractérisé : calice plan , entier ou à fine crénelé; corolle à cinq pétales onniven', en forme de cloche, et veis à l’orifice ; cinq étamines courtes ; >vaire supère, enfoncé dans un disue, à cinq loges; style court, ter- ; liqp par un stigmate, un peu obtus . denticulé; baie drupacce, turbiée , un peu pédicellée, ne renier - *ant souvent qu’une seule graine n’ avortement. Le Slronibuùa Javaca est un grand Arbre à feuilles ternes, oblongues, acuminées, tiès-

entières, luisantes, glabres sur les deux laces. Les fleurs sont verdâtres, peu nombreuses , et fasciculées dans les aisselles des feuilles. Cet Arbre croît dans les forets monlueuses de 1 île de Java. (g. .N.)

STROINGLE. Sirongyh/s. intest.

Genre de l’ordre des INéinaloïdes ayant pour caractères : corps cylindrique, élastique, atténué aux deux extrémités; queue du mâle terminée par une bourse du milieu de laquelle sort uue verge unique. Les espèces réunies dans ce genre se conviennent assez quant à leurs formes extél ieures; il n’en est pas tout- à-fait de même de l’organisation intérieure ou I on trouve quelques différences remarquables. il deviendra probable- 3nent nécessaire de diviser ce genie par la suite ; mais comme on n’a disséqué qu’un petit nombre des espèces , il serait prématuré d’établir de nouvelles coupes avant que l’on ait des notions précises sur l’anatomie de toutes les espèces comprises aujourd’hui sous le nom de Strongles. Leur tête, quelquefois munie de membranes latérales, est rarement distinguée du corps par un rétrécissement ; la bouche, située au centre, toujours orbiculaire, est tantôt munie de cils îoides, tantôt de nodules ou papilles dont le nombre varie, tantôt d’une sorte de rebord de la peau; le plus souvent elle est tout-à-fait nue. Quelques espèces ont dans la tête une bulle cornée à parois très-minces, ayant deux ouvertures dont l’une fait suite à la bouche, et l’autre donne naissance à l’œsophage. Le corps est le plus souvent atténué aux deux extrémités, et l’enveloppe . cutanée est formée de la peau extérieure et de deux couches de fibres musculaires.

Le seul caractère bien constant et essentiel des Slronglcs se lire de la forme de la queue des mâles; la peau , dans ce point , s’élargit circulairement , et forme un organe particulier que Rudolphi nomme bourse; elle est tantôt entière dans sa cir-

conférence comme le pavillon d’une trompette , quelquefois échancrée ou coupée obliquement; 1er plus ordinairement elle est divisée en plusieurs lobes par des scissures plus ou moins profondes , et radiée par, des lignes opaques , divergentes , que Rudolplii regarde comme des vaisseaux. L’organe génital mâle extérieur, ou la verge, est toujours unique; c’est une petite soie roide, trèsline, souvent très -longue, rétractile, qui sort du fond de la bourse

far une petite ouverture distincte de anus; celui-ci en est séparé par une cloison et se trouve également dans la bourse. La queue des femelles n’a rien de particulier, elle est toujours amincie, tantôt droite, tantôt diversement fléchie ; l’anus est situé à une petite distance du bout de la queue , et la position de la vulve varie suivant les espèces; dans la plupart, elle avoisine l’anus : dans d’autres , elle en est assez éloignée.

Le tube digestif des Strongles est en général droit , et forme rarement quelques courbures ; de nombreux filamens l’unissent au plan muscu-laire interne , disposition analogue à celle que Ton regarde dans les Ascarides , et probablement dans tous les jN'ématoïdes. Le Slrongle géant a présenté un système nerveux bien distinct : il consiste en un nerf unique qui s’étend de la tête à la queue , et qui fournit dans son trajet plusieurs ganglions d’où naissent une foule de filets qui se distribuent aux parties environnantes. On ignore si les autres Strongles ont des nerfs.

L’organe génital mâle interne est formé d’un canal unique, assez allongé, très -mince à Tune de ses extrémités; Rndolpbi dit qu’il se termine par l’autre à la verge. La plupart des Strongles femelles ont deux ovaires fort longs qui aboutissent à l’utérus; ces ovaires sont différemment disposés suivant les espèces; l’une d’elles, le Strongylus injlexus , nous a présenté une suite de renllemens séparés par des structures qui les faisaient ressembler à une sorte de

chapelet. Le Strongle géant femelle n’a qu’un seul ovaire en forme de long tube; quelques espèces sontvivipares , la plupart produisent des œufs. On a observé plusieurs espèces de Strongles pendant l’accouplement : la bourse du mâle est étalée, et fortement appliquée contre le corps de la femelle dans le point où se trouve la vulve ; ils sont unis assez intimement pour ne point être séparés l’un de l’autre lorsqu’on les plonge dans l’esprit de vin. La plupart des Strongles sont de taille petite ou médiocre; une espèce, le Strongylus gigas , atteint néanmoins jusqu’à trois pieds de long et égale en grosseur le petit doigt; quelquesuns de ces Vers se trouvent dans le canal digestif, d’autres dans les voies aériennes , d’autres dans des tubercules morbides et dans le parenchyme des organes de quelques Mammifères , Oiseaux et Reptiles.

Rudolpld a distribué les Strongles en trois sections : la première renferme les espèces à bouche armée de soies roides , Strongylus armatus , dentatus , costatus ; la. seconde, les espèces à bouche munie de papilles:

Strongylus gigas , papillosus , tubife. r, ga/eatus, contortus , jilicollis y la troisième, les espèces à bouche nue:

Strongylus Jilaria , hypostomus , radiai us , venulosus , ventricosus , au rien! aris , subauricularis , denudatus , striât us, influx us , letortæformis , nodularis , capitellatus , lep/occphalus , trigonocephalus , tetragonocephalus , criniformis , lubœforniis. (e. D..X-)

STRONGYLE. Strongylus. ins.

INoin générique donné par Herbst à des Coléoptères du genre Nitidula de Fabrieius , et composé d’insectes dont le corps est généralement plus convexe, avec les côtés du corselet non aplatis. Gyllenhal , dans son ouvrage sur les Insectes de Suède ( i , p. 2âo ) , les comprend dans sa seconde section des Nitidules. Nous citerons les espèces suivantes : strigata, imperia/is , pcdicularia, ænea , ferruginca. Quelques autres de cette section, plus arrondies

, dus bombées , sont langées par mcius avec les Sphéridies, et par .^elan dans son genre Gychramus.

Nitidula glabrala , que Gyllenhal ce dans la même division, com- • e maintenant le genre Sphérite.

(liAT.)

;TRO>iGYLIE. Strongylu/m. ins.

i by ( JLinn . T/ ans. , 12) a ainsi ! amé un nouveau genre de Coléop- <:s de la famille des Sténélylres,

1 , par ses caractères essentiels , ittrerait dans celui d ’Helups de Faccius, mais qui s’en éloigne sous i apport du faciès , le corps étant s étroit, presque cylindrique ou Taire, avec le corselet presque iré, sans rétrécissement postéji\ Les derniers articles des antnes sont un peu dilatés, sans i erer brusquement des précédens.

1 peut réunir à ce genre celui de nochia du même savant. Germar a décrit plusieurs espèces ( splen l-us, auricalceus , azu/eus, interstit 'is, flavLcrus, luteicornis, lirnbatus , .), mais sous la dénomination gé- 1 ique d ’Helops. V. l’article Stron-r l.ie de l’Encyclopédie méthodique.

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