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la tige et ordinairement opposées. Les fleurs sont axillaires, blanches ou roses , et répandent une odeur agréable , surtout le matin et le soir. On en cultive quelques-unes dans les jardins d’Europe; telles sont les S.
virgata, imbricata , tomentosa et ouata.
STRDTHIOLAIRE. Slrulîuohria.
MOLL. C’est à Lamarck que l’on doit la création de ce genre; il le proposa pour la première fois, sans le caractériser, dans l’Extrait du Cours (1812)011 on le voit placé à la fin de la famille des Canaiifèi es, immédiatement après les Ranelles. Ayant divisé autrement cette famille dans son dernier ouvrage , Lamarck mit en tête de la seconde section le genre qui nous occupe, le distinguant des Ranelles, des Tritons et des Rochers, en ce qu’il n’a qu’un bourrelet à l’ouverture, tandis que les autres genres en ont plusieurs persistans sur la spire. La plupart des auteurs adoptèrent le genre Struthiolaire ; Blainville cependant le
confondit dans le genre Triton , quoiqu’il n’en présente pas les caractères.
Won -seulement nous n’admettons pas l’opinion de Blainville, mais nous croyons devoir rejeter ausri celle de Lamarck. Pour peu que l’on examine ce genre avec soin et qu’on le compare avec les Rostellaires, on s’apercevra bientôt qu’il a beaucoup plus d’analogie avec les genres de la famille des Ailées , qu’avec ceux des Canalifères. Le canal de la base est court et très-peu profond, terminé en gouttière superficielle comme dans les Ptérocères; la columelle, très-excavée dans le milieu, se termine en pointe également comme dans les Rostellaires ; celte pointe est plus courte, ce qu i constitue un des caractères du genre. Le bord droit, épaissi en dehors par un large bourrelet , est festonné par deux larges sinus que sépare une éminence arrondie; on peut considérer ces sinuosités comme un commencement des digitations que l’on remarque dans plusieurs espèces de Ptérocères; enfin à l’angle postérieur de l’ouverture, on trouve une
callosité saillante comme dans quelques Strombes. Tous les caractères essentiels de ce genre se trouvent dans la famille des Ailées et point dans celle des Canalifères ; nous croyons que ces motifs sont bien suffisans pour qu’on place à l’avenir les Slruthiolaires à côté des Rostellaires et dans la même famille. Lamarck a caractérisé ainsi le genre Slruthiolaire. Animal inconnu; coquille ovale, à spire élevée; ouverture ovale, sinueuse , terminée à sa base par un canal très-court, droit, non e'chancré; bord gauche calleux , répandu ; bord droit bisinué , muni d’un bourrelet externe. Les Struthiolaires sont des Coquilles marines restées trèsrares dans les collections ; on n’en cite encore que deux espèces vivantes et une troisième fossile des environs de Paris. Cette dernière est douteuse, parce que provenant d’une couche de Sable quartzeux inférieure au Calcaire grossier, dans laquelle les Coquilles sont extrêmement friables, ou ne l’a jamais vue encore avec le bord droit entier ; elle présente du reste assez bien les caractères et la forme des Struthiolaires.
SXRUTHIOXAIRE NODULEUSE , S/fUthiolaria nodulosa , Lamk. , Anim.
sans vert. T. vu, p. i48, n. x : Murex stramineus , L., Gmel., p. 5542 , n. 55 ; Chemnitz , Conch. T. x, tab. 160, fig. 1520, î 5 2 i ; Martyns , Conch. T. il, fig. 55, 54; Encyclop., pl. 43i , fig. x , a, b; Triton , Blainv., Traité de Malac. , pl. xy , fig. î. Coquille très-rare à spire étagée et uoduleuse. De la Nouvelle-Hollande.
StRUTUIOLAIRE CRENELEE , St/'Uthiolaria crenulata , Lamk., lue. cil ., n. 2 ; Chemn. , Conch. T. n, tab. a to, fig. 2086, 2087. On ne connaît pas sa patrie. Elle est toujours plus petite que l’autre. (d..h.)
STMJTHIOPTERIS. rot. crypt.
( Fougères . J Ce nom a été donné anciennement par Haller et ensuite par plusieurs autres auteurs à Y Osmunda Spicanl de Linné , qui a depuis été placé dans le genre Blechnum , et
plus récemment encore parmi les Loin aria.
Le nom de Struthiopteris a été appliqué par Willdenow à une autre Plante, V Osmunda S/ruthiop/eris de Linné, queSwartz avait rangée parmi les Onoclea dont elle se rapproche en effet à plusieurs égards. Le genre Struthiopteris présente des frondes fertiles différentes des frondes stériles; elles sont plus étroites, et les pinnules sont recourbées en dessous et bordées d écailles ou membranes scarieuscs, distinctes, qui recouvrent les capsules.
Ces capsules sont disposées par lignes et recouvertes par des tégumens propres , qui plutôt les séparent par groupes. Ou ne connaît que deux espèces de ce genre; elles sont trèsanalogues et croissent l’une dans le noid de l’Europe, l’autre dans le nord de l’Amérique ; ce sont de trèsbelles Fougères se rapprochant par leur port des Onoclca et Loma/ia arborescentes ; le Strut/iiupteris germanica présente même une tige dioile de quelques pouces, d’oix naissent des feuilles nombreuses formant une sorte de corbeille , les extérieures stériles, celles du centre fertiles. Ces feuilles sont doublement pinnées et d’une forme très-élégante, (ad. B.)
*STRYCHNÉES. bot. piian. La famille que l’on a cherché à établir sous ce nom pour quelques genres placés dans les Apocynées, n’offic aucun caractère de quelque valeur qui la distingue suffisamment des Apocynées. V. ce mot. Nous avens donc cru devoir n’en former qu une siinple tribu des Apocynées, qui renferment encore plusieurs autres genres à fruit charnu. (A. R.)
STRYCHNINE, cimr. Principe iin* ; médiat découvert dans les Slrychnos jj et auquel plusieurs des espèces de ce u genre doivent leurs redoutables pro- 15 priétés. V. Stryciinos. (a. R-) ï
.STR Y CH N O S. Slrychnos. bot. ' piian. Ce genre, que l’on désigne en* cote sous les noms de Canirarn et < le | Momiquier, appartient à la famille des
jocynées et à la Pentaudrie Digy- ■’? , L., où il se distingue par les cautères suivans : le calice est à cinq ; visions profondes ; la corolle moppélale tubuleuse, ayant son limbe cinq divisions égales , étalées , à éfloraison valvaire ; les étamines . nombre de cinq sont insérées sur la Tge de la corolle; l’ovaire est à deux Kges polyspèrmes ; le style simple se ;rmine par un stigmate capitulé. Le nuit es! crustacé extérieurement, uarnu et pulpeux intérieurement , nlenant un nombre variable de i aines peltées et déprimées; ces grai- •:s se composent d’un endosperme
■ rué, quelquefois creux à son intérîur et contenant un embryon mince ; foliacé. Les espèces de ce genre vnt des Arbres ou des Arbrisseaux rrmenteux contenant un suc blanc
laiteux ; les feuilles sont opposées, rrement alternes par l’avortement tune des deux, entières; les fleurs rnt disposées en corymbes; queljiefois les Heurs placées dans l’ais- I Ile des feuilles inférieures avortent , le pédoncule se recourbe en forme : vrille axillaire. Les espèces de ce inre sont originaires de l’Inde et i elques-unes de l’Amérique me’ri- ; anale; Rob. Brown en a décrit une ;pèce qu’il a observée à la Nouvelle- \ jllande. Les auteurs modernes ont ! uni à ce genre Ylgnatia de Linné i s ou Ignatiana de Loureiro , qui
■ diffère des autres Strychnos, que i r la forme de ses graines. Nous ! oyons devoir mentionner ici quel-
les-unes des espèces de ce genre, ni par leurs propriétés énergiques érilent de fixer notre attention.
Strychnos vomiquier , Strychnos uux vornica , L., Sp. , Rich. , Bot.
cd., 1, p. 320. Cette espèce est un rbrc originaire de ITnde , dont les nuits, de la grosseur d’une orange , nliennent un grand nombre de aiues déprimées , orbiculaires , pelés, grisâtres , recouvertes d’une pelade composée de plusieurs feuillets 1 qui est luisante et comme nacrée; sont ces graines que l'on connaît ns le commerce sous le nom de
Noix vomit] ues. Elles sont d’une amertume excessive , et leur action sur l’Homme et les Animaux est tellement énergique, qu’elles sont à juste titre considérées comme un des poisons les plus violens du règne végétal. Les recherches de Pelletier et Caventou nous ont fait connaître la nature du principe vénéneux de la Noix vomique. C’est une matière alcaloïde à laquelle ils ont donné le nom de Strychnine. Elle se présente sous la forme d’une poudre blanche, composée de petits cristaux à quatre pans, terminés par des pyramides à quatre faces ; presque insoluble dans l’Eali et dans l’Ether, mais facilement soluble dans l’Alcohol. Sa saveur est excessivement amère. Dans la Noix vomique, la Strychnine est combinée à un Acide particulier qu’on a nommé Acide igasurique. Des expéiiences multipliées ont prouvé que la Strychnine était la partie active et vénéneuse de la Noix vomique et de la Fève de Saint-Ignace dans laquelle elle existe également, de même que dans toutes les autres espèces vénéneuses de ce genre. On a remarqué qu’en généra! cette substance exerce une action particulière sur la moelle épinière et sur les muscles qui en reçoivent leurs nerfs ; aussi plusieurs praticiens , parmi lesquels nous devons citer le professeur Fouquier , ont-ils tenté d’introduire la Noix vomique et même la Strychnine dans la thérapeutique médicale. C’est surtout contre les paraplégies qü’on en a fait usage; mais ce sont des substances tellement violentes , qu’il ne faut les donner qu’à des doses extrêmement faibles et en surveillant leurs effets avec la plus scrupuleuse attention. Ainsi un huitième ou un quart de grain d’extrait alcoholique de Noix vomique, ou la même quantité de Strychnine, détermine souvent des soubresauts ou secousses tétaniques , dans les parties affectées de paralysie.
Une seconde espèce de ce genre est celle dont les graines sont connues sous le nom de Fèves jSnint-Ignace ;
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c’est le Stry chaos Ignatia , L., Rich., Bot. mécl. , 1 , p. 326, ou Ignatia arnara, L. fils , qui est originaire des Philippines. Ses graines sont irrégulièrement anguleuses , larges d’environ un pouce ; leur surface d’un brun pâle est striée et glabre ; leur intérieur est corné, dur et verdâtre; elles sont aussi excessivement amères. D’après l’analyse qui en a été l’a le par Pelletier et Caventou , ces graines contiennent aussi delà Strychnine et de l’Acide igasurique ; elles agissent de la même manière que la Noix vomique. Parmi les espèces vénéneuses de ce genre, nous devons encore en citer deux autres, savoir :
le Strychnos colubrina , L. , dont le bois et la racine, qui sont extrêmement vénéneux , sont connus sous le nom de Bois de Couleuvre ou de Couleuvrée. Les mêmes chimistes y ont constaté l’existence de la Strychnine; l’autre est le Strychnos Tieule de Lesclienault , dont le suc sert aux liabilans de Java , pour préparer le fameux poison qu’ils nomment Upas lieuté et avec lequel ils empoisonnent leurs flèches. Mais un fait bien digne de remarque , c’est qu’au milieu de ce grand nombre d’espèces qui s’accordent si bien entre elles par la violence de leurs propriétés délétères , le genre Strychnos en renferme' quelques autres dont l’innocuité ne saurait être révoquée en doute. Ainsi Auguste de Saint-Hilaire a décrit et figuré dans ses Plantes usuelles des Brasiliens , T. i, une espèce qu’il nomme Strychnos pseudoquina. Elle est originaire du Brésil ou les habitans la connaissent sous le nom de Quina do carnpo ; son écorce, qui est très-amère, est employée comme fébrifuge , à la manière du Quinquina du Pérou. D’après l’analyse qui en a été faite par le célèbre professeur Vauquelin , l’écorce de Quina do carnpo ne contient aucune trace de Strychnine. Le professeur Delile de Montpellier a récemment fait connaître dans la centurie de Plantes recueillies par le voyageur Cailliaud dans la llaute-
STY
Egypte , une espèce qu’il nomme Strychnos innocua. Dans la province de Qamamyl , dit-il , Cailliaud a découvert une nouvelle espèce de Strychnos, Arbrisseau dont le fruit, île la forme d’une petite orange, quoique sans usage, est connu pour n’être pas malfaisant. Il n’est pas amer.
STUC. min. V. Gvpse.
STURIONIENS. pois. Le deuxième ordre des Poissons du Règne Animal de Cuvier a reçu le nom de Sturioniens, parce que les Esturgeons eu sont regardés comme le type. Ce sont des Poissons à branchies libres , à ouïes très-fendues et garnies d’un opercule ; mais sans rayons à la membrane. On n’en connaît que deux genres , les Acipenser et Spatularia. j
(less.) J
STURMIE. Slurmia. bot. phan.
(Hope.) V. Chamagrostide.
Gaerluer a figuré sous le nom de Slurmia le fruit d’un genre que dans le texte il a nommé Stenostomurn. V.
ce mot. (g..n.)J
STURNUS. ois. V. Etourneau.
* STYGIDE. Stygides. ins. Genre de l’ordre des Diptères , famille des Tanystomes , tribu des Authraciens, ou faisant partie du grand genre Anthrax de Fabricius ; établi par Meigen, qui lui avait donné le nom de Stygie , déjà employé pour un genre de Lépidoptères , et auquel il a substitué celui de Lomatia. Latreille n’a pas adopté cette substitution , et a laissé sou premier nom à ce genre en le terminant de manière à le distinguer des Stygies , genre de Lépidoptères. Les caractères des Stygides sont : corps assez déprime ; tête sphérique, creusée postérieurement ; yeux réuiformes, réunis sur le front dans les mâles , espacés dans les femelles; trois ocelles distincts , disposés en triangle équilatéral sur le vertex; antennes avancées, rapprochées à leur hase , courtes , composées de trois articles; le premier court, épais, soyeux , un peu plus gros et arrondi
STY
» sommet qui est écliancré latéralei eut ; le second inséré sur celte : hancrure , encore plus court que le i emier , cyathiformc ; le troisième ng , conique , nu , muni d'un style rince et petit; trompe retirée dans la î vite buccale , que son extrémité i Ipasse à peine , et terminée par deux i-vres charnues, réunies en l’orme de ' uttières ; palpes courts , presque i lindriques ; corselet ovale , sans j.çne transversale, enfoncée; ailes ! acéolées , velues vues au microspe , à moitié ouvertes dans le repos ; illerons très- petits , leurs bords mgés; balanciers découverts ; pales èles , les postérieures allongées;
■ 'ses munies de deux pelottes ; abmen long, elliptique, très-peu uvexe. Ce genre se distingue facinnent des Mutions, Némestrines, i llénies et Colax , parce que dans îx-ci la tète est proporlionnellei :nt plus courte, que les antennes i it très-écartées , et que la trompe t plus longue que la tête. Les An- : :ax ont trois yeux lisses très-rapachés ; enfin les Hirmoueures en lièrent encore par les yeux lisses mt l’antérieur est très-éloigné des i ix autres. Les Stygides ressemblent ■Hucoup aux Anthrax , mais ils se nnent toujours sur les fleurs. On connaît trois ou quatre espèces apres à l’Europe; celle qui est comme aux environs de Taris a reçu le i m de St y gide latérale , Stygides eralis , Latr. ; Lomalia Laternlis ,
\ 'gia laternlis, Meigen, Dipt. d’Eur.; cquart, Ins. Dipt. du nord de la ince, etc. , p. 62 , n. 1. (g.)
iaTYGIE. Stygia. ins. Genre de j dre des Lépidoptères, famille des I cturnes , section ou tribu des Hér J lites de Latreille, deuxième édition i Règne Animal, qui le plaçait dans autres ouvrages et dans ses Faî les naturelles , parmi ses Zygæni- . Les caractères, qui ont été donnés Draparnaud , sont exprimés ainsi t il suit : corps écailleux ; antennes t rtes , diminuant insensiblement -• grosseur, arquées, ayant, dans
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toute leur longueur , un double rang de petites dents courtes , étroites , dilatées et arrondies au bout ; point de langue distincte ; palpes épais , cylindriques, entièrement garnis d’écailles, s’élevant au-delà du chaperon ; ailes en toit dans le repos ; les supérieures oblongues , les inférieures presque arrondies; cellule sous-marginale de celles-ci fermée par une nervure arquée , d’ou parlent deux rameaux parallèles qui aboutissent au bord postérieur ; jambes postérieures munies à leur extrémité d’éperons de grandeur remarquable ; abdomen conique , terminé par une brosse de poils. Les Cossus diffèrent des Stygies parce que leurs antennes n ont qu’un seul rang de dents lamellaires. Dans les Zeuzères les antennes diffèrent beaucoup dans les deux sex.es ; enfin les Hépiales s’en distinguent par leurs antennes moniliformes et grenues , sans dents latérales. On ne connaît que deux espèces de ce genre : l’une d’Amérique, l’autre de France; cette dernière a reçu de Draparnaud le nom de Stygie australe, Stygiaaustralis.
Elle est figurée dans le Gen. Crust. et 1ns. de Latreille , T. 1 , pl. 16 , f. 4, et dans beaucoup d’autres auteurs.
On la trouve mais rarement dans le midi de la France. (g-j
ST Y L AIRE. Stylaria. annel.
Genre établi par Lamarck et réuni par quelques auteurs aux Naïdes. V.
ce mot. (L-tT.)
STYLANDRA. bot. phan. Ce genre appartient à la famille des Apocynées ou Asclépiadées de R.
Brown et à la Pentandrie Digynie, L.
Il a été fondé par Nuttall (Gener. oj north. J mer. Plants , vol. 1, p. 170) sur Y Asclépios pedicellala de Walter, et il est le même que le Podostigma d’Elliott. Yoici ses caractères principaux : calice petit, divisé en cinq segmens ; corolle sans tube, partagée en cinq segmens longs , droits et connivens ; coronne staminale [Lepanthiurn , TNutt.) simple, à cinq segmens en forme de sac, comprimés avec des pointes recourbées et oper-
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euloïdes ; tube styloïde, très-long, supportant les parties de la fructification ; étamines comme dans le genre Asclepias , à masses pol [iniques pendantes ; deux follicules longs et grêles ; graines aigreltées ? La Plante qui fait le type de ce genre, Stylandra pumila , Nuit.; Podostigma pubescens , Elliott ( Sketch of Botany of C.a roi.), a un tige dressée , munie de feuilles opposées ou alternes, sessiles , linéaires, aiguës, petites , pubescentes, et même scabres sur les bords. Les fleurs forment , au nombre de trois ou quatre, une sorte d’ombelle axillaire. Cette Plante croît dans les localités sèches et sablonneuses de l’Amérique septentrionale, depuis les Carolines jusqu’en Floride. (g. .N.)
STYLE. Stylus, bot. piian. L’une des parties constituantes du pistil.
C’est le prolongement filiforme du sommet de l’ovaire, qui porte le stigmate. Le style manque assez fréquemment , sans que pour cela les fonctions du pistil s’exécutent moins bien. Le style peut être simple ou divisé plus ou moins profondément ; il peut y avoir plusieurs styles sur un ovaice à plusieurs loges, et alors le nombre des premiers est le même que celui des seconds. Quant à la forme du style, elle peut varier singulièrement. V. Pistil. (a. r.)
STYLÉPHORE. pois. Shaw a créé ce genre qui est placé dans l’ordre des Acanlhoptérygiens , famille des Ténioïdes pour une espèce de Poisson des mers des Antilles. Ce genre est ainsi caractérisé : corps très-allongé; nageoire dorsale s’étendant tout le long du dos ; une caudale distincte ; queue terminée par un long filet qui paraît être le dernier rayon de la caudale; point de ventrale ni d’anale. Le type de ce genre est le Stylephorus chordntus, Sliaw, Gen.Zool. T. iv,pl. n. (less.)
STY LI LIÉES. Stylidieœ. rot.
phan. R. Brown a établi sous ce nom une famille de Plantes dicotylédones , monopélales , épigynes, qui a pour
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type le genre Stylidium , et qui pourrait être considérée comme une des tribus naturelles delà grande famille des Campanulacées. V . ce mot. Les Stylidiées se distinguent par un calice inonosépale adhérent , ayant son limbe divisé eu deux à six lanières régulières ou disposées eu deux lèvres; la corolle est monopétale, régulière, campaniforme ou irrégulière, à préflo raison imbriquée. Les étamines, au nombre de deux seulement , ont leurs filets soudés avec le style en une colonne grêle et allongée , saillante, au sommetde laquelle sont placées transversalement les deux anthères, qui !
sont à deux loges et s’ouvrent par un sillon longitudinal ; entre ces deux anthères est une aréole glanduleuse, convexe , de forme variée, et qui est le véritable stigmate. L’ovaire est infère, à deux loges, dont la cloison est quelquefois incomplète à sa partie moyenne ; chaque loge contient un grand nombre d’ovules attachés à un trophosperme qui naît de la partie moyenne de la cloison. Le fruit est une capsule ombiliquée à sou sommet, à deux loges polyspermes , s’ouvrant par son sommet en deux valves, dont une emporte quelquefois toute la cloison ; quelquefois la capsule est uniloculaire par suitede la disparition de la cloison. Les graines sont redressées , ovoïdes, contenant, dans un gros endosperme charnu , un trèspetit embryon placé vers le point j d’attache de la graine. Les Plantes, réunies dans cette famille, sont lier- j bacéesousousfrutesceutes, non lactescentes , souvent couvertes de poils simples ou glanduleux; lems feuilles sont alternes ou éparses, quelquefois imbriquées: les fleurs spnt solitaires, généralement terminales, quelquefois en épis allongés ou en corymbes. Les genres Stylidium , P/iy/lac/ine , Le- , venhookia , constituent celte famille
STYLIDIUM. rot. rnAN. Ce genre forme le type de la famille des Styli— diées , et offre les caractères suivans ; le calice, adhérent par sa base avec l'ovaire, a son limbe à deux divisions:
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i corolle est monopétale , irrégulière,
: ibuleuse intérieurement, ayant son tnbe à cinq divisions , quatre supéi eures presque égales et semblables, la cinquième généralement plus i etite formant un Libelle triparti; r gynostème est recourbé eu Z; les eux anthères sont séparées par le f igmate qui est convexe et glandut :ux ; le fruit est une capsule ovoïde , ouronnée par les deux lobes du cace , et à deux ou quelquefois à une e;ule loge par suite de l’avortement e la cloison; les graines sont uomi reuses , ovoïdes , chagrinées exlé- ( eurement. Les espèces de ce genre )nt très-nombreuses : Robert Brown a a décrit quarante -cinq espèces anssa Florede la Nouvelle-Hollande, il e sont des Plan tes herbacées ou sousutescentes , munies de tiges ou dépourvues de cet organe, ayant les » milles alternes ou éparses , entières, Plongées et étroites; les fleurs sont ès-di versement disposées , en épis 1 lus ou moins allongés, ou réunis m petit nombre au sommet de la ampe. Parmi ce grand nombre d’espèces , quelques-unes sont culliées dans nos serres. Teis sont les i 'y/idium laricifolium , graminifoum , etc. Dans ces espèces, on a mstalé une irritabilité bien maniste dans le gynostème. Dès qu’on irrite à sa partie inférieure au moyen une pointe , il se recourbe iinmédiarnenl en sens opposé, et reprend -u de temps après sa première poil lion. (a. R.)
STYLIÜIUM. BOT. PIIAN. ( LüU- ;iro.) r. Stylis .
STYLIMNUS. bot. ni an. ( Rafi- • esque. ) Syn. de Pluchea de Cassini.
ce mot. . (g. .N.)
ST Y LINE. Slylina. poi.yp. jcnre ee l’ordre des Madréporées dans la ivision des Polypiers entièrement ierrcux , ayant pour caractères : Pompiers pierreux , formant des masses rnples , hérissées en dessus; tubes ombreux, cylindriques, fasciculés, Tunis, contenant des lames rayon- I antes et un axe solide, lesaxes styli-
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formes , saillans hors des tubes. Les Stylines constituent des masses pierreuses , épaisses , composées de tubes verticaux , cylindriques et réunis.
Chacun de ces tubes est sans doute la cellule d’un Polype, et néanmoins leur intérieur est rempli de lames rayonnantes autour d’un axe central, plein , solide , cylindrique, qui laisse aux lames très-peu d’espace entre lui et la paroi interne du tube. Cet axe , strié longitudinalement à l’extérieur, fait une assez grande saillie hors du tube; ce qui est cause que la surface du Polypier paraîtliérisséed’une multitude de cylindres, séparés, tronqués et styliformes. On n’en connaît qu’une espèce que Lamarck nomme Stylina echinulata : elle vient de l'océan Austral. (e. D..L,.)
STY LIS. bot. piian. Poiret , dans le supplément de l'Encyclopédie méthodique , a ainsi nommé le genre Stylidium de Loureiro, parce que ce dernier nom a été appliqué par la plupart des botanistes à un autre genre de Plantes. V. Stylidium.
D’un autre côté , J ussieu a proposé le nom de Pautsauvia pour le genre dont il est ici question. Ce genre appartient à l’Heptandrie Tétragynie , L., et a été ainsi caractérisé : calice nul; corolle infère à sept pétales linéaires, dressés , cohérens , en forme d’un long cylindre , quelquefois réfléchis en vieillissant; sept étamines dont les filets sont courts , plans , presque réunis entre eux et insérés sur le réceptacle ; les anthères linéaires, fixes, de la longueur de la corolle'; ovaire presque rond , surmonté d'un style filiforme, dépassant la corolle et portant un stigmate échancré ; drupe ovée, petite, renfermant une nucule comprimée, scabre, biloculaire, composée de deux noyaux presque arrondis. Cegenre est trop peu connu pour qu’on puisse en déterminer les affinités. Il ne se compose que d’une seule espèce, Slylis cfilnensis , Poir. , lue, cil. , ou Sty/idium chineuse , Lou r. , Fl, Coc/iinc/i. , i , p. 273. C'est un Arbuste dressé , haut de cinq pieds, à
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rameaux nombreux et dichotomes; ses feuilles sont ovales , inégales à la base, très-entières, acuminées , alternes, pétiolées et glabres; les fleurs sont jaunes, axillaires, portées sur des pédoncules dichotomes. Celte Plante croît sans culture dans les environs de Canton où la décoction de sa racine est employée comme fébrifuge. (g. .N.j
STYLLARIA. bot. crypt. ( Bacillariées .) Genre fondé par Bory de Saint-Vincent , et qui a pour type les Echinella cuneata, geminata et paradoxa : il est spécialement caractérisé par la présence d’un stipe rameux qui. porte des corps cunéiformes ou en forme d’urne, qui s’isolent plus tard et nagent librement. K. Bacielariées et Echinelea. (ad. b.)
STYLOBASIS. bot. crypt. ( Chaodinées.) Genre indiqué par S pr en gel , comme établi par Sehwabe ; il est rapporté par ce savant au Einkia sous le nom de S. Amhlyonerna , et ne paraît nullement différer des autres espèces de ce genre; il croît sur les eaux stagnantes de l’Allemagne.
(AD. B
STYLOBASIUM. bot. pu an. Desfontaines (Mém. du Muséum , vol. 5, p. 07, tab. 2) a établi sous ce nom un genre de la Polygamie Monœcie, L., et qui a été placé avec doute dans la famille des Térébinthacées auprès du genre Heterodendron du même auteur, mais qui peut-être devra faire partie de la famille des Chrysobalanées. Voici ses caractères essentiels :
calice urcéolé , à cinq lobes obtus, colorés; corolle nulle ; dix étamines hypogynes, à anthères biloculaires ; ovaire obové , biovulé, portant à sa base et latéralement un style filiforme, capité au sommet; drupe uniloculaire , arrondie, monosperme?, entourée par le calice.
Ce genre ne se compose que d’une seule esp; ce , Stylobasium spathulaturn, qui est un Arbrisseau à feuilles alternes, presque spatulécs, glabres et très-entières , à (leurs souvent polygames par avortement, briève-
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ment pédicellées dans les aisselles des feuilles supérieures. Cet Arbrisseau croît sur la côte orientale de la Nouvelle-Hollande. (g..n.)
STALOBATE. min. Nom donné par Breithaupt à un Minéral cristallisé en prisme quadrangulaire, qu’il regardait d’abord comme une espèce particulière , mais qu’il a reconnu depuis pour être une variété de Macle ou de Gehlénite. (g. del.)
STYLOCERAS. rot. phan. Genre de la famille des Euphorbiacées, ainsi caractérisé : Pleurs monoïques ou dioïques. Mâles : écailles portant des anthères oblongues , inégales , introrses , le plus souvent au nombre de dix. Femelles; calice court, 5-5-parti ; ovaù’e globuleux, à deux ou quatre loges, contenant chacune, un ovule solitaire, surmonté de deux styles oblongs , recourbés, épais, qui partent comme deux cornes de ses deux côtés ; feuilles alternes , trèsentières , glabres, luisantes; inflorescence axillaire; pédoncules accompagnés à leur base de nombreuses bractées imbriquées; tantôt épis solitaires ou géminés , bisexuels , dans lesquels plusieurs fleurs mâles sont situées en dessous d’une seule femelle terminale ; tantôt épis entièrement mâles sur d’autres pieds que les fleurs femelles, qui. sont solitaires et courtement pédonculées. Trois espèces appartiennent à ce genre : ce sont des Arbres de l’Amérique méridionale. L’un , d’après lequel nous l’avons établi et figuré , avait été observé par Dombey , dont une note nous apprend que le péricarpe du fruit ( d’ailleurs jusqu’ici inconnu ) se mange , et que ce fruit renferme quatre graines semblables à des châtaignes. Ivunth en a figuré deux ( Nov . Gen., tab. 687 et/638 ) , dont l’une avait été antérieurement indiquée par Willdcnow sous le faux nom de Trophis. (A. D. J-)
STYLOCORINA.bot. rriAN. Genre de la famille des Rubiacées et de la Pcntandrie Monogynic , L. , établi
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ar Cavanilles, et présentant les caractères suivans : Je calice turbiné à ! a base et denté à sou sommet; la orolle monopétale rotacée, à cinq ; ivisions lancéolées ; les étamines resque sessiles, attachées à la gorge e la corolle , ayant les anthères lon- . ues et saillantes ; le style est renflé nans sa partie supérieure et comme ausiforme , terminé par un stigmate i deux lobes rapprochés ; le fruit est me baie pisiforme , ombiliquée , à i eux loges polyspermes. Ce genre ne t e composait d'abord que d’une seule spèce. Sty locorina racemosa, Cav. , c., 568 ; Arbrisseau à fleurs axillaires n corymbes dicholoines , originaire u e l’île de Lucon. Labillardière , dans • on Sertum austro-ca/edonicu/n, t. 48, ;:n a décrit et figuré une espèce qu’il : omme Stylucorina corymbosa. Elle Itiôere des autres espèces du genre >-ar une baie à quatre loges; enfin Hume ( Bijdrag . Tôt. de Fl.) en a fait : onnaître trois espèces nouvelles qu’il i observées dans l’île de Java. (a. R.)
* STYLOGLOSSUM. bot. phan.
L))ans le magnifique ouvrage sur les J)rchidées de Java que Van Breda
■ ublie en ce moment, cet auteur a l labli, sous le nom de Sty/oglossum ,
■ n genre qui est ainsi caractérisé :
érianthe étalé , dont les divisions
l ont presque égales, les intérieures homboïdales; labelle à trois lobes :elui du milieu aigu), adné au dos i u gynostème par ses côtés et sa ■ase, prolongé en un long éperon;
5 ynoslème épais, terminé par un t ostelle long , aminci , filiforme, qui ! srme 1 orifice stigmatique ; anthère îrminale , dont les loges sont à eine subdivisées en locelles; masses ; olliniques , au nombre de huit, céi éacées , dures, en massue, iuéiales, ayant une gaine membra- ) euse , et unies au rostelie obtura- ! :ur. Ce genre paraît être le même ue VAmblyglottis de Bluine, mais an Breda a cru plus convenable de inserver le nom de Sty log/ossum nposé par Kuhl qui a découvert la liante, et il est probable que les
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botanistes se rangeront à son avis , puisque le genre en question est illustré ici par une superbe figure. Le Sty logTossurn nervosum est une Orchidée haute d’environ deux pieds , à racine fibreuse, à feuilles radicales, distiques, engainantes à la base, oblongues-lancéoléés , nerveuses ; la hampe est cylindrique , portant à son sommet un épi de fleurs d’un jaune orangé. Cette Plante croît à Java , dans les forêts de la province deBantam. (g..».)
STYLO PHORUM. bot. phan.
Nuttall ( Gener . of norlk Am. PL, n. 56 1) a formé sous ce nom un genre de la famille des Papavéracées , composé de deux espèces, dont l’une est le Chelidonium diphyllum de Michaux. Ce genre a été réuni par De Candolle ( Syst . Veget. , 2 , p. 87) au Meconopsis de Viguier , dont il forme la seconde section. F. Mèconopside.
STYLOPS. ins. Genre de l’ordre des Rhypiptères, établi par Kirby et adopté par Latreille, et par tous les entomologistes, avec ces caractères:
antennes partagées en deux branches, dont la supérieure se divise en trois petits articles; élvtres insérées sur les côtés du prot borax ; écusson avancé , couvrant l’abdomen ; ailes n’ayant que de faibles nervures toutes longitudinales, se reployant en éventail ; abdomen presque cylindrique , rétractile , entièrement charnu. Ce genre et celui de Xénos forment seuls l’ordre des Rhypiptères , le dernier diffère des précédons par son abdomen corné , à l’exception de l’anus, et par la branche supérieure de ses antennes qui n’est pas articulée. O11 ne connaît qu’une espèce qui vit en parasite sur les And rênes , c’est :
Le Styjlots des Andrènes , Stylops Melittœ , Kirbf , Monogr. Ap. Angl.
T. 11 , p. 11 3. Ï1 est long d’une ligne et demie, très-noir; ses ailes sont plus longues que le corps , et ses pâtes sont brunes ; sa larve est molle, presque cylindrique, blanchâtre; sa tête est avancée, cornée , cordiformc, un
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peu aplatie , roussâtre , avec sa partie postérieure noire , un peu concave en dessous. Elle vit clans le corps de plusieurs espèces d’Andrènes ; pour se transformer en nymphe , elle sort en grande partie de l’intérieur, et se fixe sous le recouvrement des lames abdominales. On trouve cet Insecte en France et eu Angleterre. (g.)
STYLOSANTHE. Stylos an thés.
uot. ph an . Genre de la famille des Légumineuses, tribu des Ile’dysarées, établi par Swarlz ( Prodr . Tlor. Ind.
occid . , 108) et offrant les caractères s uivans : calice dont le tube est trèslong, grêle, le limbe profondément découpé en cinq lobes iuégaux; corolle papilionacée , insérée sur l’entrée du tube du calice, ayant l’étendard arrondi et rabattu, la carène très-petite, bifide au sommet; dix étamines monadelphes, ayant le tube fendu ; ovaire sessile, surmonté d’un style filiforme, très- long, droit, et d’un stigmate capité, hispide ; gousse composée de deux articles monospermes, le supérieur un peu crochu , acuminé par la base du style.
Ce genre se compose de dix espèces qui croissent dans les pays chauds de l’Amérique méridionale et septentrionale, des Antilles, de l’Inde asiatique et de l’Afrique. Le type du genre est le Stylosanlhes procumbens , Swartz, Act. f/u/m., 1789, tab. 11, fig. 1 , Plante qui a le port d’un Ononis, et que l’on trouve dans les champs arides , non - seulement aux Antilles, mais encore au Sénégal.
Aublet en a décrit une espèce sous le nom de Trifolium guianeuse. Les diverses variétés d ' ITedysarum hamatum de Linné appartiennent encore à ce genre. Enfin Kunth en a décrit trois espèces nouvelles de l’Amérique méridionale et du Mexique. Ce sont des Herbes ou de petites Plantes ligneuses â la base, dont les tiges sont rameuses, garnies de feuilles à trois folioles, celle du milieu presque sessile, munies de stipules adhérentes au pétiole. Les fleurs sont petites, accompagnées de bractées im-
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briquées, et disposées en épis denses et terminaux. (g. .N.)
STYLURUS. bot. phan. Rafinesque ( Tlor . Ludov., p. 28) a décrit, sous le nom de Stylurus Jistu /usus , une Plante de la Louisiane, formant un genre nouveau qui offre tous les caractères des Clématites, à l’exception des étamines qu’il dit être seulement au nombre de quatre à six.
Ce genre, comme la plupart de ceux établis par le même auteur, est trop douteux pour qu’on puisse l’admettre sans révision.
Knight et Salisbury ont établi, sur le Greuillea buxifulia, un genre Stylurus qui n’a pas été adopté. (G..N.)
STYPANDRA. bot. phan. Genre de la famille des Asphodélées et de l’Hexandrie Monogynie , L. , établi par R. Brown {Prodr. Flor. Nov.- HolL, p. 278) qui l’a ainsi caractérisé : périanthe à six divisions égales, étalées et caduques; six étamines dont les filets sont amincis à la base, courbés, glabres, munis à la partie supérieure de poils ressemblant à de l’étoupe, les anthères échancrées à la base; ovaire à loges polyspermes, portant un style filiforme, lerminé par un stigmate simple; capsule triloculaire, trivaîve ; graines peu nombreuses , ovales , lisses , à ombilic nu; embryon droit. Ce genre a de l’affiuiié d'un côté avec le Diane/la, de l’autre avec Y Anthericum ; l’auteur pense que les Anthericum coarctatum et cœruleum de la Flore du Pérou lui appartiennent. Il en a décrit cinq espèces partagées en deux groupes qu’il faudra peut-être ériger en genres distincts. Le premier a des fleurs penchées, portées sur des pédicellcS dépourvus de bractées; des feuilles caulinaires distiques, à gaines entières ; des semences ternes. A ce groupe appartiennent les Stypandra glauca et imbricata , R. Brown. Le second groupe offre des fleurs dressées , à pédicelles munis de pentes bractées à la base; des feuilles caulinaires alternes, à demi-engainantes à la base, les radicales distinctes;
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s graines luisantes. Les trois esi • ces de ce genre ont reçu les noms ■ ; *S. cespitosa , umbellala et scabra.
outes ces Plantes croissent dans la irtie méridionale de la Nouvelle- I oilande. Elles sont vivaces, ayant iss rhizomes rampons , garnis de fi-
• res fasciculées , filiformes. Leurs vuilles sont roides , linéaires-ensii urnes. Leurs fleurs sont bleues ou illauchâtres, avec les barbes des filets
.aminaux jaunes; elles ont une ini orescence en panicule ou en cor/mbe. (g.. n.)
STYPHÉLIE. Styphelia. bot.
fian. Ce genre de la famille des Épa- . ridées et de la Penlandrie Mono- ( ynie, L., a été établi par Smith, et lîractérisé de la manière suivante !>ar R. Brown ( Proclr . Flor. Nov.- Itull., p. 507) : calice accompagné de ruatre ou d’un plus grand nombre i e bractées; corolle allongée , tubue;use, le tube muni en dedans et à 1 base de cinq faisceaux de poils,
• >s divisions du limbe réfléchies en lehors et barbues; filets des étamines saillans hors de la corolle; waire à cinq loges , entouré à sa base l e cinq écailles distinctes, rarement tonnées; drupe presque sèche, contenant un noyau solide, osseux. Ces t aractères ne conviennent qu’à une ? artie des espèces de Smith et de La-
0 illardière. Un grand nombre de : elles-ci en ont été séparées par R.
iiîrown pour former les genres Lisaanthe, Leucopogon, Monotoca , Acro- ! r'ic/ie , Trochocarpa et Cy alhudes. Au moyen de ces éliminations, les vraies
spèces de Slyphélies sont peu nombreuses. R. Brown en décrit sept , carmi lesquelles nous citerons le S.
' ib'flora , Smith , New-Holland., 45 , lmb. 1 4; les Styphelia triflora et S.
iridiflura, Andr. , Reposit. , 72 et 5 1 2. le sont des Arbrisseaux qui crois-
1 ent à la Nouvelle - Hollande , aux invitons de Port - Jackson et à la ’erre de Van-Diémen. Leurs tiges
(ont dressées, ascendantes, rameuses, un peu glabres, garnies de feuilis éparses , mucronées , portées sur
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de très-courts pétioles. Les fleurs sont très-belles, penchées ou divariquées, solitaires ou rarement au nombre de deux ou trois sur des pédoncules axillaires. (g. .N.)
STYPHLUS. ins. Genre de Charansonites établi par Schoenherr. H.
Rhynchopiiores. (g.)
STYPNION. bot. crypt. ( Chaodinées.) Ce genre a été établi par Rafmesque , et caractérisé très-incomplètement ainsi qu’il suit : masse gélatineuse et floconneuse , homogène à la vue simple , présentant au microscope quelques filets entourés de gelée. Il n’en décrit qu’une espèce sous le nom de S.Jluitans : elle flotte sur les eaux de 1 Ohio; sa couleur est un jaune brunâtre. Il est impossible par ces caractères de distinguer ce genre des Linkia ou Riuularia.
(ad. b.)
* STYRACÉES. Styraceæ. bot. ph an. Déjà à l’article EbÉnacées (/G ce mol) nous avons indiqué la formation de cette famille nouvelle par le professeur Richard , pour un certain nombre de genres auparavant placés dans la famille des Guayacanees. Cette division a été adoptée par tous les botanistes modernes, entre autres par Robert Brown, De Jussieu, Kunth , etc. Les Styracécs renferment des Arbres ou des Arbrisseaux à feuilles alternes sans stipules , à fleurs axillaires et pédonculées , quelquefois terminales ; leur calice est libre ou adhérent , avec l’ovaire infère ; le limbe est divisé en lanières ou entier; la corolle est monopétale , régulière, divisée plus ou moins profondément en un nombre variable de segmens ; les étamines, dont le nombre variede sixà seize, sont libresou monadelphes par l’extrémité inférieure de leurs filets; elles sont insérées vers la base de la corolle; leurs anthères sont allongées, à deux loges, s’ouvrant chacune par un sillon longitudinal ; l’ovaire est tantôt libre et tantôt adhérent, ordinairement à quatre loges séparées par des cloisons membraneuses et très-minces ; chacune de
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ces loges contient généralement quatre ovules attachés à un trophosperme axillaire, et dont deux sont dressés et deux renversés ; le style est simple, terminé par un stigmate petit et simple; le fruit est légèrement charnu ; il contient une à quatre nucules osseuses et plus ou moins irrégulières; outre son tégument piopre , la graine est formée d’un endosperme charnu, dans lequel est un embryon cylindrique , ayant la même'direction que la graine.
Cette petite famille se compose des genres Styrax , Halesia, Syrnplocos , auxquels on a réuni les genres A Istonia et Ciponima. Elle diffère des Ebénacées par son insertion périgynique , par son ovaire dont les loges contiennent chacune quatre ovules , dont deux dressés et deux renversés, et enfin par son style simple, (a. r.).
STYRAX. Styrax, bot. phan. Ce genre, que l’on connaît en français sous le nom d’Aliboufier , forme le type de la famille des Styracées ( F.
ce mot j. Il se distingue par les caractères suivans : le calice est monosépale, turbiné, offrant cinq à sept dents extrêmement courtes ; la corolleestmonopétale,diviséedansles trois quarts de sa hauteur en trois à sept lanières oblongues, recourbées en dehors; les étamines varientde six à seize et sont inséréesau tube de la corolle ; leurs filets sont cohérens et mouadelph.es par leur base , et leurs anthères sont oblongues , dressées et obtuses à leur sommet ; l’ovaire, adhérent au calice environ dans le tiers de sa hauteur, est ordinairement à quatre loges contenant chacune quatre ovules , deux dressés et deux renversés; le style est simple , grêle , terminé par un stigmate entier et obtus ; le fruit est une drupe presque sèche à une ou quatre loges incomplètes, par l’avortement des cloisons , et contenant d’une a quatre graines osseuses. Ces espèces de ce genre sont des Arbres plus, ou moins élevés , ou des Arbrisseaux a feuilles alternes, entières et petiolées ; les