BRETTE
SUCCINIQUE. min. V. Acide.
SUCCINITE. min. ( Bonvoisin. ) Variété de Grenat jaune. (a. h.)
SUCCOWIA. bot. pïian. Medikus et Mœnch ont établi sous ce nom un genre de la famille des Crucifères et de la Tétradynamie siliculeuse, L.,qui a été ainsi caractérisé par De Candolle ( Sysl. lEeget. , 2 , p. 642 ) : calice dressé, presque égal à sa base; pétales onguiculés, dont le limbe est entier; étamines libres ; ovaire ové , portant un style tétragone-subulé ; silicule ovée-globuleuse , terminée par le style biloculaire, bivalve, à
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valves concaves , déhiscentes , hérissées de poinles, à cloison membraneuse; graine solitaire dans chaque loge , pendante, globuleuse, à cotylédons condupliqués. Ce genre est placé dans la tribu des Vellées et ne renferme qu’une seule espèce , Succuwia balearica , qui était placée par Linné dans le genre Buaias , et par Lamarck dans le My agrum. C’est une Herbe annuelle, dressée, rameuse, glabre, à racine grêle, fibreuse, à tige cylindrique , garnie de feuilles pinnatilobées. Les fieurs sont jaunes, disposées en grappes allongées. Cette Plante croît aux îles Baléares , en Sicile et à Ténériffe. (g. .N.)
* SUCE -CHÈVRES. Ægotheles.
ois. Vigors et Horsfield ont proposé le genre Ægotheles pour recevoir le Caprimulgus Nouœ - Holland iæ de Latham. Ce genre Suce-Chèvres diffère très-peu de l'ancien genre Engoulevent , et n’a pas encore été adopté. ( (less.)
SUCET. pois. Syu. de Rémora. V.
ce mot.
SUCEURS, pois. Syu. de Cyclostomes. V. ce mot. (b.)
SUCEURS. SucLoria. tns. Latreilie donnait ce nom, dans ses anciens ouvrages , au quatrième ordre des Insectes; dans ses Familles naturelles, il l’a changé en celui de S\ phonaptères. V. ce mot. (g.)
* SUÇOIR. Haustellum. ins. On désigne ainsi la bouche d'un grand nombre d’insectes. V . Bouche, (g.)
SUÇOIR.S. bot. phan. Haustoria.
Le professeur De Candolle a appliqué ce nom à de petits tubercules qui se développent sur la lige des Plantes parasites et qui servent à sucer ou à absorber, dans la substance du Végétal auquel elles sont attachées, les sucs nutritifs , comme par exemple dans la Cuscute. (a. r.)
SUCRE. Saccharum. chim. org.
Substance végétale neutre, essentiellement caractérisée par sa saveur douce , agréable, et par la propriété
de pouvoir être transformée en Acide carbonique et en Alcohol , lorsque après l’avoir fait dissoudre dans l’eau et mise en contact avec du ferment, on place cette solution dans des conditions convenables. Ce principe immédiat varie d’ailleurs dans ses qualités physiques : à l'état de pureté, il se présente ordinairement sous forme cristalline; mais quelquefois il offre un aspect gras, pulvérulent, et il n’a de commun avec le Sucre ordinaire que les propriétés générales énoncées en tête de cet article. Il y a même de ces Sucres dont la saveur est à peine douceâtre , et par conséquent qui ne peuvent être absolument assimilés au Sucre cristallisé. A plus forLe raison, nous en éloignons le Sucre de lait qui n’est aucunement susceptible de produire de P Alcohol par la fermentation.
Ce fu t seulement a prèsles conquêtes d'Alexandre que le Sucre a été connu des Grecs; car l’Inde et les contrées les plus orientales de l’Asie sont la partie originaire de la Canne , et les peuples de ces régions furent naturellement les premiers qui en retirèrent du Sucre. D’après les descriptions de Dioscoride et de Pline, le Saccharon ou Saccharum des anciens était uu produit un peu différent de notre Sucre, peut-être à cause de son imparfaite purification. A l’époque des croisades , les Vénitiens apportèrent d’Orient cette substance, que Ion n’employa alors que comme médicament; lé commerce lucratif qu’ils en firent d’abord passa bientôt entre les mains des Portugais, lorsque la découverte du cap de Bonne-Espérance eut ouvert à ces derniers la voie maritiinedes Indes-Orientales. La culture delà Canne se répandit peu à peu dans l’Arabie, l’Égypte, la Sicile, 1 Espagne , les Canaries ; enfin elle passa en Amérique, oii elle a tellement prospéré que cette partie du globe en fournit à l’Europe une quantité peutêtre plus considérable que celle qui est importée de l’Asie. C’est même seulement depuis la culture de la Canne clans les colonies du Nouveau-Monde,
suc
le Sucre est devenu une substance ; M emière nécessité pour les peuples ilisés , vu les usages nombreux i quels ils l’ont soumise.
U l’article Saccharum, nous avons t connaître la Canamèle officinale, aminée que l’on cultive en grand . ir l’extraction du Sucre. Sa présence té reconnue dans les diverses par- - ■ d’un grand nombre de Végétaux, :is ce fut seulement au commencei nt du siècle présent, et lorsque la i :rremaritime empêchaitlcs peuples i continent de l’Europe de commu- | uer avec les colonies, qu’on cheri à retirer en grand le Sucre des .gétaux indigènes et d’une facile tture ; ainsi on en a obtenu des ataignes, des Carottes, des tiges de ïs et de Sorgho , etc. Mais aucune istance n’en a fourni plus avantausement que la Betterave. Achard Berlin fut le premier qui démontra >2 le Sucre pouvait être obtenu en i nd decelte racine , et les chimistes, t :ouragés par le gouvernement fran- •ssous le régime impérial, portèrent . t de le fabriquer à un très-haut tpé de perfection.
^e Sucre, à l’état de pureté, est so- • 2, blanc, d’une saveur très - douce,
i jsphorescent par la percussion ,
; ne pesanteur spécifique de i ,6o6. Il
Uallise facilement en prismes à six es dont deux sont ordinairement ns larges, et qui sont terminés par > sommets dièdres ou quelquefois ' *d res . La forme primitive est le sme tétraèdre ayant pour base un limbe. Ces cristaux , auxquels on
ii me vulgairement le nom de Sucre ldi , contiennent à peu près 5
i îr 100 d’eau de cristallisation. Les mens du Sucre sont dans les pro- •lions suivantes : en poids , d’après y-Lussac et Thénard, Carbone, .47 < Oxigène, 5o,63; Hydrogène, o. En volume, d après Beizélius, :bone, 12 j Oxigène, io; llydio- 1e , 21.
jes usages du Sucre , comme subsce alimentaire et comme condint , sont si nombreux que nous ne ivons ici les signaler que d’une
manière générale. Ses qualités nutritives 11e peuvent être révoquées en doute, car on sait que les Nègres, employés dans les sucreries, prennent rapidement de l’embonpoint et jouissent d’une bonne santé , lorsqu'on leur donne à manger beaucoup de matières sucrées , et surtout quand on ne les excède pas de mauvais traitemens. Cependant il ne paraît, pas aussi bien convenir, sous le rapport alimentaire, aux peuples de l’Europe, et , d'après les expériences de Magendie , il ne pourrait être employé seul pendant long-temps. La saveur, agréable du Sucre le fait rechercher pour la préparation d’une foule de mets de lantaisie. La consommation que l’on en fait dans l’art du confiseur et dans la cuisine est immense. Les pharmaciens préparent avec le Sucre leurs sirops, conserves, pastilles, pâtes et électuaires, médicamens où le Sucre est employé à deux fins ; non-seulement il masque ou adoucit la saveur rebutante de ces médicamens , mais encore il agit comme moyen de conservation. Le Sucre a été préconisé comme antidote des sels de cuivre : cette assertion n’a pas été pleinement confirmée par les expériences d’Orfila.
La plupart des fruits, et particulièrement les raisins , doivent la saveur douce à la présence d'une espèce de Sucre qui n’estpoint identique avec celui de Cannes ou de Betteraves. Il est absolument semblable à celui que l’ait a obtenu par l’action de l’Acide sulfurique ou de l’eau sur la fécule de pomme de terre à l’état de pureté.
Il est grenu , pulvérulent, très-blanc, sec, non hygrométrique, imprimant une saveur douce avec un sentiment de fraîcheur dans la bouche. O11 avait d’abord pensé que ce Sucre n’était pas susceptible de cristallisation ; mais tout récemment un chimiste italien, dont nous ignorons le nom , est parvenu à faire cristalliser le Sucre de raisins; et J. B. Mollerat, qui a établi une belle fabrique de Sucre de fécule dans le département de la Côte-d’Or, a obtenu le même résultat. (g..n.)