TOME XV
SUCRIER, ois. Espèce du genre Guit-Guit. F", ce mot. Quelques auteurs ont étendp ce nom à une petite famille qui comprend plusieurs espèces de genres différons. (dr..z.)
SUCRIER, bot. phan. On donne vulgairement dans les Antilles le nom de Sucrier de montagne au Gomart , Bu/sera gummifera , L. V. Gomart.
SUCS PROPRES. ROT. PHAN. On appelle ainsi les liquides plus ou moins denses et de nature diverse , qui existent dans certains Végétaux et qui s’en échappent lorsqu’on les entame; ainsi dans les Euphorbes, les Figuiers , les Pavots, les Apocynées, etc., ce Suc est blanc et laiteux; il est jaune dans la Chélidoine, rouge dans la Sanguinaire. Ce Suc est en général une sorte d’émulsion, composée d’une résine dissoute ou pour mieux dire tenue en suspension dans l’eau au moyen de la gomme. Ainsi les Sucs propres des Apocynées , des Ombellifères , etc. , en se desséchant à l’air, forment-ils des gommes résines. Dans les Conifères, au contraire, le Suc propre est une résine dissoute dans une huile essentielle. Les Sucs propres se rencontrent en général dans le tissu cellulaire de l’écorce , quelquefois dans le bois , plus rarement dans la moelle; ils sont contenus dans des espèces de tubes allongés que l’on a nommés vaisseaux propres ou réservoirs du Suc propre ; leur forme et leur longueur sont extrêmement variables. Jamais ces vaisseaux ne présentent de pores, ni de fentes dans leurs parois, et, selon quelques auteurs, ce ne sont que des cellules accidentelles formées aux dépens du tissu cellulaire voisin , par les fluides propres, à mesure qu’ils sont sécrétés, beaucoup de physiologistes considèrent les Sucs propres comme la sève élaborée et descendante; mais il nous paraît difficile d’admettre cette opinion. Les Sucs propres sont le résultat d’une sécrétion particulière qui est propre à certains Végétaux, et sont tout-à-fait distincts de la sève