‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 264 sur 282 · SUM · texte numérisé non relu

SUM

coud volume de son Prodrome; ce -ut des Arbrisseaux ou des Arbus- -s à feuilles alternes ^simples, digi- ;es ou pinnées, et à fleurs disposées in grappes axillaires ou terminales, inq sections naturelles, portant des i oms particuliers, ont été établies par ;s auteurs pour grouper les espèces e ce geure. Nous allons en exposer l :i brièvement les caractères.

i°. Cotinus, Tournefort.

Fleurs hermaphrodites; drupe gla-, re, échancrée à la base; feuilles siinles; fleurs en particule, dont un rand nombre avortent et dont les édoncules s’allongent et se couvrent i e poils plumeux.

Le Rhus Cotinus, L. , qui croît dans ?3S régions méridionales de l’Europe, orme à lui seul cette section. On le onnaît et le cultive dans les jardins > ous les noms de Fustet, ou d’Arbre

i perruques.

3°. Metofium , D. G.

Fleurs hermaphrodites; drupe gla-

ii re, ovoïde, oblongue , contenant un noyau grand et membraneux; s milles imparipinnées.

Cette tribu ne contient que le Rhus Ifetopiurri , L., qui croît à la Jamaïtue.

3°. Sumac.

Le professeur De Candolle réunit f ;i les deux genres Rhus et Toxico- ' tendron de Tournefort. Les fleurs mt en général unisexuées et polyames ; le fruit velu, ovoïde, arrondi, :î noyau lisse ou strié; les feuilles nparipinnées ou palmées. Ici se trouent réunies la majeure partie des eslèces de ce genre, parmi lesquelles ous ferons remarquer les suivantes :

!i hus coriaria , L. ; on le nomme aussi umac des eorroyeurs. Roux , Vinairrier , etc. Il croît dans l’Europe médionale; ses fruits sont astringens ; n les employait autrefois pour assaionner les viandes. Son écorce et ses unes pousses étaient employées au mnage des cuirs. Rhus typhinum , ., originaire de E Amérique scplenionale ; on le cultive dans nos jar-

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dins où il forme en automne un trèsbel effet par ses longues grappes de fruits rouges et serrés et par la teinte purpurine de son feuillage. Rhus copallinum , L., de l’Amérique septentrionale ; on en retire une résine connue sous le nom de Gomme Copal d’Amérique, Rhus toxicodendron , L.

Cette espèce de môme que le Rhus radicans , qui en est fort voisin , est originaire de l’Amérique septentrionale. Elle est fort remarquable par l'énergie de ses propriétés délétères; le suc qui s’en écoule, placé sur la peau , y détermine une violente inflammation , et on a vu fréquemment les émanations qui s’échappent de cet Arbrisseau occasioner les accident les plus graves. Selon Van- Mons , ces émanations sont essentiellement composées de gaz hydrogène carboné. Le docteur Dufresnoy de Valenciennes dit avoir employé avec succès l’extrait du Sumac vénéneux contre les dartres chroniques les plus rebelles.

4°. Thezera , D. C.

Fleursdioïques; drupe arrondie surmontée de trois tubercules; noyau comprimé; feuilles palmées.

Le Rhus pentaphyllum , Desf. , Fl.

Atl. , 1, p. 267, tab. 77; Rh. ziziphinum , Tineo.

5°. Lobadium , Rafin.

Fleurs polygames; drupe comprimée , velue ; noyau lisse. Arbrisseaux aromatiques à feuilles palmées.

L & Rhus suaveolens, Aiton, et le Rhus aromalicum , Ait. (a. r.)

* SU MACHINÉES, bot. phan.

L’une des tribus établies par le professeur De Candolle dans la famille des Térébinthacées , et qui comprend les genres Rhus , Mauvia , Duvaua , et Schinus. V. ïéréhintïiacêes.

SUMET. concii. Le Su met est une Coquille du genre Vénus , qu’Adanson (Voy. au Sénég., pl. 17, fig. 1 3) a placée dans ses Cames. Blainville dit que Gmelin lui donne le nom de F en us script a -, c’est en vain que nous

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avons cherché à vérifier celle citation. F. Vénus. (d..h.)

SÜMPIT. rois. Syn. d’Armé , espèce du genre Centnsque. F. ce mol .

SUMTJQUE. annel. Bosc (Dict.

de Déterville) dit avoir établi sous ce nom un geme qui renfermerait la P iscicoi 'aP isciurn de Lamarck et correspondrait par conséquent au genre Hæmociiaris. F. ce mot. (aud.)

* SUNIPIE. Sunipia. bot. piian.

Genre de la famille des Orchidées établi par J. Lindiey ( Seleclos ()rchic/earum) , et dont d ne trace pas les caractères. Mais comme il donne à la fin de celte liste la figure analytique d’une fleur de ce genre , voici les caractères que nous avons pu en tirer : les fleurs sont renversées ; les trois divisions externes sont allongées , la supérieure, qui est devenue inférieure par le renversement de la fleur, est ovale, allongée, concave surtout à la base et étalée; les deux latéx'ales sont dressées et planes; les deux intérieures et latérales sont beaucoup plus courtes, arrondies et obtuses; le labelle est plus court que les divisions externes, entier, allongé, un peu en gouttière ; le gynoslême est court , concave antérieurement ; l’anthère est operculiforme à deux loges bilocellées , contenant chacune deux masses de pollen solide portées sur une caudicule commune qui se réunit à sa base avec celle du côté opposé. Ce genre, qui appartient à la tribu des Vandées, est placé par Lindley entre les genres Pholiciota et Telipogon. (a. b.)

SUNSA.. mam. Syn. de Mangouste au Bengale. F. Civette. (b.)

* SU P ER13 ANGIS. bot. biian.

Nom donné par Du Pelil-Thouars (Ilist. des Orchidées des îles Australes d’Afrique, tab. 63 cl 64) à Y Angroccu/n superbum. (<>■ *N . )

SUPERBE, ois. Espèces des genres Guêpier cL Manakin. V . ces mots.

SUR

SUPERBE, rept. oph. Espèce du genre Couleuvre. F. ce mot. (b.)

SUPERBE DU MALABAR, bot.

piian. F. Méthonique.

* SUPERPOSITION. GÉOE. Expression fréquemment employée dans l’es ouvrages de Géologie pour indiquer les rapports de position qui existent entre les divers Terrains ( F. ce mot), ou les Roches différentes qui entrent dans la composition d’un même terrain. On dit que la Superposition est concordante entre deux Terrains, deux formations ou deux Roches immédiatement superposées, lorsque les strates qui séparent l’un sont parallèles à ceux qui divisent 1 autre; au contraire on les dit en Superposition non concordante , contrastante ou transgressive, lorsque les lignes de division n’ont pas la même direction.

Dans les masses qui se recouvrent, ce dernier caractère est l’un des plus importans à bien constater dans les descriptions géologiques , parce qu’il établit l’indépendancedes formations, et prouve qu’il s’est écoulé un temps plus ou moins long et souvent uu bouleversement entre le premier dépôt et celui qui le recouvre. F . Terrains. (c. P.) ,

SUPRAGO. bot. phan. Gaertner avait formé sous ce nom un genre fondé sur plusieurs espèces placées par Linné dans le genre Serratu/a et qui ont été distribuées par Michaux, Schreber et Wiildenow dans les genres Lial/is et Fernonia. Cassini trouvant ce nom sans emploi , l’a appliqué à un sous-genre qui ne diffère des vrais Lia/ris que parce que son aigrette est courtement plumeuse au lieu d’être longuement plumeuse. Ce sous-genre .se compose clés Lia/ris spicata et sphœroidea , qui sont des Plantes de l’Amérique septentrionale.

F. Liatride. (G..N1.)

SUR.A. bot. piian. ‘ ( C. Bauhin. ) On nomme ainsi dans l’Inde la noix du Cocotier. (a. R»)

SUREAU. Sambucus. bot. phan .

Genre rie la famille des Caprifolia-

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•ées , section des Sambucées ou Viburcées, et de la Pentandrie T ri— gynie , L. , offrant les caractères essentiels suivons : calice supère , petit, à cinq dents; corolle urcéoléerotacée , à cinq lobes ; cinq étamines ; ovaire portant trois à cinq stigmates •sessiles ; drupe bacciforme , globuleuse, renfermant un noyau qui contient trois à cinq graines, ou plutôt trois à cinq noyaux soudés , chacun d’eux monospermes. Ce genre se compose d’environ huit espèces, dont trois croissent en Europe, les autres en diverses régions du globe , deux dans l’Amérique septentrionale, une au Pérou , et deux à la Cochinchine et au Japon. Ces Plantes sont des Arbrisseaux ou des Arbustes à feuilles imparipinnées , dentées en scie, ayant leurs pétioles munis à la base de glandes ou rarement de stipules.

Les fleurs sont blanches, disposées en corymbes ou en grappes. Parmi les espèces européennes , nous citerons particulièrement le Sureau noir, Sarnbxcus nigra , L. , Arbrisseau très-élevé qui se trouve abondamment dans les haies et les buissons. On en cultive plusieurs variétés , dont une est fort remarquable par ses feuilles laciniées, et une autre par ses feuilles panachées de jaune et de blanc. Tout le monde connaît cet Arbrisseau, qui est si vulgaire, qu’une description serait superflue. Ses fleurs nombreuses , disposées en corymbe, d’une odeur agréable , sont fréquemment employées en médecine comme sudorifiques. Les marchands de vin se servent de ces fleurs pour donner aux vins un faux goût de muscat. La seconde écorce et les baies sont aussi quelquefois usitées comme purgatives et- antihydropiques. Le Sureau a grappes, Sarnbucns racemosa , L. , est une autre espèce originaire des contrées montueuses de l’Europe ; on en décore les jardins paysagers. Enfin I’Hféuee, Sambucus Ebulus. , L., est une espèce qui croît abondamment sur le bord des chemins et' dans les lieux humides. Ses fleurs sont blan-

ches , disposées en corymbes, ombellifo unes , et il leur succède des baies noires analogues pousr les propriétés à celles du Sureau commun.

Toute la Plante exhale une odeur forte et désagréable, ce qui la fait respecter par les bestiaux. (g. .N.)

SUREGADA. bot. phan. Ce genre établi par Roxburgh, d’après un Arbre de la côte de Coromandel , a été décrit dans les Actes des Curieux de la nature de Berlin par Willdenow qui le caractérise ainsi : fleurs dioïques; calice à cinq folioles. Fleurs mâles :

étamines nombreuses , à filets linéaires , à anthères ovales et dressées.

Fleurs femelles : trois stigmates sessiles et bipartis; ovaire ovoïde, sexangulaire ; capsule à trois coques le plus souvent monospermes. Feuilles alternes , entières, glabres, veinées ; fleurs courternent pédonculées , opposées aux feuilles. Ce genre avait été rapproché avec doute des Euphorbiacées , et , dans notre travail sur cette famille , nous avions exprimé l’opinion qu’il pourrait avoir quelque affinité avec le Gelonium des mêmes auteurs. Elle a été confirmée depuis par l’examen d’échantillons authentiques , qui nous a prouvé qu’il en est même congénère.

SURIANA. bot. phan. Genre placé dans la Décandrie Pentagynie , L. , mais dont les affinités naturelles sont encore incertaines. On avait pensé qu’il pouvait être rapporté aux Rosacées, mais De Caudolle (Prod. Syst.

veget . , 2, p. 91) l’a relégué à la fin desTérébin thacées, touten indiquant ses rapports avec le Cneorurn et l’He- (erodendron. D’un autre côté, Kunth {Non. Gen. Amer., 6, p. 234 inadn.) a regardé ce genre comme plus voisin des Géraniacées. Voici ses caractères essentiels : calice profondément divisé en cinq parties; corolle à cinq pétales hypogynes ou insérées au fond du calice ; cinq à dix étamines dont quelques-unes avortent ; cinq carpelles portant chacun latéralement et tut côté interne un style filiforme , sc

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changeant en une noix coriace , sans valve, indéhiscente; graine unique, fixée à la base , obovée-réni forme , dépourvue d’albumen , ayant un embryon replié , à radicule cylindrique dirigée vers le bas , à cotylédons plans , incoinbans. Le Suriana mari/ima, L. , est un Arbrisseau à feuilles simples, oblongues-spatulées, un peu épaisses , couvertes d'un léger duvet , ramassées au sommet des rameaux.

Les fleurs sont jaunes , presque terminales et munies de bractées. Cette Plante croît dans les localités maritimes de l’Amérique équinoxiale, de l’Inde, de la Nouvelle-Calédonie, etc.

SURIER. BOT. PHAN. Nom vulgaire du Chêne à Liège. R. Chêne.

SURIKATE. Ryzæna. mam. Buffon nommait Surikate un Animal que la plupart des auteurs, à l’exemple de Linné, ne distinguaient point des Viverres, River r a. Illiger le premier l’eu sépara en proposant le nom de Rizæna. Le genre Surikate n’a qu’une espèce qui appartient à la classe des Animaux carnivores et à l’ordre des Digitigrades, et que Geoffroy Saint- Hilaire, dans son Catalogue imprimé, a placé parmi les Mangoustes , Ichneumon. Les caractères génériques du Surikate, d’après Illiger, sont les suivans : six incisives; la deuxième externe de la mâchoire inférieure plus épaisse à sa base; canines coniques et aiguës ; les molaires comme chez les Viverres : museau aigu, terminé par un nez allongé et ohtus ; langue terminée en pointe; oreilles petites , arrondies ; corps assez vêtu de poils longs; queue longue; deux mamelles ; deux follicules glanduleux à l’anus; pieds digitigrades, téiradactyles , à plante velue; ongles recourbés, très-aigus , plus longs aux extrémités antérieures. A ces caractères on peut ajouter que les dents sont au nombre de trente-six , c eslà-dire dix-huit à chaque maxillaire , savoir : six incisives , deux canines et dix molaires. F. Cuvier les décrit ainsi (Dents, p. io5j : à la mâchoire

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supérieure, les incisives et les canines présentent le nombre et les formes de celles des Civettes. Il n’y a que deux fausses molaires , toutes deux avec les formes noi males, et la première un peu plus petite que la seconde. La carnassière ne diffère point de celle des Mangoustes. A la mâchoire inférieure , la troisième fausse molaire, la carnassière et la tuberculeuse ont cela de remarquable, qu elles ont évidemment été tadlées sur le même modèle , quoiqu’elles présentent quelques différences. La fausse molaire est identique avec celle d u Paradoxure , ayant une pointe principale en avant et un talon divisé en plus petits tubercules.

La carnassière antérieurement a un gros tubercule divisé en trois petits mamelons , un moyen, le plus petit de tous en avant , un à la face externe , l’autre à la face interne de la dent ; elle a en arrière un talon , divisé en trois ou quatre petits tubercules. Enfiu la tuberculeuse a la plus grande ressemblance avec la carnassière, pour les formes et les dimensions ; seulement son tubercule antérieur n’est divisé qu’en deux mamelons. Desmarest, dans sa Mammalogie , remplace le nom de Ryzœna par celui de Suricata. Les caractères qu’il adopte sont les suivans : museau pointu ; oreilles petites et arrondies; langue couverte de papilles cornées; pieds antérieurs et postérieurs , à quatre doigts armés d’ongles arqués et robustes. Une poche semblable à celle des Mangoustes près de l’anus ; queue assez longue et pointue ; pelage composé de poils annotés de différentes teintes.

Le genre Surikate ne renferme qu’une espèce du cap de Bonne-Espérance que Linné a nommée Viverra lelradactyla, et Buffon Surikate. Sounerat , en publiant sa figure sous le nom de Zenick (Voy. aux Indes, pi- 92), donna lieu à Gmelin de créer nominalement, dans la douzième édition du Systema natures y son Ri verra Zenick, qui est le Surikate ordinaire, Animal habitué à se creuser des ter-

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rs,à vivredepetils Animaux, d'œufs de tout ce qu’il peut attraper. Son ine exhale une odeur fétide.

;-Surikate du Cap , Ryzœna cavsis ; Suricata capensis, Desm. , Sp. , o j Ichneumon tetradaclylus, GeofF., it. ; Miller, pl. 20 ; Sclireb., pl. 117. aimai que Buffon avait indiqué à rt comme de l’Amérique méridiole. Son museau est allongé en forme ' • boutoir mobile; son pelage est mêlé brun, de blanc, de jaunâtre et t: noir; le corps en dessous et les 1 îatre membres sont jaunâtres; la ^ mue est moins longue que le corps, i noire à son extrémité. Le nez , le 1 ur des yeux et des oreilles , ainsi ne le chanfrein , sont de couleur 1 une. Le Surikate a de longueur rtale, y compris la queue, trois i eds dix pouces. On le trouve aux nvirons du cap de Bonne- Espénnce. (less.)

SURIRE U LE. micr. Tur.pin a 3)nné ce nom à un petit être mi-

* oscopique qui, examiné à un grossssement de quatre cents fois, consiste a deux valves appliquées parallèlei>ent l’une contre l’autre, de forme iwoïde , plus pointues à l’une des ex- ' émités , planes ou peut-être légè- : ment convexes , offrant sur leur : irtie médiane une sorte de rachis

imposé de quinze à dix - huit petites t isselettes , auxquelles viennent se i indre un nombre double de côtes uui partent du bord des valves , Telles rendent comme crénelées, '■es petits êtres sont immobiles et ont t é trouvés dans les eaux saumâtres 1 stagnantes des environs du Havre, ur le docteur Suriray. (a. r.)

SURMULET, pois. Espèce du i une Mulle. V. ce mot. (u.)

SURMULOT, mam. Espèce du rire Bat. V. ce mot. (b.)

'SURNIE. Surnia. ois. Duméril a i t sous ce nom un genre des Che- ::hes qui ont la queue longue et

* lée et le corps allongé ; ce genre ne ait pas avoir été adopté, (a. b.)

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SURON ou TERRE-NOIX. bot.

PH AN. V. BUNIUM.

SURUGUA. ois. Espèce du genre Couroucoa. V. ce mot. (b.)

* SUTERA. bot. phan. Roth a établi sous ce nom un genre qui a pour type le Manulea fœlida , Pers. , ou Buc/mera fœtida , d’ Andrews. Ce genre n’a pas été adopté. Le nom de Sutera est encore donné par quelques jardiniers au Colutea perennans , L. , Plante qui fait partie du genre Les serlia de De Candolle. (g. .N.)

SUTHERLANDIA. bot. phan.

Gmelin donnait ce nom au Balanopteris de Gaertner ou Heritiera d’ Ai ton. V. ce dernier mot. R. Brown ( inHort .

Kew. , éd. 2 , T. iv, p. 027) a constitué un autre genre Sul/ierlandia qui est le même que le Colutia de Mœnch.

Ge genre diffère des vrais Colutea ou Baguenaudiers par la forme de sa corolle, dont l’étendard, privé de callosités , est plus court que la carène , et par son stigmate terminal. Le type de ce genre est le Colutea frutescens , vulgairement Baguenaudier d’Ethiopie. Tr. Baguenaudier. De Candolle en a mentionné, d’après Burchell , une seconde espèce trouvée au cap de Bonne-Espérance par ce voyageur , et nommée S. microphylla. (g.. N.)

SUTURE, conch. Petit espace qui se voit dans certaines Coquilles bivalves au-dessous du point qui sépare les nymphes et qui est formé par le bord interne de la circonférence des valves. Ce mot s’emploie aussi dans les Coquilles univalves pour désigner le point de jonction des tours de la spire. V . Coquieees , Mollusques. (a. r.)

SUTURES, bot. phan. Ce sont les lignes, soit rentrantes, soit saillantes, qui dans un péricarpe marquent le point de jonction des valves. C ■ Péricarpe et Fruit. (a. r.)

SUZYGLUM. bot. phan. Ce genre de Brown e a été réuni par Swartz au Calyptranthcs. (a. r.)

SWAINSONE. Swainsona . bot.

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titan. Genre de la famille des Légumineuses el de la Diadelphie Décandrie, L. , établi parSalisbury {Farad.

Fond in. , n. 28) , et ainsi caractérisé : calice à deux callosités et à ciinq dents; corolle papilionacée dont l'étendard est grand, plan; la carène obtuse, un peu plus longue que les ailes; dix étamines diadelpbes ; stigmate terminal ; style barbu dans sa partie postérieure ; gousse renflée. Ce genre a été constitué par Vcntenat sous le nom de Loxidium. Il se compose de trois espèces; savoir : i° S. curonillæfolia , Salisb., loc. cit. ; Sims., Bot. ma, g. , tab. 1728 ; 2 0 S. galcgifolia , R. Br. , in Horl. Kew. ; Vicia galegifolia, Andr. , Reposit. , tab. 169 ; Coin (ca \galegifolia , Sims , Bot. Ma g. , tab. 792; 3° S. lessertiœfulia , D. C.

Ce sont des Plantes sous-frutescentes, analogues par le port au xLessertia, et ayant pour patrie la Nouvelle-Hollande. Leurs feuilles sont imparipinnées; leurs fleurs purpurines, disposées en grappes allongées et axillaires.

SWARTZIE. Swartzia. bot. titan.

Deux ou trois genres ont été dédiés À Swartz, un des botanistes les plus célèbres du commencement de ce siècle, sans compter celui qui a été institué parmi les Mousses, par Hedwig. Nous mentionnons ici le Swartzia de Gmelin , comme étant le même que le Solandra de Linné fils. Scbreber appliqua le nom de Swartzia au Tounatea de Tublet, et bientôt Willdenow réunit à ce genre le Possira du même auteur. De Caudolle , dans ses Mémoires sur les Légumineuses ( p.

097 ) ,• et dans le troisième volume de son Frodromus, a adopté le genre Swartzia , tel que l’a constitué Willdenow; il en a fait le type d’un sousordre parmi les Légumineuses , et il l’a ainsi caractérisé : calice dont les sépales sont soudées entre eux avant la floraison , de manière à former un bouton ové-globuleux ou l’on n’apercoit aucune suture ; au moment de l’épanouissement , ce calice se rompt en deux, trois , qua Ire ou cinq valves souvent ii régulières et réfléchies ; la

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corolle n’est composée habituellement que d’un pétale unique, trèsgrand , cunéiforme ; quelquefois ce pétale manque entièrement. Le nombre des étamines est variable , de dix , quinze ou vingt-cinq ; elles sont bypogynes, et quelquefois il y en a deux, trois ou quatre libres, grandes, assez épaisses, stériles, représentant les pétales qui manquent; les autres étamines sont filiformes , souvent réunies par la base; la gousse est ordinairement slipitée, bivalve, biloculaire , contenant un petit nombre de graines munies d’arille , rénil’ormes , attachées à la suture supérieure. Elles n’ont point d’albumen; leur embryon se compose de cotylédons épais et d’une radicule courte et courbée en crochet. Ce singulier genre forme deux sections : la première comprend le genre Possira d’Aublet, nommé Rittera par Schreber, et Hælzelia par Necker. Cette section est caractérisée par ses fleurs qui n’ont qu’un seul pétale ou rarementltrois, dont l’un est un peu plus grand. Elle renferme quinze espèces parmi lesquelles on remarque le Swartzia grand ijiora , Willd. , ou Rittera grandijiora , Valil , Fiant, amer., décad. 1 , tab. 9 ; les S. ochnacea , tornentosa et parviflora , D. C., Mém. sur les Légumineuses , tab. 58, 5g et 60. Le Robinia Panacocu à' k\iblet est synonyme du S. tornentosa, du moins quant à son feuillage, bes nègres lui donnent à Cayenne le nom de Bois de Pagaye blanc , parce qu il leur sert à faire des rames. La seconde section conserve le nom de Tounatca qui lui avait été imposé par Aublet; elle est caractérisée par l’absence de corolle et par la gousse crochue au sommet. C est ici que se place le Swartzia alala, Willd. /ou Tounatca guianensis , Aubl. Une seconde espece a été décrite par Raddi sous le noin de N. apetala.

Les Swarlzies sont des Arbres ou des Arbrisseaux inermes , à feuilles simples ou pinnées , à fleurs en g> ap* pes axillaires. Les diverses especes croissent sur le continent de 1 Ame-

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