‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 266 sur 282 · SYE · texte numérisé non relu

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phibole en petite quantité; c’est un Granité amphibolifère. Les véritables Syénites de celte contrée se trouvent au mont Sinaï , comme l’a fait remarquer de Rozière , qui pour éviter la confusion dans laquelle Werner était tombé , a proposé de changer leur dénomination en celle de Sinaïtes. Mais le nom de Syénite a prévalu. Le Feldspath et l'Amphibole sont les élémens essentiels de la Syénile ; mais parfois cette Roche semble s’associer d’autres élémens accessoires , dont les principaux sont le Mica, le Quartz, le Sphène et le Zircon. Considérée minéralogiquement , la Syénite offre trois variétés distinctes : i° la Syénite ordinaire ou Granitoïde (Syénile ancienne, souvent quarlzifère) ; 2e' la Syénile basaltoïde (sorte de Syénite compacte qui accompagne la variété précédente et à laquelle Cordier rapporte les Roches nommées Basalte antique et Basalte noir égyptien); 5° la Syénite zirconienne ou Syénite de transition, composte de Feldspath quelquefois opalin, et d’Amphibole lamellaire; elle contient souvent des cristaux de Zircon (Syénites de Friederichswarn en Norvège ; de l’île de Portusolc au Groenland); on y trouve aussi accidentellement du Molybdène sulfuré , de l’Eléolithe verdâtre ou brun-rougeâtre , et du Fer oxidulé. Elle est quelquefois cellulaire et les cellules sont remplies par de l'Epidote. Les Syénites anciennes appartiennent au sol primitif; on les observe en Egypte, principalement dans la péninsule du mont Sinaï ; en Corse , en France , dans la presqu’île du Cotentin et dans les Vosges; en Saxe sur les bords de l’Elbe. Les terrains qu’elles composent sont considérés par quelques géologues comme les équivalons des terrains granitiques; comme ceux-ci, ils ne sont point stratifiés , renferment peu de Roches subordonnées, point de fdons métallifères, mais seulement des filons épidolifères ; les seules substances métalliques qu’on y rencontre , sont le Fer oxidulé et les Pyrites. La Syénile zirconienne

diffère par son gissement de la Syénitc ordinaire; elle appartient au sol intermédiaire ou elle se lie avec des Porphyres dioritiques , et compose la formation mixte de Syénite et Por-4 phyre (Humboldt ) , ou Syénite et»

Grunslein-Porphyrique ( Beudant), qui est si riche en minerais d’Or et d’Argent , et que l’on trouve Irès-développée dans les Andes du Pérou et du Mexique, et dans la Hongrie, surtout.aux environs de Schemuitz. La Syénite zirconienne renferme quelquefois des cristaux linéairesdeFeldspatlx vitreux , semblables à ceux des Roches trachy tiques. Les Syénites sont des Roches solides et généralement très-dures ; elles ont la cassure droite et raboteuse et reçoivent un poli brillant ; elles sont susceptibles de se désagréger et de se décomposer à la manière du Granité; le résultat de leur décomposition est une sorte d’ Argile verdâtre. Les Syénites ont été, comme les Granités, employées dans les arts de construction et dans les ornemens des édifices. Les Egyptiens surtout en ont fait des statues et des obélisques.

(g. uel.)

* SYLLA. mam. On désigue sous ce nom dans le T. ni de l’Histoire générale des Voyages , p. 687, la Gazelle Corinne. (lf.ss.)

SYLLTS. année. Genre de l’ordre des Néréidées, famille des Néréides et de la section des Sylliennes, établi par Savigny ( Descript. d’Egypte, Syst. des Annel., in-f°, p. .3, 43 et 46) qui lui donne pour caractères distinctifs : trompe sans tentacules , mais armée d’une petite corne a son orifice. Antennes extérieures et impaire moniliformes \ les mitoyennes nulles. Première paire de pieds convertie en deux paires de ci r res tentaculaires moniliformes; les c.rres supérieurs de tous les pieds suivans, également moniliformes; point de branchies. Les Svllis se distinguent des genres nombreux de la famille des Néréides par des antennes longues composées de beaucoup d’ar-

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l :!es et surtout par la présence d’une îlenne impaire. Ces Annelides ont, Avant Savigny , un corps linéaire à .gmens très-nombreux , le premier anl un peu plus long que celui qui lit; leur tête qui est arrondie, sail- . nte et libre en avant , a les côtés allés en deux lobes et le front échangé ; elle donne insertion aux anten- ,■ es ; l’impaire est insérée fort près de i nuque, longue , filiforme ou plutôt loniliforme, c’est-à-dire composée articles nombreux et globuleux ; les intérieures qui sont écartées lui res- ! mblent beaucoup , mais elles sont i us courtes; les yeux sont apparens disposés sur une ligne courbe. La rmche qui manque de mâchoires est ï jurvue d’une trompe de grandeur • oyenue partagée en deux anneaux lindriques; le second, plus petit et iissé à sou orifice, porte sur son bot'4 upérieur une petite corne solide di- .gée en avant. Les pieds sont dis— irinblables; les premiers se trouvent rivés de soies et consistent de chaule côté en une paire de cirres len- Icculaires , moniliformes , dont l’infékaur est plus court; les seconds et r 3 suivans sont ambulatoires à une : ule lame pourviie d’un seul fais- : au de soies simples et d’un seul icule; les cirres supérieurs de ces ieds sont longs, gros, monilifor- ■ es et assez semblables aux antenf :s et aux cirres tentaculaires ; les férieurs sont courts , inarticulés, i nplement coniques. Il existe à l’ex- - imité du corps deux pieds stylaires rrmant deux filets moniliformes ; s> branchies sont nulles. Les Syllis Hnt des Annelides très-agiles qui se placent en serpentant. Savigny déit et figure avec soin une seide es- ! ce qui est nouvelle, la Syulis mohtiA/ïRE , Syllis monilaris (figures I Egypte , pi. 4 , fig. 3); elle habite -> côtes de la mer Rouge. Savigny pporle avec doute au même genre i JNereis proliféra de Muller (Zuol.

[ an., part. a , tab. 52 , fig. 5 , 9).

(aud.)

j SYLPHION ou SYLPHIUM. .bot.

i an. Les anciens donnaient ce nom

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a une Plante célèbre par ses propriétés medicales, et que Viviani a reconnue pour une espèce de Thapsia.

11 en a été question à l’article Silphium. V . ce mot. (g. .N.)

SYLVAIN, ois. Espèce du genre Chevalier. V. ce mot. (dh..z.)

SYLVAIN. Syloanus. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères , section des Tét ramères, famille des Xylophages, tribu des Trogossitaires, établi par Latreille, et qui faisait partie avant ce savant des genres Tenebrio de Degéer , Dermestes de Fabricius et de Panzer, Colydiurn de Fabricius, Paykull et Herbst, et du grand genre Ips d’Olivier. Les caractères du genre Sylvain, tel qu’il est adopté aujourd'hui, sont : corps allongé, étroit, presque linéaire , très-déprimé; tête avancée en devant, sans ligne transversale enfoncée, séparant le chaperon; antennes un peu plus longues que le corselet, non insérées sous un rebord , composées de onze articles courts , le second et les suivans jusqu’au huitième inclusivement presque égaux , les trois derniers formant une masse piesque perfoliée ; labre petit, avancé , membraneux, transversal, entier; mandibules déprimées, presque trigones , à pointe bifide; l’angle externe de leur base avancée presque en forme d’oreillette; mâchoires composées de deux lobes; l’extérieur plus grand, presque trigone , l’intérieur petit, dentiforme ; palpes très-courts , presque filiformes, leur dernier article un peu plus grand, presque cylindrique ; les maxillaires presque deux fois aussi longs que les mâchoires ; lèvre coriace, en carré transversal, entière ; menton deux fois plus grand que la lèvre , coriace, carré , un peu plus large que long; corselet aussi large que la tête et l’abdomen ; él y — très recouvrant l’abdomen et des ailes; pâtes assez courtes; cuisses un peu en massue; jambes minces à leur base, allant en grossissant vers l’extrémité ; tarses filiformes; abdomen déprimé , linéaire. Ce genre se dis—

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lingue des Latridies , qui en sonl les plus voisins, parce que dans ces derniers le second article des antennes esi plus long que le troisième et par sa tête qui porte un sillon. Les Colydies en sont sépares , parce que leurs antennes ne sont guère plus longues que la tête. Enfin les genres Méryx , Trogossite, etc., en diffèrent par des caractères de la même valeur. Les Sylvains vivent dans les maisons, les herbiers, les magasins de grains, etc.

On ne connaît pas leur larve. Ce sont de très -petits insectes de couleur brun marron. Nous citerons parmi les trois. ou quatre espèces connues :

Le Sylvain unidenté , Sylvanus unidentatus , Latr. , G en. Crust. , etc.

T. i, pl. 11, fig. 2; Dermesles uni dentatus , Fabricius , etc. Des environs de Paris. (g.)

SYLVAIN ou BANDE NOIRE.

ins. Espèce du genre Hespérie. V.

ce mot. (b.)

* SYLVA LISIMIS ou SYLVALIS- MIS. bot. pii an. Du Petit-Thouars (Orchidées des îles Australes d’Afrique , tab. 35 et 36) a donné ces noms à uue Plante qu’il a aussi nommée Alismorchis centrosis , et Centrosis sylvalica. C’est sur cette espèce que notre collaborateur Achille Richard a établi le genre Centrusici. V. ce mot au Supplément. (g. .N.)

SYLVAN et SYLVANITE. min.

Werner nommait ainsi le Tellure et ses Minerais. V . ce mot. (a. k.)

SYLVICOLA. ois. (Latham.) Syn.

latin de la Sylvie sifSeuse. K. ce mot.

( DR. .Z

SYLVICOLES ou ORNËOPllI- LES. ins. Duméril donne ces noms à la troisième famille de ses Coléoptères pentamères; elle a pour caractères : élytres dures, larges; antennes filiformes, souvent dentées. Cette famille renferme les genres Hélops , Serropalpc , Cistèle , Calope , Pyrochre et Horie. (g.)

SYLVIE. Sylvia. ois. Genre de l’ordre des Insectivores. Caractères :

hcc droit, grêle , plus élevé que large

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k sa base; mandibule supérieure souvent échancrée à sa pointe, l’inférieure droite ; narines placées à la base du bec , latérales , ovoïdes , à moitié fermées par une membrane ; trois doigts devant , l’extérieur soudé, vers la base , à l’intermédiaire qui est moins long que le tarse; un derrière muni d’un ongle assez court et arqué; première rémige très-courte , presque nulle , seconde égale à la troisième ou presque aussi longue qu’elles; rémiges dépassant de beaucoup les lectrices. Les Sylvies sont , pour la plupart, les Oiseaux chanteurs par excellence ; ce sont eux qui , dans les plus beaux jours de l’année, prêtent aux bosquets comme aux foiêts ce charme inexprimable dontvoudraient en vain se défendre ceux que le hasard ou l’attrait du plaisir conduit dans ces vastes conservatoires : des chants Variés et modulés à l’infini , se renouvelant sans cesse et se correspondant de distance en distance, font, avec le majestueuxsilencedes bois, un contraste qui porte à l’ame des émotions que n’effacent pas même 'l'habitude de les recevoir. Souvent il arrive que la nuit, loin d’apporter un obstacle à ces doux concerts, ne fait que les rendre plus animés ; il semble que ces petits êtres s’interdisent tout repos dans la crainte de laisser échapper, sans en jouir, un de ces instans qui embellissent leur existence. Presque tous ces Oiseaux sont voyageurs ; ne cherchant que le plaisir, ils fuient la tristesse des fumas et suivent à la piste cette uniformité de température qui, chaque année, fait en quelque sorte le tour du monde. Amis d’une entière liberté, ils se font difficilement à l’esclavage, et leurs chants alors, quoique devenus de tontes les saisons, expriment un caractère do monotonie que l’on ne remarque pas dans l’Oiseau libre; aussi périssent-ils long-temps avant l’âge de la caducité. Les Sylvies ont des habitudes diverses pour la construction de leur nid , et ces habitudes se perpétuent dans les espèces; l®s unes le placent entre les branches les

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-.s basses d’une épaisse fourrée , utres sur les arbres de moyenne «ation ; des trous de murailles, de fiers, de vieux arbres conviennent l’a u 1res espèces; enfin celles qui it constamment à la poursuite îles ectes aquatiques préparent leur il sur le bord des eaux , presque au ieu des roseaux, entre les brousles qui eu sont les plus voisines, .ponte , pour la plupart des espèces, de quatre à cinq œufs; quelques- 33 la portent jusqu'à six, sept , huit même onze. L’incubation ordinaii îeut de quatorze à seize jours est i longée un peu au-delà chez quelt :s espèces, niais dans toutes elle est ompagnée des soins les plus cons- -s qu’égaient les chants continuels , mâle qui ne quitte pas le voisinage 1 a couveuse et lui apporte sa nour- :re ; l’un et l’autre dégorgent d’ad la pâtée aux nouveaux-nés, puis r apportent à l’envi des larves oora et enfin de petits Insectes.

On a proposé diverses sous-divins dans ce genre très-nombreux en . 3CCS , mais les caractères assignés sections que l’on a voulu former ablissent aucune limite exacte ; ils U souvent très-équivoques et n'atment point le but désiré , celui de . liter les recherches dans les déterations spécifiques ; conséquent ; 1 1 il a paru préférable de laisser le np dans son entier, plutôlque de

}uer d’y tracer de fausses routes, ni ce grand nombre d’espèces, 1 nous contenterons de citer les :] antes :

il IiVie acutipenne, Sylvia axyura, i IL, Levaill., Ois. il’Afriq., pl. 1 55.

i ies supérieures rousses ; parties i > ieures jaunes , avec abdomen Je; les deux premières rémiges « ;rement brunes, les autres à l’ext ité seulement. Longueur, quatre

!:es six lignes, La femelle n’a que 1 irge jaune avec les lianes rouait s. De l’Afrique.

lilLrVlEBABlLEAUDE, Sylvia Cuti'U- ( jath.; Curruca garrula , IL iss.; i cilLa\dumeio/um , Gmel. , BulF. , I ni. 58o,f. 2. Parties supérieures

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