Point d’éminence nasale
A. Antennes plus longues, que la tête.
Genres : Cératopiiie , Apurite (Mtcrodon, Meig.).
B. Antennes plus courtes que la tête.
a. Palette (dernier article) des antennes oblongue , presque en forme de triangle allongé.
Genres : Mérodon , Ascie.
b. Palette des antennes courte ou peu allongée, presque orbiculaire ou presque ovoïde.
* Abdomen rétréci à sa base , en forme de massue.
Genre : SpiiÉgine.
** Abdomen point rétréci à sa base, soit triangulaire ou conique , soit presque cylindrique.
f Ailes ne dépassant guère l’abdomen.
Genres : Eumère , Xylote , Mieésie, Tropidie, Pipize.
ff Ailes beaucoup plus longues que l’abdomen.
Genre : Brachyope.
II. Trompe de la longueur au moins de la tête et du thorax , linéaire; museau long et avancé.
Genre : Rhingie. (eat.)
SYRRHAPTES. ois. P'. Hétéroclite.
SYRRIIOPODON. rot. crypt.
(Mousses.) Genre établi par Schwægrichen , et dont le nom a été changé par Bridel en celui de Cleilostoma ; cet auteur le caractérise ainsi : péristome simple , à seize dents cunéiformes , étendues horizontalement sur l’orifice de la capsule , et le fermant complètement ou eh partie ; coiffe campanulée , glabre , fendue a la base; capsule égale, sans anneau.
Il divise ce genre en deux sections; dans l’une la capsule est pendante , elle ne renferme qu’une sèulecspècc, le Plerogonium arnbiguum de llooker ;
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dans l'autre les capsules sont droites, ce sont les vraies Syrrhopodon de Schwægricheu , qui eu a décrit cinq espèces toutes exotiques et des régions chaudes. (ad. b.)
SYRTIS. ins. Genre de l’ordre des Hémiptères correspondant aux Phymates de Latreille. V. ce mot. (aud.)
SYSTÈMES. HIST. NAT. GÉN. Au mot Méthode ( V. ce mot ) dont le présent article n’est en quelque sorte qu’un complément, nous avons déjà fait connaître ce que l’on doit entendre par le mot Système. C’est, avons-nous dit, un genre de classification dans lequel on se propose de ranger un certain nombre d’êtres ou de corps , en se servant, pour établir les divisions ou classes, d’un seul organe ou d’une seule partie ; bien différent en ■ cela d’une méthode proprement dite, dans laquelle les classes sont établies d’après les caractères tirés de toutes .les parties des êtres ou des corps qu’on veut classer. Le but réel d’un Système, c’est de faciliter la recherche du nom d’un être, et d’y faire parvenir par une voie prompte et sûre. 11 faut donc pour cela que les divisions soient ifondées sur un organe constant , mais qui, néanmoins, présente assez de 'variations pour permettre un nombre assez considérable de subdivisions; d faut de plus que ces modifications -soient nettement tranchées , pour* qu’il n’existe pas de doute sur la distinction des groupes. Entre deux organes également fixes dans leur 'existence , on devra , en général , donner la préférence à celui dont le i rôle est le plus important dans la vie ile l’être, parce qu’on sera plus cerjt ain , en l’employant , de rapprocher 1 es uns des autres les êtres qui ont mtreeuxla plus grande somme d’afî lui lés. On a souvent et longuement | discuté pour savoir à qui l’on doit iccôrder la préférence des Systèmes • irtificiels ou des méthodes naturelles. ]ette question nous paraît tout-à-fait liseuse , car le but de ces deux sortes le classifications étant différent , on >c saurait, sous ce rapport, accorder
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la prééminence à aucune d’elles. Avec un Système on veut arriver avec facilité et avec promptitude à déterminer à quelle classe , puis ensuite à quel ordre , à quel genre , et enfin à quelle espèce appartient un être donné.
Ainsi, plus les classes seront nettes et distinctes , plus nombreuses seront les subdivisions qui y ont été établies, et plus grands seront les avantages de cette classification. Mais tel n’est pas le but d’une méthode naturelle , et surtout l’esprit qui préside à sa formation est tout-à-fait différent : elle doit être un tableau fidèle des analogies qui existent entre les différens corps qu’elle embrasse, et les disposer de telle sorte qu’ils forment une chaîne continue, dans laquelle on n’aperçoit d’interruptions que celles qu’y apportent l’imperfection de nos connaissances ou le manque des matériaux nécessaires pour arriver à ce but. Dès-lors ces deux sortes de classifications ne sauraient être comparées, car si un Système a souvent le grave inconvénient d’éloigner des êtres que la somme de leurs caractères rapproche, parce qu’ils diffèrent uniquement par le seul point de vue sous lequel on les a considérés ; on peut aussi reprocher aux méthodes naturelles de ne pas offrir des caractères aussi nettement tranchés, et par conséquent de ne pouvoir être employées avec la même facilité à la détermination des espèces ou des genres dont on veut connaître le nom.
INous avons pour but principal , dans cet article , de faire connaître les principaux Systèmes employés par les botanistes. Mais, comme le nombre en est excessivement grand , nous n’exposerons ici que ceux de Tournefort et de Linné, qui sont les seuls dont on fasse usage, surtout du dernier. Ceux qui désireraient des détails plus étendus sur les classifications botaniques liront avec fruit l’ouvrage de Linné, intitulé Classes Planlarumt dont Moulon-Fontenille a donné une traduction augmentée sous le titre de Systèmes des Plantes.
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i°. Système de Tournefort.
Le Système de Tournefort, généralement connu sous le nom de Méthode de Tournefort , fut publié en 1694. Cette classification est principalement basée sur la considération des différentes formes de la corolle.
Un reproche généralement adressé à Tournefort , c’est de n’avoir pas suivi l’exemple déjà donné par Rivin , en 1690, et d’avoir encore séparé dans des classes distinctes les Plantes herbacées et les Végétaux ligneux.
Cet inconvénient est très-grand, puisque souvent, dans le même genre , on trouve des espèces ligneuses et des espèces herbacées , exemple les Luzernes, les Cytises, les Liserons, etc., trois autres celles qui en sont dépouret que même il arrive quelquefois que vues. 5°. Les Herbes pétalées ont la même espèce peut être ou ligneuse leurs fleurs isolées et distinctes, ou ou herbacée, suivantdiverses circons- réunies pour constituer des fleurs tances. Mais le mérite de Tournefort composées ; les onze premières classes n’est pas seulement d’avoir créé une contiennent les Herbes à fleurs simclassification ingénieuse dans laquelle pies, les trois suivantes celles dont les j se trouvent rangées et décrites toutes fleurs sont composées. 4°. Parmi les les Plantes connues à cette époque ; Plantes herbacées à fleurs simples, les son titre principal de gloire est d’avoir unes ont une corolle monopétale, • !e premier distingué d’une manière les autres une corolle polypélale. i plus précise et plus rigoureuse qu’on Dans les quatre premières classes, ne l’avait fait jusqu’alors , les genres , Tournefort a réuni les corolles monoles espèces et les variétés ; et la per- pétales, dans les cinq qui suivent les fection qu’il a mise dans cette dis- Plantes à corolle polyéptale. 5°. Mais tinction est telle que , chaque jour , cette corolle monopétale ou pol\ pèles travaux des botanistes modernes taie peut être régulière ou irrégulière, tendent tous à se rapprocher de Tour- ce qui a permis de subdiviser encore nefortpour la circonscription à donner chacune de ces divisions, aux genres. Quant aux Arbrisseaux et aux Ar-
Le Système de Tournefort se com- bres , ils forment, ainsi que nous l’apose de vingt-deux classes , dont les vons dit , les cinq dernières classes caractères sont tirés : i° de la cousis- du Système , et leur division est tirée tance et de la grandeur de la tige; des mêmes considérations.
52° de la présence ou de l’absence de la II est important de remarquer ici corolle; 5° de l’isolement de chaque que Tournefort appelait corolle les fleur ou de leur réunion dans un in- périanthes simples et colorés , comme volucre commun , ce qui constitue , celui de la Tulipe, du Lis , qui sont, selon Tournefort , les fleurs compo- selon lui, des corolles monopétalcs sécs ; 4° de la soudure des pétales ou régulières. Voici le tableau du Sysde leur isolement, c’est-à-dire de la tème de Tournefort.
corolle monopétale ou polypélale; 5° de sa régularité ou de son irrégularité.
i°. Sous le rapport de la consistance et de la durée de leur tige, Tournefort divise les Végétaux en Herbes et sous-Arbrisseaux, et en Arbrisseaux et Arbres ; les Herbes et les sous-Arbrisseaux réunis sont renfermés dans les dix -sept premières classes, les cinq dernières classes contiennent les Arbrisseaux etles Arbres.
20. D’après la présence ou l’absence de la corolle, les Herbes et sous-Arbrisseaux sont divisés en pétalés et en a péta lés; les quatorze premières classes des Herbes renferment toutes celles i sont pourvues d’une corolle . les
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