‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 279 sur 282 · SYSTÈME DE TOURNEFORT · texte numérisé non relu

SYSTÈME DE TOURNEFORT

»7&2 SYS

2°. Système sexuel de Linné.

Il y a Y>eu d’exemples dans les sciences d’un enthousiasme pareil à celui qu’inspira le Système sexuel de Linné , dès l’époque de son apparition , en 1704. Celte vogue extraordinaire tient à plusieurs causes réunies. Et d’abord , on doit placer en première ligne le soin que prit l’im- \ mortel Suédois , de choisir pour base de sa classification des organes irnportans , dont les usages, jusqu’alors méconnus, venaient d’être démontrés par Camerarius, Grew, etc.; en second lieu , les considérations ingénieuses que l’auteur sut habilement en tirer, et la netteté et la précision des caractères de ses différentes classes et des ordres qu’il y avait établis. Mais ce qui contribua non moins puissamment à répandre le Système sexuel de Linné , c’est qu’il y créait en quelque sorte la nomenclature et la synonymie botanique. Tournefort lui en avait tracé la route, sans néanmoins en ÿ avoir faitdisparaître tous lesobstacles.

Jusqu’alors , en effet, chaque espèce ne portait pas de nom spécial , mais était dénommée par une phrase caractéristique , dans laquelle il était souvent fort difficile de trouver le caractère propre à la faire distinguer.

Or ces phrases étant plus ou moins longues , il était très-difficile d’en retenir un grand nombre. Linné donna à chaque genre un nom propre ou générique , ainsique l’avait fait Tournefort ; mais , de plus , il désigna chaque espèce de ces genres par un nom adjectif ou spécifique ajouté à]a suite du nom générique. Par ce moyen neuf et ingénieux, il simplifia considérablement l’étude déjà fort étendue de la science des Végétaux ; ensuite il traça dans une phrase caractéristique les "traits principaux qui pouvaient servir à distinguer chaque espèce.

Les bases principales du Système sexuel de Linné reposent essentiellement sur les organes sexuels mâles ou les étamines pour les classes , et sur les pistils ou organes sexuels femelles pour les ordres ou subdivisions

SYS

des classes : celles-ci sont au nombre de vingt-quatre. Linné partage d’abord tous les Végétaux connus eu deux grandes sections fort inégales.

Dans la première, il range tous ceux qui ont des organes sexuels et , par conséquent , des fleurs apparentes.

Ce sont les Phanérogames ou Phénogames. La seconde section comprend les Végétaux dans lesquels les organes sexuels sont cachés ou plutôt qui en sont dépourvus : on les nomme Cryptogames. De- là les deux divisions primitives du règne végétal : les Phanérogames et les Cryptogames.

Les premiers , beaucoup plus nombreux que les' autres , forment les vingt-trois premières classes. Parmi les Phanérogames , les • unes ont des fleurs hermaphrodites , c’est-à-dire pourvues des deux organes sexuels mâles et femelles ; les autres sont unisexuées. Les vingt premières classes du Système sexuel renferment les Végétaux phanérogames à fleurs hermaphrodites ou monoclines; dans les trois suivantes , sont placées les Plantes diclines ou unisexuées. Les Plantes monoclines ont lesétamines détachées du pistil, ou bien les deux organes sont soudés ensemble. Les étamines , dégagées de toute espèce de soudure avec le pistil , peuvent être libres et distinctes les unes des autres ; elles peuvent être réunies et soudées entre elles soit par les fdets , soit par les anthères. Les étamines libres sont égales ou inégales, en nombre déterminé ou indéterminé, etc. C’est par des considérations de cette nature que Linné est parvenu à former les vingtquatre classes de son Système. O»

voit d’après cela qu il repose sur les considérations suivantes : i° le nombre des étamines; 20 leur insertion;

5° leur proportion; 4Q leur réunion, par les filets ; 5° leur soudure par les anthères; 6° leur réunion avec le \ pistil ; 70 la séparation des sexes dans des fleurs différentes ; 8° enfin su»

l’absence des organes sexuels, be tableau ci-joint fera connaître les caractères des classes et des ordres du ,, Système sexuel de Linné. (A* R ' 5

,r SYS

ji STOLUS. ins. (Mégerle.) Syn.

il omasinus. (A*

ïrSTROG ASTRES ou CHRY- ;[l Î,S. ins. Famille de l’ordre des i dénoptères établie par Duméril i Lmprenant les genres Chryside, l; ion et Parnopès. F . ces mots.

(AUD

rSTROPE. * Systropus. ins. Genre

I’ iptères, institué par Wiedemann, \\oisin de celui des Conops, dont diffère qu’en ce que le dernier lie des antennes forme seul la ;ue et n’offre point de stylet sen- .. Ces Diptères ont d’ailleurs le m des Conops ; leur trompe est un b iscendante. Les espèces , qui nous st connues, sont propres a 1 Amènes septentrionale. (lat.)

STROPHE. Systropha. ins.

ire de l’ordre des Hyménoptères,

; lie des Meilifères , tribu des h ires, de la division de celles dont , rse des deux pieds postérieurs >eu dilaté, dont les palpes lai'x sont composés d articles linéai— placés bout à bout et presque blables aux palpes maxillaires, i bien distinct de tous les autres (es de cette famille par la forme i ntennes des males, qui sont repliées à leur extrémité. L’abdodes mêmes individus est allongé, ibé à son extrémité, et offre en i >us , près de son indieu , des enees en forme de dents ou de trcules. Les femelles ressemblent Il i js And rênes. Les mandibules É étroites et terminées en pointé, | laquelle est une petite dent.

I , ûles offrent trois cellules cubit complètes. Le corps est peu îj Olivier avait décrit le mâle de litèce, qui a servi de type à l’ctatf ement de cette coupe, sous le Si d ’ Andrena spiralis. Cet Insecte

!ouve dans les déparlemcns mériaux de la FrSnce et en Espagne.

Page 1