‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 28 sur 282 · V . ce mot. (b · texte numérisé non relu

V . ce mot. (b

SADAR. bot. pii an. Même chose qu’Alsadar. V. ce mot. (b.)

* SADE. min. (Saussure.) V . Eu-

PHOTIDE.

* SADLERIA. bot. crypt. ( Fougères.) Kaulfuss a établi ce genre d’après une espèce nouvelle de Fougères rapportée des îles Sandwich par Chamisso; par ses caractères il est intermédiaire entre les Blec/mum et les JVoodwardia , dont il ne diffère peut-être pas suffisamment. Kaulfuss le caractérise ainsi : groupes de capsules oblongs, disposés en une seule ligne presque continue, le long de la nervure moyenne; tégumens coriaces, superficiels, presque continus, libres intérieurement , se réfléchissant ensuite en dehors. La nature coriace du tégument est le seul caractère énoncé qui distingue ce genre des Woodwardia ; le port paraît assez différent, car la seule espèce connue, Sad/eria cyathoides, a des frondes bipinnécs, à pinnules oblongues, coriaces comme dans les Cyathea, recour-

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bées sur leur bord ; la base du pétiole est recouverte de longues écailles sétacées. (ad. b.)

SADOT. moll. Nom donné par Adanson (Yoy. au Sénég. , pl. 7 , fig.

4) à une Coquille du genre Pourpre , Purpurea lapillas , Lamk. V . Pourpre. (d..h.)

SADSCHA. ois. V . Hétéroclite.

SÆLANTHUS. bot. phan. Les Plantes décrites sous ce nom générique par Forskahl sont des espèces de Cissus. F. ce mot. (g. .N.)

SAFFALON. moll. Nom de pays delà Chicorée , espèce du genre Murex. F. Rocher. (b.)

* SAFGA. pois. Espèce de Perche

du sous-genre Centropome. F. Perche. (b.)

* SAFOU. bot. phan. Arbre des bords du Zaïre encore indéterminé , dont le fruit passe pour fort bon à manger. Il appartient à l’Hexandrie Monogynie , L. ; son calice a trois divisions , et ses pétales sontau nombre de trois. C’est peut-être une Anonée.

SAFRAN. Crocus, bot. piian.

Genre très-<emarquable de la famille des Iridées , et de la Triandrie Mono— gynie , L. , offrant les caractères essentiels suivans : spalhe membraneuse , tantôt simple , tantôt double; périanthe pétaloïde , ayant un tube grêle, à peu près du double plus long que le limbe qui est à six segmens presque égaux , dressés , les trois antérieurs portant à leur base trois étamines dont les filets sont subulés, insérés sur le tube de la corolle , plus courts que le limbe et. terminés par des anthères sagittées.

Ovaire infère, arrondi, surmonté d’un style simple inférieurement, et divisé au sommet en trois branches stigmatiques épaisses , roulées en cornets , et souvent crénelées ou dentées en crête. Capsule petite , globuleuse , trigone et à trois loges contenant plusieurs graines arrondies.

Le nombre des espèces de Snfrans n’est pas très-considérable , car on

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le porte seulement à environ une vingtaine ; mais ces espèces sont mal connues, et leur synonymie est fort embrouillée. Depuis plus de dix ans, J. Gay, botaniste de Paris, s’occupe d’une Monographie de ce genre, que ceux qui connaissent l’exactitude de cet observateur attendent avec importance. Nous savons qu’il ne s’est pas contenté d’étudier les Safrans dans les herbiers, mais qu’il en cultive la plupart des espèces , et par milliers d’individus , dans le beau jardin du Luxembourg ; de sorte que personne n’aura mieux observé les différences réelles de ces espèces. 11 a fait paraître daus le Bulletin des Sciences naturelles de Férussac , juillet 1825 , pag. 346 , une Notice intéressante sur quelques espèces publiées par Tenore, Bertoloni et autres botanistes italiens, mais c’est tout ce que la science lui doit en ce moment sur son genre de prédilection.

La majeure partie des espèces de Safran a pour patrie les contrées montueuses de l’Europe orientale et de l’Asie-Mincure ; quelques-unes croissent sur le sommet des hautes montagnes de l’Europe centrale; tel est, entre autres, le Crocus vernus ue l’on trouve en abondance près es neiges, dans les Alpes, les Pyrénées, le Jura, etc., et qui forme, à ces neiges , d’élégantes bordures à mesure qu’elles fondent par la chaleur de l’été. Ce sont en général de petites Plantes printanières ou automnales , à racines bulbeuses, à feuilles linéaires subulées, et à fleurs portées sur des hampes courtes et radicales. Les bulbes, dans quelques espèces , sont composés de tuniques elles-mêmes formées de fibres entrecroisées et réticulées. D'autres espèces, au contraire, ont les bulbes formés de tuniques lisses et sans nervures. Les feuilles naissent tantôt avant , tantôt après les fleurs; elles sont tantôt dressées verticalement , tantôt courbées vers la terre, ce qui fournit de bons caractères pour distinguer certaines espèces entre elles.

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Les fleurs offrent des couleurs variées , non-seulement dans la même espèce , mais encore sur les mêmes individus, car on observe beaucoup de ceux-ci qui sont versicolores ; mais les couleurs les plus ordinaires sont le jaune, le blanc, le purpurin et le violet. La gorge du périanlhe est souvent munie de poils plus ou moins longs et plus ou moins nombreux qui servent encore à caractériser les espèces. Parmi celles-ci , nous ne citerons quele Safran cultivé, non-seulement parce qu’il doit être considéré comme type du genre, mais encore à cause de l’intérêt qu’il inspire par sou emploi dans les arts et la médecine.

Le Safran cultivé , Crocus sativus , L. , var. officinalis ; Lamk. , Illustr., tab. 5o , fig. 1, a un bulbe arrondi, déprimé, charnu, et blanc dans son intérieur , recouvert extérieurement de tuniques sèches et brunes. Les feuilles naissent en sep teinbre et octobre , un peu après l’apparition des fleurs; elles sont dressées, linéaires, sans nervures, repliées et légèrement ciliées sur les bords. Les fleurs , au nombre d’une à trois , sortent du milieu des feuilles; elles sont grandes, d’un violet clair , marquées de veines rouges , entourées d’une spathe double, et ayant l’entrée du périanlhe garni de poils épais. Le style est divisé supérieurement en trois stigmates très-longs, un peu roulés et crénelés au sommet, d’une belle couleur jaune foncée. Comme pour la plupart des Plantes cultivées, on ignorait la patrie positive du Safran; on disait vaguement qu’il était originaire de l’Orient.

Il fut indiqué pour la première fois par Smith ( Prodr . Fforæ græcæ ) comme croissant spontanément dans les basses montagnes de l’Attique; et il a été récemment découvert par Bertoloni, aux environs d’Ascoli , dans la Marche d’Ancône. On le cultive en grand dans plusieurs provinces de la France , et principalement dnus le ci-devant Gatinais. Ses stigmates triés et desséchés avec soin forment

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îa substance connue dans ie commerce sous le nom de Safran du Gatinais , dont la couleur est d’un iaune rougeâtre , l’odeur particulière forte et pourtant assez agréable, la saveur amère et piquante. Le principe colorant du Safran a été nommé Polychroite par Vogel, et a été obtenu à l’état de pureté par Henry, chef de la pharmacie centrale des hôpitaux de Paris; il est remarquable par la propriété qu’offre sa solution aqueuse de prendre différentes nuances de vert, de bleu et de violet, lorsqu'on la traite par les acides nitrique et sulfurique. Le Safran est un médicament stimulant et antispasmodique , mais il convient de ne l’employ er qu’à très-petite dose surtout si l’on se propose seulement d’exciter les différentes fonctions , par exemple , le flux menstruel . A ia dose rie deux scrupules à un gros, en infusion, il détermine les accidens de l’iviesse, le délire, une congestion cérébrale plus ou moins forte , etc.

On le fait entrer dans plusieurs préparations pharmaceutiques, le Laudanum de Svdenham , l’Elixir de Garus, etc. Appliqué à l’extérieur, il passe pour résolutif et calmant. Ses usages économiques se bornent à fou rnir une teinture jaune peu solide, et à servir d'assaisonnement pour certains alimens. Ainsi en Italie, en Espagne et dans le Midi de la Fiance , ou en met dans les soupes et dans les ragoûts. C’est avec le Safran qu’on colore le vermicelle et autres pâtes de farine , des gâteaux , des liqueurs de table , etc. On falsifie souvent le Safran avec les fleurs du Cartkarnus tinctorius , nommé par cette mison Safranurn dans les anciens livres de matière médicale; mais celte supercherie est facile 'à reconnaître, en metlantinfuser dans l’eau le Safran suspect. Les fleurons du Carthage, tuhuleux , réguliers, renflés brusquement au sommet , et offrant "" limbe à plusieurs segmens égaux , se distinguent aisément des sligma- Jes du Safran dont nous avons décrit G iorme dans cet article.

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Pour établir une safrauière , on choisit un terrain léger, un peu sablonneuxel noirâtre. On le fume convenablement , et on l’ameublit par trois labours faits successivement pendant l’hiver. Vers la fin de mai, on plante les bulbes de Safran à trois pouces de distance les uns des autres et à six pouces de profondeur. De six semaines eu six semaines , on bine et on sarcle la safranière , pour la purger des mauvaises herbes. Le dernier sarclage se fait peu de temps avant l'apparition des fleurs ; il est avantageux , pour la récolte , que des pluies tombent à cette époque , et qu’il fasse chaud et sec pendant la floraison.

Comme les fleurs se succèdent pendant trois semaines à un mois , on va tous les jours les cueillir; on les rapporte à la maison , ou des femmes et des enfans en séparent les stigmates que l’on met sécher sur des tamis de crin suspendus au - dessus d’un feu doux , eu ayant soin de les remuer presque continuellement , jusqu’à parfaite dessiccation. Cinq livres de stigmates frais se réduisent , par cette opération, à environ une livre. On met alors le Safran clans des sacs de papier , que l’on renferme dans des boîtes, et on le livre au commerce.

Les safranières sont sujettes à être attaquées par un fléau qui est aux Sa Crans ce que la peste est aux Animaux. Ou nomme Fausset , Tacon et Mort du Safran, les accidens qui surviennent d'abord au, bulbe, puis à la Plante entière, et fait périr par vraie contagion tous les individus qui son l à proximité. Le Fausset est une sorte de production napiforme qui arrête la végétation du jeune bulbe ; le Tacon est la carie du corps même du bulbe sans attaquer les enveloppes; enfin ce que l’on nomme Mort du Safran est un phénomène qui commence d’abord par les enveloppes cju’il rend violettes et hérissées de b la mens , et qui pénètre ensuite dans l’intérieur du bulbe. Les cllets de la Mort du Safran s’annoncent par des espaces circulaires couverts de Plantes malades , qui s agrandissent in-

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sensiblement , et finissent par faire périr toute la safranière. Ils peuvent être occasionés par la seule communication d’un individu atteint de la maladie ; il suffit même d’une pellée de terre infectée jetée sur un champ dont les Plantes sont saines , pour lui communiquer la contagion. On ne connaît pas de moyen plus efficace contre ce fléau que d'établir uue sorte de cordon sanitaire autour des endroits infectés , c’est-à-dire d’ouvrir des tranchées profondes d’un pied, et de rejeter la terre sur celle où les Safrans sont morts. Duhamel fut le premier qui reconnut la vraie cause de la mort du Safran ; il prouva qu’elle était occasionée par un Champignon souterrain et parasite qu’il assimila aux Truffes, et qu’il crut être le même que celui qui s’attache aux racines d’Hièble , d’ünonis et d’autres Plantes. C’est le Tuber parasiticum de Bulliard , Sclerotiu/n Crocorum dePersonn. De Candolle en a formé un genre distinct sous le nom de Rhizoctonia. F. ce mot. (g.. N.)

On a, dans les Indes, étendu le nom de Safran à plusieurs substances colorantes qu’on emploie dans la teinture ou bien dans l’office. C’est particulièrement le Curcurna et le Terra- Merita qui portent ce nom dans nos colonies où on les emploie pour colorer la sauce appelée caris , et lui donner un haut goût. Les restaurateurs et les cuisiniers de Paris , remplaçant en général , dans le même mets , ces faux Safrans de l’Inde par le Safran galinais , le dénaturent et en font un plat très-médiocre; aussi le caris u est pas toujours apprécié ce qu’il vaut quand il est fait avec les amomées convenables.

Le Balisier est souvent appelé Safran marron dans les Antilles à cause de la ressemblance de sou feuillage avec celui des Plantes que les Créoles cultivent sous le nom impropre de Safran. Le Colchique d’automne a aussi été nommé quelquefois Safran batard. (b-)

SAFRAN DE MARS NATIF, min.

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Les anciens minéralogistes donnaient ce nom au péroxide de Fer rouge terreux , appelé aussi Ocre martial.

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