‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 29 sur 282 · V. Fer oxidé. (g. del · texte numérisé non relu

V. Fer oxidé. (g. del

SAF R AN U M. bot. fhan. On donne quelquefois ce nom aux fleurs de Carthame préparées pour la teinture. (b.)

SAFRE. ciiim. inorg. On donne ce nom dans le commerce à un oxide de Cobalt impur , que l'on obtient par le grillage de la mine de Cobalt, et qui mêlé avec une quantité suffisante de Silice, et fondu avec le souscarbonate de Potasse, donne un verre bleu que l’on broie ensuite pour le convertir en Smalt. (g. del.)

SAFSAF. bot. fiian. Syn. arabe de Saule pleureur , Salix babylonica , selon Forskalh et selon Delile , de Salix subserrata , autre espèce du même genre. F. Saule. (b.)

SAGAPENUM. rot. fhan. Suc gommo-résineux d’une Ombellifère encore peu connue, que VVilldenow croit être le Feru/a persica , c’est-àdire la même Plante à laquelle Olivier attribuait la Gomme ammoniaque , et le docteur Hope l ’Assa fœtida. Pline, Dioscoride, et les auteurs de l’antiquité , ont fait mention de cette drogue qu’ils disaient venir de la Médie. Le Sagapenum que le commerce nous apporte encore aujourd’hui des contrées orientales, est en

masses amorphes , composées de frag- i meus mous et adhérens, demi-trarjs— t païens, rouges, jaunes extérieure- rttl ment, d’un jaune pâle intérieurement , brunissant à l’air, d’une con- p sistance cireuse et cassante, mêléi ■ d’impuretés et de petits fruits plus or x* moins brisés , mais que l’on reconnaît m aisément pour des akènes d’OmbclIi lères. L’odeur de cetteGommc-Résim , est alliacée, plus forte que celle di Galbanum , mais moins que celle d<p Y Assa fœtida , dont elle serapproch également par la saveur et les autre propriétés Le Sagapenum s’amolli sous les doigts et devient tenace; i [B

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brûle eu répandant une flamme blanche et beaucoup de fumée; le résidu est un charbon léger et spongieux. Il fournit par la distillation, une petite quantité d’huile volatile; l’alcohol pur en dissout une grande partie.

Analysé par Pelletier ( Bulletin de Pharmacie, 1811) , il a fourni les principes immédiats suivans : Résine, 54,26 ; Gomme, 01,94; INlalate acide de Chaux, o,4o; matière particulière, o,6o ; Bassorine , 1 ,0 ; Huile volatile et perle, 11,80 : total, 100. Cette Gomme-Résine était désignée dans les vieux écrits de matière médicale sous le nom de Gomme- Séraphique ; elle entrait dans les préparations monstrueuses de l’ancienne pharmacie, et encore aujourd’hui quelques médecins de la vieille roche l'administrent comme médicament fondant et pour diminuer l’épaississement des humeurs. Nous ne croyons le Sagapenum utile que comme médicament externe , et à ce titre il figure parmi les ingrédiens de l’emplâtre Diachylon gommé. (g. .N.)

SAGEDIA. bot. cbypt. [Lichens.) Ce genre, établi par Acharius et adopté par Fiies, qni confirme les caractères indiqués par Acharius , se rappioche du Purina et de l’Endocarpon, et fait partie, dans la Méthode de Fries, de la tribu des Endocarpées. Cet auteur le caractérise ainsi d’après ses organes reproducteurs : noyau lenticulaire, de consistance de cire , plongé dans le lliallus lui-même, sans enveloppe propre ou périthécium , communiquant au-dehors par une ouverture pratiquée dans les verrues que ce noyau produit à la surface du thallus ; sporidies disposées en séries ; il diffère suitoutdu Porina par ses tubercules et ses noyaux lenticulaires, déprimés. Le thallus forme une croûte adhérente. Ces Plantes croissent dans les lieux humides, sur les rochers.

Ees espèces décrites par Acharius sont peu connues; on a souvent confondu avec elles des variétés monstrueuses de Lecidea , ce qui a fait

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rejeter ce genre par beaucoup de botanistes. (ad. b.)

SAGENARIA. bot. foss. Nom que nous avons donné aux tiges fossiles des Plantes de la famille des Fougères. V. VÉGÉTAUX FOSSILES. (AD.B.)

SAGÉNITE. min. Nom donné par De Saussure à la variété réticulée du Titane oxidé rouge. V . Titane.

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* SAGERETIA. bot. phan. Genre de la famille des Rhamnées et de la.

Penlandrie Monogynie , L. , récemment établi par Aaolphe Brongniart (Mém. sur les Rhamnées, p. 52, pl. 2, fig. 2), qui l’a ainsi caractérisé : calice dont le tube est urcéolé, hémisphérique , le limbe à cinq découpures aiguës et dressées ; corolle à cinq pétales dressés , obovés , onguiculés, roulés en dedans ou en forme de capuchon ; étamines à anthères ovales, biloculaires , s’ouvrant par une fente longitudinale; disque en forme de cupule , épais , couvrant le calice, entourant étroitement l’ovaire sans y adhérer; ovaire ovoïde, triloculaire , surmonté d’un style très-court, épais, et d’un stigmate trilobé. Le fruit n’est pas connu. Ce genre est indiqué par son auteur comme douteux, à cause de l’ignorance ou l’on est sur la structure de son fruit; il a été formé sur quelques Rhamnus et Zizyphus décrits par les auteurs, et particulièrement sur les espèces suivantes, savoir: Rhamnus Theezans, Vahl; Rh. elegans , Guayaquilensis , senticosa , Kunth ; Zizyphus opposilifolius , Wallich , etc. Ce sont des Arbrisseaux à rameaux grêles, en baguettes, les plus petits ordinairement spinescens , à feuilles presque opposées , brièvement pétiolées , lancéolées ou oblongues , dentées en scie et pcnninerves. Les fleurs sont petites , disposées en épis simples ou composés, interrompus, axillaires ou terminaux. Les huit espèces énumérées par Adolphe Brongniart croissent dans l’Ainériqucéquinoxiale et tempérée, principalement dans les contrées occidentales; quel-

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ques-uncs se Irouvenl dans les Indes- Orientales. (g. .N.)

* SAGETTE. bot. phan. L’un des noms vulgaires du Sagittaria sagiltifolia, L. F- Sagittaire. (b.)

SAGINE. Sagina. bot. phan. Ce genre, de la famille des Caryophyllées , et placé dans la Tétrandrie Tetra gynie , L., offre les caractères suivais : calice divisé profondément en quatre ou cinq seginens ovales f concaves , très -ouverts et persistans.

Corolle à quatre ou cinq pétales ouverts , plus courts que le calice ; quelquefois n existant pas; quatre ou cinq étamines; ovaire piesque globuleux, surmonté de quatre ou cinq styles subulés , recourbés , pubescens , terminés par des stigmates simples; capsule ovale, enveloppée par le calice , a une seule loge , a quatre ou cinq valves renfermant un grand nombre de graines attachées à un placenta central. Ce genre fait partie de la tribu des Alsinées de De Candolle ; il se rapproche beaucoup par le port et les caractères des genres Spergula , Mœhùngia , Buffbnia et A renar/a, et les seules différences qu’il y a entre ces genres consistent dans le nombre des styles , des enveloppes florales et des graines. Ehrart en a séparé à bon droit le Sagina erecta , L. , dont il a fait son genre Mœnchia. F • ce mot. Les Sa gin es sont de petites Herbes rampantes, d’un aspect peu agréable croissant entre les pierres et dans les fentes des rochers humides. On n en connaît qu’un petit nombre d’espèces qui pour la plupart croissent en Europe, et parmi lesquelles on distingue les Surina proournbens et apetala , L. , dont les Heurs sont ordinairement privées de pétales. On les trouve fréquemment sur les murs humides et entre les pavés, jusque dans 1 intérieur des villes. Plus d’un botaniste les foulées aux pieds sans s en apercevoir en traversant la pl»“ du Carrousel ou la cour des iuilenes.

Le Sagina virginica, L., appartient

au genre Centaurella de Michaux. F .

ce mot. (g. .N.)

SAGISER. ois. (Gesner.) Svn.

ancien de Courlis vert. F- Ibis.

(dk..z.)

SAGITÏA. mole. L’un des syn.

anciens de Bélemnile. F. ce mol.

SAGITTA. bot. phan. (Pline.) Syn. de Sagittaria. F. Fléchière.

SAGITTAIRE, ois. (Vosmaër.) L’un des synonymes du Messager.

F. ce mot. (dr..z.)

SAGITTAIRE, bot. piian. F.

Fléchière .

* SAGITTELLE. Sagittella. moll.

Genre encore incertain que Blainville a mentionné dans son Traité de Malacologie , et sur lequel il a donné de nouveaux renseignemens dans le Dictionnaire des Sciences naturelles.

C’est à Lesueur que l’on eh doit la decouverte dans les mers de 1 Amérique; il l’a observé autant que sa transparence et sa petitesse le lui ont permis. Cette transparence est telle , qu’il serait impossible de faire la moindre observation. Lesueur a été obligé de mettre un morceau de serge bleue dans le vase oii il les avait recueillies pour les examiner. Malgré cette attention , il n'a pu découvrir ni la place des organes de la respiration , ûi ceux de la génération; cependant , d’après le rapport dos autres organes , Blainville pense que ceux-ci doivent être placés comme dans les Firoles. Alors il ne voit plus la nécessité d’un genre qui a tant d’analogie avec les Firoles; il a clé conduit par ces motifs à en faire une petite section de ce gertre dans son Traité de Malacologie. linons semble que dans l’état actuel des observations sur ce genre , on ne pouvait mieux le placer, en attendant des éclaircisscmens necessaires, (d .h.)

SAGITTULE. Sagittula. intest.

Prétendu genre trouvé dans 1 Homme,

que sur l’autorité du docteur Bas tiani , Lamarck avait adopté ci rangé

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dans la troisième section de ses Vers, les Hétéromorphes. Il est hors de doute que ce nouveau parasite de l'Homme n’est autre chose que l’appareil hyo-iaryngi-en d’un Oiseau , avale , non digéré , et qui fut rendu par les selles après quelques accidens occasionés sans doute par une indigestion. Il est figuré dans la planche première de l’appendice de l’atlas annexé à. la traduction française du Traitédes Vers intestinaux de l'Homme du docteur Bremser, par Gruudler et Blainville qui s’y sont laissés prendre. (e. d..l.)

* SAGITTILINGUES. ors. (Illiger.) Nom donné à une petite famille d’Üiseaux qui l'enferme les Pies et les Loriots. (dr. .z.)

S’AGOIN. maji. V. Sagouin.

SAGONEA. bot. phan. Genre de la famille des Convolvulacées et de la Pentandrie Trigynie , établi par Aublet (Plant, de la Guiane, 1, p. 285, et offrant les caractères essentiels suivans : calice quinquépartite ; corolle campanulécà cinq lobes ; cinq étamines; ovaire supérieur surmonté de trois styles et de stigmates capités; capsule à trois loges s’ouvrant transversalement, et renfermant des graines nombreuses, fort petites, attachées à un réceptacle central , triangulaire. Le nom de ce genre a été inutilement changé par Schreber et Willdenow en celui de Reichelia. Le Sagunea aquatica, Aubl., Loc. cit.y tab. 3 , est une Plante herbacée qui , de sa racine, pousse plusieurs tiges droites hautes de deux à trois pieds, garnies de feuilles alternes, lisses, étroites , lancéolées-acuminées , presque sessiles et rétrécies en pétioles à leur base. Les fleurs sont disposées en très-petites grappes dans les aisselles des feuilles. Cette Plante croît u la Guiane sur le bord des ruisseaux. (g. .N.)

SAGOU. bot. pii an. Préparation alimentaire qu’on obtient de la inoelle du Sagouier. AC ce mot. (b.)

TOAIE XV.

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* SAGOUER. bot. pii an. V.

Areng.

SAGOUIER ou SAGOUTIER.

Sagus. bot. phan. Genre de la famille des Palmiers et de la Monœcie Hexaudrie . L., offrant les caractères suivans: spathe universelle nulle; régime rarueux couvert de bractées imbriquées , portant à la base les fleurs femelles , et au sommet des ramifications les fleurs mâles. Chaque fleur mâle offre un calice ( périanlhe extérieur) monophylle, tubuleux et sans divisions (à trois petites dents, selon Martius); une corolle (périanthe intérieur) amincie à sa base en une sorte de pédicelle entouré par le calice, et divisée supérieurement en trois segmens ; il y a six étamiues à filets courts et élargis, à anthères ovoïdes et dressées. Les fleurs femelles ont le calice comme dans les mâles; la corolle (périanlhe intérieur) tubuleuse, ventrue, tridentée, munie à l’entrée du tube de six anthères à l’état rudimentaire; l’ovaire libre, ovoïde, triloculaire, atténué supérieurement en un style court, à trois stigmates aigus. Le fruit est arrondi ou ovoïde, couvert entièrement d’écailles larges, imbriquées et à peu près comparties comme les carapaces de tortues; à l’intérieur, ce fruit ïj 'offre par avortement qu’une ou deux loges. La graine est munie d’un albumen éburné , lacuneux , d’un embryon ovoïde latéral placé au -dessus deda cavité de l’albumen. Quoique les régimes de Sagouier soient assez communs dans les collections, oii il nous eut été facile de les étudier jusque dans leurs détails les plus minutieux, nous avons préféré exposer les caractères génériques précédons d’après une excellente description que Poileau en a faite sur la Plante vivante à Cayenne , et qu’il a publiée avec figure dans le Journal de Chimie médicale , septembre 182.5, p. 3go. On peut d’ailleurs se procurer d’autres renscignemens sur l’organisation des fleurs et des fruits du Sagouier dans Gaertner ( de

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2'Yucl., i, p. 27, tab. 10); dans Martins ' Généra et spec. Palm, bras , p. 53); dans Palisot de Beauvois (Flore d’Oware el de Bénin, p. 76, tab. 44, 46), qui a décrit et figuré deux espèces de Sagas sous le nom générique de Raphia; enfin, dans le premier numéro des Annales de Botanique de Kcenig , ou Rotlboel a décrit le genre en question sous le nom de JÛetroxy loti-

De même que la plupart des autres Palmiers, les espèces de Sagouièrs croissent dans les régions intertropicales; elles sont en petit nombre, et originaires de l’Asie et de l’Afrique.

Une des plus remarquables a été transportée dans les colonies d’Amérique, ou elle a crû avec rapidité, et s’est propagée facilement par le moyen des graines. Comme ces espèces fournissent des produits d’une grande utilité pour les peuples des pays chauds , nous 11e pouvons nous dispenser d’entrer dans quelques détails à leur égard.

Le Sagouiek Raphia ou Roufia , Sagas Raphia, Lamk., Iliustr. Gen., tab. 771, fi g- 1; Raphia vin / fera, Palisot de Beauvois, Fl. d’Oware, tab. 44, fig. 1 , tab. 45 et 46, f. 1 , est un Arbre de moyenne grandeur dont le stipe est droit, cylindrique", couvert des débris desséchés des anciennes feuilles , garni à sa partie supérieure de feuilles grandes , nombreuses , pendantes, ailées, chargées , ainsi que les pétioles , de petites épines nombreuses. De la base de ces feuilles sortent et pendent de trèsgrands régimes divisés en un grand nombre de rameaux et ramusculcs inégaux , rapprochés , environnés chacun de bractées ou spathes partielles courtes, tronquées et fendues longitudinalement. Ce Palmier croît dans les diverses contrées de l’Inde- Orientale et en Afrique , dans le royaume d’Oware et de Bénin sur le bord des rivières.

Le Sagouif.ii pédoncule, Raphia pedunculata , Palisot Beauvois, loc.

cil., tab. 44, f. 2, et tab. 46 , f. 2 ; Sagus Ruffia, var. , Willd. ; Jacq.,

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l'ragrn. butan. , 7, t. 4, f. 2 ; Poileau , Journal de Chimie médicale, juillet 1825, avec figure, est une espèce tellement voisine delà précédente, que la plupart des auteurs l’en ont considérée comme une simple variété; elle s’en distingue par une légère différence de forme dans les fruits , et par ses fleurs mâles pédicellées , et encore ces caractères ne soirt pas constans. Ce Palmier croît à Madagascar, doit il a été transporté d’abord a ux îles de France et de Mascal eigne, puis à Cayenne. D’api ès les rénseignemens recueillis par Poiteau dans celte dernière colonie il ne fleurit qu’ à sa quinzième année , et il met près de dix ans pour développer sa panicule entière.

La troisième espèce de Sagouier est celle' que Willdenow a nommée Sagas Rumphii , parce qu’elle a été décrite et figuiée par Rumph ( Herb .

Jmboinh , 1 , p. 72 , tab. 17 el 18) ;| c’est aussi le Melroxylun de Rottholl, I dont nous avons parlé plus haut. Cel Palmier est un Arbre peu élevé qui!

croît dans les Moluques. Palisot de 1 Beauvois le regarde comme formant!

le type du vrai genre Sagus, et ill s’autorise de quelques légères différences dans l’inflorescence, comme par exemple, la présence d’une spat Le dans le Sagus Rumphii , pour ei séparer les deux espèces décrites plus haut, qu’il a placées dans son genre Raphia. Enfin, on avait réuni au:

Sagouiers le Palmier-Bache de l’Améiiquc méiidionaie, qui effectivement s’en rapproche beaucoup par h forme et la structure de ses fruits mais qui fait partie du genre MauriX lia. V. ce mot.

Avant de donner quelques détail!

sur l’extraction du Sagou qui est h principal produit, non-seulement de] espèces que nous venons d’énumérerl mais encore de plusieurs Palmier] très-distincts des vrais Sagouiers! nous devons dire un mot des autre] usages auxquels les peuples à demij civilisés de l’Afriqim soumettent diverses parties des Sagouiers, et paij ticulièrement du Sagouier Raphia

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Les Nègres font des sagaies avec les rachis ou pétioles communs des feuilles : ces sagaies sont des instruiuens armés d’une arête de Poisson ou d’un hameçon de fer avec lequel ils harponnent très-adroitement le Poisson , et qu’ils retirent au moyen d’une longue ficelle attachée au corps de ces instrumens. Les feuilles leur servent à construire des palissades, des murset des couvertures d habita lions; mais ces habitations, qui sont trèsfraîches etapprçpriées au climat brûlant des régions équinoxiales, ont l’inconvénient d’attirer et de servir de repaire à des multitudes innombrables de rats, et aux reptiles qui s’y glissent pour faire la chasse à ceux-ci.

La sève- des Sagouiers donue , par la fermentation, une liqueur vineuse très-forte, connue à Oware sous le nom de Bourdon , et qui est préférée aux autres vins de Palme. On l’obtient en coupant ou fracturant au sommet de l’Arbre la nouvelle pousse du centre, et on reçoit dans des calebasses le suc qui fermente alor.i très-facilement, vu la grande quantité de principes sucrés et mucilagineux qu’il contient. Les habilans d’Oware font fermenter les amandes du fruit avec la sève étendue d’eau ; ils obtiennent ainsi un vin plus coloré, plus spiritueux, et chargé d’acide carbonique , car il pétille comme du vin de Champagne, et la valeur d’un demi-litre suffit pour griser les hommes qui ne sont pas habitués à cette boisson. Le Chou du Sagouier est encore meilleur que celui du Palmiste ( Areca oleracea , Jacq. ); on le mange , soit cru ou en salade, soit cuit comme nos cardes.

L’intérieur du tronc des .jeunes Sal£ i gouiers ou la partie même qui fournit ■ i le Sagou, est encore le manger le ; plus tendre et le plus délicat dont on f‘ ( puisse se faire une idée.

Le Sagou n’est autre chose que la ^ partie médullaire qui forme la presque totalité du tronc des Sagouiers, P*( et que l’on extrait de la manière suii* vante : on fend l’Arbre dans sa lon-

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gueux , on écrase la partie intérieure qui est fort tendre , spongieuse, à peu pi’ès de la consistance pulpeuse d’une pomme ou d’un navet. On rassemble cettepulpe dans des espèces de cônes ou d’entonnoirs faits d’écorces d’arbre, mais qui laissent des interstices comme ceux d’un tamis de crin; on la délaye ensuite avec de l’eau qui entraîne la partie la plus bue et la plus blanche de la moelle. Celle-ci se dépose peu à peu; on la sépare par la décantation de l’eau qui la surnage, et on la passe à travers des platines perforées, de la même manière qu’on fabrique en Europe le vermicelle et autres pâtes féculentes. Le Sagou prend alors la forme de petits grains roussâtres sous laquelle on nous l’apporte de l’Inde.

Tel est le mode d’extraction décrit par les voyageurs; maisPoileau, qui a voulu préparer du Sngou à Cayenne, explique d’une autre manière la forme granuleuse que cette substance affecte. Selon ce natui'aliste, les parties en suspension dans l’eau se précipitent très-lentement ou ne se précipitent pas du tout; il est donc nécessaire de passer au travers d’un linge, et d'exposer au soleil le résidu pour le faire sécher. Parle seul effet de la dessiccation , cette substance se l’assemble en grains grisâtres, gros d’abord comme une têle d’épingle, puis ti'ois à quatre fois plus gros et irréguliers. Notre collaboi'ateur Lesson qui , dans son voyage de circumnavigation , a vu préparer le Sagou par difféiens peuples de la Polynésie et de l’Iude-Orientale , nous a confirmé la justesse de l’observation ,de Poitcau. Ce serait, en effet, une opél'alion difficile pour ces peuples à demi-civilisés , que de granuler le Sagou dans des instrumens dont ils ne sauraient avoir aucune idée.

Le Sagou est une matière amylacée, qui se ramollit, devient transparente , et finit par se dissoudre dans l’eau. On en forme avec le lait et le bouillon de légei’s potages que l’on recommande dans les affections de poitrine. Pour le faire dissoudre et

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cuire avec promptitude, on en met dans un poêlon environ une cuillerée que l’on délaye peu à peu avec une ehopine de lait , de bouillon , ou simplement d’eau chaude ; ou place ce poêlon sur un feu doux, et on remue sans discontinuer, jusqu’à ce que le Sagou soit dissous; on y ajoute alors du sucre et des aromates. Dans les Moluques et les Philippines, on fait avec le Sagou des pains mollets d’un demi-pied carré , des sortes de poudingues avec du suc de limon, des coulis de poisson, et d’autres mets, de fantaisie. 11 y a plusieurs sortes ou qualités de Sagous qui se distinguent par leur plus ou moins de blancheur et de solubilité. Celui que l’on fabrique aux Moluques passe pour le meilleur: il est probablement fourni par le Sagi/s Rump/iii de Willdeuovv.

SAGOUIN. Geopithecus. mam. Nos lecteurs voudront bien lire la définition du mot Singjî avant d’entamer les détails qui concernent les Animaux mentionnés sous le nom de Sagouins, et se rappeler que Geoffroy Saint-Hilaire a divisé la famille des Singes en deux grandes tribus, les Catan'liïnins ou Singes de l’Ancien- Monde, et les P laty rrhinins ou Singes d’Amérique. Ces derniers sont euxmêmes distingués en Hélopillièques ou Singes à queue prenante , en Géopithèques ou Singes à queue non pienante , qui sont nos Sagouins , et enfin en Arctopithèques (Singes dont les molaires sont hérissées de pointes aiguës), les, Ouistitis et les Tamarins, décrits dans le Tome xi de ce Dictionnaire. Ces trois tribus de Singes américains se trouvent donc nettement distinctes et isolées avec tous les genres qu’elles renferment dans les articles Ouistiti , Sagouin et Sal’Alou. Les Sagouins forment ainsi une petite famille qui renferme, d’après les travaux les plus récens de Geoffroy Saint-Hilaire, quatre genres, qui sont : Callithriche , Nyclipithèque , Saki et Brachyure. Desmare>t regardait son genre Sagouin comme synonyme du Çallithrix de

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Cuvier, mais long-temps avant, Lacépède avait proposé pour lui le nom scientifique de Saguinus. Erxlebcn ne sépara point les Sagouins des (,'ebus ou Sapajous.

Les Sagouins se distinguent de tous les autres Singes d’Amérique par leurs habitudes. Leur queue non prenante ne pourrait leur servir à se balancer sur les branches et sauter d’arbre en arbre dans les forêts; aussi, de celte conformation, sont aussitôt découlées les privations de ce moyen de conservation , et les Sagouins ont été contraints de chercher des refuges dans les broussailles et les fourrés du sol qu’ils ne quittent guère , et dans les crevasses des rochers : de là le nom de Géopithèques que leur donna Geoffroy Saint-Hilaire. Ces Singes , par leur tête arrondie , paraissent avoir reçu en partage une ample dose d’intelligence. Leur yeux, organisés pour la vision nocturne, semblent prouver qu’ils n’ont jamais plus d’assurance que le soir et aux approches de l'obscurité, et qu’ils restent tapis le jour dans l’asile qu’ils habitent. Leur face, communément courte, forme un angle de 60 degrés. Leurs narines, largement ouvertes, sont percées siale côté. Leurs mâchoires présentent six dents molaires. Enfin la longue queue qui les distingue ne paraîtj avoir aucun but d’utilité. Geoffroy Saint-Hilaire divise les Sagouins en deux sections , d’après les indica tions fournies par l’os incisif ou l’in termaxillaire qui porte les dents in cisives. Ainsi s’exprime ce savan dans ses Leçons : « L’incisif est di rigé en dedans , ou bien il est réfléchi en dehors. Infléchi, comme che:

tous les autres Singes , les dents sou parallèles et contiguës, et la cloisoi:

des narines est moins large que n l’est la rangée des dents incisives!

L'intermaxillaire est-il au coDtrair prolongé et saillant en avant? Ici incisives s'écartent des canines et 1 cloison des narines est tenue plu large que la rangée des incisives n de largeur; mais de nouvelles rechcij

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ehes m’ont fait connaître d’autreà différences d’organisation, dont les deux sections sont susceptibles , ou autrement qu’elles contiennent plusieurs genres. »

F. Cuvier a trouvé que le système dentaire des Callithriches ou Saïmiris, premier genre des Sagouins , ne diffère point de celui des Al ou a tes, des Atèles et des Sajous; qu’il présente trente-six dents, dix-huit à chaque mâchoire, ou quatre incisives, deux canines et douze molaires.

| Callitjihicues , Callithrix , Cuv. ,

Geoff. St.-Hil. , Illig. , Desin.

Cebus , Erxl.

Le type de ce genre est le Saïmiri de Buffon que Geoffroy Saint-Hilaire a pris pour le caractériser , et il pense même que les autres espèces de Callithriches diffèrent assez notablement du Saïmiri, par les détails de leur organisation , pour ne point faire partie du même genre. Quoi qu’il en soit , voici les caractères généraux adoptés par les auteurs : tête petite , arrondie; museau- court ; angle facial de 60 degrés; les canines médiocres ; les incisives inférieures verticales et contiguës aux canines ; les oreilles grandes et déformées ; la queue un peu plus longue que le corps, couverte de poils courts ; le corps assez grêle. Le crâne des Callithriches est énormément développé dans le Saïmiri, mais beaucoup moins quant à rampleur dans les autres espèces. Le cerveau acquiert des dimensions qui rendent compte de l’extrême sagacité que ce Singe manifeste. Les yenx sont dans toutes les espèces d’une grandeur considérable ; les orbites sout complètement arrondies. L’oreille interne est munie de grandes caisses auditives; mais dans les Callithriches Veuve, à collier , Moloch et autres , la boîte cérébrale est moins étendue , le trou occipital est plus reculé en arriére, et la cloison interorbitaire est entièrement osseuse.

Leur pelage, agréablement coloré, leur a mérité le nom de Callithrix qui veut dire beau poil. Les mœurs de la

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plupart des Animaux de ce genre sont encore peu connues; on sait seulement que quelques espèces ont beaucoup d’intelligence, vivent de fruits et d’insectes, et se réunissent par troupes considérables dans les forêts équatoriales du Nouveau- Monde.

Le Saïmiri , Callithrix Sciureus , Geoff. St. -H. Ce joli Singe, rempli d’intelligence, a reçu une foule de noms vulgaires : c’est ainsi qu’on le nomme vulgairement Sapajou Aurore on Singe Ecureuil. Ce nom de Saïmiri, d’abord employé par Buffon, est usité parmi les Galibis de la Guiane, tandis qu’il est nommé Titi sur les bords de l’Orénoque , suivant Humboldt. Linné, et Schreber dans sa planche 53 , lui consacrèrent le nom scientifique de Simia Sciurea ou de Singe Ecureuil ; Geoffroy Saint- Hilaire (Ann. du Mus. T. xix, pag.

1 1 5 , sp î ) et Desmarest ( Mammal . , sp. 76) lui imposèrent celui de Callithrix Sciureus. On en trouve des figures dans l’Encyclopédie, pl. ï8, fig. i; dans Audebert , pl. 7; dans F. Cuvier, T. 1, 10e livr. des Mammifères ; dans Buffon , T. xv, pl. 67 et fig. color. , pl 265. Le Saïmiri a de longueur totale environ un pied ouze pouces. Il est remarquable par sa tête arrondie et par l’aplatissement de sa face, qui rend le museau trèspeu saillant. Des poils courts, eu brosse , recouvrent le sommet et le derrière de la tête. Ses oreilles sout nues et taillées à angles sur plusieurs points ; leur forme est aplatie le long des tempes. Les yeux sont gros.

La couleur du pelage est en général d’un gris olivâtre tirant sur un roux léger ; le museau est noirâtre , taudis que les bras et les jambes sont d’un roux vif. Le poil est fin et doux , et couvre abondamment le corps; mais la face est entièrement nue et blanche, excepté le bout du nez qui es.t recouvert par une tache noire, qui se reproduit sur les lèvres. Au milieu de chaque joue se dessine une petite tache verdâtre. L’iris des yeux est châtain et entouré d’un cercle

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couleur rie chair. On distingue deux variétés dans l’espèce de Saïmiri ; l'une a le dos d’un jaune verdâtre unicolor , e.-l beaucoup plus commune que l’autre dont le pelage supérieur est varié de roux vif et de noir. Celte dernière a la taille du double plus forte que la précédente; mais toutes deux ont une teinte grise sur les membres , qui se change en un bel orangé sur les avant-bras et sur les jambes; la queue, giise verdâtre dans son ensemble, est terminée de noir dans une longueur de deux pouces. Les parties inférieures sont d’un blanc sale teint de rouille , et les parties génitales sont d’une couleur de chair très-vive. Le Saïmiri a les ongles dps pouces plats et larges, tandis que les autres sont longs et étroits. Le Saïmiri vit d’insectes et de fruits , et se réunit en troupes nombreuses. Humboldt est le seul voyageur qui ait publié sur cet Animal des détails précis et complets.

Voici ce qu’on lit dans les Leçons de Geoffroy Saint-Hilaire : La physionomie du Saïmiri ou Titi de l’Orénoque est celle d’un enfant. C’est la même expression d’innocence, quelquefois le même souris malin , et constamment la même rapidité dans le passage de la joie à la tristesse. Il ressent vivement le chagrin et le témoigne aussi en pleurant. Ses yeux se mouillent de larmes quand il est inquiet ou effrayé. Il est recherché par les liabitans des côtes pour sa beauté, ses manières aimables et la douceur de ses moeurs. Il étonne par une agitation continuelle; cependant ses mouvemens sont pleins de grâce.

On le trouve occupé sans cesse à jouer , à sauter et à prendre des insectes , surtout des araignées qu’il préfère à tous les alimens végétaux.

M. de Humboldt a remarqué plusieurs fois que les Titis reconnaissaient visiblement des portraits d’insectes , qu’ils les distinguaient sur les gravures même en noir , et qu’ils faisaient preuve de discernement en cherchant à s’en emparer en avançant leurs petites mains pour les sai-

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sir. Un discours suivi , prononcé devant ces Animaux , les occupait au

F oint qu’ils fixaient les regards de orateur ou qu’ils s’approchaient de sa tête pour toucher la langue ou les lèvres. En général ils montrent une rare sagacité pour attraper les insectes dont ils sont friands. Jamais les jeunes n’abandonnent le corps de leurs mères lors même qu’elles sont tuées. Aussi est -ce à l’aide de ce moyen , que les Indiens se procurent les jeunes Saïmiris qu’ils vont vendre à la côte. Cette affection coïncide , dit Geoffroy Saint-Hilaire, avec le développement de la partie postérieure des lobe-; cérébraux dont les Saïmiris sont si amplement dotés. Ces Singes vivent en troupes de dix a douze individus. Ils saisissent leurs alimens, soit avec les mains, soit avec la bouche, et hument en buvant. On les trouve communément au Brésil et à la Gui;. ne. Humboldt a plus particulièrement observé la variété à dos unicolor sur les bords du Cassi— quiaré. Les individus âgés ont leur pelage plus foncé en couleurs, suivant F. Cuvier qui a décrit avec soin les mœurs d’un jeune individu en captivité.

Le Sagouin a masque, Callithrix personatus , Geoff. , Ann. du Mus.

T. xix, p. lia, sp. 2; Humboldt, Obs. zool. , sp. 21 ; Desm. , sp. 76.

Ce Sagouin forme, suivant Knhl , une seule espèce avec celles décrites sous les noms de Sagouips à fraise et Veuve. Il est de fait que ces trois Animaux ont entre eux de grandes ressemblances, quoique Spix les isole.

Le Sagouin à masque a à peu près de longueur totale deux pieds sept pouces ; sur cetic longueur, la queue a elle seule un pied trois pouces. Son pelage est en entier gris- fauve; la face , le sommet de la tête , les joncs , le derrière des oreilles, sont d’une couleur brune foncée dans la femelle, et d’un noir intense chez les mâles; les poils des membres et du dos, étant annelés de blâme sale vers la pointe, paraissent grivelés; les parties inférieures sont d’um gris sale;.

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la queue est médiocrement loufhie, d’un fauve rous.-âtre; les poignets et les mains, les pieds de derrière, à l’exception des talons, sont d’un noir assez vif. Ce Sagouin habile le ldi ésil' depuis le i8° degré S. jusqu’au 21e dans les forêts qui bordent les grandes rivières, ou il est nommé Saussù.

Le Sagouin Veuve , Callithrix Ingens , Geoll’. , Desm. , sp. 77. Celte espèce a été décrite Sous le nom de J^iduita ou Sirnia lu gens par Humholdl dn ns ses Mélanges d’observations zoologiques , p. 5 1 9 . Ses dimensions sont d’environ un pied. Son pelage se compose de poil s doux , lustrés, d’un noir uni forme, excepté au-devant de la poitrine et les mains qui sont d’un blanc net; la face est blanchâtre, teintée de bleuâtre, et traversée par deux lignes qui se rendent des yeux aux tempes ; les poils noirs du sommet de la tête ont un reflet pourpré; la queue et les pieds sont noirs. Les habitudes de ce Sagouin sont tristes. et mélancoliques ; il vit isolé et ne se réunit point en troupes comme les autres espèces du même genre. On le. trouvé dans les forêts qui bordent les rivières de l’Orénoque et du San-Fernando de Atapabo.

Le Sagouin a fraise , Callithrix amiclus , Geoff. , Desm., 78. Humboldt a décrit celle espèce, dans ses Mélanges zoologiques , sp. 25 , sous le nom de Sirnia arnic/a , sans se rappeler positivement sa patrie; on la dit toutefois du Brésil. Le Sagouin à fraise est du double plus gros que le Saïmiri. Son pelage , sur le corps , les avant-bras et les jambes, est d’un noir mêlé de brunâtre; les poils des joues sont bruns; le dessous du cou et le haut de la gorge blancs; les main3 , depuis le poignet jusqu’à 1 extrémité des doigts, sont d’un gris jaunâtre sale ; la queue, entièrement noire, est moins touffue que celle des autres Sagouins.

Le Sagouin a collier , Callithrix torquatus, Gcpif. , Desm., sp. 79. Ce &nge a été décrit pour la première

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fois en 1809 , par Hoffmansegg, dans un recueil allemand sur l’histoire naturelle; il le nomma Callithrix torquata , en lui donnant pour caractères d’avoir le pelage brun châtain, jaune en dessous avec un demicollier blanc ; la queue un peu plus longue que le corps. Il est du Brésil.

Le Sagouin Moeocii , Callithrix Muluch , Geoff. , Desm. , sp. 80. Cette espèce a , comme la précédente , été décrite par Hoffmansegg qui la nomma Cebtts Muluch, et qui la découvrit au Para, où elle parait être rare. Su taille est du double de celle du Saïmiri; son pelage est cendré, mais comme les poils sont annelés , il eu résulte que le dos, ainsi que les ré-, gions externes des quatre membres , sont variées agréablement ; les extrémités sont en dehors d’un cendré plus clair que celui du dessus du corps; le gris des mains et du bout de la queue est très-clair et presque blanc; la face est nue. brunâtre, garnie de quelques poils rudes sur les joues et le menton : tout le dessous du coips et le dedans des bras et des jambes est d’un fauve rouss'âtre assez vif . qui s'arrête avec le gris des pa rties supérieures sans transition; la queue est garnie de poils assez longs à sa base , puis courts à son extrémité et annelés de gris brun noirâtre et de blanc sale.

Le Sagouin aux mains noires , Callithrix Melanuchir , Wied , Kulil, Desm., sp. Si; Callithrix incanescens, Liclisl . , Pithecia , F. Cuv. Ce Sagouin a été découvert par Wied INeuwied , et on en trouve une description dans la traduction française de son Voyage au Brésil (T. 11, p. 10).

Il a de longueur trente-cinq pouces dix lignes en y comprenant la queue qui a vingt-un pouces dix lignes. Les poils qui le recouvrent sont longs, tondus et doux ; la face et les quatre extrémités sont noires , et son pelage paraît gris cendré, parce qu’il est mélangé de noir et de blanc sale ; le dos est d’un In un marron rougeâtre; la queue est blanchâtre, souvent presque blanche et quelquefois teintée

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