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res , réguliers , attachés l’uu à la suite de l’autre par le milieu seulement, et par conséquent convexes vers l’une et l’autre suture. Tel qu’il est ainsi caractérisé, ce genre ne renferme qu’une bien petite portion des jyedysarurn décrits par les auteurs.
11 est restreint à environ trente espèces pour la plupart européennes , parmi lesquelles nous citerons comme les plus remarquables les H. coronaliurn et obscur um de Linné. Il correspond au genre Echinolobium de Desvaux (Joipn. de Bot., 5, p. 125); mais De Candolle n’a pas admis ce nom, parce qu’une section qui renferme des espèces évidemment congénères et inséparables des Echinolobiurn , n’a les fruits ni hérissés , ni même velus- Cette section a reçu le nom de Leiolobium ; c'est à elle que se rapporte VH. obscurum que nous venons de citer et qui nous semble la Plante qu’on peut citer comme type des vrais Sainfoins , parce qu’elle est une de celles que l’on a occasion d'observer le plus fréquemment en Europe; elle est assez commune d.ms les Alpes. L ’ Hedysarurn coronarium est aussi une espèce trop remarquable pour que nous omettions de la mentionner. Ses liges sont droites, rameuses, hautes d’un pied et demi à deux pieds, munies de feuilles composées de sept à neuf folioles ovales.
Ses fleurs sont d’un beau rouge et disposées en grappes simples, courtes, et portées sur des pédoncules plus longs que les feuilles. Cette nelle Plante croît naturellement dans les contrées d’Europe que baigne la Méditerranée. On la cultive en grand comme un excellent fourrage .dans les départemens méridionaux de la France, où on lui donne le nom- de Sainfoin d’Espagne. Dans quelques jardins de l’Europe tempérée cette Plante est cultivée pour l’ornement.
La Plante vulgairement nommée Sainfoin fait partie du genre Onobrychis qui sera mentionné dans le présent article.
Parmi les Plantes que I on a exclues du genre Hedysarurn , nous devons
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citer : t°. L ' Hedysarurn Unobrychis , L. , qui forme le type de l’ancien genre Onobrychis de Tournefort, rétabli par les modernes. 2°. L’Hedysarurn Alhagi, L. , ayant également été considéré comme un genre distinct par les anciens botanistes , et réintégré nouvellement par De Candolle. 3°. L 'Hedysarurn hamatum , L., érigé en genre sous le nom de Stylosanthes par Swartz. 4°. L ' Hedysarum diphy liant , L. , formant le geme nommé Zornia par Gmelin , Persoon ., etc. 5°. Les Hedysarurn buplevrifolium, vaginale, numrnularifolium , etc., qui constituent le genre Alysycarpus de Necker. 6°. L ’Hedysarum Vespertilionis , L. fils , sur lequel Necker a constitué le genre Ëourea, adopté par Desvaux et De Candolle. ?°. h' Hedysarurn irnbricatum , L. fils, placé dans le genre H allia de Thunberg. 8°. Les Hedysarum hirtum, violaceum , et autres espèces de J’Améri |ue du nord , réunies par Michaux dans le genre Lespedeza. 90. Les Hedysarurn strobiliferum et Liueatum, L., qui font partie du genre Flemingia de Roxburgh.
io°. L’ Hedysarurn sennoides, Willd., placé dans le genre Ormocarpurn de Beauvois. ii°. L’ Hedysarurn crinitum , L., et I H. picturn, Jacq., principales espèces de VUraria de Desvaux. i2°. Enfin les Hedysarurn umbel latum , gyrans , gaugeticurn, et une foule d’espèces de l’Inde et de l’Amérique, qui forment aujourd’hui l’immense genre proposé primitivement par Desvaux sous le nom de Desmodium. D’après cette simple énumération , on voit combien le genre Hedysarurn était encombré de Plantes hétérogènes, puisque plusieurs des genres proposés n appartiennent pas même à la tribu des Hédysarées. D’ailleurs nous 11’avons indiqué ici que les espèces les plus remarquables.' De Candolle, en adoptant ces genres dans son Prodrome et dans ses Mémoires sur les Légumineuses, s’csl vu forcé d’en établi r encore cinq autres, auxquels il a donné les noms de Taverniera , Nicolsonia , Adesmia ou Palagoniurn