‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 43 sur 282 · tome xv · texte numérisé non relu

tome xv

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qu'elle couve avec la plus constante assiduité. La jeune famille qui en résulte ne ressemble en rien aux adultes , qui eux-mêmes éprouvent chaque année la double mue.

Sanderling variable , Calidiis arenaria , Illig. ; Tringa arenaria, Gmel. ; Arenaria Calidris , Mey. ; Charadrius Calidris, Wils. , Amer.

Omit., pl. 59, fig. 4. Petite Maubèche grise , Briss. Parties supéiieures et côtés du cou d’un gris blanchâtre , sur le milieu de chaque plume ; poignet , bord des ailes et rémiges d’un noir pur ; l’origine de celles-ci et leurs tiges blanches. Tectrices alaires noirâtres , bordées de blanc; face, gorge, devant du cou et parties inférieures d’un blanc pur; bec, iris et pieds noirs. Taille, sept pouces un quart. Dans le plumage d’été , ou en robe de noce , les parties supérieures sont d’un roux foncé avec de grandes taches noires; la face et le sommet de la tête sont marqués de grandes taches noires entourées d'un double cercle roux et blanc; rémiges noires; tectrices alaires d’un brun noirâtre, marquées de zig-zags roux etbordées de blanchâtre; rectrices intermédiaires noires, bordées de roux cendré.

Cou , poitrine et haut des flancs d’un roux cendré , tachetés de noir avec le bord des plumes blanc; abdomen et autres parties inférieures d’un blanc pur : c’est alorsle Charadrius rubidus , Gmel., Lath. , Wils. Les jeunes, avant la mue , ont les parties inférieures noirâtres, tachetées de jaunâtre, avec le bord des plumes de cette nuance; la nuque, les côtés du cou et de la poitrine d’un gris clair finement rayé et ondé de brun ; une raie cendrée entre le bec et l’œil; le front, la gorge , le devant du cou et toutes les parties inférieures d’un blanc pur; le bord des ailes, les rémiges et les rectrices intermédiaires noirs. Ils sont alors connus et décrits sous les noms de Charadrius Calidris , Gmel.; Arenaria vu/garis , Bechst. ; ItJaubêchc grise, Girardin. (dk..z.)

SANDIX. min. Les anciens don-

naient ce nom à un Minium , qu’ils obtenaient en calcinant convenablement de la Céruse. (g. del.)

SANDORIC. Sandoricum. eoT .

pii an. Sous ce nom Rumph ( Herb .

Amboin., 1, p. 167, tab. 64) a décrit et figuré un grand Arbre de l’Inde, dont Cavanilles a fait un genre qui appartient à la famille des Méliacées et à la Décandrie Mouogynie , L.

Lamarck, ayant reçu de Sonnerai le fruit et les feuilles de cet Arbre, en a complété la description , dans le Dictionnaire encyclopédique , sous le • nom d’Hantol. Voici les caractères de ce genre : calice campanulé, à I] cinq dents ; corolle à cinq pétales lancéolés , du double plus longs que le calice; dix étamines dont les filets sont réunis en un tube cylindrique,!

portant sur son bord interne de petites anthères ; ovaire globuleux , surmonté d’un style à cinq stigmates bifides. Baie de la forme et de ta grosseur d’une orange, remplie d’une pulpe blanche et fondante qui entoure quatre ou cinq noyaux ovales , convexes sur le dos, anguleux dt»

côlé'de l’axe du fruit, un peu com-f primés latéralement , s’ouvrant er deux valves et renfermant chacilr une seule graine. Le Sandoricun indicurn croît dans les Philippines les Moluques et dans plusieurs autre îles de l’Inde orientale. Ses feuille sont alternes, pétiolées, composée de trois grandes folioles ovales, poinj tues et entières. Les fleurs sont dis* rosées en grappes composées et axilj aires. La pulpe du fruit de cet Ar rre a une saveur d’abord aigrelettjt et assez agréable , mais qui laisse en> suite dans la bouche un goût alliacé»

On en fait une gdée et un sirop qui sont des mets de dessert. Rumpj s’est beaucoup étendu sur les prqt priétés de la racine de son «Sn/n/orl* cum contre la colique et les points dcôté. (G.. N.;!

SANDRE. .Sandat. pois. Souj:

genre de Perche. V. ce mot. (B.jl

SANG. zool. Partout où il y a vi« il y a nutrition , c’est-à-dire un moi :

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venient continuel de composition et de décomposition simultanées à l’aide duquel le corps , qui en est le siège , se renouvelle sans cesse en s’emparant des substances qui l’entourent, se les assimilant, et en rejetant au dehors une portion des molécules dont il était lui-même formé. Celte action intestine s’effectue au moyen des liquides renfermés dans les interstices que laissent entre elles les fibres ou les lamelles constituantes des tissus. Les molécules étrangères tenues en suspension ou dissoutes par ces liquides, pénètrent dans la substance des organes et s’y déposent, tandis que les parties éliminées sont entraînées au dehors par la même voie. Dans les Animaux dont la structure est la plus simple, tous lés liquides du corps sont semblables : ils ne paraissent consister qu’en une quantité plus ou moins considérable d’eau peu chargée de principes organiques, et ce sont les produits de la digestion ou d’une simple absorption qui vont directement nourrir les diverses parties du corps. Mais dans les êtres qui occupent un rang plus élevé dans la série zoologique , les humeurs cessent d’être toutes de même nature, et il en est une qui , formée par le chyle, en diffère cependant essentiellement, et qui est destinée d’une manière spéciale à subvenir aux besoins de la nutrition. C’est à ce liquide que l’on a donné le nom de Sang.

Dansions les Animaux sans vertèbres, excepté les Annelides, le Sang est presque incolore; mais dans ces derniers , ainsi que dans les Animaux vertébrés, sa couleur est rouge, et c’est à cause de cette différence que , i pendant long-temps , on regardait les premiers comme dépourvus de Sang.

On ne sait que peu de chose sur les propriétés physiques et chimiques du Sang de la plupart des Animaux invertébrés. Dans les Mollusques , il est parfaitement incolore , et examiné au microscope , ne paraît formé que par un liquide aqueux tenant en suspension un grand nombre de petits

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globules albumineux, et un certain nombre de grosses vésicules, dont l’aspect est souvent comme framboise5. Dans les Crustacés , le Sang est d'une consistance plus grande; en général , il offre une légère teinte rosée ou bleuâtre, et lorsqu’on le retire de l’ Animal , il ne tarde pas à se coaguler et à former une masse semblable à de la gelée. Examinée au microscope, sa composition paraît à peu près la même que celle du Sang des Mollusques.

Ou s est au contraire beaucoup occupé de l’étude de ce liquide chez plusieurs Animaux à sang rouge; mais surtout chez l’Homme. Sa couleur, comme chacun le sait, est d’un beau rouge ; sa consistance est un peu visqueuse; son odeur est fade et particulière ; et sa pesanteur spécifique, un peu plus grande que celle de l’eau, varie comme nous le verrons plus tard. En examinant au microscope le Sang de ces Animaux, on voit qu’il est formé de deux parties distinctes, d’un liquide transparent auquel on a donné le nom de Sérum , et d’une foule de globules ou de petits corpuscules solides et réguliers , tenus en suspension dans le fluide dont nous venons de parler. C’est à Malpighi et à Leuwenhoeck que l’on doit la découverte de ces globules; un grand nombre de micrographes se sont occupés de leur étude , mais c’est à Leuwenhoeck, à Hewson, et à Prévost et Dumas, que l’on doit les travaux les plus suivis et les plus importans sur ce sujet. Les observations des deux physiologistes que nous venons de citer en dernier lieu , ont appris que dans, tous les Mammifères les globules du Sang sont circulaires, tandis que, chez les Oiseaux, les Reptiles et les Poissons, ils sont elliptiques; ils ouf aussi fait voir que le diamètre de ces corpuscules est constant dans le même Animal , mais qu’il varie beaucoup d’une espèce à une autre, comme on peut s’en convaincre d’après le tableau suivant :

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