GRAPHIE BOTANIQUE. (G..N
SAMOLOIDES. bot. phan. Boerhaave donne ce nom au genre qu'Adanson avait également établi sous N nom de Kreideck. V. ce mot. Bomar^ dit que c’est une Véronique dont ot fait usage en thé chez les Anglais.
SAMOLUS. bot. ,phan. V. Sa) mole.
SAMPACC A. bot. phan. (Ruinphi Syn. de Michclia. r. ce mot. (b.)
SAMSTRAV ADI. bot. pnAN. Nod 1 vulgaire, à la côte du Malabar, dg Y Eugenia racemosa , L. , type d genre Stravadium de Jussieu . (g. .N
SAMYDE. Samyda. bot. fhàn.
Ce genre, qui a donné son nom à la petite famille des Samydées , avait été primitivement établi par Plumier sous le nom de Guidonia. Il appartient à PIcosandrie Monogynie, L. , et il offre les caractères suivans : calice campanule, tubuleux, coloré, persistant, le limbe à cinq ou trèsrarement à quatre divisions inégales; corolle nulle; étamines en nombre qui varie de huit à dix-huit, toutes fertiles, courtes, adnées au sommet du tube du calice , à filets larges , membraneux, connés en tube à la base, glabres, libres et cuspidés au sommet , à anthères oblongues , dressées , biloculaires , déhiscentes longitudinalement et à l'intérieur; ovaire supère, sessile , uniloculaire, renfermant plusieurs ovules fixés à des placentas pariétaux , surmonté d’un seul style dressé et d’un stigmate capilé; capsule globuleuse-ovoïde , charnue-coriace , uniloculaire , s’ouvrant par le sommet eu trois à cinq valves; graines nombreuses, marquées à la base d’un trou ombilical , recouvertes d’un triple tégument , l’extérieur charnu-pulpeux , celui du milieu testacé, fragile; l’intérieur mince, adhérent; l’endosperme est charnu et offre vers sa partie supérieure un embryon inverse. Ces caractères, que nous avons empruntés à Kunth [Non. Gener. et Spec. Plant, œquin. T. v ), ne conviennent qu’à une partie des Sarnydes décrites par les auteurs. Plusieurs ont été confondus avec les Casearia, qui se distinguent cependant par un caractère facile à reconnaître, celui des étamines à filets alternativement anthérifères et stériles. Parmi les vraies espèces de Samyda , nous citerons les S. villusa , glabrata , Swarlz , Mur.
Ind. occid.; S. spin u lus a , Ven! en., Choix de Plantes , tah. 45 ; et S. mal tijlora , Gava u., Te, on., i, p. 48, ta b. 67. Ce sont des Arbrisseaux ou des Arbustes indigènes des Antilles, à rameaux quelquefois spinescens , à feuilles alternes, simples, entières, finement ponctuées , munies de deux
stipules pétiolaires. Les pédoncules sont axillaires, uniflores, solitaires ou ramassés en forme d’ombelles. Les fleurs sont blanchâtres, rarement purpurines. (g.. N.)
SAMYDÉES. Samydeœ. bot.
fiian. Famille naturelle de Plantes, indiquée d’abord par Gaerlner fils (Carp., 5, p. 238-242), établie par Ventenat (Mém. Inst., 1807, 2, p.
i42), et adoptée maintenant par tous les botanistes modernes. Le genre Samyda, qui est le type de cette famille, avait été laissé par Jussieu parmi ceux dont les affinités n’étaient point assez connues. Voici comment cette famille peut être caractérisée : le calice est monosépale, persistant, souvent coloré , surtout à sa face interne, et offrant de trois à sept divisions plus ou moins profondes. La corolle n’existe pas. Les étamines, dont le nombre varie et est un multiple du nombre des divisions calicinales , sont ou libres , -ou plus souvent mouadelphes par la base de leurs filets, qui sont insérés sur la paroi interne du calice; quelquefois un certain nombre des étamines avortent et sont réduites à l’état rudimentaire; d’autres fois elles sont accompagnées à leur base d’un appendice lamelliforme , qui constitue une sorte de couronne intérieure; les anthères sont introrses et à deux loges, s’ouvrant chacune par une sutui e longitudinale. L’ovaire est libre, sessile, et à une seule loge contenant un petit nombre d’ovules attachés à trois trophospermes pariétaux. Le style est simple, terminé par un stigmate simple ou trifide. Le fruit est coriace ou légèrement charnu, à une seule loge, qui s’ouvre incomplètement et par son sommet en trois valves, portant chacune une ou plusieurs graines attachées sur leur face interne. Ces graines , quelquefois accompagnées à leur hase d’un arille cupuliforme , se composent d'un tégument propre qui recouvre un eudosperme charnu , dans lequel est placé un embryon, dont la
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radicule est Opposée au hile. Les Végétaux dont celte famille se compose sont des Arbustes, des Arbres ou des Arbrisseaux, lous exotiques et originaires des contrées chaudes de l’ancien continent et du nouveau.
Leurs feuilles alternes sont simples, entières ou dentées, le plus-souvent marquées de points translucides et munies de stipules à leur base. Les fleurs sont ordinairement axillaires, quelquefois solitaires ou réjunies en grand nombre. Les trois genres Samyda , L. ; Casearici , Jacquin , dans lequel on doit réunir l’ Anavinga de Lamarck , 1 Iroucana et Pitumba d’Aublet , l’ Jthænea de Schreber et le Melistaurum de Forsler, et C/iœtocrater de Ruiz et Pavon, formaient seuls celte famille. En traitant du genre Pi-parea d’Aublet dans ce Dictionnaire, nous avons fait voir que ce genre, généralement rapporté à la famille des Violariées, venait se placer plus naturellement dans celle des Samydées. Par la structure de 7e u r fruit les Samydées se rapprochent beaucoup des Violariées et des Flacourtianées ; mais leurs étamines périgynes les reportent non loin des Rosacées et des Rhamuées. (A. R.)
SANAMUNDA. bot. phan. (Adanson d’après L'Ecluse.) Syu. dePnsserina. V. Passerine. (g..n.)
SANCIIÈZE. Sanchezia. bot.
PHAN. Ruiz et Pavon ( Flor. Peruv.
Prodrom. , p. 5 , tab. 5s ) ont éLabli sous ce nom un genre qui appartient à la famille des Scrophularinées et à la Diandi ie Mouogynic. Voici ses caractères essentiels : calice persistant , à cinq divisions droites, ovales, concaves, échancrées au sommet; corolle irrégulière, dont le tube est recourbé , insensiblement rétréci à la base et à son orifice ; le limbe à cinq découpures ovales , échancrées cl réfléchies, les deux supérieures un peu plus courtes; deux étamines saillantes , à filets velus, terminés par des anthères ovales , munies à leur base d’un appendice court , caicarilorme ; deux filets stériles, ayant la même
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insertion que les étamines fertiles; ovaire oblong , surmonté d’un style filiforme plus long que les étamines, et terminé par un stigmate bifide; capsule oblongue, acuminée, à deux valves, renfermant quelques graines planes , orbiculaires. Deux espèces ont été décrites et figurées dans la flore du Pérou, vol. i, p. 7, tab. 8 , flg. H et c, sous les noms de Sanchezia oblonga et de S. ouata. Ce sont de très-grandes Plantes herbacées , à tiges simples ou rameuses , tétragones , munies de feuilles oblongues, lancéolées ou ovales , dont les fleurs , de couleur jaune , sont disposées en épis I terminaux et munies chacune de bractées rouges. Ces Plantes croissent dans les lieux ombragés et marécageux du Pérou. (G.. N.)
SANCHITE. rot. r h an . Même | chose que Bladie. V. ce mot. (b.)
SANDAL. bot. phan. Même chose que Santal. V. ce mot. (b.)
SANDALE, ins. Pour Sandalus. j r. cemot. (b.)
SANDALE, mole. Nom vulgaire que l’on donne aux Coquilles du .
genre Crepidule , et quelquefois à la Calcéole. V . ces mots. (d..h.)
* SANDALTNE. Sandalina. moll. :
Nom que Schumacher a donné au jl genre Crépidule de Lamarck. Il doit être abandonné , puisqu’il fait double emploi. J~. Crépidule. (d..h.)
SANDALfOLITE. tolyp. Il paraît I que ce que le compilateur Bomare appelle ainsi est quelque Caryophyl- j lie fossile. (15.)
SANDALUS. ins. Genre de l’ordre j des Coléoptères, section des Pentamères , famille des Serricornes , tribu J des Cébrioniles, mentionné par La- | treille (Faïu. natur. du Règn. Anim ). I et établi par Knoch ( Nette Beytrage I zur InseClenhunde , 1 , vol. 5 , 1811) || qui lui donne pour caractères : an- jl tonnes en scie dans les deux sexes, plus courtes que le corselet; inandi- j bulos fortes, avancées et très-cro- ; chues. Ivuoch ne mentionne qu’une !i]
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espèce de ce genre : il la nomme Sandalus petrophya. (G • )
SANDARACHA. min. Ce nom employé par Théophraste et par Pline , indique , suivant la plupart des minéralogistes, l’Arsenic sulluré rouge ou le Réalgar. (g. bel.)
SANDARAQUE. eot. mian. Substance résineuse fournie par le Thuya arliculata , Uesl. , Tlor. Atlant. , 2 , p. 553, tab. 25'i; petit Arbre de la famille des Conifères , qui croit sur les côtes septentrionales d’Afrique.
On l’a pendant long-temps attribuée à une espèce de Genévrier ( Juniperus Oxycedrus , L.); mais cet Arbrisseau ne produit presque point de résine dans nos contrées méridionales où il n’est pas rare. D’ailleurs l’opinion qui attribue la Sandaraque au Thuya articulata est celle de Broussonnet et de Schousboe, observateurs dignes de confiance. La Sandaraque est en larmes rondes ou allongées, blanchâtres ou d’un jaune-citrin pâle, brillantes, transparentes , se brisant sous la dent , brûlant avec une flamme claire et exhalant une odeur balsamique et agréable, soluble presqu’en entier dans l’alcohol , moins soluble dans l’huile volatile de térébenthine , d’une saveur résineuse et un peu balsamique. La Sandaraque entre dans la composition des vernis à l’alcohol ; on se sert de sa poudre pour empocher le papier d’être traversé par l’encre lorsqu’on a enlevé l’écriture par le grattage. (g. .N.)
SAND ARESUS. min. Pline désigne sous ce nom une Pierre qu’il dit être .ouge et contenir dans son intérieur les espèces de corps rayonnés en itoiles et brillans. Les minéralogistes nodernes n’ont encore pu rapporter :ettc Pierre à aucune de celles qu’ils connaissent. (g.dee.)
SANDASTROS. min. Pline a parlé tous ce nom d’une Pierre que l’on >i ésume êire un Silex prase. (g. bel.)
SANUAT. rois. fr. Sanbee et ERCUE , sous-genre CëNteoeome.
SANDERLING. Calidvis. (tlliger.)
ois. Genre de la première famille de l’ordre des Gralles. Caractères : bec médiocre, grêle, droit, mou, flexible, comprimé vers la base, déprimé à la pointe qui est aplatie et. plus large que la partie intermédiaire; sillon nasal très- prolongé vers la pointe ; narines longitudinalement fendues de chaque côté du bec; pieds grêles; trois doigts presque entièrement divisés et dirigés en avant ; point de pouce ; ailes médiocres , première rémige la plus longue. Le genre Sanderiing ne se compose que d’une seule espèce, maison la trouve répandue sur toutes les parties septentrionales des deux hémisphères; en Amérique , en Asie comme en Europe, l’espèce n’offre aucune différence; partout elle est assujettie à des mues constantes qui , sur chaque point, amènent les mêmes variations dans le plumage. Quelques auteurs semblent enclins à penser que ce pourraient être les mêmes individus que les migrations feraient passer successivement d’une contrée à l’autre , et revenir insensiblement au point de départ. Nous sommes loin de vouloir admettre ou combattre cette opinion ; mais il nous semble difficile de croire que des êtres aussi faibles pussent supporter les fatigues de tels voyages, et parcourir en aussi peu de temps des distances aussi grandes. Quoi qu’il en soit, ces Oiseaux se montrent régulièrement en printemps et en automne sur nos côtes , où leur norhbre est quelquefois si considérable que le rivage en est presque couvert; ils ne se montrent qu’accideri tellement dans les marais, sur les bords des rivières et des fleuves , ce qui tend à faire croire que ce n’est point là que se trouve leur nourriture habituelle , et qu’ils font un exclusif usage de Vers et de petits Mollusques marins. C’est dans l’extrême nord, vers les régions arctiques , que le Sanderiing va tranquillement s’occuper de sa reproduction ; un trou pratiqué dans le sable est le nid où la femelle dépose cinq à sept oeufs