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YHœrnopis vorax , ont considéré les prolongemens latéraux qu’on voit dans ces espèces sur les côtés de l’estomac, comme autant de petits estomacs distincts, et ils n’ont regardé comme de vrais cæcums que la dernière paire de poches qui est beaucoup plus étendue ; mais il nous semble évident , par ce qui vient d’être dit, que ces derniers sont de même nature , et que leur plus grand développement ne constitue point un caractère distinctif. Le rectum des Hirudinées , généralement séparé de l’estomac par une sorte de valvule ou de rétrécissement assez brusque, est quelquefois très-étroit , et d’autres fois assez large ; il aboutit à l’anus qui s’ouvre sur le dos à l’origine de la ventouse anale.
Le canal digestif est composé de deux tuniques pellucides, et, vers son.
extrémité , on observe quelques fibres musculaires. Blainville croit qu’il existe un appareil sécréteur delà bile qui consisterait en un tissu cellulomembraneux entourant une partie de l’intestin , et surtout de l’estomac.
Toutes les Hirudinées se nourrissent aux dépens d’autres Animaux qu’elles sucent ou qu’elles avalent par portion ou même en entier. Tantôt elles s’attachent aux Poissons , aux Grenouilles, aux Salamandres , elo. , etc. ; tantôt elles dévorent les Mollusques , les Annelides ou les larves d’insectes. Les Sangsues proprement dites , les seules que l’on emploie en médecine , et les seules qui soient avides de sang humain, entament la peau au moyen de l’appareil buccal dont il a été déjà question. Leur ventouse orale se fixe fortement sùr le point qu’elles veulent sucer; les tubercules dentifères prennent de la rigidité; ils se contractent, et les denticules qu’ils supportent incisent alors en se mouvant la portion de la peau qui est comprise entre eux. Le sang coule de chacune des entailles , cl l’Animal le fait successivement passer dans son œsophage et dans son vaste estomac.
Les Sangsues dont on fait usage dans
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l’a ri île guérir ueprenuent pas tonies la même quantité de sang; il exisle à cet égard de très grandes différences suivant les espèces et même suivant la grosseur ou le poids des individus.
Moquin-Tandon s’est assure que généralement une Sangsue de l'espèce officinale absorbe de soixante à quatre-vingts grains de sang; mais que si elle est petite, elle n’en absorbe que cinquante grains ou deux fois et demie son poids; si elle est de moyenne taille, elle en absorbera quatrevingts grains environ ou deux fois son poids; et fut-elle très-grosse , la quantité serait encore de quatrevingts grains ou son poids; par conséquent on obtiendrait des résultats semblables dans ces deux derniers cas ; mais ils seraient très-différens dans le premier. Moquin-Tandon voudrait donc que, dans les prescriptions de Sangsues, le praticien les dosât d’après le poids, en partant de la donnée que chaque individu d’une grosseur moyenne doit absorber une quantité de sang deux fois plus forte que son propre poids.
Les Hirudinées digèrent très- lentement. Souvent, après plusieurs jours, plusieurs semaines , et même après plusieurs mois, on retrouve dans leur canal intestinal les matières solides ou liquides qu’elles ont avalées. Les espèces que l’on emploie en médecine offrent une autre particularité curieuse : le sang qu’elles ont sucé n’éprouve dans leur estomac aucune altération sensible ; il est de même couleur et conserve sa fluidité naturelle ; mais si on l’expose à l’air, ou si la Sangsue périt , il se coagule promptement, et devient d’un brun noirâtre.
Le système nerveux des Hirudinées a été décrit par un assez grand nombre d’anatomistes qui ont porté leur observation sur la Sanguisnga ufficinalis , XHœmopis vorax , la Nephelis gigas , Vsllbione muricala. Ils ont trouvé qu’il se composait d’une série de ganglions étendus de La bouche à l'extrémité du corps, et situés, comme dans tous les Animaux articulés au-
dessous du canal intestinal. De chaque ganglion partent des filets nerveux qui se distribuent à tous les organes en se divisant à l’infini. Nous avons eu occasion de disséquer le système ganglioriaire dans plusieurs Hirudinées de genres différens , et nous ayons remarqué quelques particularité» que nous extrairons de nos observations faites eu 1822. Le cordon nerveux de la Nephelis tessellata de Savigny nous a paru semblable à celui que Moquin-Tandon a décrit eu représenté dernièrement dans sa Nephelis gigas. Les ganglions nerveux; sont tous également espacés entra eux, a l’exception de l’avanl-derniei$ et du dernier qui se rapprochent davantage. Nous en avons compté quatorze depuisHa verg^jusqu’au disque postérieur, et nous croyons qu’il eiîl existe six en avant de l’organe mâle O11 voit pait:r de chaque gauglioi deux filets nerveux. La Clepsine com plana/a, dont nous avons fait con naître la disposition curieuse du tub< digestif, 11’est pas moins remarquable sous le rapport du système nerveux Nous avons compté vingt ganglion distincts , inégalement espacés entr eux , n’offrant qu’un seul filet nert veux de chaque côté au lieu de deutl et il nous a même semblé que le quia zième et le seizième en étaient privé»
le premier ganglion semble per<!
pour le passage de l’œsophage qu’* enfouie exactement; le deuxième 1 le troisième sont rapprochés ; lequ:
trième et le cinquième se touchent correspondent à l’organe mâle; 1 suivaus , jusqu’au quatorzième, so distans entre eux , et à peu pi ès ég;, lement espacés ; ce dernier , le quit zième, le seizième, et le dix-septj me sont île nouveau rapprochés; existe ensuite après le dix septièal nu intervalle assez grand; enfin , j] trois derniers ganglions se touched presque. Le filet nerveux qu’on 1} marque de chaque côté des* gangliq en naît à angle droit et se porte trait vci salement en dehors, mais les filt des trois derniers sont dirigés obe qheraent en arrière. Moquin-Tanc
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* représenté le cordon noueux de l’Albione muriquée qu’il a reconnu être très-semblable à celui des autres Hirudinées; mais nous trouvons dans nos notes l’anatomie de cette espèce faite en 1822 , et nous sommes loin de nous accorder sur ce point avec Moquin-Tandon. Peut-être la différence provient-elle de ce que nous aurons disséqué l’Albione verruqueuse sans la distinguer de l’Albione muriquée. C’est ce que nous 11e pouvons décider aujourd'hui.
Quoi qu’il en soit, nous nous bornons à transcrire ici l’observation
\ consignée dans notre Journal. Elle f sst assez curieuse pour que nous te- 1 nions à la faire connaître. « Le cor- . don nerveux de celte espèce offre une j particularité fort remarquable, et qui n’a encore été vue dans aucun 'Animal articulé. Les ganglions , au nombre de vingt, envoient chacun un seul filet nerveux, très-court, qui s’en !■ sépare , à angle droit , et qui , au lieu li rie se diviser immédiatement en ra- Simuscules, comme cela a toujours lieu,
■ vient aussitôt aboutir de chaque côté > i uu ganglion très-distinct- Tous ces petits ganglions donnent ensuite nais-
• sance aux filets nerveux qui se distribuent aux diverses parties du corps.
; Ces renflemens, qui existent sur deux
ignés, à droite et à gauche du corion noueux médian , et qui , dans l -ette Sangsue, semblent former trois cordons noueux longitudinaux et parallèles , nous rappellent les petits ganglions qui se voient de chaque côté de la moelle épinière des Animaux vertébrés , un peu au-delà de ia naissance des nerfs vertébraux. De chacun des ganglions quq, chez 1 ’ A I — hione , constituent ces espèces de moelles surnuméraires et latérales , partent quatre petits filets nerveux ; trois d’entre eux , les plus inférieurs ,
' vont se perdre dans les muscles longitudinaux ; le quatrième ou le supérieur , accompagne les artérioles qui naissentlaléralement du vaisseau dor-
Î! s al. Le premier ganglion de la série moyenne, qui pourrait ici prendre le nom de céphalique, j» cause de sa
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grosseur, proportionnellement à ceux qui suivent, est, comme d’ordinaire, perforé au centre pour livrer passage à l'œsophage, et fournit plusieurs nerfs qui tous se diligent en avant. » Une figure exacte complète cette description, et rend très-sensible le fait singulier que présente cette Sangsue.
Nous avons peu de chose à dire des organes des sens des Hirudinées.
Ces Animaux , ainsi que les autres Annelides, ont une sensibilité générale assez exquise , mais ils paraissent privés d’un organe de tact circonscrit. Ils sont nécessairement pourvus du sens du goût. Celui de l’odorat et celui de l’ouïe semblent nuis; aucune odeur ne paraît les affecter; aucun bruit n’agit sur eux, et d’ailleurs il n’existe aucun appareil qu’on puisse regarder comme le siège de ces deux fonctions. Il n’en est pas de même de l’organe de la vue. Toutes les Hirudinées présentent , à la partie antérieure de leur corps , des points de couleur brune ou noiiatre qui ne s’élèvent que trèspeu au dessus de la peau, et que plusieurs auteurs ont regardés comme de véritables yeux , tandis que d’autres leur ont refusé ce nom. Leur nombre varie ds deux à dix suivant les genres , et ils sont fixés tous , ou à peu près tous , sur la ventouse orale.
Plusieurs expériences ont fait penser que ces organes ne servaient pas à la vue , et que les Hirudinées étaient privées de ce sens. Cependant , il est certain que si on les place dans un vase entouré de papier noir, et auquel ou laisse seulement une ouverture pour le passage de la lumière, elles ne tardent pas à se diriger vers ce lieu et à s’y » fixer ; mais pour se rendre compte de ce fait 4 il n’est pas besoin de supposer l’existence de véritables yeux; car deâ Animaux bien plus inférieurs dans l’échelle , et les Végétaux eux-mêmes se comportent de même. L'o. servalion faite à plusieurs reprises par Moquin-Tandon , et sans doute comparativement et avec toutes les précautions convenables sur la Néphélis vulgaire, paraît
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avoir un peu plus de valeur , mais il s’en faut encore de beaucoup qu’elle soit concluante. Ce naturaliste nous apprend qu’ayant placé, au-devant de la ventouse orale de l’espèce que nous venons de citer, un petit morceau de bois de couleur rouge, l’Animal semblait se détourner pour l’éviter.
Le système circulatoire des Hirudinées a été le sujet d’un assez grand nombre de recherches. Thomas , Cuvier, Vilet , Johnson , Caréna , et tout récemment Moqu in -Tandon et Dugès, l’ont étudié avec soin et nous ont fait connaître le nombre et la disposition des vaisseaux , ainsi que le trajet de sang dans leur intérieur. Moi-même j’ai eu occasion d’observer, sous ce rapport, quelques Hirudinées. Ces divers travaux nous serviront à le décrire.
Le petit nombre d’espèces de Sangsues dont on a fait complètement l’anatomie, a toujours présenté quatre troncs vasculaires longitudinaux, l’un dorsal, l’autre ventral, séparés entre eux par le tube digestif et deux latéraux; ces quatre troncs principaux communiquent entre eux nonseulement par les vaisseaux capillaires qui se rencontrent et se confondent dans les divers organes auxquels ils se distribuent, mais encore par des branches spéciales et d’un fort diamètre, qui se portent directement d'un tronc vasculaire à l’autre. Le tronc ventral fournit de grosses branches qui , remontant verticalement de chaque côté , embrassent le canal intestinal, et aboutissent au vaisseau dorsal. Dugès , qui les a observés le premier dans la Sanguisuga ufficinalis , les nomme branches abdominodorsales : les troncs latéraux communiquent entre eux par des branches transversale^ qui vont de l’un à l’autre en passant -sous le cordon nerveux. Ces branches ont été récemment bien décrites et figurées , dans la Nephelis vulgaris , par Jean Millier ( Archiv. fur anal, und phys.
Meckel, Jan.-Marz , 1828); Dugès propose de les désigner sous le nom de branches lalcro-abdorninales ; c ulin
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ces mêmes troncs latéraux envoient des branches volumineuses qui aboutissent au vaisseau dorsal: Dugès les nomme branches latéro- dorsales. Outre ces canaux qui établissent des communications faciles entre les principaux troncs , il existe pour chacun d’eux une infinité de vaisseaux qui portent le sang aux divers organes et qui le distribuent principalement à la peau qu’on doit considérer comme un organe de respiration, mais non exclusivement, car il existe dans les Sangsues , ainsi que nous le verrons plus loin, un appareil spécial pour cette fonction . Cet appai eil , qui consiste en des espèces de poches , est richement pourvu de vaisseaux sanguins dont la connaissance est due à notre savant ami Dugès. Ils forment dans les parois de la vésicule un lacis inextricable qui est le produit de la subdivision d’un rameau fourni par les branches latéro-abdominales , et d’une grosse anse vasculaire que Du- :
gès nomme anse pulmonaire , et qui provient du tronc latéral . Telle est en peu de mots la description des parties principales du système circulatoire des Hirudinées; mais il existe des différences plus ou moins grandes , suivant les genres et les espèces, dans le nombre, la subdivision et la distribution des vaisseaux secondai- :
res ; nous nous en sommes convaincu en étudiant comparativement la Sanguisuga officinalis, les Clepsine bioculata et complanata , la Nephelis vulgaris , Y Hœmopis vorax et une Albione, Albione muricata , ou ver rue ata ? Nous nous bornerons à un seul exemple en extrayant de notre Journal la description que nous en avons faite en 1822.
« Le système circulatoire de l’Albione est essentiellement semblable à ce que j’ai vu dans les autres Ilirudiuées : je retrouve 'quatre troncs principaux, un dorsal, un ventral, deux latéraux; mais il existe de très- I grandes différences dans la disposition de ces vaisseaux. Le dorsal , qui s’étend de l’ouverture buccale à l’ouverture anale, n’a pas le même 1
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il tain être dans toute sa longueur; en avant il 'est grêle et serpentant; au contraire son calibre est très-gros en arrière , et les flexuosités qu’il forme donnent à ses parois l’apparence de larges boursoufflures ; son diamètre ne diminue pas progressivement, mais lout-à-coup et d’une manière brusque vers le milieu de son trajet.
On voit naître de la portion antérieure de ce vaisseau dorsal des branches au nombre de dix qui vont joindre les vaisseaux latéraux etles poches respiratoires; il me semble aussi voir naître des rameaux de la portion postérieure ou bôursoufllée et tout-à-fait en arrière. Le vaisseau ventral est très-étroit et adhérent au cordon nerveux ; il envoie au niveau de chaque ganglion deux branches qui se dirigent en dehôrs; en avant il - semble se continuer par une fine anastomose avec le vaisseau dorsal au moyen des rameaux que chacun d’eux fournit. Les vaisseaux latéraux ; placés de chaque côté sont en rapport direct avec les poches respiratoires au moyen de deux branches, l’une antérieure, l’autre postérieure. Ainsi . ces poches communiquent à la fois avec le vaisseau dorsal et avec les : troncs latéraux. D’après cette organisation , je suppose que la circulation a lieu de cette manière : les troncs ou vaisseaux latéraux sont des espèces de golfes veineux qui reçoivent le sang de toutes les parties du corps et l’envoient dans les poches respiratoires où il se réoxigène ; alors une petite portion de ce sang reflue dans les vaisseaux latéraux , tandis que l’autre, que je suppose la plus (Considérable , arrive au vaisseau dorsal, puis au vaisseau ventral qui tous deux les chassent dans tout le oorps d’où il revient dans les troncs iatéraux qui le distribuent aux po- ! Aies respiratioires. » Celle descrip- ! ion qu’accompagnent des dessins fi- I lèles s’accorde avec ce qui vient d’ô- I re dit plus haut de l’anatomie du 1 yslème circulatoire , et la supposi- I ion que nous faisions relativement 1 > la marche du sang coïncide parfai-
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tement, à quelques différences près qui tiennent aux modifications des organes suivant les espèces , avec les observations directes et bien plus complètes que de son côté notre ami Dugès a eu occasion de faire sur la cours du sang dans l’appareil pulmonaire ( V. Annales des Sciences naturelles, T. xv ). Ce que nous venons de dire des organes circulatoires a beaucoup avancé la connaissance de ceux de la respiration.
Blainville nie que les vésicules qu’on voit sur le trajet des vaisseaux latéraux, et qui s’ouvrent à la face inférieure du corps par un très-petit orifice , soient de véritables vésicules pulmonaires ; il les regarde comme des glandes sécrétoires; mais les observations que nous avons faites dans un grand nombre d’Hiruclinées , et particulièrement celle que Dugès vient de publier dans les Annales des Sciences naturelles, ne laissent plus de doute sur leurs fonctions respiratoires; d’ailleurs cette opinion, qui est partagée par Moquin-Tandon , avait déjà été émise par Thomas dans son Histoire naturelle de la Sangsue médicinale ; mais il paraît aussi, d’après les observations de Dugès , que les Hirudinées, ou du moins certaines espèces, sont douées en outre de la faculté de respirer par toute la surface de l’enveloppe cutanée. « Les Néphélis en liberté , dit Dugès , passent souvent des heures, des journées entières, fixées par leur ventouse postérieure et agitant d’une con lin uelle ondulation leur corps légèrement aplati ; elles semblent respirer alors à la manière des Naïdes , c’està-dire par la peau mise en contact perpétuellement renouvelé avec le liquide ambiant. Durant ce mouvement, les poches pulmonaires paraissent presque inertes , et leurs vaisseaux se laissent à peine apercevoir , tandis que le réseau cutané se prononce d’une manière très-marquée. » Nous avons observé ce même phénomène chez, les individus de celte espèce, lorsqu’ils sont encore protégés par le corps de leur mère.
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Mais, dans d’autres cas, ces memes Sangsues semblent respirer uniquement par leurs poches pulmonaires; alors elles restent généralement en repos, et l’appareil de respiration se montre fréquemment coloré d’un rouge vif. Quant aux phénomènes chimiques produits par la respiration , ils sont les mêmes que partout ailleurs, et on en acquiert la preuve en plaçant des Sangsues dans une certaine quantité d’air atmosphérique ; on observe alors que celui-ci ne tarde pas à se convertir en gaz acide carbonique.
Les Sangsues sont des Animaux hermaphrodites à la manière des autres Annelides : chaque individu est pourvu tout à la fois d’organes mâles et d’organes femelles; mais la fécondation ne saurait avoir lieu que lorsque deux individus s’étant mis en contact , l’organe mâle de l’un pénètre dans l’organe femelle de l’autre.
Les orifices de ces deux organes se présentent sous la forme de pores situés à la partie inférieure et sur la ligne moyenne du corps de l’Animal , très-près l’une de l’autre, à une distance toujours assez voisine de l’extrémité antérieure , mais variable cependant dans les différentes espèces , car dans les unes ils se voient sous le dix -septième ou dix -huitième anneau , dans les autres , entre le vingt-cinquième et le vingt-sixième , quelquefois près du vingt-seplième , du vingt - huitième ou même du trente-cinquième. De ces deux ouvertures, l’antérieure livre passage à l’organe mâle , et la postérieure donne entrée dans l’organe femelle. Nous ne connaissons qu’une exception à la position relative de ces deux orifices, elle nous est offerte par les Branchiobdelles ( Pr. à la fin de cet article la description de ce genre ) qui , suivant O lier, présentent l’ouverture femelle située à la partie inférieure du neuvième anneau du corps , et en arrière , au onzième anneau , la seconde ouverture par laquelle sort la verge. L’appareil générateur mâle des Sangsues se compose des
testicules, des canaux déférons, des vésicules séminales et de la verge.
Johnson et Moquin-Tandon l'ont représenté avec soin. Les testicules sont deux corps blanchâtres qu’on trouve plus ou moins développés non - seulement chez un même individu étudié à son jeune âge ou à
son état adulte , mais encore sui-
vant les genres et les espèces. Moquin-Tandon a eu occasion d’observer ceux de Y Hœrnopis , del’ Aulastoma , de la Sangsue officinale , de l’Albione, de la Néphélis géante, et il a trouvé dans chacune d’elles des diffé rences très-grandes dans la disposition, la texture, le développement de ces organes; tantôt ils se ptésentent sous forme d’une simple masse ovalaire , étendue de chaque côté du corps, et dans laquelle on distingue très-bien les circonvolutions nombreuses du canal qui les constitue; tantôt ils figurent un très-petit peloton irrégulièrement arrondi, composé de canaux entortillés, peu visibles, et on remarque alors à la partie postérieure de chaque masse un long canal étendu de chaque côté du corps, et ayant sur son trajet des renflemens vésiculaires. Moquin-Tandon regarde ces canaux comme des vésicules séminales supplémentaires ; on pourrait les considérer aussi comme une sorte de testicule déroulé. Quoi qu’il en soit, ces organes, dont on doit la con naissance précise à Johnson et à l’au teur que nous venons de citer, sont suivant les expressions du dernier deux canaux blanchâtres ou d iu blanc grisâtre, filiformes, sinueux, très-déliés vers leur point d’origin et descendant de l’un et de l’autra côté du cordon médul lait e jusqu’aux deux tiers de l’Animal. Ils sont corn posés d’une membrane mince, molle presque transparente, et remplis d molécules opaques d’fin blanc de lait nageant dans un fluide aqueux; il:
reçoivent, à des intervalles réguliers des vésicules qui semblent être seu lement des dilatations de leur extré mité. Elles sont pyriformes et petite:
dans les Albiones et les Sangsues pro
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preinent dites, ovales et moyennes dans les Aulastomes, globuleuses et très-grosses dans les Hœmopis. Leur nombre est très - variable ; on en compte huit paires dans les Hœmopis : la première commence au trenteseptième segment, et la dernière finit au soixante dix-septième. Dans les Sangsues proprement dites il en existe une neuvième paire. Moquin-Tandon a observé que chez ces deux genres d’Hirudinées on rencontiait quelquefois une vésicule séminale de plus, toujours située à gauche et à l’extrémité postérieure du cordon. Les vésicules séminales supplémentaires n’ont pas été reconnues bien nettement dans la Nephelis gigas. Nous avons disséqué de notre côté la Nephelis vulgaris , et nous ne les avons pas rencontrées; mais cette espèce nous a offert, quant aux testicules, une particularité assez curieuse ; ils forment deux masses allongées dans lesquelles on distingue parfaitement les circonvolutions du vaisseau grêle qui les constitue , et ce n’est pas , comme dans la Nephelis gigas , de leur extrémité antérieure que naissent les canaux deférens , mais bien du milieu de leur longueur , et à leur côté interne; il existe encore d’autres différences sur les quelles nous allons revenir en parlant des canaux i déférens.
Les canaux déférens sont des conduits plus ou moins longs qui parlent du testicule et qui se dirigent vers l origine de la verge; ils charrient la liqueur prolifique ; leur trajet est en général assez court , et lorsqu’ils ont plus d’étendue que de coutume , ils sont simplement flcxueux ou coudés sur eux-mêmes ; jamais ces vaisseaux oe forment un lacis comme ceux des testicules. Nous avons eu occasion de les observer dans plusieurs espèces, et particulièrement dans la Nephelis vulgaris où ils sont remarquables par leur grosseur. Nés au côté interne des testicules et un peu en avant de leur moitié, ils se recourbent. sur euxmêmes et se réunissent en un canal médian qui aboutit à 1« base de la
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verge. Les vésicules séminales proprement dites sont situées entre les teslicules, tout près de l’oiifice rie l’organe mâle ; elles ne sont point distinctes entre elles et se présentent sous forme d’une petite bourse qui , ainsi que nous l’avons observé dans la Nephelis vulgaris , embrasse quelquefois de toutes parts la base de la verge. Cet organe, contenu dans une sorte de gaine, est membraneux, assez rigide, filiforme, cylindroïde, long et recourbé quelquefois sur lui-même dans l’intérieur du corps, de manière à former un ou deux coudes. Souvent dans la saison des amours il sort tout entier du corps, et a quelquefois, suivant les espèces , plusieurs lignes , un pouce et même deux pouces de longueur.
L’appareil générateur femelle des Hirudinées est assez simple; l’ouverture qui se voit en arrière de la verge communique dans un vagin court qui conduit dans une poche assez développée après la. fécondation et qu’on a nommée matrice ; mais qui correspond, suivant nous, à la poche copulatricc des Insectes, des Mollusques, etc. Au fond de cette poche vient aboutir un canal assez gros, quelquefois flexueux, qu'on peut nommer l’uviducte;?. nfin cet oviducle est terminé par deux petits corps ovalaires, blanchâtres , supportés chacun par un court pédicule : ce sont les ovaires.
La reproduction des Sangsues a lieu par accouplement réciproque.
Ces Animaux n’ont pas , comme les Planaires, la faculté de régénérer les parties qu’on leur enlève; nous avons tenté à diverses reprises des expériences qui nous en ont convaincu. L’accouplement des Sangsues a été observé en Angleterre ; Johnson cite le témoignage de Hebb, chirurgien à Worcester , d’Evans , pharmacien dans la même ville , et il a été vu en France par notre ami Auguste Odier.
Les observations dont parle Johnson ont été faites sur les Sangsues proprement dites , tandis que celles d’Auguste Odier l’ont été sur les firancbiobdelles. Suivant Johnson
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dcu x individus se rapprochent ventre contre ventre et en sens inverse , c’est-à-dire que la tête de l’un se place vis-à-vis la ventouse anale de l’autre.
On conçoit que dans cette position les organes génitaux sont également situés en sens inverse, de manière que chaque pénis est placé en face de 1’ ouverture femelle et y pénètre.
Suivant Auguste Odier , les Branchiobdelles dont les organes sont différemment situés, la vulve étant en avant du pénis , ont un mode d’accouplement assez différent en apparence, mais semblable quant au résultat; pour exécuter cet acte, deux individus après s’être rapprochés prennent un point d’appui, au moyen de leur disque postérieur qu’ils fixent sur quelque corps étranger ; puis ils s’entrelacent comme deux anneaux d’une chaîne en recourbant chacun leur tête vers la partie postérieure de leur corps. Dans cette position leurs deux surfaces inférieures se louchent exactement et en sens opposé , de manière que l’organe mâle de l’un devenu très -saillant pénètre dans l’ouverture vulvaire de l’autre, et vice versa. L’accouplement des Branchiobdelles dure plusieurs heures ; Odier l’a observé aux mois de juillet et d’août : c’est aussi, suivant Johnson , l’époque de l’accouplement des Sangsues.
La plupart des Hirudinées pondent des capsules ovifères dans lesquelles se développent plusieurs germes. Quelques espèces cependant engendrent des œufs qu’elles déposent isolément; enfin un très-petit nombre paraissent vivipares, c’est-à-dire que bien qu’on distingue leurs œufs dans l’intérieur de leur corps , ils ne sont point pondus , et les petits sortent directement du sein maternel. Certaines espèces du genre Clepsine présentent une particularité curieuse : il existe sous le ventre une poche dans laquelle les petits se réfugient pendant leur jeune âge. Ce qui regarde l’organisation et le développement des œufs ayant été traité au mot OEuf (T. xu, p. 127), nous renvoyons le lecteur à cet article dans
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lequel nous avons dû nécessairement nous borner aux faits les plus généraux et les mieux constatés. Les Hirudinées atteignent assez lentement leur plus haut degré d’accroissement, et la durée de leur vie, quoiqu’elle ne soit pas bien précisée, paraît assez longue. Cependant on aurait tort de prendre pour termes du calcul les !
observations de longévité remarquées parmi les individus que l’on tient captifs dans des bocaux ou même dans des vases de grande dimension.
Là on a vu des Sangsues médicinales vivre deux , trois ou quatre années ; on en cite qui ne sont mortes qu’après huit ans , et d’après ces faits quelques observateurs supposent qu’à l’état de liberté elles pourraient bien vivre vingt ans. Quant à nous , nous en tirons une conséquence toute opposée, et nous pensons que l’abstinence et la faculté qu’elles perdent de s’accoupler et de se reproduire lorsqu’on les conserve renfermées , suffisent pour prolonger leur existence; de même que l’on voit chez les Insectes la diminution ou le défaut de nourriture retarder le développement, et la privation de l’accouplement , prolonger la vie bien au-delà \ du terme ordinaire.
Les Hirudinées sont répandues sur presque toute la surface du globe ; mais les espèces diffèrent suivant les , localités. Les Sangsues médicinale et officinale, sont particulièrement propres au continent européen, depuis la Russie jusqu’en Espagne et en Portugal. Il en existe beaucoup en France , mais le grand emploi que l’on en fait ne suffit pas à la consommation. Les Hirudinées vivent dans les eaux douces ou salées; elles sucent le sang de divers Animaux et on les rencontre souvent fixées sur divers Poissons , sur les ; Tortues , sur des Mollusques; certaines espèces s’attachent aux Chevaux , ; ' aux différens bestiaux qui vont boire if dans les mares , les étangs , les t iviè- ; res, les fontaines. . Elles se nichent quelquefois sur le palais ou sous la j langue et jusque dans les fosses nasa-
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les, où elles pénètrent; elles peuvent alors y vivre plusieurs jours, et se gorgeant de sang gêner la respiration de ces Auimaux. Dans l’expédition d’Egypte et, suivant Bory de Saint-Vincent , dans le midi de l’Espagne, elles causèrent parfois des accidens graves à des soldats qui avaient bu aux fontaines , et les chevaux surtout en furent souvent tourmentés.
Lorsque le froid se fait sentir , ces Annelides s’enfoncent généralement dans la vase des étangs, ec elles y passent l’hiver dans un état d’engourdissement d’où elles sortent aux premiers jours du printemps. Les Sangsues paraissent très-sensibles aux autres impressions et changemens atmosphériques. Lorsque le vent souffle, elles s’agitent; elles s’enfoncent dans la vase quand le ciel se couvre ; elles montent à la surface de l’eau lorsque les orages grondent. Ces observations que les gens qui récoltent les Sangsues employées eu médecine ont souvent eu occasion de faite , les ont porté à supposer que ces Animaux qu’il est aisé de tenir renfermés, pourraient bien , si on les plaçait dans un bocal, monter ou descendre suivant l’état de l’atmosphère , et ils ont imaginé d’en faire un baromètre que dans certains lieux ils ont même gradué en plaçant dans les bocaux une échelle divisée en un certain nombre de degrés ; mais l’expérience n’a pas répondu à ce qu’on en attendait, et cet instrument ne mérite pas la confiance que les gens du peuple lui accordent. On voit bien, il est vrai, les Sangsues tantôt au fond, tantôt à la surface du liquide ; mais ce mouvement n’est pas général, et pcuir peu que l’on prenne la peine d observer pendant quelque temps les rapports qu’il a avec l’état de l’athère , on remarque qu’ils sont t jpart du temps opposés, et que ! par conséquent il ne saurait indi- ! quer rien de positif.
La famille des Sangsues a été divisée par Savigny en trois sections dans lesquelles il groupe tous les genres de la manière suivante :
SAN
Irc Section. — Sancsues branchel-
E1ENNES.
Des branchies saillantes; ventouse orale d’une seule pièce, séparée du corps par un fort étranglement; ouverture circulaire.
Genre : Branciiellion,
IIe Section. — Sangsues a.lbioN-
N1ENNES.
Point de branchies ; ventouse orale d’une seule pièce, séparée du corps par un fort étranglement; ouverture sensiblement longitudinale.
Genres : Albione , Hæmocîiaris.
IIIe Section. — Sangsues bdel-
LIENNES
Point de branchies ; ventouse orale de plusieurs pièces, peu ou point séparée du reste du corps ; ouverture transversale, comme à deux lèvres; la lèvre inférieure rétuse.
Genres : Bdeule , ‘Sangsue , Hoe- MOPIS, Néphéeis , Clepsine.
Chacun de ces genres ayant été traité à son ordre alphabétique , nous y renvoyons pour les caractères distinctifs et pour les autres détails qui leur sont propres.
Nous nous bornerons à observer qu’on pourrait ajouter à celte liste quelques nouveaux genres qui ont été créés récemment et entre autres ceux de Branchiobdella et d ’Ai/lastoma d’Auguste Odier et de Moquin- Tandon.
Le genre Branchiobdella d’Auguste Odier a pour caractères distinctifs :
corps contractile, un • peu aplati, composé de dix-sept anneaux, terminé par un disque préhensile; tête oblongue , garnie de deux lèvres ; bouche aimée de deux mâchoires cachées, triangulaires, dont la supérieure plus grande ; point d’yeux.
Ce petit gençe , très-différent des Hirudinées décrites jusqu’à ce jour , paraît avoisiner, sous quelques rapports, les Néphélis. Il ne rénferme encore qu’une seule espèce , la Br an- CIITOBDEELE DE l’EcUE VISSE, B/UUchiobdella Astaci ; elle doit son nom
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générique à l’habitude qu’elle a de vivre sur les branchies et elle porte le nom spécifique d’Ecrevisse parce qu’elle n’a encore été trouvée que sur les Ecrevisses de rivière. Ce fut au mois de juillet 1819 que Brongniarl, Odier et nous, découvrîmes cette curieuse Annelide. Déjà elle avait été représentée par Roësel , et la mauvaise figure qu’il en avait donnée avait été reproduite dans 1 Encyclopédie méthodique (Crustacés, pl.
289 , fig. 11, 12, 1 3 , i4)j mais on ne savait rien de son organisation ; on ignorait même à quelle classe du règne animal on devait la rapporter. Notre ami Odier se chargea de ce petit travail , et le soumit à la Société philomatique au mois de novembre 1819. Cette Annelide n’a pas plus de cinq à douze millimètres de long, suivant qu’elle est contractée ou étendue, et sa largeur est d’un millimètre et demi. On lui compte dix-sept ’ anneaux non compris la tête; ils sont alternativement larges et étroits; le dernier , eu arrière, est terminé par une Ventouse; la tête est oblongue et munie de deux lèvres dont la supérieure est plus large que l’inférieure; réunies elles constituent une sorte de ventouse orale; au fond se voient les mâchoires au nombre de deux seulement; elles sont de forme triangulaire , la supérieure est la plus grande tandis que l’inférieure est invisible à l’œil nu. Les ouvertures des organes de la génération existent à la face ventrale du neuvième et onzièiue anneau ; mais ils sont en sens inverse de ce qu’ou voit ordinairement; l’orifice antérieur étant celui du vagiu et le postérieur celui de la verge. La couleur de celte Annelide est d’un jaune doré. Auguste Odier a fait avec soin l'anatomie de cette petite espèce, et tle très-bonnes figures Représentent le tube digestif, les systèmes circulatoire et nerveux , les organes générateurs , le moment de l’accouplement, et les œufs qui sont des espèces de petites capsules pédicellées et fixées sur les branchies de 1 Ecre-
visse. La üranchiobdellé de l’Ecrevisse ainsi que les œufs -se trouvent communément sur les branchies des Ecrevisses depuis le mois de juillet jusqu’à celui d’octobre; nous en avons aussi rencontré au printemps'.
(/^. , pour plus de détails, les Mémoires de la Société d’Histoire naturelle, T. 1 , pag. 69.)
Le genre yl ulastoma , récemment
établi par Moquin-Tandon ( Monographie des liiiudinées, p. 123), a pour caractères : corps allongé , subdéprimé , rétréci graduellement en avant , composé de quatre-vingtquinze segmens assez distincts . portant , entre le vingt- septième et vingt- huitième et entre le treuteunième et trente-deuxième , les orifices des organes de la génération ;
ventouse orale peu concave , bila—
biée , à lèvre supérieure presque lancéolée , avancée en demi- ellipse ; bouche très-grande relativement à la ventouse orale; mâchoires réduites à une multitude de plis saillans ; dix yeux disposés sur une ligne courbe, les quatre postérieurs plus isolés et plus petits ; ventouse anale assez petite et obliquement terminale; anus extrêmement large et très-visible.
Ce genre , que Moquin-Tandou place entre les Bdelles et les Néphélis, nous paraît avoir plusieurs traits de ressemblance , surtout par l’absence des mâchoires, avec le genre Troc/ieiia de Dutrochet; c’est un point .. que nous engageons ces observateurs I a examiner. Quoi qu’il en soit, il se t compose d’une seule espèce. l’Au-ll LASTOME
No 111 at UE , y] ulastoma ni-
grescens , Moq. , tab. 6 , fig. 5. Elle a j été trouvée en France et a été en- Il voyée de Lyon sous le nom de Sang- I sue non officinale.
Blainville , dans son article Sang- jJ sue du Dictionnaire de Levrault, a j cru devoir faire plusieurs change- Il mens qui se réduisent aux suivans
le genre Hœmopis de Savigny dispa-ldj raît de sa nomenclature; il le divise!»]
en deux genres en donnant à 1 un lej.i nom d ' Hippobdella , et à l’autre celu|i'| de Pseudobdella. Le premier ren
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ferme les Hcemopis sanguisorba , lucluosa et lacertina de Savigny , et le second se compose de son Hœmopis nigra. Le nom de Jatrobdella est substitué au nom générique si universellement admis de Sangsue , Sanguisuga ; les Hœrnocharis de Savigny sont nommés Ichthyobdella ; il réhabilite le genre Trochetia de Dulrochet que Savigny n’adopte pas et que Moquin-Tandon ne distingue pas du genre Népliélis ; mais il change son nom en celui de Geobdella; enfin il crée deux nouveaux genres pour deux espèces d’Hii udinées assez mal connues et qu’on avait laissées jusqu’ici dans les incertœ sedis; le premier , ou son genre Epibdella , a pour type VHirudo hippoglossi de Miiller; le second, qui porte le nom de Malacobdella , renferme 1 ’Hirudo grossa du même auteur.
Terminons cet article en faisant remarquer qu’on doit exclure de la famille des Hirudinées plusieurs espèces qui avaient été nommées Sangsue par les auteurs anciens : l ’Hirudo alba de Kirby [Linn. T/ans. T. il, p. 3i6)est la Planaria lactea, Gmel.; Y H. alpina , Dana ( Mem . délia real.
Acad, delle Sc. di Torino , T. in, p. 199), est ia Planaria torva , Gmel. ; VH. Limax ou Sangsue Limace de Réai imurest une P'asciola; VH. nigra de Kirby ( Linn . Trans. T. 11, p. 5i6) est une Planaire., ainsi que VH. viridis de Shaw [Linn. Trans. T. 1, p. 93), etc. (aud.)
SANGÜENITE. bot. phan. L’un des noms vulgaires de la Santoline.
SANGUIN, min. Espèce de Jaspe.
P', ce mot. (b . j
* SANGUIN, bot. phan. Espèce du genre Cornouiller. (b.)
SANG UIN A IR E. Sanguinaria. bot.
phan. Genre de la famille des Papa-t veracées, et de la Polyandrie Monogynie, L., offrant les caractères essentiels suivans : calice à deux sépales ovales, concaves , plus courts que les pétales et caducs; corolle à huit pétates oblongs , les quatre intérieurs
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(étamines stériles?) alternes, plus étroits; vingt-quatre étamines à anthères linéaires; un ovaire oblong, comprimé , couronné par un stigmate un peu épais, à deux sillons, et persistant; capsule bivalve, oblongue , ventrue , amincie aux deux extrémités; à valves caduques , et à deux placentas persistans.
La Sanguinaire du Canada , Sanguinaria canadensis , L. ; Lamk. , 11- Tustr. , tab. 449; Bigelow , Bot. Med.
Amer. , 1 , p. 70, tab. 7 , optim. , est une Plante herbacée dont la souche radiciforme est brune , cylindrique , oblongue, oblique ou horizontale, remplie d’un suc de couleur de sang , et garnie de fibrilles radicales trèsdéliées. 11 n’y a ordinairementqu’une feuille radicale, réniforme , incisée ou dentée au sommet à l’instar de certains Figuiers, glabre, glauque en dessous. La hampe est cylindrique, plus longue que le pétiole, et ne porte qu’une fleur blanche qui double avec la plus grande facilité. Le turion ou bourgeon radical est composé d'écailles oblongues , linéaires, qui protègent la feuille et la hampe.
Cette Plante varie par ses feuilles quelquefois au nombre de deux; par sa fleur plus ou moins grande ,- simple ou double, et par ses pétales oblongs ou linéaires au nombre de huit à douze.
La souche souterraine, vulgairement considérée comme la racine de celte Plante, est âcre , narcotique et même émétique. Appliquée extérieurement , elle agit comme escarrotique, et elle est souvent employée par les médecins des Etats-Unis de l’Amérique. Toute la Plante a un suc qui teint en jaune; c’est par ce motif que les vétérinaires, en Amérique, lui donnent le nom de Curcuma qui çst celui d’une racine tinctoriale appartenant à une Plante de la famille des Cannées. (g.. N.)
* SANGUINE, zool. Espèce du genre Fourmi. C’est aussi le Lézard gris dans le midi.
SANGUINE ou PIERRE SAN-
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GUINE. min. V. Argile ocreuse bouge et Feiioxidé rouge.
SANGUINELLA. bot. phan. C’est le Parnassia paluslris dans Dalécliamp , et l’un des noms vulgaires du Panicum dactylon, L., qui appartient au genre Cynodon. On a aussi étendu ce nom au Cornus sanguinea , L. (u.)
SANGUINOLA1RE. Sanguinolaria. conch. Lister et quelques autres conchyliologues anciens connurent des Coquilles de ce genre ; ils les plaçaient avec les Coquilles qu’ils nommaient Cames ou Tellines. Linné les confondait avec les Solens et avec les Vénus , ce que firent également la plupart des auteurs qui le suivirent. Cependant Bruguière , ce réformateur éclairé, sentit qu’il serait nécessaire de former un genre pour ces Coquillages ; c’est ce qu’il fit dans les planches de l’Encyclopédie , et il lui imposa le nom de Capse. Lamarck . adopta ce genre dans son Système des Animaux sans vertèbres, 1802; il indiqua comme type, à l’exemple de Bruguière , la Venus dejlorata de Linné, de plus il forma le genre Sanguinolaire avec le Solen sanguinolentus du même auteur. Plus tard, lorsque Lamarck s’aperçut que son genre Sanguinolaire était le même que le genre Capse de Bruguière , au lieu de les réunir sous le nom le plus ancien, comme cela devait être, il les rassembla sous celui qu’il avait fait. Alors il donna le nom de Capse à une Coquille que Bruguière regardaitcomme uneDonace; d’où sont venus les doubles emplois et les équivoques qui ont eu lieu à l’égard de ces genres. Ainsi, en résumant , Bruguière créa le ^enre Capse; Lamarck l’admit, et fit un nouveau genre Sanguinolaire auquel il réunit plus tard les Capses, et il donna ensuite le nom de Capse à un autre genre que lui-même avait déjà nommé Donacile. Cuvier, Règne Animal , ne s’est point aperçu de l’erreur, et ne l’a pas relevée ; il donne, comme l’a d’abord fait Lamarck, la Venus dejlorata comme exemple de l’un , et
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le Solen sanguinolentus comme exem- (
Êle de l’autre. Férussac, dans ses Taleaux systématiques , a rectifié la synonymie générique à cet égard, en rendant à Bruguièreson genre Capse, ' et en rétablissant le genre Donacile pour la Capse de Lamarck. Latreille (Familles natur! du Règne Anim., j p. 210) a compris le genre qui nous ] occupe dans sa famille des Tellinides ! qui ne diffère pas notablement de celle des Nymphacécs de Lamarck ;
( V. ces mots). Blainville les éloigne I davantage des Vénus et des Tellines pour les porter près des Solens dans la seconde section de la famille des Pyloridées [V. aussi ce mot). Nous nous expliquons facilement cette divergence d’opinions entre la. plupart des conchyliologues ; elle a dépendu de l’espèce qu’ils ont prise pour type. Ceux qui ont eu la Sanguinolaria rugosa ont laissé le genre près desTeliiues; ceux qui ont observe la Sanguinolaria occidens et rcsea , l’ont transportée dans le voisinage des Solens, ce qui tient à ce que ces espèces appartiennent bien certainement à des genres différens. Les Sanguinolaria rosea et occidens ont trop d’analogie avec les Soletellines de Blain- I ville pour qu’on puisse les séparer, tandis que les autres espèces de Sanguinolaires doivent rester dans ce genre auprès des Tellines. Cette dis- j tinction une fois bien établie , il nous J semble que les erreurs deviennent biendifficiles. Ainsi réformé, ce genre doit être caractérisé de la manière suivante : coquille transverse, subelliptique , un peu bâillante aux extrémités ; bord cardinal assez épais , courbé ; deux dents cardinales à chaque valve; nymphes saillantes portant un ligament très-saillant et fort solide.
Lamarck n’avait compris que quatre espèces dans le genre Sanguinolaire : si l’on reporte à leur véritable place les deux premières , il n’en resr ; tera plus que deux pour celui-ci; en voici l’indicatiou : -
Sanguinolaire livide, Saiigui- j no/aria livida , Laink. , Anim. sans [j
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vert. T. v, p. 5n , n° n. Elle vient de la Nouvelle-Hollande.
Sanguinolaïre ridée, Sanguinolaria rugosa , ibid., loc. cit., n° 4; Venus dejlorata , L., Gmel., p. 0274, n° 24: Lister, Conch., tab. 4a5 , fig. 27a; Chemnitz, Concli. T. vi, tab. 9, lig. 79, 82 ; Capse, Brug., Encyclop., pl. 201 , fig. 5 , 4. Coquille assez commune dans les collections; elle vient desmers de l’Inde et d’Amérique. Nous en avons reçu une trèsjolie variété de notre ami Lesson qui l’a recueillie à Waigiou. (d..ii.)
SANGUINOLE. bot. pii an. Variété de Pêches. (b.)
* SANGUINOLENT, ois. Espèce du genrg Gros -Bec. V. ce mot.
(DR. .Z
SANGUINOLENT, pois. Espèce de Spare. V. ce mot. (b.)
SANGUISORBE. Sanguisorba.
bot. phan. Genre de la famille des Rosacées, type de la tribu des Sanguisorhées , offrant les caractères essentiels suivans : fleurs hermaphrodites ; le calice est quiuquéfide , muni à sa base de deux écailles ; il n’y a point de corolle; les étamines sont au nombre de quatre , et leurs fiiets sont, dans quelques espèces, plus courts que le calice , et dans d’autres plus longs , terminés par des anthères arrondies; les deux carpelles sont renfermés dans le tube du calice, surmontés d’un style en forme de pinceau à son extrémité , et convertis en akènes secs , indéhiscens et monospermes ; la graine est renversée. Ce genre se compose d’environ six es-
f>èces qui croissent, les unes dans es prairies de l’Europe tempérée et méridionale , ainsi que dans la partie de l’Afrique voisine de la Méditerranée, les autres dans le Canada et. en Chine. Celle qu’on peut considérer comme type du genre est le Sanguisorba officinalis , L. ; Lamli. , Illuslr., tab. 85 ; Englis/k Bot an ■ -, tab. j5ij; Flora danica, tab. 97. Cette Plante a des tiges droites, glabres .
du peu rameuses, hautes d’environ deux pieds , garnies de feuilles iiopa-
ripinnées. Les fleurs sont ramassées en un épi ovale , à l’extrémité d’un long pédoncule. On la trouve dans les prés secs de l’Europe. Elle a le£ mêmes propriétés que la Pimprenelle officinale ( Poterium Sanguisorba , L.) à laquelle elle ressemble par le port.
Elle est plus astringente , et ne possède pas un parfum aussi agréable que cette dernière Plante qui, comme on sait, est un assaisonnement agréable dans les salades. Les bestiaux la rebutent à cause de la dureté de ses tiges. (g.. N.)
SANGUISORBE ES. Sanguisorbeœ. * bot. pii an . Sixième tribu de la famille des Rosacées. V. ce mot.
* SANGUISUGA. annel. Syn.
d 'Hirudo. V . Sangsue. (b.)
» SANGUISÜGES ou ZOADEL- GES. ins. Duméril désigne ainsi (Zool. analyl .) une famille de l’ordre des Hémiptères, à laquelle il donne pour caractères : élylres demi-coriaces ; bec paraissant naître, du front; antennes longues, terminées par un article plus grêle; pâtes propres à marcher. Cette famille se compose des genres Mi ride , Punaise, Réduve, PJoyère et Hydromètre. (g.)
* SANICLE. Sanicula. Genre de la famille des Qmbeltifères et de la Pentandrie Digynie, L. , offrant les caractères suivans : ombelle générale composée de quatre à cinq rayons, munie à sa base d’un involucre unilatéral; chaque rayon terminé par une ombelle capitée, presque sessile, entourée d’un involucelle. Chaque fleur offre un calice presque entier sur les bords ; une corolle à cinq pétales réfléchis ; cinq étamines à fiiets plus longs que la corolle; un l'ruit ou diakène ovale, aigu , hérissé de pointes nombreuses, uncinées au sommet. Ou ne connaît que trois espaces de ce genre, l’une européenne ( Sanicula europea , L.), les deux autres (S. canadensis et niarylandica) de l’Amérique septentrionale.
La Sanjcee d’Europe, Sanicula europea, est une Plante herbacée,
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haute d’un pied à un pied et demi ' munie de feuilles radicales, nombreuses , longuement pétiolées , glabres , luisantes en dessus, palmées ou divisées profondément en trois ou cinq lobes dentés ou iucisés. Les Heurs sont blanchâtres , fort petites , réunies en tête au sommet de la tige. Cette Plante est assez commune sous les hautes futaies, dans toute l’Europe. Les anciens lui attribuaient de merveilleuses propriétés vulnéraires; aujourd’hui nous n’y avons pas la moindre confiance, (g.. N.)
On a étendu le nom de Sanicle à diverses Plan1 es , et appelé :
Sanicle femelle , 1 ' Astrantia major.
•Sanicle de montagne , la Benoîte.
Bantcle (petite), l’ Adoxa Moscatellina, etc. (b.)
SANIDIN. min. Nose , dans un ouvrage qui a pour titre : Etudes minéralogiques sur les.Monlagnes du Bas-Rhin , a proposé de donner ce nom au Feldspath vitreux disséminé dans les Trachytes et auîres roches d’origine volcanique. F. Feldspath.
(G. DEL
* SANl - JALA. ois. Espèce du
genre Merle. V. ce mot. (»•)
* S AN KL ois. J nas Merga , Lalh.
Espèce du genre Canard. F . ce mot.
SANKIRA. BOT. PHAN. Nom de pays du Smilax China. (b.)
* SANRESAÜRI. bot. phan. La
plante de Madagascar mentionnée sous ce nom de pays par Flacourt , paraît être une Orchidée. (b.)
SAN-SARAI. ois. Espèce de Canal d de la sous-division des Sarcelles. F. ce mot. (b.)
SANSEVIÈRE. Sanseuiera. bot.
pii vN. Genre de la famille des Hémérocallidées de R. Brown, et de l’Hexandrie Monogynie, L. , établi par Thunbcrg , adopté par tous les botanistes modernes , et ainsi caractérisé : périantlie infère , tubuleux , dont le limbe est à six divisions îctlc-
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chies; six étamines dont les filets sont insérés sur le haut du tube, et non épaissis vers leur milieu ; stigmate capité ou trifide; baie triloculaire , à loges monospermes, une ou deux souvent avortées. Ce genre avait été confondu par .Linné avec les Ale/ris et les A lues, mais son fruit bacciforme suffit pour le distinguer de ces deux genres dans lequel le H fruit est capsulaire. Loureiro et Ca-* vanilles ont établi le même genre ■ sous les noms de Liriope et de Salmia qui n’ont pas été adoptés. On eu connaît une quinzaine d’espèces, toutes cultivées dans les jardins , surtout en Angleterre, comme Plantes d'ornement et de curiosité. La plupart sont originaires des pay^ chauds de l’Asie et de l’Afiique. Nous nous bornerons à citer les principales , !
savoir : i°. Sanseoiera zeylanica, Redouté , Liliacées, n. 290; Bot. Registan. 1 60 ; Alelris , A lue et Hyacint/wides , L. — 20. Sanseviera guineensis , Bot. Magaz. , n. 1179; Sal mia spicata , Cavan., Icon. rar ., tab.
246. — 3°. Sanseuiera carnea . Andr., Reposit. , 36 1 ; S. sessilijlora, Gawler ; Liriope spicata , Lour. (ex Gawl.)? j Ce sont des Plantes herbacées, viva- J ces, siolonifères ; elles ont un rhi- I zome épais , rampant , duquel s’élève | une hampe qui porte un épi simple ou composé de tleurs souvent disposées par petits faisceaux. (g. .N.) .
SANSONNET, ois. Sy.n. vulgaire du St u mus uu/garis. V . Etourneau. |
SANSOVTNIA. bot. fiian. Scopoli a donné ce nom à un genre établi sur le Staphylea indica de Burmann , qui doit être rapporté à l’ Aquilicia. F. ce mot. (G.. N.) >
SANT. bot. niAN. C’est le nom que porte en Arabie et^dans la haute- Egypte, un Gommier dont les fruits' servent à tanner le cuir, et que De-'1 lile rapporte à Y Acacia ni/otica.
SANTAL. Santalum. bot. phaS.H Genre de la famille des Santalacéesl et de la Tétrandric Monogynie, Lt , jj
ni
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: établi par Linné , qui avait, eu outre , fondé un genre Sirium que Lamarck a considéré comme parfaitement identique avec le i Sa/i/ali/m , mais auq. el il a conservé le nom de Sirium. Cependant ce dernier nom n’a pas prévalu, et R. Brown, tout eu avertissant que le vrai Santalum de l’Herbier de Linné n’est pas du même genre que le Sirium , a donné à ce dernier le nom de Santalurn. Voici ses caractères principaux: périauthe caduc, quadrilkle, ayant le tube rentlé ; quatre écailles -glanduleuses, insérées sur l’entrée du tube , alternes avec les étamines ; quatre étamines dont les filets sont insérés sur le périanlhe, et alternes avec les glandes; ovaire inléricur,
* couronné par un disque convexe, s surmonté d’uu style de la longueur
les étamines, et terminé par un stig-
• inate à trois ou quatre lobes courts ii et obtus; baie drupacée , ovoïde, i bordée au sommet. La Plaute qui i' doit être considérée comme type du -genre est le Santalum ou Sirium
my rtifuiium , L. ; Lamk. , Illustr. ,
; ab. 74; Roxburgh, Coromand. , lab. 2.
ILainarck et Vahl assurent qu’on doit ! apporter à cette espèce le Santalum ilbum de Linné ; mais il paraîtrait, l’a près u ne note de R. Brown , que ; ;ette Plante en diffère même généri- ! piement. Quoi qu’il en soit, l’espèce dont il s’agit est un Arbre qui a 'aspect du Myît% , et dont les tiges te divisent en rameaux étalés, roiies , droits, presque cylindriques, tamis de feuilles opposées , pétioiées, ancéolées, un peu obtuses, entières, , 'labres sur les deux faces, glauques :n dessous, marquées de nervures atérales , réticulées-: Les (leurs sont petites et disposées en tbyrse pédon- :ulé dans l’aisselle des feuilles terninales. Celte Plante croît dans les ndes-Orienlales. Son bois est em- 'loyédepuislong-lemps dans la phainacie et dans l’ébénisterie , comme uédieament et comme substance nopre à la fabrication des meubles précieux. On en distingue deux sorcs : le Santal blanc et le Santal cilrin,
, SAN u?
ainsi nommés à raison de leur couleur. Il est probable que ces bois proviennent d’espèces différentes; cependant quelques auteurs affirment qu’ils sont dûs à des Arbres qui ne diffèrent que par leur âge. D’un autre côté , on est certain que le Santal citrin,oudu moins un Santal qui en a toutes les qualités , provient de diverses espèces de Santalum. Ainsi le Santalum Freycinetiarium , décrit et figuré par notre ami Gaudichaud dans la Botanique du Voyage de l’Uranie, est un Arbre des îles Sandwbich qui diffère du Santalum my rtifuiium , et qui néanmoins fournit un excellent bois de Santal. Les Chinois estiment beaucoup le bois de Santal.
Depuis quelques années , des négociait européens ont fait un commerce assez lucratif en transportant en Chine celui qui croît abondamment dans les nombreuses îles de la Polynésie. On n’estimait autrefois en Europe le bois de Santal que comme médicament ; il commence actuellement à prendre assez de faveur, principalement pour les objets de tableltei ie.
Li s autres espèces de Santalum , au nombre de cinq à six , sont indigènes de la Nouvelle-flollande , ainsi que des îles des océans Indien et Pacifique. Ce sont des Arbres ou Arbrisseaux glabres, à feuiRes opposées , planes, un peu larges. Les fleurs sont accompagnées de bractées caduques, ternées et portées sur des pedicelles opposés , dont l’ensemble forme une sorte de coryinbe.
Le Santal rouge du commerce est produit par le Pterocarpus Santalinus; il fournit une matière colorante employée dans les arts. r. Santa- LINE. (g. .N.)
* SANTALACÉES. Santalaceæ .
bot. PiiAN. Famille naturelle de Plantes dicotylédones apétales à étamines épigynes , établie par R. Brown ( Protir . , x, p. 35o) pour un certain nombre de genres, placés auparavant dans les familles des Éléagnées
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et ries Onagraires , et qui offrent les caractères suivans *. le périanthe est simple , monosépale , à quatre ou cinq divisions valvaires, quelquefois environné à sa base d’un crÜcuIc extérieur et monosépalc , comme dans le genre Qîiinc/iamaliuni par exemple. Les étamines , en même nombre que les divisions calicinales , leur sont opposées, sont insérées au pourtour d’un disque épigyne et lobé qui tapisse la base des divisions. L’ovaire est infère , à une seule loge , contenant de deux à quatre ovules attachés au sommet d’un trophosperme central et pendajas. Le style est indivis, terminé par un stigmate simple ou iobé. Le fruit est coriace ou charnu, renfermant en général un petit noyau uniloculaire et monosperme. La graine se compose, outre son tégument propre, d’un endospenne blanc et charnu qui renferme un embryon axile, renversé de même que la graine.
Cette petite famille se compose des genres Thesium, Leplomeria, Quinchamalium , Choretrum , Fusanus et Sanlatum. R. Brown en rapproche avec quelque doute le genre Nyssa, dont l’ovaire renferme un seul ovule ; les genres Exoca/pos et Atithobolus , dont l’ôvaire est libre et non infère. Le genre Osyris paraît devoir aussi être rapporté à celte famille. Les Santalacées ont de grands rapports avec les Éléagnées , qui en diffèrent par leur ovaire libre et monosperme, et avec les Combrétacées qui sont dipérianthées. Mais la singulière structure de l’ovaire, les ovules attachés et pendans au sommet d'un trophospenne qui s’élève du centre de la loge, sont les caractères qui distinguent essenliellcmenl ce groupe naturel. (a. it.)
SANTALIN. BOT. phan. Pour Santal. V. ce mot. (g*.n.)
* SANTAL1NE. ciiiivi. obg. Pelletier a donné ce nom au principe colorant du Santal rouge ( Pterocarpi/s santalinus , L.}. On l’obtient en traitant ce bois coupé en copeaux min-
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ces, par l’alcohol bouillant, et faisant i évaporer la solution à siccité. Ce !
principe est rouge, fusible à environ cent degrés , très-peu soluble dans l’eau même à chaud , soluble au contraire dans l’alcohol , l’éther, l’acide acétique et les solutions alcalines. Il ne se dissout pas dans les huiles grasses et volatiles, excepté les huiles de Lavande et de Romarin qui en dissolvent une petite quantité. Ce principe est décomposé par l’Acide nitrique, et changé en matière jaune amère, en Acide oxalique, etc. Il donne, par la distillation, tous les produits des matières résineuses non azotées. (g. .N.)
SANTALOIDES. bot. phan.
Linné , dans son Flora Zeylanica , n. 4o8 , a désigné sous ce nom uue Plante dont Vahl a fait une espèce de Cunnarus. (g.. N.)
SANTÉ, crust. Syn. de Salicoque.