‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 55 sur 282 · O. DEB · texte numérisé non relu

O. DEB

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SARDE, rois. Espèce de CJupe eu connue qui se prend et se prêtre en abondance sur les côtes du trésil , par des pêcheurs des Canaries t de Madère, pour la consommation •es peuples de l'Archipel atlantique.

Ile n’est pas encore déterminée.

* SARDIAT. rois. V . Anguille i mot Mueène. (b.)

■ SARDINE, pois. Espèce du genre lupe. V . ce mot. (b.)

SARDINE et SARDINELLE. bot.

iypt. ( Champignons .) Noms baroaes d’Agarics dans Paulet qui ajoute Dur synonymes Raquette blanche , reille , etc. (b.)

SARDOINE. min. Variété d’Agate calcédoine, de couleur orangée, ont les anciens faisaient beaucoup ï cas , comme d’une Pierre propre . faire des cachets. V. Agathe.

(G. DEL

SARDONYX. min. Les anciens onnaienl ce nom à une Sarda propre être gravée en camée, et qui se imposait de deux couches, l’une ugeâtre, et l’autre blanche, ce qui faisait ressembler à un ongle placé i r de la chair. (g. del.)

SARDUS. min. (Wallerius. ) ême chose que Sarda. V. ce mot.

(g. dee.)

’ * SAREA. BOT. CRY'PT. ( Charnpi- ’.ons.) Genre séparé des Pézizes et •:s Helotiurn par Fries , dans son 'slema Orbis Fcgetabilis. Il lui mne ces caractères : réceptacle lenmlaire, creusé en dessous, de constance cireuse; thèques fixées , perdantes. Plusieurs espèces , décrites r d’autres mycologues comme des elolium, mais qui ne se rapportent s au genre décrit sous ce nom par ide , constituent le nouveau genre || Fries. Tels sont les Helotiurn treum , aciculare , Jimetarium de TS0°n. (AD. B.)

MARELLE. bot. phan. L’un des nonymes vulgaires de Mélampyre

5 bois- (B.)

SARFON ois. L’un des. synoDy-

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mes vulgaires de Garrot. V. Canard. (DR.. Z.)

* SARGASSE. Sargassum. bot.

cbypt. ( Hy drop hy tes.) eux c de l’ordre des Varecs dans la .famille des Fucacées, qui forme un passage trèsnaturel des Macrocystes de la famille des Lnminariées, aux vrais Fucus; mais les vésicules dont les Sargasses sont garnies, ne sont pas, à proprement parler , pétiolaires comme dans les Macrocystes , ou développées dans la substance même des frondes et de leurs tiges , comme dans certains Fucus. Elles s’y développent sur des sortes de pédoncules particuliers qui paraissent n’avoir d’autre fonction que de faire flotter la Plante ; cependant l’appendice subulé , qui couronne ces vésicules dans plusieurs espèces , et qu’on pourrait considérer comme des feuilles avortées , prouve qu’elles pourraient . bien faire partie d’un système de frondescence. Quoi qu’il en soit , les caractères du genre Sargassurn consistent non -seulement dans ces renflemens qui semblent y être comme la vessie natatoire est chez les Poissons, mais encore dans la fructification qui se forme de conceptacles rameux, à divisions cylindracées , dont les ramules sont généralement plus grêles que dans les Turbinaires. Les tiges sont essentiellcifient distinctes, divisées, avec des rameaux plus ou moins nombreux, vagues ou obscurément pinnées , et qui, allant en diminuant de longueur de la base à l’extrémité de la Plante, lui donnent un faciès pyramidal; leurs racines forment un empâtement. La couleur des feuilles est le jaune brun , ou le brun teint de vert sombre ; celle couleur passe au jaunâtre, ou bien au marron foncé et ardent dans les herbiers. Les Sargasses ne paraissent pas croître au-delà du quarantième degré dans les deux hémisphères; mais arrachées aux profondeurs des mers, on les trouve en abondance flottant dans les hauts parages oii les entraînent et les abandonnent tour

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;i tour les divers courans. Leur consistance membraneuse et coriace les rend propres à résister au choc des vagues, de sorte qu’elles peuvent llottcr des mois entiers , et même durant des années, hors du lieu natal sans se trop détériorer. Les océans Pacifique et Atlantique sont les régions ou l’on en trouve le plus d’espèces ; cependant la Méditerranée érytréenne en offre, de même que notre Méditerranée, un assez grand nombre.

Le nom de Sargasse vient de celui que donnèrent aux Varecs flottans dans la haute mer, les premiers navigateurs espagnols et portugais qui s’y abandonnèrent. Nous en connaissons plus de soixante. Sur cinquante-huit que mentionna Agardh, une doit être extraite du genre tel que nous l’avons circonscrit pour former celui des Turbinaires. P . ce mot. Nous citerons ici quelques-unes de celles que nous y conservons pour donner une idée du reste.

La Sargasse Sargasso , Nob. , Voyage de la Coquille ; Sargassuni bacciferum , Ag. , Spec. , p. 6 ; Fucus bacciferus , Turn., tab. 47. C’est celle que Linné désignait sous le nom de Fucus jiatans. Ce nom de na/ans venait de l’idée ou était le législateur de l’histoire naturelle, que la Plante dont il est question n’avait pas de racines et croissait librement à la surface des mers ou ou la voyait errer. Il était fondé sur un préjugé et d’ailleurs applicable à la plupart des espèces du genre , qui , arrachées par les tempêtes du fond de l’Océan ou de scs rivages , grossissent les vastes amas de débris marins dont se couvrent certains parages.

Comme la Sargasse par excellence avait été appelée Itaisin du tropique dans quelques anciennes relations , et Fucus maritimus bacciferus , ou Fucus race/nosus par les Bauhins et par Tournefort, les modernes crurent devoir lui imposer un nom qui indiquât qu’on avait remarqué eu elle des organes semblables à des baies , au moins quant à la forme;

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mais le nom de Baccifère n’est pas I plus exact que celui de Nageant. j Nous en sommes conséquemment re- I venu à l’opinion de Gincliu (Fucus , I p. 92), qui, ayant égard à l’anlcrio- I rite , rendit à la Plante qui nous oc- I cupe le nom de Sargasso , sous lequel on la connut, d’abord en Eu- !

ropc. En effet , Christophe Colomb , I partant pour la découverte du Nouveau-Monde, trouva, en s’éloignant I des Canaries qui , jusqu’en 1*92, l avaient été les bornes de l’univers t connu, la mer toute couverte de j Végétaux flottans à l’amas desquels, J sous le nom de Sargasso , son expé-j dition donna une certaine célébrité. | Ce grand homme remarqua la couleur brunâtre de la Plante et ses vé-l sicules , qu’il comparait à des grains \ de Genièvre. Depuis lors , tous lesj botanistes mentionnèrent la Sargasse sous divers noms. Lobel, Parkinson!

et Sloanela nommaient Lenticula ma- 1 rina. De vieilles cartes marquèrent dans l’océan Atlantique les prairies!

marines qui en étaient composées;!

et Raynal , d’après quelques anciens!

voyageurs, ne fit nulle difficulté d’yl voir des débris détachés des forêlsjlr sous-marines qui attestaient l’antiquetjg existence de l'Atlantide de Platon., fj E11 partant des Canaries, nous avousj»

retrouvé de pareilles étendues de!»

mer couvertes de Sargasses au même»; lieu ou Colomb eu rencontra; c’est-J»

à-dire au sud de ces îles , et au|l| nord-ouest des îles du Cap-Vert pai®ï le vingtième degré nord. On en re-jlr trouve dans les parages des Antille»® et jusque sur les cotes du Mexique j» ; mais nulle part on n’en a recueilli»

des pieds entiers avec leurs racines non plus qu’en fructification , ojj| qui fait croire que nous ne connaisf»:

sons que des sommités vésiculifèreB d’une Plante croissait dans les abî-J mes de l’Atlantique , et qui , arra-tf»

chées du gîte natal pour être entrai» <• nées par le Gulf-Stream , sont abanlj « données aux limites de ce courantl h en divers points de sa route où dcl t remous, occasionés par le contactai k, courans contraires , arrêtent une pa«j h

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ie des charrois du courant principal.

Sargasse atlantique , Sargassurn Jlaniicum , ]N . ; Sargassurn vulgare , ïg., Spec. Alg., p. 3; Fucus natans le Turner, pl. 26 , mais non le Fucus latans de Linné. Cette espèce, dont tu trouve des fragmens épars dans es prairies marines ou domine la trécédente, a ses feuilles beaucoup >1us larges et plus grandes; elle vaie assez pour que plusieurs de ses modifications aient été prises pour , es espèces distinctes par les algoloues; mais il ne faut cependant pas onfondre avec elle plusieurs de' argasses qu’y réunit Agardh, le liifolium et le fuliosissimum de Laîouroux, cntie autres qui sont de otre Méditerranée. Le nom d’Atlanque doit indiquer que nos côtes céanes seules produisent cette esèce. Nous la possédons de Cadiz et es Canaries ; on en trouve des râteaux recueillis sur la côte du golfe e Gascogne où les flots les avaient ms doute égarés , puisque nulle irgasse ne se trouve en place, du oins à ce que nous supposons, en :hors de l’extrémité du 'Portugal. Sargasse pacifique, Sargassurn icificum. , Nob. , Voyage de la Co~ aille. Nous appelons ainsi , et par ^position au nom d’Atlantique , lie espèce que plusieurs voyageurs I rapportée de l’Océan qui s’étend tre l’Asie et l’Amérique. Elle y présente celle dont il vient d’être teslion ; elle paraît abonder surtout tre les îles nombreuses dont l’oan Pacifique est jonché, où elle rnpose aussi, avec d’autres Focales errantes, des prairies marines alogues à celles de l’Atlantique.

SARGIE. Sargus. ins. Genre de •dre des Diptères , famille des Nolanthes , tribu des Slralyomides , ddi par Fabricius aux dépens du and genre Musca de Linné , et opté par tous les entomologistes eç ces caractères : corps allongé , linaiiement aplati. Tête de granur moyenne , arrondie en devant et •s large que le corselet ; yeux

très-grands; ocelles distincts. Antennes avancées , rapprochées à leur insertion , de trois articles; le premier presque cylindrique , le second cyatliiforme , le- troisième lenticulaire ou elliptique, annelé, plus long que les autres , portant une longue soie à son extrémité. Suçoir composé de deux pièces , renfermé dans une trompe courte, munie de deux grandes lèvres saillantes; segment antérieur du corselet égalant les deux autres en longueur; écusson mutique. Ailes longues , en recouvrement dans le repos , ayant une cellule discoïdale presque triangulaire, et une cellule marginale au-dessous du point espacé, séparée en deux par une nervure transversale oblique ; toutes les nervures qui sont au-dessous de la cellule discoïdale atteignant le bord postérieur de l’aile. Abdomen elliptique , déprimé , composé de six segmeus outre l’anus. Pâtes de longueur moyenne, ayant les tarses longs , à premier article aussi grand ou plus grand que les autres. Ce genre se distingue des Ptilocères parce que ceux-ci ont les antennes flabellées. Les Stratiomes , Odoutomyies , Oxycères et Ephippies s’en distinguent parce que leur corselet fest épineux; les Vappons et les Némotèles en diffèrent par la forme des antennes et de la tête. On connaît à peu près une douzaine d’espèces de ce genre , presque toutes européennes ; ces Diptères voltigent au soleil ou se promènent lentement sur les feuilles, les ailes écartées. Le matin , le soir, et pendant les jours de pluie , ils paraissent engourdis , et ne reprennent leur activité que lorsque le soleil luit. Ils sont en général ornés de couleurs vertes métalliques très-brillantes. La larve d’une espèce de ce genre a été observée par Réaumur ; on a même do nné à l’espèce le uoin de cet auteur. Elle vit dans les bouzes de vache; sa forme est ovale-oblongue , rétrécie et pointue en devant; sa tête est écailleuse, munie de deux crochets; son corps est parsemé de poils. Elle se métamorphose sous su peau qui s'en-

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durcit , et de laquelle l’Insecte parfait sort en faisant sauter la pointe antérieure de cette espèce de coque. Macquart (Dipt. du Nord de la France) divise ce genre en deux sections , ainsi qu’il suit :

f Troisième article des antennes rond; yeux séparés dans les deux sexes ; point de palpes distincts.

Le Sargie cuivreux, Sargus cuprarius , Latr., Fabr. ; Nemolelus cuprarius , Degéer ; Rhagio politus , Schr., Faun. Boie., 5 , 23g4; Musca cuprana, L. Long de quatre lignes et demie ; thorax d’un vert doré ; abdomen cuivreux , postérieurement violet; yeux à bande pourpre; ailes à tache obscure. Commun aux environs de Paris et dans toute la France.

■f"j" Troisième article des antennes elliptiques; yeux du mâle contigus; palpes distincts.

Le Sargie superbe , Sargus formosus , Meig. ; Sa/gus aura/us et xanthopterus , Fabr.; Nemolelus flavogeniculatus , Degéer ; Musca aura/a , L. Long de quatre lignes; abdomen doré dans le mâle , violet dans la femelle; ailes ferrugineuses ; yeux a bande pourpre. Commun aux environs de Paris et dans toute la France.

* SARGOIDE. pois. Espèce du genre Glyphisodon. P", ces mots.

SARGUE. Sargus. pots. Espèce de Spare, type d’un sous-genre. V.

Spare. (b.)

* SARGUET. pois, L’un des synonymes de Sargue. V. ce mot. (b.)

SARI. moue. Adanson (Voy. au Séuég. , pî. 12 , lig. 5) donne ce nom à une très-petite espèce de Turbo qui n’a pointétéreconnuejusqu’ici. Blainville pense que c’est un jeune âge de quelque espèce commune au Sénégal.

(O..ÏI.)

S ARIA. ois. F/'. Cariama.

SARIBUS. rot. pii an. (Rumpli.) Syn de Corypha umbraculifera , L.

SAR [CO VIENNE mam. C’est,

SAR

suivant Geoffroy Saint-Hilaire et plusieurs aqtres zoologistes, la grande Loutre de l’Amérique du Sud. r.

Loutre. (is. g. st.-ii.)

SARIGUE, mam. Espèce du genre Didelphe. V. ce mot. (b )

SARIGOU etSARIGUEYA. mam.

Syn. de Sarigue. V. Didelphe. (b.)

* SAR1NN. bot. phan. Nom dû

ScœvoLa Lobelia au port Praslin de la Nouvelle-Irlande. (less.)

SARIONE. rois. On appelle quelquefois ainsi les jeunes Saumons, (b.)

*SARIS. MIN. Nom donné au Phtanite, ou plutôt au Micaschiste qu’on exploite dans plusieurs parties du Piémont , et notamment dans les montagnes de l’Oursière, près Turin.

(g. DEL.)

SARISSUS. bot. phan. Le fruit décrit et figuré sous ce nom générique par Gaerjner ( de F/uct., p. 118, tab.

25) appartient à F Hydrophylax maritïma. V. II y d romyl ace. (g..n.)

SARMENTACËES. bot. phan.

(Ventenat.) Syn. deVinifères. V. ce mot. (a. K.)

* SARMENTARIA. bot. tiian.

(Mentzel.) L’un des anciens synonymes de Clématite. (b.)

* SARMENTEUX. bot. phan.

On dit d’une Plante ou d’une tige ligneuse qu’elle est sarmenteuse, quand trop faible pour s’élever et se soutenir d’elle-même , elle s’enroule autour des arbres voisins qu’elle embrasse de ses branches qui portent alors le nom de Sarmens. Telle est la Vigne par exemple. (a. r.)

SAR.MIENTA. bot. piian. Genre de la Diandrie Mouogynie , L., établi par Ruiz et Pavon ( Flur. Peruu.

Frodrom. , p. 3), qui l’ont ainsi caractérisé : calice inférieur persistant, à cinq découpules dont quatre subulées , une cinquième plus large, échancrée; corolle urcéolée, dont le tube est ventru , très-étroit à sa bas et resserré à son orifice ; le lirai)1 divisé en cinq seginens ovales, égaux et étalés; deux étamines à filets »ni-

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