‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 70 sur 282 · V. ce mot. (d..h · texte numérisé non relu

V. ce mot. (d..h

SCALAIRE. Scalaria. moll. Ou trouve l’oiigine de ce joli genre de

résenlent ce caractère exceptionnel Coquilles dans le genre nommé Scala e peuvent être séparées des autres par Klein ( Tent. Ostrac. , p. 5a 1 cœvola. La première espèce connue jt décrite par Plumier sous le nom eLubelia frutescens. Linné continua, ans ses premières éditions, à la raner parmi les Lobelia , mais en-

Quoique cet auteur ait fait un grand nombre de coupes semblables , il en est fort peu qui méritent d’être conservées; il semble qu’elles soient le fruit du hasard , et cependant elles uite il établit le genre Scœvola qui ne le sont que d’une étude mal diriété adopté par Yahl , Lamarck et gée. Ce genre Scala, confondu par

Linné parmi lesTurbos, fut établi définitivement par Lamarck dès 1801 , dans le Système des Animaux sans vertèbres , et placé , sans doute à cause de la forme de l’ouverture et ' é publiées par ce savant botaniste de l'opercule, à côté des Cycloslomes.

1 nsi que par Labillardière. Les Scæ- Adopté par Roissy et Montfort, Laoles sont des sous-Arbrisseaujc ou marck le mentionna dans sa Philosoes Plantes herbacées, à tiges ordi- phie zoologique , où il le plaça d’une iirement rameuses et décombantes , manière beaucoup plus convenable lelquefois couvertes d’une pubes- dans la famille des Turbinac.ées , ennce fine composée de poils simples. Ire les Dauphiuules cl les Turritelles. es feuilles sont alternes ou rarement Quelques années après , il sentit que

)us les botanistes modernes. R.

A rown est celui qui en a le mieux 1 lit connaître l’organisation ainsi que \:s affinités. Plusieurs espèces nouje elles de la Nouvelle-Hollande ont

' aposées , souvent dentées, mais peu visées. Les fleurs, dont la corolle t bleue, blanche ou jaunâtre , sont sposées en épis axillaires. On confit aujourd’hui environ vingt-qua- ; e espèces de Scœvola , parmi les- : i elles nous citerons comme type i s Scœvola Plumierii , Lamarck , S. Kœnigii , Yahl. La preière croît dans les contrées tropiles du globe , tant dans l’ancien miment que dans le nouveau, car 1 l’a rapportée non-seulement de

l ou pouvait encore améliorer ces rapports en, créant une famille, celle des Scalariens ( V. ce mot ) , pour réunir aux Scalaires les genres Dauphinule et Yermel. Cet arrangement se trouve dans l’Extrait du Cours ainsi que dans le dernier ouvrage de Lamarck où il n’a reçu aucune modification. Cuvier ( Regu. Anim.) ne mentionna le genre Scalaire que comme sous-genre des Tuibos, et en cela il ne fut point imité par Férussac , qui , par des analogies que seul

Amérique et des Indes Occidentales, il connut sans doute , le rangea dans

aïs encore de la côte orientale d’À- 'qtic. Les autres espèces croissent )Ur la plupart dans les Indes-Oricu- 'es et à la Nouvelle - Hollande ,

TOMT. XV.

la famille des Toupies , entre les Pleui olomaires et les Mélanopsides , sans que nous ayons pu nous expliquer en quoi les Scalaires pouvaient

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servir d’intermediaires entre les genres que nous venons de citer. Latreille ( Farn. nat. du Règu. Anitn. , p. 189 ) divisa la famille desPérislomiens ( V. ce mot ) en deux sections, la première pour les genres Paludine et Valvée; la seconde pour les trois genres de la famille des Scalariens de Lainarck. L’opinion de Blainville, sans s’accorder complètement avec la plupart de celles que nous venons de rapporter , peut être considérée comme un terme moyen qui les concilie; il place en effet les Scalaires dans la famille des Cricostomes ( V ce mot ) entre les Turritelles et les Vermels, ce qui est plus naturel que l’arrangement de Férussac , et peut-être aussi que ceux de Latreille et de Lamarck.

On ne connaît encore l’Animal des Scalaires que d’une manière imparfaite. Quoique abondamment répandu sur nos côtes , il n’a point encore été observé complètement; cependant , d’api ès quelques remarques, il semblerait se rapprocher, quant aux mœurs, de l’habitant des Cérites, étant zoophage comme lui, ce qui n’est pas ordinaire aux Animaux qui ont une coquille à ouverture entière. Les caractères de l’Animal , tirés d’une bonne figure de Plancus , sont exprimés de la manière suivante : Animal spiral; le pied court , ovale , inséré sous le cou ; deux ten (acides terminées par un filet et portant les yeux à l’extrémité de la partie renflée; unft trompe?

l’organe excitateur mâle très- grêle.

Coquille turriculée , garnie de côtes longitudinales , élevées , obtuses ou tranchantes; ouverture obi onde; les deux bords réunis circulairement et terminés par un bourrelet mince et recourbé ; opercule corné, mince, grossier et pauci-spiré.

Les Scalaires sont de jolies Caquilles élancées, turriculées , garnies de côtes ou de lames longitudinales plus ou moins nombreuses, et vaiiables dans chaque espèce; quelques unes d’entie elles ont cela de remarquable qu’il n’y a point de co-

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lumelle parce que les tours de spire sont séparés les uns des autres. Ces espèces sonl pourvues de lames longitudinales fort élevées , qui ont été , à ce qu’il paraît , un obstacle à la soudure immédiate des tours de spire.

La Scalaire précieuse .qui présente celte disposition a été long-temps une des Coquilles les plus chères et fort estimées desamaleurs ; elle était trèsrare dans les cabinets, et les individus un peu plus grands que les autres se payaient jusqu’à 5oo florins et quelquefois davantage. -Aujourd’hui qu’un plus grand nombre se trouve clans le commerce, et qu’on l’a découvert, à ce qu’il paraît, dans la Méditerranée, on peut en trouver d’assez beaux pour 25 ou 3o fr. Ou a cru jusque dans ces derniers temps que le genre Scalaire ne se trouvait fossile que dans les terrains tertiaires ; nous en avons cependant vu une très-belle espèce et fort grande de la Craie de Cypli dans la collection de Duchastel. Les espèces fossiles de ce genre sont généralement rares ; leur fragilité en est sans doute cause. Lamarck n’a connu en tout que dix espèces ; ce nombre est maintenant plus considérable, nous en possédons vingt-six, et nous ne les avons pas toutes : nous allons citer les principales.

Scalaire précieuse , Scalaria preliosa , Lamk. , Anim. sans vert.

T. yi , p. 226 , n° 1 ; Turbo Scalaris, L. , Gtnel. , p. 56o5 , n° 62 ; Favanne, Conch. , pl. 5, fig. A; Encyclop. , pl.

45i , fig. 1 , a b. Leach a fait avec celte espèce et quelques autres dont les tours de spire sont séparés, un genre inutile sous le nom d ' Acyonea.

Cette espèce, nommée vulgairement le Scalata , a deux pouces de longueur. On en cite deux individus de uatre pouces de long, de la mer es Indes.

Scalaire couronnée , Scalaria coronaia , Lamk. , lue. cil. , n° 5; Encyclop. , pl. 4âi , fig. 5, a b. bcs tours de spire sont soudés , pourvus de deux bandes brunes près des sutures ; unC petite carène se voit à la

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jase du dernier tour. Espèce trèsare , plus peut-être que la précélente.

Scalaire crépue , Scalaria crispa , jaink. , loc. cil., p. 229, n° 1, ibid.) mu. du Mus. T. iv, p. 2i5, n° 1, tT. Vin, pl. 07, fig. E>, a b.; E11i.yclop. , pl. 45i , lig. 2, a b. Les Durs de spire sont séparés comme aus la Scalaire précieuse , mais beauoup moins cependant. Fossile à Grillon.

Scalaire commune , Scalaria Yommunis, Lamk. , loc. cit. , n° 5;

'urbo clathrus, Lin. , Gmcl.,p. 56o5, I 0 63; Plancus, Conch. , tab. 5, fig.

1,8; Encyclop. , pl. 45i , fig. 5 , a b. | es mers d’Europe , la Méditerranée , Manche, etc. (d..ii.)

* SCALARIENS. moll. Famille i oposée par Lamarck, d^ns l'Extrait ; l Cours, pour trois genres qui »• aient auparavant compris dans celle H s Turbinacées, et reproduite sans il angement dans son dernier ouvra- I . Elle n’a point été adoptée par les i i uchyliologues , si ce n’est en partie 0 r Latreille qui, dans ses Familles N turelles du Règne Animal, en a il t une section de la famille des Pé- ,i| tomiens ( F. ce mol ). Les trois ci 1res Vermet , Scalaire etDauphi- | le, que Lamarck y comprenait, t t été répartis comme sous-genre ' 1 1 as le genre Sabot de Cuvier, et j nme genre dans la famille des Cri- ’-j tomes de Blain ville. On ne peutconvenir , après un examen attcn- , que la famille des Scalariens ne t pas naturelle. Le genre Dauphie a trop de rapport avec les Sas pour en être séparé. Les Scaes se rapprochent des Turritelles t par l’opercule que par la forme la Coquille , tandis que le Vermet ! 1 éloigne également aussi. Si le I prochement que Blain ville a fait J ce génie avec les Siliqttaires et les gile5 se justifie, il faudra en faire groupe particulier. V. pour plus détails les noms de familles et de res que nous avons mentionnés.

(jd. .b.)

SCALARUS. moll. ( Monlfort. ) Syn. de Scalaria. fr. Scalaire, (b.)

SCALATA ( Grande et Petite ).

moll. Noms vulgaires et marchands des Coquilles qui ont servi de type au genre Scalaire. V. ce mot. (b.)

SCALATIER. moll. Animal des Scalaires. V. ce mot. (b.)

* SCALENAIRE. Scalenaria.

moll. Rafmesque (Monog. des Coq.

d’Ohio ) propose ce sous-genre dans son genre Oblicaire ( K. ce mot ) pour des Coquilles qu’il caractérise ainsi : Coquille triangulaire , oblique, à peine transversale , mais trèsinéquilatéràle ; axe presque latéral; dent bilobée à peine antérieure; dent lamellaire droite ; ligament oblique.

Ce sous-genre , pas plus que le genre d’où il vient, ne peut être adopté.

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