‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 69 sur 282 · S AV · texte numérisé non relu

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énoncer une propriété particulière des substances alcalines et des corps gras qui sont des produits naturels; car les Savons ne sont jamais que des produits de l’art, et par conséquent ne doivent pas être traités dans ce Dictionnaire.

On a donné le nom de Savon arsenical de Bécoeur, à une composition usitée dans la préparation des objets d’histoire naturelle. V. Taxidermie. (g.. n.)

SAVON DE MONTAGNE, min.

Le Seifenstein des Allemands, sorte d’Argile smectique. T r. Argile.

(g. DEL.)

SAVON DES VERRIERS, min.

Le Manganèse oxidé que l’on emploie pour décolorer le verre. (g. del.)

* SAVONAIRE bot. rriAN. Pour Saponaire. V. ce mot. (b.)

SAVONETTE DE MER. moll.

Nom que les marins donnent à des masses arrondies formées d'œufs de dilFérens Mollusques, et entre autres de Buccins et de Pourpres (a. r.)

SAVONIER. Sapindus. bot. phan.

Genre de Plantes de l’Octandrie Monogynie de Linné, qui a donné son nom à la famille des Sapindacées , et dont la fleur peut être considérée comme présentant le type régulier de cette famille. Ses caractères distincts sont : un calice à cinq folioles ; cinq pétales alternes avec elles, insérés sur le réceptacle, égaux 'entre eux , souvent munis au-dessus de leur base et sur leur face interne d’un appendice de forme variable ; un disque charnu dont le bord crénelé s’étend entre les pétales et les étamines; huit à dix étamines insérées sur le disque, libres, à anthères introrses et s’ouvrant longitudinalement ; un style entier terminé par le stigmate; un ovaire à trois ou très - rarement à deux loges, renfermant chacune un seul ovule dressé; un fruit charnu , indéhiscent , souvent réduit par avortement à un seul lobe arrondi, portant sur un de scs côtés les restes des lobes avortés et du style, et conte-

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nant au-dessous de sa partie charnuo| i un noyau uniloculaire et monosper-J i me; le tégument externe est mennî braneux ; l’embryon est légèrement) r courbé sur lui-même ou droit ; la ra-j I dicule est petite et tournée vers Iq i

Les Savoniers sont des Arbres quiE habitent les régions chaudes de l’A-> ' sic, de l’Afrique et de l’Amériquei Leurs feuilles sont alternes , pinqées avec impaire, dépourvues de stipu-if les ; leui s fleurs sont polygames , dis-* R posées en grappes ou en paniculeslL axillaires .

Les racines et surtout la partia1 charnue des fruits du Sapindus Sapo^\:

naria, L. , et de plusieurs autres es-M; pèces , contiennent une substancq®1 savonneuse , susceptible de se dis-* il soudre dans l’eau et de la rendrq ji propre à nettoyer le linge : de-là , la nom de Savonier donné aux Arbre} de ce genre. D’autres espèces, telle} que les *S. esculenlus , Nob. , et sene 4 galensis , Poir. , ont des fruits dont la chair a un goût agréable et qui ser-< vent d’aliment aux peuples des pay} où ils végètent. Une légère confor4f mité dans la forme des folioles a ent gagé Sprengel à réunir à cette der4 nière le Sïarborescens d’Aublet , qui loin de pouvoir être confondu avet H lui, doit, ainsi que le S. frulescen. ;i du même auteur, être rapporté ai (\ genre Cupania. (camb.) p

SAVONIÈRE. bot. phan. (Oku mel.)Svn. de Saponaire. V. ce mot

SAVORÉE. bot. phan. L'un de j noms vulgaires de la Sanièle. C» c H mot. (B /’ jfr

SAXATILE. rois. Espèce du genr j!J Cbromis. V. ce mot.

SAXICAVE. Saxicava. moll. Ce A*' à ‘Fleuriau de Bellevue que l 'on doi * I l'établissement de ce genre dans 1 in téressant Mémoire qu'il publia dan V le Journal de Physique (an X) su les Lilhophages.' U en proposa c même temps plusieurs autres très voisins, qu’en dernier lieu Lnmarc

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l duisit à trois : celui-ci est du nome de ceux qu’il conserva ; il le menmna d’abord dans la Philosophie ologique où il est compris dans la mille des Solénacées avec les Rupelires et les Pétricoles. Bientôt après, ms 'l'Extrait du Cours, il divisa t te famille des Solénacées et pro- »sa celle des Lilhophages ( V. ce ot) : le genre qui nous occupe s’y ouve le premier. Lamarck confcnil dans ses Saxicaves un petit genre 1e Poli avait indiqué et que Cuvier para définitivement sous le nom de 'ssomief/^. ce mot), et n adopta pas pendant le genre Saxicave , quoiéil présente des caractères cousis. Dans son dernier ouvrage , conserva la famille des Lithophas et le genre Saxicave dans les limes rapports. D’après les indicans de Cuvier, Férussac rejeta cette aille, la démembra, en rapprocha e partie des Vénus, et les Saxicaves ent joints à la famille des Phola- >. Biainvüle eut une opinion , si ce si semblable, du moins conforme elle-là. Il plaça, en effet, les Saxi- ’es dans la famille des P3 loi idés . ce mot ) , à côté des Glycimères , Pihomboïdes et des B^ssomies , ;c lesquels il a en effet de grands •ports.

lomme son nom l’indique , ce re ne renferme que des Coquilles ont la faculté de perforer les pierpour y trouver un abri. C’esl tours près des côtes et dans les 10rs calcaires, et souvent dans les ïts roulés de cette substance , que# 1 trouve le plus habituellement coquilles de ce genre. Elles sont >que toutes blanches , peu éléganet souvent irrégulières. L’Animal enveloppé d’un manteau qui n’a irieurcment qu’une fort petite ouure; les deux Bords sont soudés s tout le reste de leur longueur; érieuremenl il se termine par les x siphons réunis en une seule [ se charnue, et faisant constamt saillie hors de la coquille , corndans les Pholades par exemple.

' »ed est très-petit, rudimentaire

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et probablement sans usage. La masse abdominale est plus considérable avec un ovaire plus ou moins développé , selon la saison; elle contient les organes digestifs qui ne diffèrent pas notablement de ceux des Acéphalés en général. Il existe une paire de branchies de chaque côté du corps, et elles se prolongent postérieurement assez loin dans la cavité du siphon branchial. Ce genre, dans lequel on ne connaît encore qu’un petit nombre d’espèces , peut être caractérisé de la manière suivante - Animal perforant, claviforme,- une très-pet i te ouverture palléale vis-à-vis un pied rudimentaire; siphons allongés, charnus, réunis; deux paires de petites branchies, libres postérieurement et engagées dans le siphon branchial; coquille peu régulière , généralement transverse, tyès-inéquilalérale , bâillante aux deux extrémités , à crochets peu s*aillans ; charnière n’ayant qu’une dent à chaque valve , quelquefois complètement avortée ; deux impressions musculaires; impression palléale échancrée postérieurement.

Le nombre des espèces est de douze environ, quatre vivantes et les autres fqssilcs; ces dernières, encore peu répandues, ne se sont rencontrées que dans les terrains tertiaires, et ce sont les environs de Paris qui jusqu’ici en ont offert le plus grand nombre. Nous en avons décrit cinq espèces nouvelles , dans notre ouvrage sur les fossiles de cette localité célèbre.

Saxicave ridée , Saxicava n/gosa, Lamk. , Anim. sans vert. T. v, pag.

5oi , n. 1; MytiLus rugosus , L. , Grnel ., p. 5352, n. 7 ; Pennant, Zool. brit. T. iv , pl. 63, fig. 72. De 10céan du nord et des côtes d’Angleterre. Il est à présumer que l’espèce n. 2 de Lamarck, la Saxicave gallicane , 11’est qu’une variété de celle-ci. La Saxicave pholadinc du même auteur 11c peut rester dans ce genre; elle appartient aux Byssomics.

Saxicave australe , Saxicava australis , Lamk., loc. cil . , n. 4; ibid. , Blainv. , Trait, de Malac. , pL 80 , fig. 4.

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Saxicave de Grignon, Saxicava grignonensis , IN., Descr. des Coq.

i'oss. des env. de Paris, T. t , p. 64, n- }> pi- 9) fig- ig. Fossile à Grignon.

Saxicave nacrée, Saxicava mar~ garitacea, N., loc. cit. , pl. g , fig. 22,

2 3, 24; ibid. , Me'm. de la Soc. d’Hist. nat. de Paris , T. i, pl. i5, fig. g. Coquille rare de Valmondois. (d..h.)

"■ SAXICOLA. ois. (Brisson.) Syn.

de Traquet. V . ce mot. (dr..z.)

saxifrage, saxifraga. bot.

i‘H an. Ce genre, qui a donné son nom à la famille des Saxifragées , et qui appartient à la Décandrie Digynie, L., offre les caractères suivans : calice court, campanule , quinquéfide, persistant; corolle à cinq pétales étalés , un peu rétrécis en onglet à leur base, insérés sur le calice; dix étamines insérées également sur 1<^ calice , à filets subulés ou en massue, terminés par des anthères arrondies ou réniformes; ovaire tantôt libre , tantôt adhérent en totalité ou seulement par sa moitié avec le calice , surmonté de deux styles courts , divergens, terminés par des stigmates obtus ; capsule ovoïde , surmontée de deux pointes en forme de bec qui sont les styles persistans et accrus , s’ouvrant au sommet par un trou orbiculaire situé entre les deux bases des styles, et n’offrant qu’une seule loge qui renferme un grand nombre de graines très-petites et lisses. Le genre Saxifrage se compose d’utP nombre trèsconsidérable d’espèces (plus de cent vingt, sans compter les variétés qui sont excessivement nombreuses ) , pour la plupart indigènes des hautes montagnes du globe et principalement des Alpes et des Pyrénées.

L’organisation florale de toutes ces Plantes ne présente que peu de variations dans les caractères que nous avons exposés plus haut ; aussi les botanistes judicieux n’ont-ils pas cru nécessaire d’établir des genres particuliers en leur assignant des caractères qui dans d’autres genres auraient plus de gravité , comme , par

exemple , l’adhérence ou la nonadhérence de l’ovaire. C’était sur une semblable différence que Tournefort avait constitué ses genres Saxifraga et Geurn , ce dernier ayant . l’ovaire parfaitement libre. Quelques auteurs modernes , grands amateurs d’innovations inutiles , n’ont pour tant pas craint de dilacérer encore le genre fort naturel des Saxifi’ages et tel que Litlné l’a constitué. Ainsi Mœnch , Borkhausen , Schranck , Haworth , etc. , ont non-seulement rétabli le Geurn de Tournefort, mais encore proposé les genres Berge nia ou Geryonia pour le Saxifraga cras-> sifolia ; Diptera ou Sekika pour le Saxifraga sarmentosa Micranthes , t pour le Saxifraga hier aci folia ; Mis- ■ ï copetalum pour le Saxifraga rotundi folia , et Robertsunia pour plusieurs espèces de Saxifrages nouvelles de-»

crites par Haworth , etc. Aucun de* ces genres n’est admis , si ce n'est} à titre de simple section , par les auteurs qui ont éci'it récemment surf" Saxifrages. D. Don en a publié un Monographie dans le treizième volume des Transactions de la Sociél Linuénne de Londres. Il les a parta gés en cinq sections dont nous allon:

donner un léger aperçu.

La ire section (. Bergenia ) a le calice campanulé , rugueux exlérieu

rement , a

segnreus conmvens

pétales onguiculés ; des étamines filets subulés et à anthères arronj dies ; les styles creux en delansj l'emplis d’ovules ; des stigmates gla «bres, hémisphériques, et des graine cyliudra.cées. Celte section ne se coin pose que de trois espèces dont la plu remarquable est le Saxifraga cras~

fulia , L., qui est origiuaire des mon r tagnes de la Sibérie , et que l’oncullffl

tive en Europe dans les parier C’est une Plante d’ornement qui fier rit au premier printemps , lorsque terre est dépourvue de toute auti fleur. Ses feuilles sont grandes < charnues; ses flèurs rouges form< un thvrse au sommet d’une hanq

tres-cpaisse

La 2é section (Gymnopera) offre a

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il îcc à cinq folioles réfléchies ; des ■Jtales bypogynes , sessiles ; des étamines hypogynes , à filets en inases , et à anthères rendormes ; des yles connivens à stigmates simples . imberbes ; une capsule presque rondie , nue , renfermant des graie-; sphériques. Cette section corresjnd à l'ancien genre Geum de Tourefort; elle renferme onze espèces, irmi lesquelles nous mentionnons • s Saxif aga Geum , urnbrosa et hir~ I ./ta, qui sont de charmantes espèces dtivées depuis long-temps comme irdures. Leurs feuilles sont char- |ues, indivises ou simplement créelées ; leurs fleurs sont nombreuses, miculées , blanches , souvent ponc- I tées de rouge ou de jaune safrané.

! La 3e section ( Leiogynç ) a le calice

I ofondément quinquéfide ; des pèles le plus souvent sessiles ; des étaines insérées sur l’entrée du tube licinal , à filets subulés ; des styles •esses, à stigmates orbiculés , imirbes ; une capsule non adhérente : calice, renfermant des graines arndies. Les espèces de cette section nt au nombre de vingt-cinq répar- " ;s en deux groupes, d’après leurs . ailles lobées ou indivises. -Parmi iles à feuilles lobées , on distingue Saxifraga granulata qui croît abonmment dans les bois ombragés de Europe tempérée et méridionale.

-J te Plante a la racine, munie de ains tuberculeux. Sa tige haute environ un pied a des feuilles inieures réniformes, les supérieures nt lobées , presque palmées ; les talcs sont d un beau blanc lacté, irmi les espèces à feuilles indivises,

< remarque plusieurs espèces à fleurs mes qui croissent dans les lieux liuides des montagnes ; tels sont les •xifraga fur eu lus et aizoicles.

La 4e section (Micra/ithes) esL cautérisée par un calice à cinq divins* profondes et établies; des pé- •’3 petits , sessiles , étalés , insérés >' le calice ; des étamines également ’éiées sur le calice , à filets trèsu' ts , subulés ; des styles épais , ■s -courts, à stigmates capités ,

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glabres; une capsule déprimée, non adhérente au calice. Huit espèces indigènes des contrées arctiques composent cette section. Nous citerons comme types les Saxifraga peusyluanica , hieracifolia, que l’on voit quelquefois dans les jardins de botanique.

Ce sont des Plantes vivaces , à feuilles radicales , à fleurs nombreuses, petites, blanches ou jaunâtres , réunies en paniculc au sommet d’une hampe assez allongée.

Enfin , sous le nom de Saxifrages proprement dites ( Saxifragæ veræ ), Don a décrit une cinquantaine d’espèces qui ont le calice quinquéfide ; des pétales sessiles, pérygines; des étamines également périgynes , à filets plans, sensiblement atténués au sommet ; des stigmates étalés, plans, spatules, garnis d’une fine pubescence; une capsule .adhérente au calice , renfermant des graines obovales. Ces nombreuses espèces font l’ornement des hautes montagnes ; leurs feuilles sont indivises, coriaces, cartilagineuses ou ciliées sur les bords, à fleurs blanches, jaunes, verdâtres ou roses , disposées en panicules. Parmi ces Plantes , la plus belle est sans contredit le Saxifraga pyramidaiis , originaire des Alpes , et cultivé comme Plante d’ornement dans la plupart des jardins d’Europe.

Le Saxifraga Cotylédon , qui en est une espèce très- voisine , tapisse les fentes des Rochers dans les Alpes , le Jura, les Vosges, et plusieurs autres montagnes subalpines. (g. .N.)

On a souvent étendu le nom de Saxifrage à des Plantes qui n’appartiennent point au genre dont il vient d’être question. Ainsi l’on a improprement appelé :

Saxifrage duré , l’une ou l’autre espèce de Chrysosplenidm. V. Do-

RINE.

Saxifrage maritime , la Cristc marine.

Saxifrage tyran edai. .ou des toits , la Joubarbe.

Saxifrage des très et des rois, des Peucédàns et des Ponçages.

tous ces mots. (u.)

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SAXIFRAGÉES. Saxifragcæ. bot.

phan. Nous avons déjà dit a l’article Cunoniacées, qu’à l’exemple du professeur Kunth , nous croyions devoir réunir aux Saxifragées le groupe de Végétaux qui en a été retiré sous le nom de Cuuoniacées par le célèbre R. Brown. En effet, ainsi que cet habile observateur l’indique luimême, ses Cunoniacées ne diffèrent des autres Saxifragées que par leur tige ligneuse. Nous ne croyons pas qu’un semblable caractère , malgré la différence de port qu’il entraîne avec lui , puisse suffire pour servir à la séparation de deux familles, et les Cuuoniacées seront pour nous une simple tribu des Saxifragées. Voici les caractères des Saxifragées : le calice est monopétale , persistant , plus ou moins adhérent avec la base de l’ovaire , divisé en deux lobes dont le nombre varie de trois à huit; la corolle qui manque rarement se compose d'autant de pétales qu’il y a de lobes calicinaux. Les étamines sont tantôt en nombre double des divisions du calice, tantôt elles sont très-nombreuses; les deux ovaires, plus ou moins intimement soudés entre eux par leur côté interne , sont ou libtes ou plus ou moins adhérens avec le calice. Ils offrent chacun une seule loge, et, lorsqu’ils sont soudés, ils forment un ovaire biloculaire , dont chaque loge renferme un grand nombre d’ovuics attachés à un trophosperme central, sur lequel viennent s’appuyer les deux bords de la cloison.

Chaque ovaire se termine par un style plus ou moins allongé , au sommet duquel est un stigmate simple.

Le fruit est communément une capsule terminée par deux pointes, à deux loges polyspermes, s’ouvrant en deux valves, tantôt septicide, tantôt loculicide. Les graines contiennent sous leur tégument propre un endosperme charnu dans lequel est placé un embryon cylindrique dont la radicule est tournée vers le hile.

Les Saxifragées sont des Plantes

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herbacées, annuelles ou vivaces, dej Arbustes ou même des Arbres plus od 1 moins élevés; leurs feuilles sont alterl * nés ou opposées, simples ou coinpo-L sées de piusieurs*folioles ; quelquefois munies de stipides. L’intloresceucaJ est très-variée; les fleurs sont tantôj'f terminales et solitaires, tantôt axil-l ■, laires , diversement groupées cil' épis, en grappes ou en capitules!* Nous avons dit que nous disposions en deux tribus les genres de celte fa-» mille.

Ire Tribu. — Saxifragées vraies. ,

Tige herbacée, feuilles alternes i étamines en nombre double ou sim-»

pie des lobes calicinaux.

Tleuchera , L. ; Saxifraga , L. , Milella , L. ; Tiarella, L. ; Dunatia\ Forst. ; Astilbe , Hamilton, et Chry* sospleniu/n , L.

IIe Tribu. — Cunoniacées, R.

R. own .

Tige ligneuse ; feuilles opposées!

simples ou composées, munies ei 1 général de stipules; étamines nom!

breuses ou seulement doubles des pé taies.

Cunonia, L. ; TPeinmannia, Lm Ceratopetalum ; Caly corna, R. Brown»

Codia , Forst. ; Bauera, R. Brown.»

et Itea , L.

Quant au genre Adoxa , il noii J paraît avoir aussi de très-grands ra» ». ports avec celle famille dont il se loigne cependant par les ovaires a nombre de trois à cinq soudés ed semble, et contenant chacun un serf ovule. Le professeur De Jussiq trouve à ce genre quelques affinité • avec ics Araliacées.

La famille des Saxifragées appai tient à la classe des Picotylédones p< f lypétales périgyncs , oh elle vient J placer à côté des Crassulacées et d l’ortulacées. Elle diffère de ces dci familles par ses deux pistils soudé cl la structure dè sa graine qui , dai les deux autres familles, se compo d’un embryon recourbé autour a U] endosperme farinacé. (a. h-

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AXIN. MAM. Oa a quelquefois :gné , sous ce nom francisé , le s saxalilis de Pallas. (b.)

SAYACA. ois. Sous ce nom , les siliens connaissent une espece de igara , d’un gris vert brillant , que ornithologistes d’Europe ont prise r la femelle du Tanagra episco- , et que le prince de Wied a décrit s le nom de Tanagra palmarum.

(LESS

AYAGOU ou SYACOU. ois. Ese de Tangara. V . ce mot. (b.)

SAYOU. ois. Nom donné eu ne à une espèce de Moqueur dont liant est plein de mélodie, (less.)

AYRIS. pois. Rafinesque substice nom déjà employé par Rondeà celui de Scombrésoce créé par |:épède.

CAB1EUSE. Scabiosa. bot. phan.

ire de la famille des Dipsacées et a Tétrandrie Monogynie, L., ofil les caractères suivans : Fleurs aies en tète sur un réceptacle mun, environnées d’un involucre oboles disposées sur un ou plurs rangs. Chaque fleur a un invo- :11e ( calice extérieur , selon J us- ) monophylle , ordinairement 1 i ndracé , marqué de huit petites H i elles et ceignant étroitement le t; calice adhérent, ayant le limbe nairementà cinq segmcns sétacés,

, quelquefois, avortent en tout :n partie; corolle tubuleuse insésur le calice, à quatre ou cinq sions et à estivation cochléaire , t-à-dire que le lobe extérieur qui le plus grand couvre les autres me un casque; étamines ordinaient au nombre de quatre, quel- Ibis de cinq, suivant le nombre lobes de la corolle, insérées sur e-ci et alternes avec ses nervures, ets saillans hors de la corolle, aines par des anthères oblongues , 'culaires ; ovaire surmonté d’un e filiforme, à stigmate échancré; “e ovale-oblong , couronné par le be calicinal qui affecte diverses nes> contenant une seule graine

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pendante , pourvue d’un albumen charnu et d’uu embryon droit à radicule supère. Ce genre est composé d’un grand nombre d’espèces qui, dans l’organisation florale , offrent des différences tellement notables que l’on a établi plusieurs genres aux dépens de ces espèces. Ainsi le genre Cephalaria de Schrader , ou Lepice phalus de Lagasca , est fondé sur les Scabieuses dont le limbe du calice est presque en forme de soucoupe ou de disque concave, l’involucelle à quatre faces, les étamines au nombre de quatre, etc. Le gen re P/erocephalus de Lagasca se compose des Scabieuses dont ie limbe du calice est en forme d’aigrette plumeuse. Le genre Trichera de SchradeV est fondésur le Scabiosa nrvensis qui a été placé récemment parmi les Knautia. Le genre Asterocep/ialus de Lagasca comprend des espèces qui ont été distribuées soit parmi les Scabieuses proprement dites , soit parmi les Knautia. Enfin on trouve dans Rœmer et Schultes le genre Sclerostemma de Schott , qui ne peut être distingué des vraies Scabieuses.

La plupart des genres que nous venons d’indiquer avaient été constitués il y a plus d’un siècle par Vaillant qui en outre avait créé le genre Succisa reproduit par Mœnck ; mais Linné les avait tous rejetés comme étant d’une trop faible valeur. Le docteur Th. Goulter , auquel on doit une monographie des Dipsacées qui a paru à Genève en 182a , a adopté les genres Cephalaria et Pterocephalus , mais en les circonscrivant dans des limites plus fixes que celles qui leur avaient été assignées. Ii a réformé également les caractères et la composition du genre Knautia dans lequel il a fait entrer plusieurs espèces de Scabiosa décrites par les auteurs.

Nous avons fait connaître ces changemen.s aux articles Knautie et PiÉ- BocÉi’liAEE. K. ces mots. Les caractères génériques que nous avons exposés plus haut ne cpnvicnnexlt qu’aux Scabieuses proprement dites, eu excluant de ce genre les Cephalaria; mais comme il n’a pas été traité

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de ce genre dans notre Dictionnaire , et que d’ailleurs ses caractères essentiels ne reposent que sur une légère différence dans la forme du limbe calicinal ainsi que dans le nombre des parties florales , toutes les généralités que nous pouvons exposer sur les espèces de Scabiosa peuvent s’appliquer aux Cephalaria qui ont absolument le même port.

Les Scabieuses sont des Plantes herbacées , à racines ordinairement vivaces , à tiges simples ou rameuses , garnies de feuilles opposées , tantôt simples , tantôt découpées profondément en plusieurs lobes. Leurs fleurs sont terminales et offrent l’aspect de celles des Synànthérées ; leurs couleurs sont très-variées; les Scabieuses de nos champs les ont bleuâtres. Le nombre des espèces décrites par les auteurs est très- considérable , mais beaucoup d’entre elles ne sont que de simples variétés à peine caractérisées.

Coulter a rassemblé, dans sa monographie quarante-six espèces de vraies Scabieuses dont il n’a vu lui-même qu’environ la moitié. Les Cephalaria sont au nombre de seize dont sept seulement sont bien connues , parmi lesquelles nous citerons comme type les Scabiosa leucantha et syriaca qui ont pour patrie la région méditerranéenne. Beaucoup de ces Plantes croissent dans les localités montueuses et boisées *de l’Europe. On en trouve aussi un grand nombre dans l’Orient, la Sibérie , au cap de Bonne- Espérance et dans l’Inde-Orientale.

Parmi ces espèces il en est qui sont dignes de figurer dans les parterres comme Plantes d’ornement. Sous ce rapport nous mentionnerons principalement les Scabiosa atropurpurèa et caucasica. La première est originaire de l’ Inde-Orientale, et on la cultive depuis long-temps sous le nom vulgaire de Fleur des Veuves; sa tige est droite , haute d’un pied'et demi à deux pieds , munie près de la racine de feuilles oblongues, ovales, dentées, et dans la partie supérieure de feuilles pinuatifides, à divisions linéaires. Scs fleurs sont portées sui-

de longs pédoncules , et leur couleuj ; est d’un pourpre foncé noirâtre. Lej | fleurs de la circonférence , ainsi qu* dans plusieurs autres espèces , son très-irrégulières, et leur corolle es beaucoup plus développée extérieur remeut que celle des fleurs centrales »; La Scabiosa caucasica est, comme soi { nom l’indique, originaire des conj trées voisines du Caucase; ses tige sont hautes d’un pied et demi à deu: î pieds , garnies inférieurement d feuilles lancéolées , oblongues . entiè i res et à la partie supérieure de feuille u

profondément dentées. Les fleurs son §t grandes , solitaires, d’un bleu clair* j; et se succèdent les unes aux autre*»

pendant deux à trois mois. La iScafo'osi'H

succisa, L., Plante commune danslq bois et les pâturages humides d| ; l’Europe, est connue sous les nom»

vulgaires , de Succise et de Mort d Diable ( Morsus Diaboli ) à cause de s

racine qui est coupee^t comme ron

Or, comme cette Plante élai *

gee.

chez nos bous aïeux en grande re

putalion pour ses vertus médicin^ •:

les, ils croyaient que le diable,. cc éternel envieux du bien des homme} q rongeait la racine de cette Plantji.

précieuse pour la faire périr -et prive jo les mortels de ses salutaires effets. U

SC ABRITA, box. piian. Syn. t Lj Nycthante. (n.j J,]

SCAD1CCAALI. bot. phan. Noj de pays de YEuphorbia Tiracali, es pèce employée dans l’Inde conti les maladies vénériennes.

SCÆVE. Scœva. ins. Fabriciib un genre correspond

désigne ainsi

dant en partie à celui de Syrphe.

ce mot. (G

SCÆVOLE. Scævola. bot. rn.o Genre de la famille des Goodénoviéc •le Brown, et de la Pentandrie Monc gynie, L., offrant les caractères sur vans : calice très-court, persistai!' à cinq divisions; corolle infundibul forme dout le tube est fendu long tudinalcment d’un côte ; le lin** déjeté de l’autre côté, à cinq décoi

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>nres ovales lancéolées , à peu près emblables , membraneuses et frau- ;ées sur leurs bords ; cinq étamines aillantes hors de la corolle, ayant eurs anthères libres; ovaire infère, 'vale, surmonté d’un style filiforme erminé par une sorte de godet cilié ’.ndusium stigniatis) qui renferme le tigmate ; drupe arrondie, ombiliuée, contenant un noyau ridé, tuerculeux , biloculaire, à deux grades ovales et solitaires. Quelquefois 2 fruit est une baie sèche, et l’ovaire st uniloculaire; mais les espèces qui

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principalement sur la côte méridionale. (g. .N.)

* SCALA. moll. Klein, qui formait presque tous ses genres sur les caractères extérieurs des Coquilles , a proposé celui-ci pour quelques Coquilles lurriculées garnies de côtes qui leur donnent assez bien la forme d’un petit escalier. C’est probablement là l’origine du genre Scalaire.

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