S CH
SCHABAZIT. min. (Werner.) F.
i ÎHAJBAZIE.
SCHÆFFÉRIE. Schæfferia. bot.
iian. Genre de la Tétrandrie Digyie , L., établi par Jacquin [Fiant.
1/ner., 259) et placé avec doute à ï suite de la famille des Rhamlées. Voici ses caractères esseniels : fleurs dioïques par avorteaenl; calice à quatre divisions proandes et obtuses, persistaut avec 3 fruit et peut-être entièrement libre; orolle à quatre pétales alternes avec es divisions calicinales ; quatre étaniues opposées aux pétales ; ovaire ûloculaire surmonte de deux stignates presque sessiles ; baie sèche , •ipartible , ou rarement uniloculaire >ar avortement; chaque loge monoperme; graine dressée, coin posée d'un Iburnen charnu, un peu huileux, et t i’un embryon central droit et plan.
; le genre a pour type le Schæfferia rutescens , Jacq., loc. cit., ou S. compléta , Swartz, Flor. Ind., 1, p. 02 7, •ab. 7, f. A. C’est un Arbrisseau à .ameaux glabres, garnis de feuilles lternes, elliptiques, et à fleurs blanhes , petites, groupées dans les aiselles des feuilles. Cette Plante croît ans les Antilles et sur le continent méricain , principalement à Saint- Domingue , la Jamaïque, Cartha- . ;ène, et dans la république de Colomûe.Sprengel et DeCandolle ont décrit rois espèces nouvelles de Schæfferia , ous les noms de Shæfferia panicuata , viridescens et racemosa. Elles xoissent au Mexique et au Brésil ; nais il est douteux qu’elles appariennent au genre Schæfferia. L’une l’entre elles paraît devoir former un genre particulier. (g. .N.)
SCHAL ou SHAL. pois. F. Piviélode au mot Silure. (b.)
* SC H ASM ARIA. bot. crypt. {Lichens.) Acharius a donné ce nom à la troisième section de son genre Cénotnyce ; il ne renferme qu’un fort petit nombre d’espèces qui se différencient des autres par un thalle foliacé supportant des apolhécies scy -
SCI! 25i
phiformes, fistuleux, dilatés vers leur partie supérieure , et dont l’orifice n’est point fermée par une membrane. Ces Lichens rentrent dans le genre Scyphophore , tel que nous l’avons établi. F. ce mot. (a. f.’;
SCHAWIE. polyp. et bot. phan.
Pour Shawia. F. ce mot. (b.)
SCHEDONORUS. bot. phan.
Genre de la famille des Graminées établi par Palisot-Beauvois ( Agrus togr., p. 99, tab. 19, f. 1 1 ) et compo é d’espèces qui étaient placées par les auteurs parmi les Fesluca , Bromus et Poa. De tous les genres qui ont été proposés par Beauvois , le Schedonorns est un des moins naturels; le plus grand nombre de ses espèces sont de véritables Festuca. (g. .N.)
SCIIÉELIN. min. C’est le nom que les minéralogistes ont adopté pour désigner le Métal appelé Tungstène par les chimistes, et dont la découverte est due à l’illustre Schéele.
Ce Métal est d’un blanc grisâtre qui ressemble beaucoup à celui du Fer; il est très-dur , et sa pesanteur spécifique est d’environ 17. On ne l’obtient que très-difficilement à l’état métallique , et seulement sous la forme de globules ou de petites aiguilles. Chauffé dans une petite capsule, il prend feu , et se convertit en Acide tungstique d’une belle couleur jaune. Cet Acide est insoluble dans l’eau; il forme avec différentes bases salifiables des combinaisons salines appelées Tungstates. Trois de ces combinaisons existent dans la nature, et composent un genre auquel nous conserverons le nom de Schéelin , admis par Werner et Haiiy.
Ces trois combinaisons sont : le Tungstate de Chaux , ou Schéelin calcaire ; le Tungstate de Plomb , que nous avons mentionné à l'article Plomb [F. ce mot); et le Tungstate double de Fer et de Manganèse , ou le Schéelin ferruginé. Le caractère commun des minerais de Schéelin est de donner par la fusion avec le carbonate de Soude un Sel soluble.
SC H
qui précipite une poudre jaune lorsqu’on le fait bouillir avec l’Acide nitrique.
1. SchÉFXIN CALCAIRE, TungState on Schéelate de Chaux, Schwerstein, W. ; Schéelile , Brong. et Beud. Substance d’un aspect lithoïde, ordinairement blanche ou jaunâtre, d’un e'clat assez vif, un peu grasse à l’œil et au toucher, et remarquable par sa pesanteur. Elle est transparente ou tianslucide, et présente souvent une structure laminaire , dont les joints conduisent à un octaèdre à base carrée. L’incidence des faces adjacentes sur les deux pyramides est de 1 5o° 20’, suivant Haiiy, et de 1 28° 4o’ , d’après Phillips. Sa pesanteur spécifique est de 6,07; sa dureté est supérieure à celle du Spath lluor , et inférieure à celle de la Chaux phosphatée. Elle est composée d’un atome de Chaux et de deux atomes d’ Acide tungstique ; ou en poids, Acide tungstique, 81 ; Chaux, 19 ( Berzelius). Le Schéelin calcaire s’est toujours offert en cristaux implantés , ou en petites masses cristallines engagées dans les roches de filons des terrains primordiaux, et principalement dans les dépôts stannifères.
Scs formes cristallines se réduisent à deux variétés : un octaèdre a base carrée, de 107° 26’, provenant de l’octaèdre primitif tronqué sur ses arêtes culminantes ( var. unitaire, H.) et la combinaison de l’octaèdre fondamental avec le précédent ( var.
dioclaèdre , H. ). Ce Minéral est peu répandu : on l’a trouvé dans la Pegmatite, où il accompagne l’Etain et le Schéelin fcrruginé, au Puy-Ies- Vignes , près de Saint - Léonhard , dans le département de la Haute- Vienne; dans les mines d’Etain de Saxe et de Bohême, du Cornouailles, etc ; dans les mines de Fer du terrain de Gneiss, à Bipshcrg et Riddn rli y 1 1 n n on Sncdc > (inns les filons bismutifères, à Huntington, en Connecticut. , . ,
a. Schéelin ferrttgine , appelé vulgairement, ff'olfvam , 1 ungslatc
de Fer et de Manganèse. Substance
SCH
noire, très-pesante, ayant un éclat qui, sous certains aspects, approche du métallique: une structure trèssensiblement laminaire, qui mène à un prisme droit rectangulaire, pour fo rme fondamentale. Les trois côtés de ce prisme sont entre eux comme les nombres 12 , 6 et 7 ( Ilaüy). L’un des clivages latéraux est beaucoup plus net que l’autre; celui qui est parallèle à la base est à peine sensible. Ce Minéral est plus dur que le Feldspath ; sa pesanteur spécifique est de 7,3. Seul , il est infusible au chalumeau; mais il se dissout dans le Borax en manifestant les couleurs caractéristiques du Fer et du Manganèse. Tl est soluble à chaud dans l’Acide muriatique, et laisse précipiter une poudre jaune qui est de ’Acide tungstique. Suivant Berzeius , il est formé de trois atomes de Tungslate de Fer, et d’un atome de Tungstate de Manganèse ; ou en poids , de Fer, 17 ; Manganèse , 6 ; et Acide tungstique , 77. Il se présente souvent en cristaux assez volumineux, dont les formes se rapportent généralement à un prisme rectangulaire légèrement modifié sur ses arêtes et sur ses angles solides ; on le trouve aussi en masses amorphes, à structure laminaire. Son principal gissement est dans }a Pegmatite , ou il accompagne l’Etain oxide , le Schéelin calcaire , les Béryls et les Topazes (Odontschclon, en Daourie); on le rencontre aussi dans le Gneiss , à l’île de Rona , une des Hébrides; et dans les roches alpines, au Saint- Golhard. (g.dfx.)
SCHÉELITE. min. V. Schéelin