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loré, pétaloïde , à six divisions profondes , égales , étalées ; six étamines dont les filets sont subulés , filiformes, terminés par des anthères oblongues , pendantes; ovaire supère , arrondi, surmonté d’un style de la longueur des étamines et terminé par un stigmate simple: capsule presque ovale, glabre, marquée de trois sillons, à trois valves et à autant de loges renfermant plusieurs graines un peu arrondies. Ce genre est extrêmement voisin des Ürnithogales et des Phalangères; il diffère des premiers par ses étamines dont les filets ne sont pas aussi dilatés à la base; mais ce caractère n’est pas constant dans toutes les espèces de Scilles ; car il y en a qui ont les filets assez larges dans leur partie inférieure. Un caractère tiré des organes de la végétation distingue les Scilles des Phalangères ; leur racine est bulbeuse et non formée de fibres fasciculées comme dans ce dernier genre. Il y a en outre quelques légers caractères dans la graine, dans la couleur et la formedes fleurs ; mais il faut avouer que si ou ne prenait pas en considération le port de ces diverses Plantes , on aurait beaucoup de peine à les distinguer génériquement. Smith et DeCandolle ont réuni au genre Sci/la le Hyacinthus non scriptus , charmante espèce qui, au printemps , fait l’ornement de nos bois. Cependant cette Plante, ainsi que quelques autres qui ont avec elle d’étroites affinités , mériteraient de former un genre particulier en raison de leur périgone infundibuliforme à segmens connivens et légèrement recourbés en dehors. Mœnch, à qui la botanique doit quelques utiles réformations, mais à qui elle peut reprocher encore plus d’innovations tout-à-fait superflues, a séparé sous le nom générique de Stellaris le Scilla maritima qu’il a réuni avec X Ornithogalum py rcnaicum et d’autres Plantes qui ne nous semblent point liées entre elles de manière à former un genre distinct . Enfin le genre Sci/la a été réduit par quelques auteurs aux Scilla Lifo-
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lia , a/nœna et à cl’autres espèces auxquelles on a joint le Hyacinthus non scriptus. Ce genre ainsi compose ne nous semble pas offrir de limites bien naturelles, car on en a exclu le Scilla maritima pour le placer parmi les Ornithogalum , en sorte que le t^pe du genre Sci lie ne lui appartient plus.
Le nombre des vraies espèces de Scilles s’élève à environ une vingtaine qui , pour la plupart, croissent dans le bassin de la Méditerranée.
Quelques-unes, telles que les Scilla bifolia et autumnalis , sont assez communes dans les bois et les haies de l’Europe tempérée. Les Scilles sont des Plantes bulbeuses, dont les feuilles sont toutes radicales, allongées, filiformes ou rubanées; les fleurs sont le plus souvent bleues , quelquefois blanches , d’un aspect fort agréable , accompagnées d’une ou deux petites bractées sous chaque pédicelle, et disposées au sommet d’une hampe en corymbes ou en épis pauciflores.
Parmi les espèces qui offrent le plus d’intérêt nous citerons la Scille ou SqüILLE OFFICINALE ou MARITIME , Scilla maritima , L. Elle croît dans la région méditerranéenne, souvent très-loin de la mer dans l’intérieur des terres ; son bulbe est plus gros que le poing, composé de plusieurs tuniques ou écailles dont les extérieures sont sèches, rougeâtres et scarieuses, les plus intérieures charnues et blanchâtres , les intermédiaires un peu plus sèches, plus colorées, contenant un suc visqueux et très-âcre. Les feuilles sont larges, oblongues, obtuses à leur sommet et couchées par terre ; les fleurs sont blanches , ouvertes en étoile et forment une grappe conique.
Les tuniques intermédiaires des bulbes ou ognons de Scille sont douées de propriétés très-énergiques; elles agissent spécialement sur les organes urinaires et sur ceux de la respiration. On les administre en poudre dans les hydropisics passives et dans les affections catarrhales des vieillards quand il est utile de produire une légère excitation. Les écailles de Scille ser-
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vent à préparer plusieurs médicameris usités encore aujourd’hui , tel»
que le miel et le vinaigre scill itiques Une des plus belles espèces de genre Scilla ( à part les petites Plantes, Scilla bifolia , amœna, etc., qui croissent dans l’Europe méridionale), est sans* contredit 1 c. Scilla peruviana , L., dont les fleurs sont bleues et forment une touffe épaisse , conique d’un effet fort agréable. Ses feuilles sont larges et ciliées sur leurs bords Cette Plante est commune sur le: côtes de Barbarie, dans la Péninsule ibérique, près Cadix et en Portugal C’est par erreur que le nom de peruviana lui a été donné , et cette erreur remonte au temps de la découverte du Pérou, car, dès le seizième siècle Clusius la désignait sous le nom d< Hyacinthus stellatus peruvianus. Oc dit que les Espagnols, à l’époque de conquête du Pérou , l’avaient trans portée dans cette partie du Nouveau Monde, d’où elle fut rapportée corn me une Plante nouvelle et propre ces contrées lointaines. (g.. N.
* SCINAIA. bot. crypt. Nous 1 sons, dans la Gazette botanique c Ratisbonue, que c’est un genre d’A gués aquatiques très-voisin duApo/z godium de Lamouroux , et dont n’existe qu’une espèce , le Porcellata dans les mers de Sicile. (b.)
SINCHUS. rot. phan. ( Diosco ride.) Syn. de Ruscus. H. Fragon
SCINCOIDIENS. REPT. SATJRj C’est , d'après la méthode exposé par Cuvier dans le Règne Animal une famille de Sauriens caractérisé par ses pieds courts, sa langue pe ou point extensible , et son corps en tièrement couvert d’écailles égales ( pi imbriquées. Cette famille, qui cotnfl arend les genres Scinque , Seps , Bi ! , )ède , Chàlcide et Bimane , lernrin fR 'ordre des Sauriens / et offre de nom t > breux rapports avec la première fr mille de l’ordre des Ophidiens o celle des Anguis. Ces deux ordres trouvent même, par les Scincoïdicr et les Anguis , liés d’une manière
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intime que plusieurs auteurs, nommément Blainville et Merrem , ont cru devoir les réunir en un seul, auquel le premier a donné le nom de Iiipéniens, et le second celui de Squammata. (is. g. st.-b .)
SCINCUS. REPT. SAUR. V. SciN-