‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 96 sur 282 · QUE · texte numérisé non relu

QUE

SCINDAMA. bot. cr y pt. ( Champignons.) Ce noin de Hill paraît se : rapporter à des Champignons du genre Polypore désigné par Adanson ; sous le nom de Myson. (ad. b.)

SCINQUE. Sci nous. reft. saur.

> Genre établi par Brongniart aux dér pens du grand genre Lacerta de Linné, et qui appartient à la famille des -Sciucoïdiens, dont il forme même le type, ainsi que l’indique ce nom. Les 1 Reptiles qui composent le groupe des ' Sciucoïdiens, n’ont que des pâtes courtes ou complètement rudimentaires, et quelques-uns ne sont même plus que 1 bipèdes, en sorte qu’on pourrait les r considérer presque également, ou ». tomme des Lézards à forme de Ser- ; pens, ou comme des Serpens à pieds de Lézards , et qu ils forment véritai blement le passage de l’ordre des >Sauriens à celui des Ophidiens. Au i reste, de tous les genres de Scincoïidiens , le genre Scinque est celui qui - se rapproche le plus des Lézards pro- . j prement dits : ses pieds sont bien complets, et la paire antérieure se trouve beaucoup moins éloignée de la postérieure que chez les Seps.

Leur queue, de forme conique et de longueur très- variable, est toute d’uue venue avec le corps qui est couvert d’écailles uniformes , luisantes, imbriquées, très - distinctes entre elles et disposées à peu près comme celles des Carpes; il n’existe 1 d’ailleurs ni renflement à l’occiput , ni crêtes. A ces caractères , qui sufli- ’Cnt pour que l’on puisse distinguer les Scinque» de tous les autres Sau- ^'ens , il faut ajouter les suivans : leur angue peu extensible est charnue et •’ -chancrée à sa pointe; leurs doigts, udinaircment plus longs aux mem-

bres postérieurs qu’aux antérieurs, sont comme à l’ordinaire au nombre de cinq , et portent de très-petits ongles plus ou moins recourbés sur euxmêmes. Leurs mâchoires sont garnies sur tout leur pourtour de petites dents serrées les unes contre les autres, et il existe en outre sur le palais deux rangées de dents. Leur tête est petite, ordinairement de forme quadrangulaire et de même grosseur que le col avec lequel sa partie postérieure se confond. Leur tympan est un peu plus enfoncé que celui des Lézards, et l’entrée du conduit auditif est recouverte dans plusieurs espèces par des dentelures saillantes naissant de son bord antérieur, et dont le nombre est ordinairement de quatre; c’est ce qui a lieu par exemple chez le Scincus Schneiderii , et aussi dans notre Scincus pavimentatus. Ce genre est composé, dans l’état présent de la science, d’un assez grand nombre d’espèces répandues dans les climats chauds des deux continens ; on en trouve quelques-unes dans l’Europe méridionale. Le type du genre est le Lacerta Scincus de Linné avec lequel il faut bien se garder de confondre le Scinque des anciens, qui n’est pas même un Scincoïdien , et qui appartient à la famille des Lacertiens et au genre Tupinambis; c’est très-probablement l’espèce à laquelle nous avons donné, dans le grand ouvrage sur l’Egypte, le nom de Tupinambis du désert , Tubinambis arenarcus. V.

Tupinambis.

Le Scinque des pharmacies , Scincus ufficinalis , Schn. C’est le Lacerta Scincus de Linné. Les Arabes donnent le nom d 'El adda à celte espèce répandue dans la Nubie, l’Abyssinie , l’Egypte et l’Arabie , et qui se distingue par sa longueur qui est de six ou sept pouces , par son corps jaunâtre avec plusieurs bandes transversales noires , et surtout par la brièveté de sa queue qui ne forme que le tiers environ de sa longueur totale. Ce Scinque était autrefois mis au nombre des Reptiles les plus utiles et les plus précieux pour la matière me-

q6o SCI

dicale. Les pharmacologistes lui ont attribué toutes les propriétés que les anciens supposaient à leur Scincus , et on a vanté tourà tour sa chair(principalement celle des lombes) comme un médicament excitant, analeptique, antisyphilitique, etc., et surtout comme aphrodisiaque. De nos jours on ne l’emploie plus ou presque plus en Europe , ce qui n’empêche pas que les habitans delà Haute-Egypte et de la Nubie ne continuent à lui faire la chasse : en effet les médecins orientaux le regardent toujours comme jouissant d’importantes propriétés , et l’emploient dans plusieurs cas , principalement dans les maladies cutanées.

Le Scinqüe schneidérien , Scincus Sfihneiderii , Daud. Cette espèce , l 'une des plus grandes et les plus bel les du genre , est très-abondamment répandue en Egypte et dans plusieurs a utres régions de l’Or ien t . Al clrova nde l’a indiquée assez anciennement sous le nom de Scincus Cyprins Scincoides , et depuis elle a été souvent décrite , mais presque toujours d’une manière inexacte, comme nous l’avons fait voir dans le grand ouvrage sur l’Egypte. Elle se distingue par sa queue qui est arrondie et très-grêle dans sa portion terminale , et qui forme les deux tiers de sa longueur totale ; par la grandeur des écailles de la mâchoire inférieure et du dessus de la tête , enfin par son système de coloration : le dessus de son corps est d’un jaune très-brillant, tirant sur le brun olivâtre, et sa queue est irrégulièrement variée de jaune et de noir ; les pâtes inférieures sont blanchâtres ; enfin, il existe sur les côtés delà tête, du corps et de la queue, une bande blanchâtre qui commence au-dessous de l’œil, près dé l’angle de la commissure des lèvres.

Le Scinqüe pavé , Scincus pavimentatus , Nob. Cette espèce, que nous avons décrite dans le grand ouvrage sur l’Egypte, et qui a la même patrie que les précédentes, ressemble au Scinque schneidérien par ses formes ; elle est cependant plus

SCI

grêle , et sa queue est un peu moinsi longue. Sôn corps est en dessous1 d’un jaune blanchâtre et en dessusi d’un brun assez pur, sur lequel i on remarque neuf ou dix raies blanches s’étendant depuis la partie antérieure du col jusque sur la moitié de la queue. Ces raies ou lignes longitudinales sont formées par une suite de petites taches quadrilatères que présentent vers leur partie moyenne presque toutes les écailles du dos. Quelques autres espèces présentent un système de coloration trèsanalogue : tels sont particulièrement le Scincus octolineatus et le Scincus melanurus de Daud in.

Le Scinqüe ocellé , Scincus ocella/us , Latr. et Daud. Nous citerons encore celte espèce qui forme le type I de la section des Scinques ocellés de I Daudin. La queue est de même Ion- j:

gueur que le corps, et présente ainsi i que lui un grand nombre ( trente en-fl viron ) de bandes transversales noi-»l râtres, sur lesquelles on distingue des 1 taches blanches , de forme ovale , que: H l’on a comparées à des yeux. Cette jolie espèce , mentionnée pour la pre-r mière fois par Forskahl, vit comme les précédentes en Egypte où on las nomme Se/iiie. Elle se tient ordinairement dans le voisinage des maisons.

Le Scinqüe ai.gtre, Scincus al '-fl gira , Daud. La queue est un peu plus longue que le corps. Le dos est bruni avec une raie longitudinale jaune de chaque coté. Une semblable raie existe également de chaque côté ai»J bas des flancs. Cette espèce, décou-* verte en Mauritanie par Brander, a»

été connue de Linné et mentionnée par lui dans le Syslema natures. Depuis on l’a trouvée quelquefois dans lé midi de la France , principalement!

aux environs de Montpellier.

Parmi les espèces américaines J nous devons citer le Lacerta occidueM de Shaw, Scincus gallivasp , Daud. * qui habite les Antilles et principalement la Jamaïque. Les Français lé nomment Brochet de terre , et les An-* glais Galley-U'esp, c’est-à-dire Guèpé1

SGI

de cuisine. Il est généralement roux avec des bandes transverses de taches blondes. Sa grosseur est presque égale à celle du bras , et sa taille est de plus d’un pied. Il vit dans les lieux marécageux. Sa morsure est , à la Jamaïque, regardée comme trèsvenimeuse et comme promptement mortelle, et les Nègres lui donnent en quelques lieux, comme à plusieurs autres Sauriens , le nom de Mabouia ; nom qui, dans les ouvrages des naturalistes , est appliqué excl usivement .à un Scinque des Antilles , de petite taille , et voisin , par la brièveté de sa ;queue , du Scincus officinalis.

Ou trouve aux Moluques et à la 'Nouvelle - Hollande quelques autres "Scinques de grande taille que nous t passerons sous silence , les descriptions que nous avons données étant • suffisantes pour faire connaître les jrincipales variations de taille, de 'orme et de coloration que présente . e genre Scinque. (is. G. st.-ii.)

* SCIOBIUS. ins. Genre de Chaansons établi par Schœnherr. V.

■ Ihynchopiiores. ' (g.)

SCIODAPHYLLUM. bot. phan.

r.*. Browne , dans son Histoire de la amaïque, avait donné ce nom à un

■ enre qui a été adopté depuis sous el u i d ' Âctinophyllum. V. Actino-

ï HYLLE. (G. .N.)

ISCIOLEBINA. bot. phan. Syn.

acien de Stœcbas. T'. Lavande.

SCIOPHILE. i Sciophila. ins. Genre e l’ordre des Diptères, famille des émocèi es , tribu des Tipulaires , diision des Fungivores , établi par offmansegg aux dépens des Tipules e Fabricius , et renfermant des esèces du genre Asindule de Latreille.

e genre a été adopté par Meigen et ir Latreille, et il est caractérisé ainsi u’il suit : corps assez grêle , presque ihérique ; antennes avancées, un m comprimées, grenues, presque ï même grosseur dans toute leur enduc ; composées de seize articles , s deux premiers courts , cupulaires ,

SCI >i6i

velus, les autres pubescens. Bouche non allongée; palpes avancés, recourbés en dedans , articulés ; ces articles paraissant être au nombre de quatre. Yeux ronds ou peu allongés ; trois ocelles placés en triangle sur le haut du front, rapprochés, inégaux entre eux, celui du milieu très-petit, souventà peine visible; corselet ovale; méta thorax coupé presque droit; ailes ayant une cellule ordinairement trèspetite, carrée, placée à peu de distance de leur bord extérieur, jambes garnies d’épines latéralement, et en ayant deux fortes à leur extrémité.

Abdomen composé de sept segmens , quelquefois un peu dilaté postérieurement dans les femelles, grêle et cylindrique dans les mâles. Ce genre se distingue des Asindules et des Rhyphes , parce que ceux-ci ont un museau prolongé en forme de bec, ce qui n’a pas lieu chez les Sciophiles. Les Campylomizes en diffèrent par leurs antennes composées seulement de quatorze articles , et les Platyures , qui en ont seize comme notre genre , s’en éloignent parce que leurs jambes ne sont point épineuses, et que leurs ailes n’offrent point de petites cellules carrées. On ne connaît pas les mœurs des Sciophiles; on trouve l’Insecte parfait dans les bois, et il est probable que sa larve vit dans les champignons. Meigen en fait!

connaître quatorze espèces que l’on peut ranger dans deux divisions ainsi qu’il Suit :

I. Deux des cellules qui aboutissent au bord postérieur de l’aile longuement pétiolées.

Sciophile striée , Sciophila striata , Meigen , Macquart , Dipt. du nord de la France. Elle est longue de deux lignes el demie. Ochracée ; son thorax est marqué de cinq lignes noirâtres. Ailes tachetées el terminées de noirâtre. On la trouve en France.

II. Une seule des cellules qui aboutissent au bord postérieur de l’aile longuement pétioléc. Cellule carrée, très- petite.

262 SCI

Sciopiiile vitiupenne, Sciophila vit ripe nuis , JYleigeu, Macq. , lue. cil. Noire. Thorax blanchâtre sur les côtes. Ailes hyalines. Cette espèce est longue de deux lignes. On la tiouve rarement dans les bois des environs de Paris. (g.)

SCIPOULE. bot. phan. L’un des noms vulgaires du Scilla maritima.

Page 1