DIUM
SCIRPE. Scirpus. bot. phan. Ce genre de la famille des Cypéracées et de la Triandrie Monogynie, L., offre les caractères suivans : épis ovoïdes , composés d’écailles planes, ovales et imbriquées dans tous les sens; à la base de chaque écaille trois étamines à filets plus longs que les écailles , et portant des anthères oblongues; des soies hypogynes plus courtes que les écailles; un ovaire supère, surmonté d’un style simple à la base , et de trois stigmates capillacés; caryopse ovale, à trois faces , entourée de soies hypogynes. Ces caractères ne conviennent pas à toutes les espèces de Scirpes décrites par les auteurs ; il y en a plusieurs qui n’ofirent point de soies hypogynes. L’absence de ces soies fournit un caractère qui , combiné avec quelques autres tirés du style persistant et non persistant , articulé ou non articulé , du nombre des stigmates et de la stérilité ou vacuité des écailles inférieures de l’épi, a déterminé les botanistes modernes à établir plusieurs genres aux dépens du Scirpus de Linné. Ainsi les genres Fimbrislylis, Abillgaardia etllypœlyptum de Vahl, ont eLc adoptés par Brown qui a créé en outre les genres Iso/epis et Eleocharis. Ce savant botaniste a précisé les caractères de chacun de ces genres de manière à débrouiller la confusion d’une foule de Plantes que l’on avait comme amoncelées
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dans le genre Scirpus sans se donna la peine de vérifier si elles offraien une organisation qui nécessitât d les tenir réunies. Cependant les gen res formés aux dépens des Scirpus quoique fondés sur de faibles carao tères , et même en ne les considérai que comme des coupes naturels d’un grand genre, sont d’utiles inn« vations qui permettent de mettre d l’ordre dans un nombre imrnenjs d’espèces en général très-difficiles i distinguer. Celles-ci offrent assez d I variété dans leur port pour que et t groupes nouvellement proposés p»
laissent bien naturels. Déjà Lim i fils et Rotlboll avaient établi b genres Fuirena et Kyllinga dans le quels on a placé beaucoup d'ancie:
Scirpus. D’un autre côté on a déci I comme de vrais Scirpus des Plant ( qui appartiennent à des genres Cypéracées très-anciennement ét; blis , tels que des Schœnus et C
perus , ou à de nouveaux
comme les lihy nchospora et Alt riscus.
Avant que d’indiquer les espèd qui forment les types des genres con titués aux dépens des Scirpus, pour lesquels on a plusieurs fois rejj voyé au présent article, nous ferojl une courte mention des principal espèces de vrais Scirpes qui croissd abondamment dans les localités iw récageuses de l’Europe. Le Scirp mantimus , L.; OEder., Flor. Danic tab. 907, est une Plante qui a le pcf des Cy perus ; sa tige est triangulanî garnie inférieurement de feuilî longues, planes, avec une côte sai lante sur le dos ; ses épillets sont i sez gros , ovales-coniques , d’un br| roussâtre, disposés par paquets J trois à sept au sommet de chacj< pédoncule. Cette Piaule foisonne du !
les marais de toute la France. — *j Scirpus lacust/is , L. , a une tige âj s’élève jusqu’à plu£ de deux mètrj elle est nue , lisse , molle , d’un bt?
vert extérieurement, pleine de moen blanche , cylindrique , son dianj tre décroissant de la base au soi; inet , garnie à sa base de graines l<<
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minées par une sorte de feuille molle , ▼ertc , allongée. Les fleurs sont rougeâtres, disposées au sommet de la tige en une panicule composée d’épfllets , pour la plupart pédoncules, unilatéraux. Cette Plante croît en abondance dans les étangs et les lacs d’Europe et de l’Afrique septentrionale. Ses tiges servent à couvrir les chaises, ce qui lui a fait donner le nom vulgaire de Jonc des chaisiers.
Ou fait avec sa moelle quelques petits ouvrages assez gracieux. Les chèvres, les vaches et les cochons mangent cette Plante lorsqu’elle est jeune , mais les moutons n’en veulent point.
— Le Scirpus sylvaticus , L. , OEder , Flor. Dan., tab. 807, est une espèce très - remarquable par la hauteur de ses tiges , la largeur de ses feuilles et par ses fleurs en panicules diffuses. Elle se rencontre dans les bois humides de l’Europe et de l’Amérique septentrionale.
Parmi les Plantes du genre Fimbristylis , dont le caractère essentiel réside dans le style articulé et caduc , nous citerons les F. acicularis , dichotorna, ferruginea et miliacea . Y à hl , Retz et R. Brown en ont publié un grand nombre d’espèces nouvelles.
Ces Plantes croissent pour la plupart dans les contrées situées entre les tropiques. Elles ont des chaumes sans nœuds , munis à la base de gaînes ou de feuilles souvent canaliculées et légèrement dentées sur les bords. Les épis sont solitaires ou ombellés, accompagnés à la base d’un involucre quelquefois scarieux et très-court. Le genre Abildgaardia de Vahl est excessivement voisin du Fimbristy lis .
Les Isolepis diffèrent principalement des Scirpus par l’absence complète de soies hypogynes. Presque tous les petits Scirpes de nos marais
I appartiennent à ce genre. Ainsi les Scirpus setaceus , Jluiians , holosckcenus , espèces qui remplissent les localités marécageuses de plusieurs pays de la France, peuvent J donner une idée de ce genre , qui comprend en outre environ cin-
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quante espèces indigènes de tous les climats du globe, mais principalement des pays chauds et tempérés.
SCIRPÉAIRES. roi/vr. Cuvier ( Règn. Anim. T. iv. ) donne ce nom à un sous -genre de Polypiers nageurs, ayant le corps très-long et très-grêle, et les Polypes rangés alternativement des deux côtés. Le type de ce sous-genre est le Pennatula mirabilis de Linné et Pallas , que Lamarck a placé dans son genre Funiculaire sous le nom de Funicula cylindrica. V . Funiculine.
SCIRPEES. bot. ph an. Première section de la famille des Cypéracées.