V. TÉTRAS. (DR..Z
• LAGOPODA. ins. Linné donne ce nom spécifique à la femelle de la Mégachile du Rosier (Jpis centunculafis, ïi.). V. Mégachile. (g.)
LAGOPDS. ois. r. Lagopède.
Lagopus. bot. phan. Ce qui
signifie Pied de Lièvre. Nom scientifique d'un Plantain , donné par les anciens botanistes à plusieurs autres Plantes, telles qu'un Lotier, l'Anthylîide vulnéraire, le Trèûedes champs et le Gnaphale dioïque. Cette dernière Plante est le Lagopyrum (Blé de Lièvre; d'Hippocrate. (b.)
* LAGOSERIS. bot. phan. Genre de la famille des Synanthérées , Chicoracées de Jussieu, et de la Syngénésie égale, L. , établi par Marschall de Bieberstein ( Centur. Plant, far. Ross. ) et caractérisé , dans le troisième volume de sa Flora Taurico-Caucasica , d'une manière aussi brève que la suivante : réceptacle couvert de paillettes capillaires ; involucro ceint d'un calicule; aigrette poilue, sessile. L'auteur de ce genre
LAG
l'a composé du Crépis Nemausensis de Gouan et de YHieracium purpu- | réuni de Willdenow. Ces deux Plan- I tes , d'après l'opinion de Cassini , for- Il ment deux genres distincts quoique 1 très-rapprochés ; dans l'un , les fruits I sont uniformes, aigrettes et non ai- I lés; dans l'autre, les fruits marginaux sont dépourvus d'aigrettes, I munis d'ailes longitudinales, et ne ressemblent point aux fruits du centre qui sont aigrettés. En conséquence, et avant qu'il eût connaissance de l'établissement du Lagoseris de Marschall , il en avait formé deux genres : l'un , Pterotheca , pour le Crépis Nemausensis , et l'autre, Intybellia , pour YHieracium purpureum.
Si la distinction de ces genres est prise en considération par les botanistes , il sera peut-être convenable de substituer le nom de Lagoseris à celui à'Intybellia qui lui est postérieur de plusieurs années. (G..N.)
LAG O TU RICHE. Lagolhrix.
mam. Genre rie Quadrumanes établi par Geoffroy Saint-Hilaire dans la division dçs Singes Platyrhinins ou Sapajous. V. Sapajou, (is. g.st.-h.)
LAGOT1S. bot. phan. Ce genre , établi par Gaertner {Act. Petrop. i4 , p. 533, t. 18), est le même que le Gymnandra de Pallas, fondé sur le Rhinanthus Dia/idra, L. Selon Jussieu , on doit le réunir au Bartsia; il diffère particulièrement du R/iinanl/ius, en ce qu'il a deux étamines au lieu de quatre. V. Babtsie et Rhinanthe. (g..n.)
LAGOUAN. bot. phan. On ne sait à quel genre appartient l'Arbre des Philippines ainsi nommé , et qui fournit un très-beau bois rouge, employé dans les constructions. (b.)
*LAGRI AIRES. Lagriariœ. ins.
Tribu de l'ordre des Coléoptères , section des Hétéromères , famille des Trachélides , établie par Lalreille (Fum. Natur. du Règn. Anim.), et ayant pour caractères : le pénultième article des tarses bilobé ; corps allongé , plus étroit en devant, avec le
1 corsclcl cylindracé ou carré; palpes i maxillaires terminés par un article 1 plus grand, triangulaire; antennes
• simples, filiformes, ou grossissant i insensiblement vers le bout, le plus
• souvent et du moins en partie gremucs, ci terminées, dans les mà!es ;au moins, par un article plus long < que les précédons. Les mœurs de ces 1 Insectes nous sont entièrement inconnues. La treille dit que Svaudoiner a observe les métamorphosa i d'une espèce du genre Lagrie , mais iil n'a pas publié cette observation.
'Celle l'a mille se compose des genres i L igrie et Satyre, ces mots, (g.)
LAGRIE. Lagria. ins. Genre de I l'ordre des Coléoptères, section des . Héléi omères , famille des Trachéjii des , tribu des Lagriaircs, établi par Fabricîus , et ayant pour caractères :
pénultième aiticle des tarses bilobé; mandibules bidentées à leur extrémité ; mâchoires membraneuses , à ■ deux divisions presque égales ; palpes maxillaires terminés par un article en foi me de hache; les labiaux beau-
• coup plus petits , gros à leur extrémité; labre échancré; menton foit
' court , transversal ; antenne» presque 1 grenues, grossissant vers leur extrémité et insérées à nu, près d'une i échancrure île* yeux. Ces Insectes i ont été confondus avec divers genres,
• dont ils se distinguent cependant beaucoup, par Linné qui en avait placé une ( Lagria lùrta ) avec les Chrysomèles. Geoffroy l'avait placée avec les Cantharides, et Degéer avec les Ténébrions. Ce genre se compose d'un nombre d'espèces assez limité ; le corps de ces Insictes est oblong, avec la tête et le corselet plus étroits que l'abdomen ; leurs él\ très e! même tout le reste du corps e<t ordinairement mou, flexible et souvent pubescent ; les antennes sont compo ées de onze articles ordinairement assez courts; dans les mâles, le onzième est plus long; les yeux sont échancrés ; le corselet est quelquefois carré comme dans une espèce exotiquc(X<a-
, gria tubcrculala , Fabr.), mais le plus
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souront il est cylindrique ,plus étroit que l'abdomcu et sans reboids; les élytres sont assez convexes , plus larges postérieurement ; l'écusson est très-petit ; leurs jambes sont assez allongées, giêles, sans épines bien distinctes à leur extrémité; l'avantdernier article des tarses s'élargit en forme de cœur, et les deux crochets du dernier sont simples. Ces Insectes se distinguent des Mélandryes , par les palpes maxillaires qui sont trèsgrands et en forme de triangle renversé dans ceux-ci ; ils s'éloignent des Isoihus et des Calvpus , par la lèvre qui est profondément échancrée dans ces deux genres. Dejean(Cat. des Col., pag. 72; mentionne huit espèces de ce genre ; la plus commune en France et celle qui sei t de type est : La Lagrie hérissée, L. Air/a, Fabr., Oliv., t. 3, n. 49, pl. 1, lig. 2, a,b,C; Chrysomela hit ta , L.; la Cantharide noire à étuis jaunes , Geoff. , Ins. , t. 1, p. 344 ; 'iénébrion velu , Geoff. Cette espèce se liouve aux enviions de Paris. Fabricius a formé avec la femelle une e-pèce qu'il nomme L. pubescens. L'Afrique, l'Amérique et la Nouvelle-Hollande présentent plusieurs espèces de ce genre.