NÉE. (G..N
^ LAGUNCULARIA. bot. phan.
Genre établi par Gaei tuer fils(Carp. , p. 209, t. 217; pour le Conocarpus racemosa de Swarlz, et appartenant à la famille des Combrétatées et à la Décandi le Monogj nie, L. On peut caractériser ce genre de la manière suivante : calice adhérent avec l'ovaite infère, dont le limbe est court et à cinq dents; corolle formée de cinq
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pétales très-petits , insérés à la base des incisions du calice; étamines au nombre de dix, libres et dressées.
Ovaire infère un peu comprimé , surmonté d'un style de la même hauteur que les étamines , et d'un stigmate simple. Le fruit est comprimé , strié , couronné par le limbe du calice; ii est indéhiscent, uniloculaire et rao- ' nosperme. La graine est oblongue , formée d'un épisperme mince et membraneux , recouvrant un embryon dont les cotylédons sont roulés en spirale autour de la radicule.
Le Lagune u lu ri a ra cemosa, Ga er t n . , '/oc. cit. , est un Arbuste rameux , diffus, de six à neuf pieds d'élévation.
Ses feuilles sont opposées, pétiolées , ovales, très -entières , obtuses, trèsglabres. Les fleurs sont petites , tomenleuses , formant des grappes rameuses à rameaux allongés , grêles et disposés à l'aisselle des feuilles ou à l'extrémité des rameaux. Cet Ai buste croît aux Antilles et à Cayenne sur le bord de la mer. Dans cette dernière colonie , il est connu sous le nom vulgaire de Palétuvier soldat, (a. r.)
LAGUNÉE. Lagunœa ou Lagtmea.
bot. pu an. Genre de la famille des Malvacées et de la IVlonadelphie Polyandrie, L. , établi par Cavanîlles {Dissert. , 3 , p. â-jt] ) sous le nom de Laguua dont la désinence a été modifiée par Schreber et Willdenow. Il est ainsi caractérisé : calice nu à cinq dents; anthères placées au sommet et à la superficie du tube staminal; cinq stigmates; capsule à cinq loges et à cinq valves portant les cloisons sur leur milieu, séparablès et laissant au centre un axe central filiforme. De Candoile (Prodrom. Syst. Regu. Veget. T. i , p *7*) place ce genre à la fin delà famille, et il fait remarquer qu'il offre les mêmes rapports avec l'Hibiscus que le Sida avec le Maha.
Le Solandra de Murray et lie Triguera de G» vanilles en sont congénères.
On connaît quatre espèces de Lagunœa, savoir: i° L. lobata , Willd., Hibiscus Solandra , lTlér. , Stirp.
Nou. , 1 , !• 4 9 5 2° L. sinuala ,
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Hornem. ; 3° L. ternata , Cav. ; 4° et L. aculeata , Cav. , sur laquelle le genre a été constitué. La première et probablement laseconde sont indigènes de l'île deMascai eigne, la troisième du Sénégal etla quatrième de PoUt dichéry. Quant au Lagunea sai/ammea , Yenten. , Malm., t. 42 , il a été replacé parDe Candolledans le genre Hibiscus sous le nom d'H. Patersonii , et y forme le type de la 2e section sous le nom de Lagunaria. V.
Ketmie.
Un autre genre Lagunœa, établi par Loureiro, doit rentrer dans le genre Renouée, f. ce mot.' (g..N.)
LAGUNES. GÉox.. Les graviers , les sables et les limons, chariés par les cours d'eau qui viennent déboucher dans le fond du golfe Adriatique, et notamment par la Bi en ta , l'Adigeetle Pô , s'accumulent à l'embouchure de ces fleuves par l'etfet de la résistance qu'oppose à leur marche l 'action en sens opposés des vagues de la mer; sur plusieurs points de la côte cette accumulation de matériaux a reculé les rivages, et elle a produit de nombreux bancs et fonds sablonneux qui ne sont plus séparés que par des canaux sinueux et peu profonds : ce sont ces flaques d'eau marine entourant des terres basses et formées d'un sol d'attérissement , que l'on désigne spécialement aux environs de Venise, sous le nom de Lagunes ; celte ville célèbre, qui semble s'élever du sein de là mer, est construite sur un terrain de cette nature.
La formation des Lagunes est comme celle des attérissemens un phénomène géologique qui n'a pas cessé de se produire ; on possède beaucoup de dôCumens historiques qui attestent que des lieux qui sont aujourd'hui plus ou moins éloignés de la mer, étaient autrefois baignés par ses eaux. Le port d'IIatria , maintenant Adria, se trouve, par exemple, à 25,ooo mètres de la côte , suivant Prony dont le beau travail met à même de suivre siècle par siècle la marche des attérissemens sur ce
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[point., Beaucoup de faits de ce genre t ont été cités à tort en preuve dè la i diminution des eaux de la mer. -F\ :M*:n. (c;P.)
On peut surtout donner comme un i indice certain de cette diminution et : sans arguer delà citation banale d'Ai- ; gués-Mortes oùs'embarqua leroisaint I Louis , la côte méridionale delà pénint suie ibérique où se voient encore dss , Lagunes , connues sous le nom d'Al- I buteras , et qui l'iuent jadis bien plus nombreuses qu'elles ne le sotil maintenant. Au temps de Strabon , si rapproché de nous , en comparaison de l'époque où les continens commencèrent à prendre la ligure qu'ils conservent aujourd'hui , diverses Lagunes de ce genre se voyaient surtout vers la baie de Cadix , dont l'île était beaucoup plus distante de la côte ferme qu'elle ne l'est actuellement : le Guadalète a métamorphosé tous ces lieux en attérissemens, et Cadix n'est plus séparé du conli-' uent que par un simple chenal , appelé de Santi-Pétri. lien est de même de l'embouchure du llio-Tinto , où la baie d'Huèlva ne présentera bientôt plus que. des Lagunes , et où le port de Palos , célèbre par rembarquement de Christophe Colomb , est aujourd'hui assez loin du rivage. Le reste des côtes de l'Europe présente les mêmes phénomènes eu beaucoup d'endroits. Un trouve des Lagunes en dedans des dunes , Pr. ce mot , le long des Landes aquitaniques où le bassin d'Arcachon, qui se ferme, deviendra bientôt une Lagune pareille. Le Zuiderzée eu Hollande doit épiouver le même sort, ainsi que le FrischaU' et le Curichaff dans la Baltique, mer qui doit à son tour devenir uil lac ou plutôt une Caspienne. On appelle encore Lagunes , les amas d eaux intérieures , plus grands que des étangs et plus petits que des lacs.
C'est surtout lorsqu'ils n'ont pas de dégorgeoir qu'on leur donne ce nom. (b.)
LAGUÏŒZIA. bot. PHAN. Nom substitué parScopolià celui de Ra-
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coubea qu'Aublet avait donné à uu genre réuni depuis à V Uomaliuin. F~.
ce mot. (g..n.)
LAGUNOA ou mieux LLA- GUNOA. bot. pu an. ( Ruiz et Pavon.) Genre de la famille des Sapiudacées , section des Dodonéacées de Kunth, nommé plus tard jlmirola par Persoon et qui se distingue par les caractères suivans: (leurs monoïques; les mâles ont un calice quinquéfide , l'incision inférieure étant plus profonde; point de corolle ; huit étamines insérées au centre de la (leur, saillantes par l'incision inlerieuie; leurs filets sont libies, attachés sur un disque bypogyne et orbiculaire. L'ovaire est à l'état ludimcutaire. Dans les fleurs femelles , on trouve un calice persistant, semblable à celui des fleurs mâles ; des vestiges d'élamines, pas de disque , un ovaire libre à trois angles et à trois loges dispermës. Le style est subulé, marqué de trois sillons longitudinaux, terminé par un stigmate obtus. Le fruit est une capsule presque globuleuse, h ti ois angles et comme foi niée de trois coques, chacune uniloculaii c , monospei me par avortement, s'ouvrant par une lenle longitudinale. Les graines sont globuleuses , dures, luisantes, composées d'un tégument propre qui iccouvre immédiatement un embryon roule en spirale et dont la radicule est tournée vers le bile.
Ce genre se compose de trois espèces qui croissent dans l'Amérique méridionale. L'une a été décrite par Ruiz et Pavon sous le nom de Lagunoa nitida; les deux autres sont décrites dans les Nova Gênera de Humboldt el Kunth sous les noms de Lagtitwa prunifolia et L. mollis. Ce sont des Arbres à feuilles alternes , simples ou ternées , dentées en scie et membraneuses. Leurs fleurs sont portées sur des pédoncules axillaires ; les mâles et les femelles sont souvent icuniessur un même pédoncule.
LAGURE. Lagurus. bot. piian.
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Genre de la famille des Graminées et delà rnandric Digynie, L.,que l'on reconnaît à ses fleurs disposées en une panscule cylindrique et spiciforme; epillels unidores; lépicène à deux valves très-longues, étroites, velues sur leurs bords ; glume à deux valve? ' /'extérieure terminée par deux soies à son sommet el portant un peu au-dessus de son dos une arête tordue a sa base; la supérieure entière et muiique. Etamines au nombre de trois; glumelle composée de deux paléoles entières, glabres, un peu renflées à leur base. Fruit allongé, nu, non inarqué d'un sillon.
LeLagurus ovalus , L., est une espèce fort commune clans les provinces méiidionales de la Fiance. Son chaume est grêle, d'environ un pied à dix-huit pouces de hauteur aux lieux humides; ses feuilles sont velues; sa panicule est très-resserrée et forme une sorle d'épi ovoïde, blanchâtre et très-velu. Bory de Saint-Vincent en a découvert , dans les lieux arides des cotes maritimes de toute la France, une jolie variété, dont lépi, qui ne laisse pas d'ère assez gros , est soutenu par un chaume qui n'excède jamais dix-huit lignes ou deux pouces de hauteur. (a. r.)
LAGDRIER. bot. fiian. Même chose que Lagure. V. ce mol. (b.)
LAGDRUS. mah. et bot. Comme qui dirait Queue de Lièvre. V. Campagnol a couni'i queue et Lagure.
LAKAUJUNG. ois. Espèce du genre Héron. V. ce mot. (dr..z.)
* LAHAYA. bot. phan. Le genre Hagea de Ventenat a été désigné pur Schultes, sous cette dénomination qui , en effet , est plus conforme pu nom du Jardinier Labaye auquel ]a Plante a été dédiée. Mais ce changement n'élant pas absolument indispensable , on est généralement convenu de ne pas l'adopter. Tr. Hagee. (g..n.)
LAICHE. Carex. bot. phan. L'un des genres les plus considérables de
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la famille des Cypéracées et de la ; Moucecie Triandrie , L. , très-facile à |i. reconnaître par ses fleurs unisexuées , d 01 dinaiiement monoïques, tiès-ra- t rement dioïques , disposées en chatons globuleux , ovoïdes ou cylindri- it ques el allongés , tantôt unisexués , t mâles ou femelles, tantôt androgynes, si c'est-à-dire composés de fleurs mâles I! vers leur sommet et de fleurs femelles i à la base ; plus rarement les chatons mâles et les chatons femelles sont portés sur deux individus. Les fleuis r mâles se composent de deux ou trois i étamines placées à l'aisselle d'une écaille. Les fleurs femelles sont for- < niées d'une écaille à l'aisselle de la- ( quelle on trouve un pistil triangu- | laire ou comprimé , renfermé dans un utricule tronqué et bidenté à son sommet. Le st\le est court , terminé par deux ou trois stigmates filiformes ou velus. Le fruit est un akène tri— gone ou lenticulaire , entièrement renfermé dans l'utricule. Les Laiches sont des Plantes herbacées, généralement vivaces et souvent munies d'un rhizome ou souche horizontale rameuse, pouvant s'étendre à de trèsgrandes distances. Leur chaume est simple , presque constamment à trois angles très-aigus; leurs feuilles sont alternes, engainantes, munies d'une gaîne enlière. Dans les espèces monoïques, les chatons mâles occupent la partie supérieure du chaume et les chatons femelles sont placés au-dessous. Le nombre des espèces de ce genre est extrêmement considérable.
Elles se plaisent dans les lieux marécageux, sur le bord des étangs et des ruisseaux ; quelques-unes viennent dans les lieux secs et sablonneux , d'autres s'élèvent à une hauteur assez considérable. Presque toutes sont originaires de l'hémisphère boréal et surtout de l'Europe septentrionale.
Parmi ces espèces , une seule mérite quelque attention ; c'est la Laiche des sables , Carex arenaria, L. , Rich., Bot. méd., 1, p. 56. Celte espèce est remarquable par la longueur de sa racine qui est une souche horizontale rampante , grosse comme une
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pplumc de Cygne, noueuse et euvelloppée de gaîues des feuilles desséccbêes el devenues brunâtres. Ses raitme;uix son t redressés , triangulaires, lihauis de six à dix pouces, rudes sur Iles angles; les feuilles sonl engaînnantes, étroites, aiguës, très-rudes aau toucher. Les fleurs sont ronssâttres, disposées en une grappe formée ede cinq à six c'pillets ovoïdes allongés; les épillets inférieurs sont I formés de fleurs femelles, les supérieurs de fleurs nulles et femelles enitremêlécs. Les écailles sont ovales, I lancéolées, très-aiguës , plus longues (que les fruits qui .-ont triangulaii es (et terminés par deux petites poin- Itcs. Celte espèce croît communément rnans les lieux sablonneux. On la sèime souvent sur les bords de la mer (et dans les dunes où ses longues ra- ( cines rampantes, qui s'étendent rapi- ( dempnt et en tous sens, servent à fixer lia mobili lé des sables. Ses racines ont une saveur légèrement aromatique, • qui a quelque analogie avec celle de : la Salsepareille. Aussi l'a-t-on proposée comme succédanée indigène de ■ celte i acine , et est-elle désignée sous le nom de Salsepareille d'Allemagne.
' On l'emploie en décoction dans le traitement de la maladie syphilitique.
Les feuilles de la plupart des grandes espèces de Laiches si communes au bord des marais , coupent souvent par leur tranchant comme des couteaux , étant très-finement et trèsdurement dentées. Les botanistes ne doivent pas s'y prendre inconsidérément pour se peneber à la surface des eaux dans lesquelles ils voudraient atteindre quelque Plante éloignée du bord. Dans cei tains marais des Landes aquilaniques , ces Laiches coupent au point que les boites des chasseurs de Canards en sont promptement mises hors d'usage.
LAIE. M v m . La femelle du Sanglier. V. COCIION. (B.)
LAINE. rr. Poil.
LAINE DE FER. min. Nom donné par quelques natuialistes à des flo-
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cous blancs et laineux d'oxide de Zinc, qui se subliment pendant la fusion de certains minerais de Fer , entre autres ceux des miues d'Aui iac et de Cascatel en Languedoc, (g.del.)
LAINETTE. bot crypt. {Mousses.) Nom français proposé par Bridel pour le genre Lasia. P~. ce mot. (a. f.">
LAIT. Lac. MAM. bot. et ciiim.
Nous ne considérerons ici ce fluide dont la nature a gratifié toutes les femelles des Mammifères pour la nourriture première de leurs petils , que sous le rapport de sa composition chimique et de ses propriélés. En conséquence nous renvoyons nos lecteurs aux mois Mammifères, Mamelles et Sécrétions pour le reste de l'histoire naturelle du Lait , c'est-à-dire pour tout ce qui concerne l'organisation animale qui préside à sa formation , et sou utilité dans l'économie vivante. La composition et les propriéiés soit physiques soit chimiques du Lait des difleicns Mammifères, sont tellement variables, que l'on ne peut exprimer avec exactitude d'une manière générale sa pesanteurspécifique, sa coideur , sa saveur, etc. Tout ce que nous pouvons dire de ce liquide eu général, c'est qu'il est toujours opaque, d'un blanc plus ou moins pur , plus dense que l'eau , d'une saveur douce et d'une odeur qui varie suivant les Animaux et les substances dont ils se nourrissent. Le Lait de la Vache, celui dont l'Homme fait la plus grande consommation , va principalement fixer notre aitention , et nous ferons connaître succinctement les diver-ités que cé liquide offre dans les femelles de quelques autres Animaux , comme dans la Femme ,1a Jument, l'Auesse , la Brebis et la Chèvre.
Lait de Vache. Sa couleur est d'un blanc légèrement bleuâtre. Sa densité varie d'après les quantités de beurre et de f. oinage qu il contient, et ces quantités ne sonl pas constamment les mêmes sur le même individu , quand on retire son Lait
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à des intervalles de temps entre lesquels les rapports de l'Animal avec les corps extérieurs subissent de nombreux changemens. En général il est formé: iu de Beurre; 2° de matière caséeuse ou fromage pur; 3" d'Eau en très-grande proportion ; 4° d'un Acide libre (lactique , suivant Schéele et Berzélius ; acétique, selon Fourcroy , Vauquelin et Thénard); 5° de Sucre de Lait; 6° de
Iilusieurs Sels neutres , tels que le actate de Fer, l'acétate et le phosphate de Potasse , les phosphates de Chaux et de Magnésie et le chlorure de Potassium.
Si on l'abandonne à lui-même et à une température de dix à douze degrés , il se sépare en deux parties. La crème, qui y était tenue seulement en suspension , vient occuper la partie supérieure où elle forme une couche plus ou moins épaisse. Le Lait écrémé ne tarde pas à s'aigrir , surtout si la température est augmentée, et il se divise de nouveau en deux portions dont l'une est un coagulant assez consistant, et l'autre un liquide légèrement jaune verdâlre, auquel on a donné les noms de sérum et de petit-Lait. C'est de la crème que l'on obtient la plus grande quantité de la matière grassse ou du Beurre. V. ce mot. Lorsque par l'agitation on en a séparé celui-ci , il ne reste que le Lait de Beurre qui se compose de sérum et de fromage. Ce dernier peut facilement en être extrait, soit spontanément par l'acescence du liquide, soit par l'action des Acides , de l'Alcohol et de l'Ether qui coagulent le Lait , les premiers en se combinant avec la matière caséeuse, les autres en exerçant sur elle une légère action , ou plutôt en s'emparant de l'eau qui la tenait en solution. Les Alcalis , au contraire, ne le coagulent point; ils redissolvenl même le fromage qui a été séparé par les Acides. Une chaleur élevée graduellement jusqu'à l'ébullition du Lait, ne produit sur lui, s'il est récent , qu'un boursoufflemeut qui résulte de la formation de plusieurs pellicules à sa surface ;
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mais si ce liquide est extrait depuis quelque temps , l'élévation de la température atmosphérique suffit pour le coaguler. Ce phénomène s'observe fréquemment pendant les chaleurs de l'été. Il faut toutefois prendre en considération l'état électrique de l'ai— mosphèrequi paraît aussi exercer une influence très-marquée sur la coagulation du Lait.
La saveur du sérum ou petit- Lait dépend de l'Acide lactique libre et des Sels neutres qu'il tient en dissolution. Sa transparence est altérée par une portion de fromage que l'on enlève en y mêlant du blanc d'œuf et en faisant bouillir le liquide, puis le passant à travers une feuille de papier.
Lait de Femme. Moins épais , moins casceux que celui de la Vache; il ne coagule , suivant Pa'rmenlier et Deyeux, que par les Acides concentrés. Il a une saveur très-douce, et il est visqueux, mais non gélatineux ni tremblant.
1 Lait d'Anesse. De même que le précédent, il ne contient que très-peu de fromage. Sa crème, d'une faible consistance, donne un beurre blanc, mou et fade.
Lait de Jument. Il est moins fluide que les Laits de Femme et d'Anesse. On n'y trouve néanmoins que de faibles proportions de fromage et de beurre, et il contient de plus du sulfate de Chaux, d'après Parmentier et Deyeii*. On sait que certaines hordes tartàres en font un grand usage non-seulement comme aliment , mais encore par la liqueur alcoholique qu'ils en obtiennent et qui leur tient lieu d'eau-de-vie.
Lait deBiiebis. Sa densité est, eu général, un peu plus grande que celle du Lait de Vache. Le beurre qu'il contient est plus abondant et plus fusible , et son fromage plus gras. Il a en outre une odeur particulière qui le fait aisément reconnaître.
Lait de Chèvre. Le beurre qu'il fournit est ferme , blanc et moins abondant que dans les Laits de Vache et de Brebis. Son fromage est gélati-
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eux et a plus de consistance que cciii Je ces derniers Animaux. L'odeur ee Chèvre qui le caractérise est due,
•lou Chevreul, aux Acides caproï-
ue et caprique, que ce chimiste y a i ecouvei ts en assez fortes proporiions. Il ajoute qu'en général les Laits tés divers Animaux sont odorans en laison du développement de ces Acik'es contenus dans leurs heurres.
D'autres Quadrupèdes donnent un ■naît d'assez bonne qualité pour que FHomnieen ail fait son profil. Le plus remarquable est le Lait de la femelle Va Chameau qui forme la hase principale de la nourriture des Arabes et ies aulics tribus errantes des déserts (d'Afrique. (g..N.)
Lait végétal. Un grand nombre ce Végétaux ont un suc propre , dont ■laspcct est absolument semblable au
• 'ait des Animaux, mais qui le plus sou-
• eut est doué de qualités amères et dorantes qui décèlent des principes
cçres et délétères. Tel est pi incipalenent le Lait des Euphorbiacées , des iisclépiadccs , des Sa potées, desUrtiéées , des Papavéracées , etc. L'exisence île ce Lait dans toutes les Plantes d'une même famille , l'a fait em- 'lilpyer comme caractère essentiel par es botanistes; il est en effet l'indice I ,'uue structuré particulière d'organes j(ui détermine toujours la nature la i— censé de leur suc propre. Il arrive quelquefois que ce Lait est coloré de diverses manières; par exemple, il sst orangé dans les Chélidoines.
Le Lail de quelques Euphorbiacées ït Apocynées s'épaissit à l'air et se bhange en une matière particulière à laquelle on a donné le nom de Caoutchouc. Pr. ce mot.
De tous les Lails végétaux le plus cé-
• èbre est celui de l'Arbre ou Bois de la Wache , Palo ciel P'acca , sur lequel illumboldta donrtÇ les premiers rensei- ,gnemens clans les Annales du Mus , CD; il, p. 180. L'Arbrcqui le produit ! loi me ungenre nouveau qui a été nomimé Galactodendntin par Kuuth (in Illumb. et HonpL. T. vu , p. 1 63) et pplacédans la famille des Urticées. K.