‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 110 sur 232 · I-La plupart des Mammifères res · texte numérisé non relu

I-La plupart des Mammifères res

semblent beaucoup à l'Homme pour la structure de la Langue : seulement, les papilles sont de forme et quelquefois de nature différentes. C'est ainsi qu'on trouve chez les Chats , et dans quelques autres genres, des papilles revêtues d'étuis cornés assez semblables à de petits ongles : ce sont ces papilles cornées qui donnent à la Langue du Chat la dureté que chacun lui connaît, et qui, lorsque l'Animal vient à lécher , lui fait produire sur la peau leffet d'une râpe.

La Langue du Porc-Epic a , sur les côtés , de larges écailles terminées par plusieurs pointes ; dans d'autres genres , chez plusieuis Cétacés, par exemple, les papilles sont peu ou ne sont point distinctes; mais les Fourmiliers et les Echidnés ont une Langue véritablement bien différente , mince, allongée, et susceptible d'une extension considérable; elle ressemble ainsi à celle .le plusieurs Oiseaux et de beaucoup de Reptiles; mais le mécanisme de son extension est tout autre, et la ressemblance est plutôt apparente que réelle.

Le caractère classique de la Langue , chez les Oiseaux , est d'être soutenue par un ou par deux os qui en traversent l'axe , os que les anatomistes ont généralement regardés comme des éléinens nouveaux d'org inisation , mais dont Geoffrov Sainlllilaire a trouvé les analogues dans les cornes postérieures de l'hyoïde. Ces os de la Langue , ou , suivant la nomenclature de cet anatomiste, les g/osso- /ijau.v, ne manquent réellement dans aucune classe : on voit toujours en effet une ou deux pièces en rapport avec la Langue, et en même temps appuyées sur le basihyal ou le corps de l'os hyoïde; ces pièces ne sont autres que les glossohyaux , qui conservent ainsi constamment les mêmes connexions. Les Mammifères ont deux lossohyaux ; mais , cliez beaucoup 'Oiseaux et chez les Poissons , rien ne s interposant plus entre ces deux pièces, à cause de l'état rudiunmtaire des muscles linguaux , elles se rapprochent et se confondent sur la li-

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gne médiane; et il n'y a plus qu'un seul glossohyal. La disposition paiticulière du glossohyal des Oiseaux tient à l'allongement du col cl de toutes les parties cervicales dans cette classe : on conçoit en effet comment la longueur considérable du basiUyal et du glossohyal, oblige cette dernière pièce à s'avancer profondément dans la Langue.

La Langue des Oiseaux est d'ailleurs ti ès-rudimentairo et Irès-pcu épaisse. Le glossohyal , quoique trèsgrêle lui-même, en forme une grande partie, el n'est recouvert que de quelques muscles très-minces et des tegumens; et même si dans quelques genres, comme chez les Perroquets et les Phénicoplères , elle est volumineuse, et paraît un peu plus semblable à celle des Mammifères , c'est encore une simple apparence tenant à la présence d'un amas de tissu cellulaire et de graisse. La Langue du Flaminant passe même, à cause de celle structure graisseu.e , pour un mets ti ès-recherché. On sait que l'empereur Héliogabalc entretenait constamment des tioupes chargées de lui procurer en abondance des Langues de Flammans ; et aujourd'hui même, il paraît queces Langues sont encore, en plusieurs lieux, recherchées avec une égale avidité ,

SuoitJue dans un autre but. Ainsi eoflroy Saint-Hilaire a souvent vu eu Egypte le lac Menzaleh (à l'ouest de Dainiette) couvert d'une multitude de baïqucs pleines de Flammans:

les chasseurs se procurent ainsi, en arrachant et en pressant les Langues , une substance graisseuse qui remplace poui eux le beurre avec avantage.

lia Langue est pareillement assez épaisse chez les Perroquets, ou du moins chez une partie d'entre eux :

car, dans cette famille, généralement caractérisée par le volume plus considérable de cet organe, il est un pelit genre qui en est presqu'eutièrcment privé : je veux parler de la section des Microglosses de Geoffroy Saint-Hilaire, ou Aras à trompe de

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Levaillanl. Ce voyageur, saisissant un rapport qui n'avait véritablement rien de réel , leur avait donné ce nom, parce que , disait-il , leur Langue csl une espèce de trompe avec laquelle ils prennent leur nourriture à l'instar de l'Lléphanl. Mais Geoffroy ayant eu l'occasion de voir vivant un de ces Aras , a reconnu que cet organe, considéré par Levaillant comme la Langue, était formé de l'appareil hyoïdien et de ses dépendances; la véritable Langue ne consistant plus que dans une petite lubérosilé de forme ovale et d'apparence cornée (Mém. du Mus.,t.x). L'Autruche n'a pareillement qu'une Langue trèscourte , cl tellement même qu'on a douté de son existence; il n'y a d'ailleurs aucune papille, de même que chez le plus grand nombre des Pas- ] sereaux et des Gallinacés ; mais l'or- < dre des Grimpeurs est sans contredit < celui qui présente les modifications | les plus remarquables. Nous avons ' déjà parlé des Perroquets: nous ajou- ( terons seulement qu'ils ont des pa- t pilles assez semblables aux papilles!

fungiformes des Mammifères. Les < Toucans ont la Langue étroite el garnie de chaque coté de longue:

soies, qui lui donnent l'apparence d'une véritable plume , d'oii le nom 'i de Fteroglossus , qu'on a donné ar || sous-genre Aiacari. Celle des Pic; t n'est pas moins singulière, soit pai S la présence de plusieurs épines pla s cces sur les bords, soit par une dis- j position toute particulière de l'hyoï ij de, dont les cornes antérieures ou ; acquis un développement prodigieu> o d'oiirésultc, par un mécauismequ'oi |, fera connaîtie ailleurs, la possibilit r dont jouit le Pic, de faire sortir d ( son bec sa Langue tout entière.

Nous trouvons chez les Reptile autant de variations que chez les Oi t seaux. Elle est le plus souvent chai j nue, soit en grande partie, soit mê t me dans son entier. Elle manque, , dil Hérodote, chez le Crocodile , et < . Quadrupède est le seul qui présen j cette particularité; depuis, fa mên ( observation a clé faite également p;

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Uristote et par tous les voyageurs.

,.ies anatomistes de l'ancienne Académie des sciences ont cependant monicé qu'elle existe réellement , mais jiu'elle est attachée au palais sur toute aa circonférence , et ils ont accusé L'inexactitude l'historien grec. Son ibservation est cependant très- juste , womme Geoffroy Saint - Ililaite l'a «onslaté : la Langue n'est nullement apparente à l'extérieur sur le vivant, :tt n'existe véritablement que pour l'auatomiste. « Toute la peau , dit Gcofiioy Saint-Hilaire (Ann. du Mus., I.

u), comprise entre les branches de .m mâchoire inférieure se trouve rcrfêtue eu dedans d'une chair spongieuse, épaisse et mollasse, qui y est inséparablement attachée flans touie «on étendue ; mai-; ce muscle ou celte (Langue est en quelque sorte masqué u l'extérieur par une continuation dies enveloppes générales ; c'est une ppeau jaunâtre , chagrinée, et entièrrement semblable à celle du palais.»

CCet état rudimentairc de la Langue ildu Crocodile est même précisément cce qui lui rend nécessaires et ce qqui explique les services qu'il reçoit ici'un petit Oiseau , qui , dit Héro- 'idote , entre dans sa gueule qu'il tient couverte , et mange les Insectes qui liui sucent le sang : fait véritablcnment surprenant , et souvent révoqqué en doute , mais dont Geoffroy »aint-Hilaire a eu en Egvpte plussieurs fois l'occasion de vérifier l'cxacllitudc. 11 a constaté que cet Oiseau, qqu'llérodotc désigne sous le nom de tTrodiilus , n'est autre que le Charaadrit/s œgyptii/s d'ilasselquist , et que lies petits Animaux dont il délivre le (Crocodile sont des Insectes suceurs, eel non pas des Sangsues , comme on aavait généralement traduit par erreur.

Chez les Salamandres, la Langue cest adhérente comme chez le Crocodile, mais seulement par sa pointe (et non par ses bords. On sait qu'elle test libre, très-extensible et bifurequée vers sa pointe dans la plupart <des Sauriens et des Ophidiens. Les • Crapauds et les Grenouilles ont la 1 Langue en partie fixée à la mâchoire

inférieure, et sa portion libre est du moins, clans l'état ordinaire, repliée dans la bouche.

Chez beaucoup de Poissons , la Langue ne consiste plus que dans une simple saillie à la pari le inférieure de la bouche, et sa membrane dorsale ne diffère pas ordinairement de la muqueuse qui tapisse tout le reste de la cavité orale • enfin chez d'autres, comme les Cartilagineux, la Langue semble manquer entièrement.

C'est sur les bords, et surtout vers la poipte de la Langue, que réside le sens du goût. Ce sens n a point , comme les autres sens spéciaux , la vue, l'odorat et l'ouïe, un nerf Sensilif particulier. Celui qui transmet à l'encéphale les sensations du goût , le nerf Lingual , n'est en effet qu'une branche de la cinquième paire; et l'on sait que ce nerf envoie également un rameau à chacun des autres sens : rameau dont la destruction , suivant les expériences de Magendie et les observations pathologiques de Serres, entraîne même celle du sens auquel il appartient.

(1S. Cr. ST.-II.)

En raison de la figure plusoumoins ressemblante de certains êtres des lègnes organiques , ou de quelquesunes de leurs parties avec la Langue, on a vulgairement, appelé :

Langue d'Agneau. (Uot.)Le IJia/itago média , L.

* Langue d'Anolis. (Bot.; Le Melastuma ctliala aux Antilles.

Langue de Boeuv. (Bot.) La Buglosse officinale , le Potkos cordala et la Fistuline , genre de Champignons.

Langue de Ceuf. Lingua Cervina.

(Bot.) La Scolopendre et la plupart des Fougères à frondes entières , même le Botrychium Lunaria.

Langue de Chat. (Zool.) Une Telline , Tellina Lingua-Telis. (Bot.) Le Bidens tripartita et un Eupatoire de Saint-Domingue.

* Langue de Châtaignier ou de Chêne. (Bot.) La Fistuline Langue de Bœuf.

Langue de Cheval. (Bot.) Le

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Jiusciïs ïlyppoglossain , espèce du genre Fragon.

Langue de Chien. (Bol.) La Cynoglosse officinale et d'aulres Borraginées, (elles que le Myosotis Lappitla.

Langée de Noyer el Langue de Pommieu. (Bot.) Divers Agarics parasites à pédicule latéral.

Langue d'Oie. (Bot.) Le Fùiguicula uulgaris, L.

Langue d'Oiseau ou Ornitiioolosse des vîeïuves pharmacies.

(Bot.) Le fruit du Frêne et le Steltaria holostea.

Langue d'Or. (Zool.) La ïelline foliacée.

Langue de Passereau. (Bot.) Le Stella fa pàsseri/ia et le Polygoniim aviculare.

Langue de Serpent. (Bot ) L'Ophioglosse vulgaire et les Clavaires de Linné , dont on a composé le genre Geoglussum , ce qui signifie Langue de terre.

Langue de Serpent. (Foss.) De petites Glossopètres.

Langue de Tigre. (Zool.) Une espèce du genre Vénus, Venus tigrina.

* Langue de ter iie. (Bol.) Langue de Serpent.

Langue de Vache. (Bot.) La Scabicuse des clumps, la grande Consoude en quelques parties de la Frajice ,' et le Talinitm polyatidrum au Pérou. (b.)

LANGUETTE, pois. Espèce du genre Pleuronecte. V. ce mot. On a aussi donné ce nom aux Manches de couteau ou Solens. (.]'•)

LANGUETTE. Ligula. ins. On désigne sous ce nom une partie de la lèvre inférieure; elle fait suite au support ou menton, et donne insertion aux palpes , aux paraglosses , etc. V. Bouche. (aud.)

LANGUETTE. LigiUa. bot. Plusieurs organes des Végétaux ont été nommés ainsi par les botanistes. On appelle Languettes ou fleurons ligules les demi'-fleurons des Synntithé-

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rées dont le tu b ^ est court et épanoui en un limbe obloug, unilatéral, ordinairement terminé par quelques petites dents. Jacquin a donné le nom' j de Languettes {Ligulœ) aux appendi- J ces qui , dans les Stapelia, partent du bas du capuchon , alternent avec les cornes elsont étalés sur la corolle.

Dans les Graminées, l'appendice membraneux qui couronne la gaîue de la feuille est nommé Languette {Ligula, Col lare).

Le genre slizoon est quelquefois appelé vulgairement Languette.

L ANGDRIE. Laugttria. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Télramères , làmille.des Cla-r vipalpes, établi par Latreillc aux dépens du genre Tro'gossite dans lequel Fabricius l'avait placé , el ayant pour caractères : dernier arlicle des palpes maxillaires allongé, et plus ou moins ovalaire; massue des antennes de cinq articles; corps linéaire. Ces Insectes se distinguent des ç Clypéastres cl des Agal Iridiés par les i tarses el par d'aulres caractères; ce' I qui a déterminé La treille à pincer ces derniers dans la famille des Xylophages, quoiqu'ils se rapprochent , sous bien des rapports, du genre' Phalacre qui appartient à la famille des Clavipalpes. Les Erotyles , les Triplax et les Trilomes s'en distin- r guent parleurs palpes maxillaires en' hache et par la forme de leur corps; ;( enfin les Phalacres ont la massue des p antennes de trois articles et le corps ( globuleux. Les Languries ont les au- ^ tenues plus courtes que le corps , in- ( sérées devant les yeux , et composées j de onze articles dont les cinq der- t niers forment une massue allongée , comprimée et perfoliée. Leur labre est corné, peu avancé el presque échancrc'. Les mandibules sont cor-' nées , avancées et terminées par deux dénis aiguës. Les mâchoires sont cornées , bitides , avec le lobe extérieur coriacé, un peu velu à sa partie supé-' rieure, et le lobe intérieur plus court et bifide; elles portent chacune un" palpe filiforme composé de qnatre •

jjnrticles; le premier est très-petit , les sh eux suivans égaux et le dernier un pceu plus long, plus épais , de forme tWvale. Les palpes labiaux sont comliuosés de trois articles petits et le dei ikier est un peu plus long et un peu i\m massue. La lèvre est presque cor- Rn forme, entière; le menton est en ■■:arré transversai, beaucoup plus Large que la lèvre , un peu rétréci et jr-rrondi supérieurement. Le corps Kt.cs Langurics est linéaire ; leur cor- It-eletest arqué et convexe; l'é6usson lirrondi postérieurement, et les élylues longues, recouvrant les ailes et I l'abdomen. Les pâtes sont grêles, asleez longues; leurs tarses ont leurs ■Ueux premiers articles allongés , triangulaires ; le troisième est plus aaigc, bifide, et le dernier est allongé , un peu arqué et terminé par deux .crochets. Les mœurs des Languries mous sont entièrement inconnues; il asl fort probable qu'ils vivent dans kes Bolets et dans le bois pourri , gommé les Triplax , les seuls Insectes iHe cette famille qui se trouvent en FFrance et dont on connaît les mélaiimorpboses. Ce sont des Insectes as- >sez rares dans les collections , et le Cgenre ne se compose que de cinq ou ssix espèces. Dejean ( Catal. des Col. , pp. 139) en mentionne deux ; la principale, celle qui sert de type au gen- 1 re , est :

La Lanourik bicolore , L. bicolior, Lalr. , Oliv. , Col. T. v, n. 88 , fpl. 1 , fïg. r. Elle est noire , avec le ccorselet fauve , à l'exception de son idos qui est noir. Cette espèce se 1 trouve à Cayennc. V. , pour les auttres, Olivier (/oc. cit. ) et Latreille \((iener. Oust, et Ins.) (g.)

* LANIAIRES. mam. r. Canines 1 et Dents.

LANIER. ois. Espèce du genre 1 Faucon. V. ce mot. (»R..z.)

LANIFERA. bot. phan. (Pline.) Le Cotonnier selon Adanson. (b.)

LANIO. ois. y. Lanion,

LANIOGÈRE. Laniogerus. moll.

1 C'est à Blainviile que l'on doit la

création de ce nouveau genre. Dès 1816 il fut connu par l'extrait qui eu a été publié dans le Bulletin de la Société Philomatique pour cotte année. Férussac , dans ses Tableaux systématiques des Animaux mollus-

3ues , a adopté ce genre et l'a placé ans les rapports indiqués par sou créateur, cesl-à-dirc qu'il l'a rangé dans les Gastéropodes, dans la famille des Polybranclies à côté des Eolides et des Glauques, entie lesquels il sert de passage. Blainviile a repioduit ce genre dans le Dictionnaire des Sciences , dans l'atlas duquel il est figuré; il en a montré les rapports à l'article Mollusque du même ouvrage en le rangeant tout près des Glauques et des Cavolines. Voici les caractères que Blainviile assigne à ce genre :

corps nu, allongé, convexe en dessus, plane en dessous, terminé par une sorte de queue , la tête assez distincte ; quatre tentacule» fort petits; les branebics eu forma de longues lanières molles, llexibles, disposées en un seul rang de chaque côté du corps ; l'anus et les organes de la génération à droite dans un tubercule commun ; si on veut comparer ces caractères à ceux du genre Glauque, on verra que les Laniogères s'en distinguent très-bien , quoique très-voisines. On n'en connaît encore qu'une seule espèce que Blanville a vue dans le Muséum britannique; il la nomme :

Laniogèhe d'Elfoht , Laniogerus Elfortianus , Blainviile , Dict. des Se. Nat. T. xxv, pag. a43, planches du même ouvrage , douzième cabier, fig.

4 à 6 ; an Laniogerus Blaiwillii , Férus's. , Tab. syst. ? (d..h.)

LANION. Lanio. ois. Genre établi par Vieillot , et dont les deux espèces font partie de notre genre Batara. V.

«e mot. (du. .z.)

LANISTE. Lanistes. moll. Genre proposé p;ir Montfort {Conclut. Syst.

T. 11 , pag. 120) pour une Coquille du genre Ampullaire. V. ce mot. (d..iO(

LANIUS. ctfa. (Linné.) r. P11-

GlUÈCHE.

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LANNERET. ois. Le Laniermâle.

r. Faucon. (b.)

L\NSA. bot. pu an. Dans les îles de IVrchibe) Indien, on donne ce nom au Lansïdm de Rumph , que plusieurs auteurs donnent comme synonyme du Cookia de Sonnerat. V.

Lansium et Cookie. (g..n.)

LANSAC. dot. pu an. Petite et jolie variété de Poire d'automne, (u.)

LANSIUM. bot. piian. Rumph [TIerb. Jmb. 1, p. i5i , t. 54 et 55) a décrit et figuré sous ce nom plusieurs Arbres de l'arcbipel Indien, qui ont été rapportés au genre Cookia de Sonnerat. V. ce mot. Cette détermination paraît n'avoir pas été connue du docteur Jack, puisqu'il a publié dans le quatorzième volume des Transactions de la Société Linnéenne de Londres , une notice sur le genre Lansium, sans mentionner comme synonyme le genre Cookia; il l'a placé dans la famille"'des Méliacées , et lui a attribué des caractères un peu différons de ceux assignes au Cookia par 1rs auteu/sVCes caractères sont : un calice à cinq divisions profondes ; une corolle à cinq pétales arrondis; le tube stamiuifère urcéolé, ayant l'orifice entier; dix anthères incluses; ovaire à cinq loges, surmonté d'un style court , en colonne , et d'un stigmate plane à cinq rayons; baie coriace extérieurement , à cinq loges et à cinq graines qui avortent dans presque toutes les loge; , excepté dans une ou deux seulement ; semences enveloppées d'un tégument pulpeux etsapide; albumen nul* cotylédons inégaux et peltés. Le Lansium domesticum , figuré par Rumph (foc. cit., t. 54), Plante des îles Malaises , est la seule espèce que le docteur Jack admette, quoiqu'il semble disposé à lui joindre encore le Lansium montanum de Rumph (/oc. cit., t. 56). Cependant celui-ci oil're quelques différences dans les parties de ta fleur , et paraît être congénère du Milnea de Roxburgh. (g..n.)

LAJST. M a m. V. Lampt.

LANTANIER . Lantana. bot. piian.

Ce genre de la famille des Verbénaeé.s et de la Didynamie Angiospermie , L.^ établi par Plumier, sousle nomderama/a, est ainsi caraciéi isé : calice li èscourt, liibulcux , à quatre dents peu marquées; corolle dont le tube oblique , renflé au milieu , est beaucoup plus long que le Calice, et dont le limbe est horizontal, à quatre lobes inégaux ; quatre élamines didynames , non saillantes; style indivis; drupe bacciforme ,à un seul noyau ; celui-ci partagé en deux loges dontcbaciincest monosperme. Le Carache/a viburnoidts de Forskahl a été réuni par Yahl au Lanla/ia. Adanson en avait détaché une espèce sous le nom générique d'Oftia qui a été changé par Médicus en celui de Spidmannia. Jr. ce mot.

Les Lantana sont des Arbustes, rarement des Herbes, à rameaux anguleux, quelquefois munis d'aiguillons. Leurs feuilles sont simples , opposées ou le plus ordinairement ternées, crénelées, rugueuses et âpres au toucher. Les fleurs forment des capitules axillaires, pcdonculés , accompagnés de bractées; leurs corolles sont colorées de plusieurs nuances , tantôt violettes, tantôt orangées, jaunes ou blanches. On en connaît à peu près trente espèces presque toutes indigènes des pays chauds de l'Amérique. Plusieurs sont cultivées en Europe où elles produisent Un efiet très-agréable à cause de leur feuillage toujours vert et de leurs uharmans capitules de fleurs. Ts'o^s nous bornerons à la description suc,-> cincte des espèces suivantes qui suxh passent en beauté leurs congénères.

Le L ANTANIliR A FLECHIS VARIEES,

Lantana Camara , L. ; Camara flore non. spinoso , PI um . , Gen. S2 , le. 71 , f. 1 ,est un Arbrisseau d'environ un mètre de hauteur , dont le tronc tortueux se divise en rameaux dépourvus d'aiguillons. Ses feuilles sont opposées , pétiolées , ovales, aiguës , un peu velues et ridées. Ses fleurs sont d'abord jaunes , mais elles passent ensuite au rouge écarlatc. Les feuilles de cet Arbrisseau sont aromatiques,

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s t l'on s'en sert, en Amérique, aux :uncmes usages auxquels nous employons celles de la Mélisse dont elles baflVent la forme, la saveur et l'odeur.

Le Lantanier piquant, Lanterna •aculeata , L. , figuré dans les Planches de ce Dictionnaire, est un peu pilus élevé que le précédent, ruais il ïae distingue surtout par les aiguillons rcrochus qui couvrent ses branches.

?ôes feuilles sont opposées , pétiolées , maies presque en cœur, aiguës , exéinelées, ridées et rudes an toucher.

ILes fleurs sont semblables à celles du ILaniana Camara. Cet Arbrisseau iJSt , ainsi quç lo précédent , originaiire de l'Amérique méridionale.

D'autres espèces de Lanterna se font rremarquer par l'odeur agréable et la jijolie couleur des fleurs. Telles sont centre aulres les L. odorata et invotutzrata. Ces Plantes exigent en Europe La serre chaude ou tempérée. Quoique 'd'une texture fibreuse, peu succulente et par conséquent peu délicate, rïlles ne peuvent supporter le moindre air de gelée. Cependant le Lan- Hana aculeata n'est pas aussi sensible nux effets du froid que les autr es csppèces. Une terre bonne et consistante, et des arrosemens fréquens leur sont i nécessaires. On a soin de les dépoter deux l'ois par an , à cause de la gran- Ue quantité des racines dont l'accroissement est très-rapide Lorsqju'on les met à l'air, pendant l'été, il Gant leur donner une exposition omloragéc. Leur multiplication est facile , soit par le moyen des graines seirnées en pots sur couche, soit par les iboutures qui reprennent aisément lorsqu'on les fait dans une terre peu ltégèie, et dans des pots placés dans ujne couche tempérée et ombragée.

* LANTEBU. bot. phan. Syn.

macassar A' dira arundinacea , espèce du genre Canche. (u.)

LANTERNE, conçu. Nom vulgaire et marchand de la Mye tronquée et des Anatincs. (b.)

* LANTERNE. Laternea. bot.

Djkypt. [Champignuns.) Ce genre éta-

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bli par Poiteau et Turpin , pour une Plante qu'Us ont observée à l'île de la Tortue, a reçu de ces naturalistes les caractères suivans : volva de forme ovoïde, se déchirant en deux ou trois lubes; trois branches ou peiites colonnes cylindr iques , réunies par leur sommet ; conceptacle en forme de cul de lampe , située au-dessous de la voûte produite par la rencontre de la partie supérieure des branches , servant de placenta aux corps reproducteurs. Ce genre se compose d'une seule espèce nommée par les auteurs Laternea triscapa; il a des rapports d'organisation avecles Clathreset notamment avec le genre Colonnaria ,.

établi par Rafincsque-Schmallz. La grandeur de ce singulier Champignon est de deux pouces et demi sur deux de diamètre ; il a la forme d'un' trépied sacré; les branches , blanches à leur base , se teignent dans leur partie supérieure, ainsi que le cul de lampe qui en dépend , d'un beau rouge vermillon, semblable à celui qu'on remarque sur les Clathres. Celte Plante , d'une substance sèche et spongieuse , se trouve à l'ombre des grancL Arbres sur les débris de Végétaux. Plusieurs mycologues n'ont pas admis ce genre qu'ils rangent parmi les Clathres. (a f.;

LANTERNE 110UGE. bot.crypt.

L'un des noms vulgaires du Clalhre caucellé. (b.)

LANTOR. bot. phaw. Pour Lontar , dans les anciens voyageurs , d'où J. Bnuhin avait emprunté ce nom.

LAOMEDEE. Laomedea. poi.yi».

Genre de l'ordre des Sertulariées , de la division des Polypiers flexibles , quL a pour caractères : Polypier phytoïde , rameux; cellules stipitées ou substi-pilées , éparses sur les tiges et les rameaux. Il renferme unedixained'espè-.

ces dont les formes générales n'ont pas: toujours beaucoup d'analogie entre elles; le serrl caractèr e fondamental consiste dans le peu de longueur du pédoncule qui supporte les cellules; plusieurs même ont ce pédoncule assez

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allongé, ce qui les rapproche des Clylies dont quelques Laomédées diffèrent à peine. Les unes ont des liges roides, brandi ues, se fixant aux rochers par des radicules filiformes; d'autres sont volubiles, grimpantes et parasites sur les Thalassiophytes et autres productions marines ; il y en a d'articulées , d'autres qui ne le sont pas. La forme des cellules varie suivant les espèces ; elles sont en général campaniformes , à' ouverture entière ou dentée ; deux ou trois espèces ont leurs cellules presque tubuleuses. Les pédoncules sont sim-

Eles , annelés ou contournés en vis.

es ovaires sont gros, vésiculeux et presque toujours axillaires. La substance des Laomédées est membranocornée, quelquefois légèrement crétacée ; leur grandeur varie beaucoup; leur couleur est fauve ou brunâtre.

Elles se trouvent dans toutes les mers. Les espèces rapportées à ce, genre , sont .- Laomedea antipalhes , Sauvagii, simplex ,Lai> ii, dichotoma, spitiosa , geniculata , gelatinosa , muricata e t repians . (e . d . .l. )

LAPAGERIE. Lapageria. bot.

i'han. Genre de la famille des Asparaginées , et de l'Hexandrie Monogynie , L. , dédié par Ruiz et Pavou {Flor. Peruf. 3 , p. 64 ) à l'épouse de Napoléon , née Joséphine Lapagerie , qui encouragea par son exemple la culture des Végétaux exotiques , dans ses beaux jardins de Malmaison. Ce genre oiïre un calice coloré , pétaloïde, campanifonne , formé de six sépales égaux; six étamines attachées à la base des sépales ayant les filets subulés ; les anthères dressées , oblongues , aiguës ; l'ovaire libre , allongé , à trois côtes, à une seul éloge, contenant un grand nombre d'ovules attachés à trois trophospermes longitudinaux et disposés sur deux rangées; le style est allongé, peu distinct du sommet de l'ovaire , terminé par un stigmate rerfflé et légèrement trilobé.

Le fruit est une baie ovoïde , allongée, triangulaire, marquée de trois sillons longitudinaux qui corres-

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poudenl aux trois trophospermes.

• Ce genre ne renferme qu'une seule espèce , Lapageria rosea , Ruiz et Pavon , loc. cit. , p. 6f> , tab. 297. C'est une Plante sarmenteuse et grimpante dont la lige est rameuse, cvlindi ique, noueuse, nue vers sa partie inférieure, portant supérieurement des feuilles alternes, cordiformes , aiguës, très-entières, marquées de trois ou cinq nervures longitudinales. Les (leurs sont très-grand*'- , d'une belle couleur rose, axillaires et portées sur un pédoncule assez long et tout couvert d'écaillés.

■ Cette belle Hante croît dans les forêts du' Chili, aux environs de la Conception. Les habitans mangent ses fruits dont la pulpe est douce et agréable. Ses racines, fibreuses et fasciculées, sont employées aux mêmes usages que la Salsepareille, c'est-àdire qu'elles sont sudorifiques et diurétiques, (a. r.)

LAPATHON et LAPATHUM.

bot. PU an. Les anciens donnaient ce nom à plusieurs Plantes potagères ou à d'autres qui jouissaient de propriétés laxalivcs. Telles étaient plusieurs espèces que les botanistes modernes ont rapportées au genre Kuniex ; ils | nommaient encore ainsi l'Epinard „ et le Bon-Henri [Chenupodium Pu- \\ nus-Henricus). Le genre Lapathum g de Tournefort a été réuni par Linné au Rumex. Dans la Monographie de ce dernier genre publiée eu t 181 9 par Campdéra , le Lapalhifm de \ Tournefort esl considéré comme un j sous-genre caractérisé par le calicule „ naissant de l'articulation du pédon- \ cule et n'ayant jamais ses divisions réfléchies. F. Patienck et Rumex.

LAPEREAU, mam. Le petit du 0

Lapin , et non du Lièvre, comme il ^

est dit clans le Dictionnaire de Le- h yi'àùlt. (B)

LAPEIROUSIA. bot. phan.

Thunberg ( Prodr. Flor. Cape/is. ) a ainsi altéré le nom du Lapeyrousia, genre établi en l'honneur de Picot de Lapcyrouse. K.Lai'EYkousie. (<;..n.)

LAI'

L A PE Y R O U S I E. Lapeyrousia.

i;iOT. rii\N. Deux genres de Plantes kint reçu ce nom. Le premier a été jojrmé "par l'abbé Pourret {Act. To- \l)OS.) sur des Plantes de la famille des frridées et dont le Gladiolus denticu- \mIih et l'I.via corymbosa , L. , sont les jvypes. Ce genre , auquel on avait assigné pour caractères essentiels : une rrorolle hypocratériforme , le limbe à lliix divisions plus courtes que le tube, Irrois stigmates bifides, une capsule imiembraneuse et poly sperme ,u'a pas télé généralement adopté. En conséquence ses espèces doivent rentrer lians les genres Glayeul et Ixie. P'.

es mots.

En 1800, Tbunberg publia dans «i seconde partie de son Prodronits Plantarum Capensium , un genre Me la famille des Synanthérées et de 1a Syngénésie frustranée , L., auquel il donna le nom de Lapeyrousia.

Adoptant ce genre, Gassini en a ainii tracé les caractères d'après les descriptions imparfaites de Xinoé fils et Ile Thunberg : involucre formé d'é- :silles disposées sur plusieurs rangs, imbriquées , scarieuses supérieurei:nent; les intérieures surmontées l'un grand appendice étalé, lancéolé et searieux ; réceptacle plane et Mat ni de pupilles; calalhide dont les Heurs du centre sont nombreuses, régulières • hermaphrodites ; celles de ia circonférence en languettes et neutres ; akènes surmontés d'une ai" :jrette très-courte, mince etannulaire.

L,assini place avec doute ce genre ilans la tribu des Inulées, près des .genres Rosenia et Leysera. Il a pour i>vpe une Plante découverte au cap fîe Bonne-Espérance par Thunberg , laquelle ayant, élé communiquée à ILiuné fils, fut nommée par celui-ci iOsmites calycina. L'Héritier ( Sert.

t4ngl.) l'a décrite de nouveau en la •apportant au genre lielhania. (oi.W.)

* LAPHI. mam. V. Cerf commun.

LAPHIATI.rept.opij. Mêraechok<se qu'Aulique, espèce du genre Coueuvre. V. ce mot. (b.).

LAP ai 9

LAPHRIE. Laphria. ins. Gcmc de l'ordre des Diptères , famille des Tanystomes, tribu des Asiliqucs, établi par Meigen , et ayant pour caractères : épistome barbu ; tête point globuleuse , ni entièrement occupée par les yeux , même dans les mâles ; tarses terminés par deux pelotes et deux crochets; dernier article des antennes presque ovale, sans stylet saillant. Ces Insectes diffèrent des Asyles et des autres genres de la même famille, en ce que ceux-ci ont tous le dernier article des antennes terminé par un stylet ou par une soie. Les Lapfiriesont la tête transversale ; on voit entre 1rs yeux et au-dessus de la trompe, qui est dirigée en avant et en haut, un paquet de poils rendes!

Lesantenncs sont plus longues que la tète, en massue composée de trois articles dont le premier plus long que le second , et le dernier presque ovale , en forme de palette; les yeux sont grands , saillans. Le corselet est trèsgrand, convexe, presque toujours velu ; il se rétrécit en avant et forme un cou qui supporte la tète. Les ailes sont grandes ; l'Insecte las porte couchées horizontalement sur l'abdomen; dans le repos , elles le dépassent. Les pâtes sont tiès -fortes, surtout les cuisses qui sont quelquefois dentées intérieurement; les ïambes sont arquées, elles supportent un tarse composé de cinq articles dont le premier est grand , les trois suivans beaucoup plus petits, et le dernier profondément bilobé est terminé par deux crochets et deux pelotes. Tous ces organes sont très-velus. L'abdomen est moins large que leçorselelettrès-vclu dans quelques espèces. Les mœurs de ces Insectes ne sont pas connues; il est probable que leurs larves ressemblent à celles des Asyles et qu'elles vivent comme elles dans la terre ; ce genre se compose de sept à huit espèces ; la principale est :

La Lafhrie dorée , L. aurea , Fabr. , Coqueb. , Illustr. Icon. Ins.

De&Z, tab. -':">, fig. 9. Cette belle espèce a dix lignes de long; sa tète est couverte de longs poils d'un jaune doré ;

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le corsolet est noir , avec des poils bruns; l'abdomen est brun, avec 1 extrémité des anneaux bordée en dessus de poils d'un jaune doré. Les ailes sont d'un brun jaunâtre le long du bord extérieur. -Les pâtes sont grandes, velues; les cuisse» sont noires ou brunes ; les jambes et les taises sont jaunes, excepté le dernier article qui est brun. Celte espèce se trouve en Europe et aux environs de Paris. (g.)

LAPIA. bot. piian. Nom malais d'un Arbre d'Amboine employé pour la construction des toits. C'est le Lignum muscosum de Ilumph. Le même auteur désigne aussi sous le même nom le Sagoutier. J>'. ce mot.

LAPIN, mam. Espèce du genre Lièvre. V. ce mot. On a étendu ce nom à des Animaux fort différens.

Ainsi l'on a appelé :

Lapin, le Stri.v Cunicularia , Oiseau du genre Cbouette; un Poisson de l'île de Tabago , selon Lachesnaye-des-Bois , et une Coquille du genre Porcelaine, Cyprœa stercoraria.

Lapin d'Allemagne , le Souslik.

Lapin d'Amérique , l'Agouti.

Lapin d'Aroe, le Kanguroo Philandre.

Lapin de Bahama , le Monax.

Lapin du Brésil , le Cobaie Aperça ou Cochon d'Inde.

Lapin Chinois et des Indes, le même Rongeur, le Gerbo , etl'Utias qui est le Capromys de Desmarest et de ce Dictionnaire.

Lapin de Java, l'Agouti, fort mal à propos , puisque c'est un Animal américain.

Lapin a longue queue , le Toi aï , espèce de Lièvre.

Lapin de Nor-wège, le Lemming.

* LAPIS-LAZULI. min. V. La-

ZULITE.

LAPLACÉE. Laplacea. bot. piian.

Genre nouveau de la famille des

LAP

Tcrnslrœmiacées , et de la Polyan- I diïe Monogynie , établi par Kunth I {iiiHumb. JSou. Gêner. 5 , p. 208) qui lui a donné pour caractères : un ca- « lice persistant, composé de quatre sépales orbiculaires et imbriqués , dé- , pourvu de bractées; nue corolle de neuf pétales hypogynes et presque 11 égaux; des élamines en très-grand nombre, disposées sur trois raugées, C insérées à la base des pétales et ayant leurs filets libres et distincts ; un ovai- j re sessile et supérieur à cinq loges j contenant chacune trois ovules ; les styles , au nombre de cinq , sont réunis entre eux; la capsule est à cinq loges , s'ouvrant en cinq valves sep- ' tifères sur le milieu de leur face in- ' terne; chaque loge contient trois 1 graines pendantes et atlacbées à l'axe 1 central ; ces graines sont surmoulées d'une aile allongée.

Ce genre est très- voisin des Temstrœmia et Freziera , dont il se distingue surtout par son calice de quatre sépales , sa corolle de neuf pétales et ses graines ailées.

Laseuleespèce qui le compose, Laplacea speciosa , Kunth , loc. cit. 5 , p. 209 , tab. 46i , est un grand et bel Arbre qui croît au Pérou , dans les forêts , entre Gonzanama et Loxa.

Ses rameaux sont terminés chacun par un bourgeon roulé; ses feuilles sont éparses , très-entières , coriaces et nou ponctuées. Ses lleuis sont blanches , très-grandes , odorantes, pédonenlées et solitaires à l'aisselle des feuilles. ( a . r . )

* LAP LACÉES. Laplaceœ. bot.

piian. De Candolle appelle ainsi sa quatrième tribu dans la famille des Ternstrœmiacées, tribu qu'il caractérise ainsi : calice dépourvu de bractées , formé de trois à quatre sépales; pétales surpassant plusieurs fois en nombre celui des sépales; étaimues nombreuses , ayant les fdets libres , les anthères attachées par la base; styles soudés en un seul ; fruit à cinq loges; graines pourvues d'un endosperme charnu ou corné. Cette tribu ne se compose que des deux genres

LAP

Zocklospermum et Loplacea , l'un et .'autre établis par Kuulh. (a. n.)

LAPLYSIE. moll. r. Aplysie, tt pour Laflysie verte V. Actjeon'.

* LAPON, m a m. S\n. d'Hyper- »)0i éen , espèce du geme Homme. V.

,ce mot.

* LAPONE, ois. Espèce du genre CChouette. V. ce mot. (B.)

LAPOURDIER. bot. phan. L'un rirles noms vulgaires de la Bardaue ildans le Midi. (B.)

LAPPA. bot. pu an. Les anciens Ibotanistes , tels que Mathiole, Daléichamp et C. Bauhin , nommaient

ainsi la Plante que l'on désigne en ll'raiiçais sous kfl nom de Birdane. P . cce mot. Touruefort admit le nom gétnérique de Lappa eu excluant toute- 1 fois les Plantes que les anciens avaient i mal à propos associées à la Bardane , (et qui constituent le genre Xanthium. (Cependant Linné préféra rétablir le

nom d' sl/cliuin. par lequel Dioscoride iet les Grecs désignaient le Lappa.

(Cette dernière dénomination a été

• adoptée par Jussicu, Lamarck et De (Candollc, parce que c'est un terme v de comparaison pour les fruits char- . gés d'aspérités ciocliucs, semblables . à celles des folioles de l'involucre de lia bardane, fruits qu on nomme lap- | pacés [Jïuctus lappacei. ). (g..N.)

LAPPAGO. bot. ru an. Le genre

• He Graminées ainsi nommé par Schreber, a pour type le Cenclirus uicemusus de Linné, llallcr l'avait anlérieurcmcnt nommé Tragus , nom qui a été adopté par Palisot de Beanvois dans son Agiostograpliie.

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