‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 109 sur 232 · TOME IX · texte numérisé non relu

TOME IX

LAN 'jog

Lanorayen a lignes ulanciies , Ocypterus albu-villatus , Cuv. , Règu.

Aniiu. T. îv, pl. 3, fig. 6; Valenc, Mém du Mus. T. vi, pl. 8, (ig. 1.

Parties supérieures d'un brun noiràtie; tète et parties inférieures d'un brun plus clair; rémiges d'un bleu ardoisé , avec les barbes externes des seconde , troisième et quatrième rémiges blanches; rectrices noires , les latérales plus longues, de manière que la queue est fourchue, marquées, à l'exception des intermédiaires , d'une tache blanche à l'extrémité ; bec bleu ; pieds noirs. Taille , six pouces et demi. Les jeunes ont la majeure partie du plumage roussatre , tacheté de blanc; les petites tectrices alaires terminées par une tache noirâtre, avec un point blanc; la tache blanche des rectrices lisérée de noir; le bec blanc , avec la pointe brune. De Timor.

Langiiayen petit, Artamus mirior, Vieiil. Plumage d'un brun roux foncé , avec les joues et le imnton noirâtres; rémiges et rectrices noires, ces dernières terminées de blanc; bec bleuâtre; pieds noirs. Taille, cinq pouces. Des terres Australes.

Langiiayen Tciia-Ciiert , l.anius viriitis , Ij. ; ylrla/nus viridis, Vieiil., liuff. , pl. cnlum. no, fig. 2. Parties supérieures d'un vert sombre: tête olivâtre; rémiges noirâtres, bordées de vert; lectrices intermédiaires d'un vert sombre, les latérales noirâtres à la base ; parties inférieures bbmehes ; bec d'un bleu foncé ; pieds noirs.

Taille, six pouces. De Madagascar.

Langiiayen a ventre roux , Ocypterus rujii'e/i/er, Valenc, Mém. du Mus. T. vi, pl. 7, fig. 1. Parties supérieures d'un brun lavé de grisâtre; tète cendrée; rémiges aussi longues que les rectrices , ardoisées; lectrices alaires terminées de blanc ; queue arrondie; rectrices d'un bleu noirâtre, terminées de blanc grisâtre; parties intérieures roussàtres; bec bleu; pieds noirs. Taille, six pouces. Du Bengale. (dr..z.)

* LaNGSDORFFIE. Langsdorffia.

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uot. piian. Genre de la Monœcic Triaudiic , L., établi par Martius (Esc/iweg: Journ. von Brasilieit ) et adopté par Richard père , qui l'a placé dans la nouvelle famille des Balanophorées, et l'a ainsi caractérise :

fleurs monoïques sur des capitules séparés. La phoranthe des maies est ovoïde-conique , revêtu de folioles charnues; les (leurs sont portées suides pédicclles plus longs que les folioles du phoranthe ; elles ont un calice à trois divisions profondes, étalées , ovales, tronquées et concaves; trois étamines dont le tube anthérifère (Synème) est très-court, et les anthères soudées et extrorses. Les fleurs femelles sont setiformes et trèsserrées sur un phoranthe globuleux nu inférieurement; leur ovaire est infère , grêle et presque fusiforme ; le limbe du calice est couvert de verrucosités qui existent sur son bord ; le style est simple, de moitié plus court que l'ovaire, et portant à son sommet des stigmates globuleux. Une seule espèce constitue ce genre curieux. Richard père (loc cit.) l'a nommé Langsdorffia janeirensis , et en a publié une très-belle figure accompagnée des détails les plus intéressant. Marlius lui avait donné le nom spécifique à'àypogea. C'est une Plante herbacée, dont la racine est épaisse, horizontale, rameuse, les pédoncules couverts d'écaillés lancéolées , imbriquées et serrées les unes contre les autres. Elle a été découverte dans les forêts ombragées , près de Rio de Janeiro, par Langsdorff et Marlius. (G..N.)

LANGUARD. ois. Syn. vulgaire du Toi col. y. ce mot. (dr..z.)

LA1NGUAS. bot. phan. (Kœnig.) y. Heeeénie.

LAJSGUE. zooi*.. Généralement l'organe du goût, la Langue peut encore, par l'effet de la complication de structure qu'elle vient alors à acquérir, et principalement par le grand développement dos muscles qui entrent dans sa composition , remplir d'autres fonctions plus ou

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moins importantes : ainsi chezl'Homine, par exemple , elle contribue à la formation de la parole , à la déglutition et à la mastication. Sa structure devenant au contraire plus simple chez les Animaux inférieurs , elle perd son volume , sa mobilité , se réduit presque à une simple membrane , et les fonctions dont elle s'acquittait secondairement , ou sont transmises à d'autres organes , ou même ne s'exécutent plus.

La Langue est une des parties qui fournissent les meilleurs caractères au zoologiste , soit à cause de son importance physiologique, soit à cause des variations sans nombre qu'elle présente souvent d'un genre à l'autre , sous le rapport de son volume , de sa forme, de sa structure , du degré de liberté dont elle jouit, du nombre et de la disposition de ses papilles; soit enfin parce que sa position, presque externe, la rend un des organes les plus facilement accessibles à l'observation. Aussi , diverses particularités plus ou moins remarquables de son organisation ont-elles servi à caractériser une multitude de genres , et même valu à plusieurs des noms , tels que ceux de Pteroglossus , de Glossophage et de Microglosse. Il est à regretter, pour la justesse comme pour la précision de nos systèmes et de nos méthodes, que, souvent molle et charnue, comme chez la plupart des Mammifères , elle ne puisse être toujours conservée parles voyageurs, et manque ainsi très-fréquemment dans les collections zoologiques.

Nous renvoyons , pour la description des muscles qui composent la Langue, aux Mémoires assez récemmentpubliés (1822 et 1825) de Baur, de Blandin et de Gerdy. Le nombre de ces muscles, la manière dont ils se confondent en plusieurs points, ont long-temps arrêté les anatomistes :

on n'avait pu ni bien indiquer leur disposition, n i même déterminer exactement leurs limites , et on avait déclaré le tissu de la Langue véritablement inextricable. Au reste , les ré-

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lialtats où sont parvenus les anato- (iiiistes que nous venons de citer , Montrent on ne peut mieux la diffi- (i„ il lé du sujet. Gerdy a en effet trouvé t: nombre de ces muscles ou laisleeaux musculaires plus considérable tucore qu'on ne l'imaginait : ainsi , il (distingué un muscle lingual superlociel , deux linguaux profonds, des linguaux transverses , des linguaux SBrticaux, qui forment les muscles iulinsèques; les extrinsèques sont les te'ax stylo-glosses , les deux hyokosses , les deux géuio-glosses, les eux glosso-staphylins , sans parler pjs faisceaux hyo-glosso-épiglottiujes qui ne sont pas coustans.

iLa membrane du dos ou de la face ifpérieure de la Langue , ou la memirane gustative , est une continuation !î la maqueus.' qui tapisse toute la uvité orale , et elle n'en diffère guère aie par le développement plus consiirable des papilles. Ces papilles sont H plusieurs sortes : les Coniques , msi nommées à cause de leur force , couvrent toute la face supérieure ia Langue ; il y a même deux sor- >S de papilles coniques , les unes uujours molles, flexibles, très-fines, isculaires, et , selon Blainville, proublement nerveuses; elles occupent rrlout la pointe et le bord de la nngue : les autres , plus fermes , plus 'îosses; c'est au milieu qu'elles se ijuvent le plus souvent. Les Fungirrmes , ainsi nommées à cause de nr forme qui rappelle celle d'un iiampignon, sont plus grandes que ;i coniques , mais peu nombreuses :

«t vers le bout qu'elles se trouvent plus grand nombre. Enfin les ppilles Caliciformes ou à calice, dont tnom indique suffisamment la for- :î, sont encore en bien moindre nmbre, et ne se voient qu'à la par- | postérieure de la Langue , oii elles disposent, sur deux iignes obi ies , d'une manière ordinairement imétrique. D'autres anatomi->tcs ont ssi divisé les papilles en Filiformes, mngiformes ou Couiqucs, et Lenti- Itlaires.

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