‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 113 sur 232 · V. ce mot. (b · texte numérisé non relu

V. ce mot. (b

LARME DE LA VIERGE, bot.

phan. Nom vulgaire de Y Ornithogalum arabicum , Plante africaine que nous avons retrouvée dansl' Andalousie méridionale. (b.)

» LARMES DE GÉANTS, polyp.

ross. Ce nom a été donné par d'anciens auteurs à des articulations de la colonne de Crinoïdes ou Encriuc. V.

Crinoïde. (e. D..L.)

LARMES MARINES, annel. Nom sous lequel l'abbé Dicquemare a décrit et figuré dans le Journal de Physique pour l'année 1776 de petites masses gélatineuses de la grosseur d'un grain do raisin , terminées par une longue queue et ressemblant assez bien à des Larmes bataviques.

Ces corps singuliers renfermaient des Animaux filiformes qui paraissaient être des petites Annelides. Bosc a sup-

fiosé que les Larmes marines étaient e frai de quelque Poisson ou de quelque Mollusque ; l'observation pourra seule éclaircir ce point; mais, à en juger par l'analogie, on pourrait croire que ces vessies glaireuses ne sont autre chose que les cocons de quelque Annclidc dans l'intérieur duquel vivraient pendant un assez long temps les jeunes individus , comme cela se remarque dans les Sangsues et les Lombrics {K. Annal, des Se. Nat.

T. iv et v). Ces corps ont été trouvés au Havre; ils adhéraientpar leur pédicellc à des Plantes marines.

(atjd.)

* LARMIER, bot. pli an. L'un des noms vulgaires du genre Coix. V. ce mot. (b.)

LARMILLE. bot. phan. On appelle en quelques cantons , Larmiilc des champs , le Grcmil officinal ; et Larmille des Indes , le Coix Larme de Job. (b.)

LAROCHEA. bot. niAN.(DeCandolle et Haworth.) V. CnASSurjs.

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LAR ONDE. Larunda. cntisT. Genre établi par Leacb et correspondant à celui de Cyame. F . ce mot. (g.)

LARRATES. Larratœ. ins. Nom donné par La treille à une tribu de l'ordre des Hyménoptères , famille ■des Fouisseurs , à laquelle il donne pour caractères (Fam. Natur. du Règne Anim.): labre entièrement caché ou peu découvert; abdomen ovoïdoconique ou conique ; mandibules ayant une profonde écliancrure au côté intérieur. Celle tribu (auparavant famille) se distingue de toutes les autres par l'cchancrurc que présente le bord inférieur des mandibules , qui, à raison de la saillie en forme de dent ou de pointe d'un de leurs angles, ont reçu de Jurine le nom d'éperonnecs. Leurs ahlennes ne sont guère plus longues que la tête et sont inséiées à la base d'un chaperon coiirt et transversal ; elles sont de treize articles dans les mâles , et de douze dans les femelles ; les mandibules sont fort étroites , allongées, arquées, cioisées avec l'extrémité pointue et entière ; les palpes sont filiformes, les maxillaires ont six articles et les labiaux quatre; la languette est évasée en forme de cœur, échaneiée ou bifide, et offre souvent de ebaque côte une petite division ; la tète est large et aplatie en devant, et les yeux ovales , entiers et souvent convergeas , au moins dans les mâles. Tous ont trois yeux lisses trèsdistincts ; le corselet est allongé , tronqué ou très-obtus posléri urement; les ailes supérieures offrent deux ou trois cellyles cubitales complètes ; l'abdomen est porté sur un très-eouit pédicule ; les pieds sont courts, garnis de petites épines et propres à fouir la terre. Les femelles sont armées d'un aiguillon assez fort. Ils sont très vifs et très-agiles , et ou les trouve sur le sable et sur les fleurs.

a. Trois cellules cubitales fermées.

Les genres : Paeare, Lauke et Lv-

HOPS

ji. Deux cellules cubitales fennecs.

LAR

Les genres : Miscofue, Dinëte.

lr. ces mots. (g.)

LARRE. Larra. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères , section des Porte-Aiguillons , famille des Fouisseurs, tribu des Larrales, établi par Fabricius. Ses caractères sont : ailes supérieures ayant une cellule radiale petite , légèrement appendicée , et trois cellules cubitales, dont la première plus grande , la seconde recevant les ceux nervures récurrentes et la troisième presque demi-lunaire, n'atteignant point le bout de l'aile; anleuncs ayant la même forme dans les deux sexes ; le second article presque eu forme de cône renversé; côté interne des mandibules sans saillie ni dents; languette sans tlivisions latérales distinctes. Les Lari es ressemblent beaucoup aux Pompilles, tant par leurs formes générales et leurs couleurs , que parleurs habitudes; ils s'en distinguent cependant par leur tête qui est plus large, par leurs mandibules et par leurs pâtes qui sont plus courtes; ils se rapprochent encoie plus des Asiates , mais ceux-ci sont beaucoup plus grands cl leurs mandibules n'offrent j oint d'éperon. Illiger avail déjà observé que les Larres de Fabricius ne sont point les Insectes que Latrcille nomme ainsi, avec la plupart des entomologistes; mais les Hyménoplères qui forment son genre Sli/.e. Jurine a fait aussi la même remarque; Fabricius a séparé des Larres de Lalreille , quelques espèces très-semblables aux autres quant à la physionomie, mais dont la bouche présente quelques différences; c'est le genre Lyrops, Jurine ne l'a pas admis. Ces Hyménoptères se trouvent dans les terres sablonneuses des pays chauds , ils affectionnent les fleurs d*Ombellifères , et surtout celles des Carottes. Les femelles piquent fortement. L'espèce qui se trouve le plus souvent en France et dans le Midi , est :

Le Lahue Iciineumonifoume , L. Ichneumoniformis , Fabr., Panz.

LAR

{Faiin. Ins. Gerrn., fasc. 76, lab. 18, unas.); il a près de huit lignes de long; >son corps est d'un noir obscur sans Mâches : son abdomen est d'un noir lluisaut avec les deux premiers anmeaux fauves. Coquebert {Illilcones ilitsect., deuxième décad., pl. 12, bg.

110) en a donné une bonne figure. Le iJLarra ena/âema de la même planche m'en est peut être qu'une variété.

LARREA. bot. fhan. Genre de lia Décandn'e Monogynie , L., appartenant à la première section des Rul lacées de Jussieu ou aux Z^gopb^lllées de Brown , très-voisin des l-'a- Ibagclles. *II présente les caractères isuivans : calice à cinq divisions pro- I fondes et inégales ; cinq pétales altcrmes plus longs et onguiculés ; dix éla- 1 mines , dont les blets s'insèrent ebaicun en dehors et à la base d'une 1 écaille bifide; ovaire sur un court 1 support, globuleux , marqué de cinq : siilous peu apparens , à cause du poil 1 qui couvre sa surface , à cinq loges ■ dont chacune renferme cinq ou six

• ovules suspendus à l'angle interne ;

• cinq styles soudés en un seul pentagone et aigu , niais qui finissent par se séparer et se réfléchir au sommet. Le fi uit, à cinq angles, se sépare à la maturité en autant de coques indéhiscentes, qui renferment une graine solitaire par avortement, ovoïde-oblongne , lisseetpeudante; l'embryon vcidàtre est enveloppé d'un périsperme blanc, plus épais que lui , et offre une radicule tournée en haut. Les espèces decegenre , au noinbicdc trois , croissent dans l'Amérique méridionale, dans les Etals de Buenos-Ayres. Ce sont des Arbrisseaux à feuilles opposées et munies à leur base d'une double stipule, tantôt découpées jusqu'au pétiole en plusieurs folioles, tantôt simples et divisées plus ou moins profondément en deux lobes. Leurs fleurs jaunes sont poitées sur des pédoncules, qui, solitaires à chaque nœud , naissent entre deux stipules.

On peut les voir loutes trois figurées dans les Icônes de Cavanillcs , lab.

55g et 56o. (a. u. J.)

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